Archives par mot-clé : Charlie Hebdo

Strasbourg : tentative d’agression contre Philippe Val, ex-directeur de Charlie Hebdo, lors d’une conférence

Un court instant de répit s’en suit, puis l’homme se précipite vers la scène où se trouvaient Philippe Val et les autres invités. L’officier chargé de la sécurité de Philippe Val, ainsi qu’un organisateur, le plaque à terre. Les forces de l’ordre ainsi que la BAC brigade anti-criminalité) arrivent dans la foulée. L’homme est alors interpellé et placé en garde à vue. Ses motivations ne sont pas encore connues : le parquet étant injoignable pour le moment. Selon des témoins, l’homme portait une capuche et aurait une quarantaine d’années.

France 3

Philippe Val (Ex-Charlie Hebdo) : « On peut parler de tout en France, sauf de l’islam radical » Philippe Val

Philippe val est un immigrationiste gauchiste qui nous a empêché de parler librement et nous a traité de racistes pendant des années. Quand tu a été capable de chanter des chansons aussi connes tu devrais aujourd’hui avoir la décence de fermer ta gueule.

Une sur Tariq Ramadan : Charlie Hebdo croule sous les menaces de mort

Depuis ce mercredi 1er novembre, le journal Charlie Hebdo est victime d’une campagne d’insultes et, plus grave, de menaces de mort. En cause leur Une sur l’affaire Tariq Ramadan, affaire déclenchée par les témoignages de femmes qui accusent l’ »universitaire » d’agressions sexuelles. On y voit un Tariq Ramadan, tout sourire, le braquemard en étendard, déclamant pour sa « défense » : « Je suis le 6e pilier de l’islam ». Un humour typique de Charlie Hedbo.

Dans la journée, le mot-dièse #CharlieHebdo se hisse dans les tendances du jour sur Twitter rapporte le journal 20minutes évoquant une couverture qui a « suscité de vives réactions et a divisé les internautes ». On y retrouve les débats habituels qui tournent autour de la supposée obsession de Charlie Hebdo contre l’islam. Certains tentent tout de même de rappeler que le journal tape sur toutes les chapelles et préfèrent les sujets politiques plutôt que religieux… (…)

www.marianne.net

Manipulation et journalisme militant: Sarah Constantin, Femen et journaliste à Charlie Hebdo et à Le Mouv’.

Sarah Constantin, que les téléspectateurs ont pu découvrir à la suite de l’action des femen lors du 1er Mai du FN, n’est pas qu’une activiste, elle est aussi journaliste pour les Inrocks, au Mouv’ et collabore aussi à Charlie Hebdo, et plus particulièrement avec Luz avec lequel elle a fait une expo de dessins pornographiques réalisés sur des bibles écrites en latin.

Quand Charlie Hebdo défendait la pédophilie

Lu sur Enquête et Débats

Voici un article tiré de Charlie Hebdo du 27 janvier 1977. Son auteur, Victoria Thérame, émargeait à Charlie Hebdo, mais aussi à l’Humanité. A cette époque, toute la gauche faisait l’apologie de la pédophilie, comme nous l’avons vu, il n’est donc nullement étonnant de trouver cette défense de pédophiles avérés dans Charlie Hebdo, canard d’extrême-gauche. On sait maintenant que “Je suis Charlie” n’était pas un slogan pour la défense de la liberté d’expression, mais pour la gauche. Valeurs actuelles est traîné en justice et condamné pour d’autres caricatures sans qu’aucun membre du gouvernement n’invoque l’esprit du 11 janvier. S’ils avaient été victimes d’un attentat islamique, personne n’aurait défilé sous le slogan “Je suis Valeurs actuelles”. Jamais.

lire la suite sur Enquête et Débats

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François Hollande demande la suppression de la Une de Charlie Hebdo « Indécente et déplacée »

Le président Français, qui avait pourtant tant défendu Charlie, s’est illustré aujourd’hui dans une déclaration qui va faire grand bruit.

francoishollande

Il a déclaré aux micros de Russia Today aujourd’hui qu’il trouvait la nouvelle couverture de Charlie Hebdo « Indécente et déplacée ». Celle-ci faisait référence à la catastrophe en Argentine et à celle qui attend le PS lors des prochaines élections départementales.

Il a demandé à Riss, responsable de la Une et rédacteur en chef de Charlie Hebdo, de supprimer cette Une et de la remplacer par un dessin plus politiquement correct. Une demande incompréhensible de la part de celui qui se disait tant être Charlie. Il ne sera pas possible pour Charlie Hebdo de changer la Une (sauf dans le cas d’une réimpression), mais c’est un geste fort de l’exécutif français.

Actuellement, les journaux français n’ont pas encore pris l’affaire en main mais cela ne saurait tarder. La proximité du journal Russia Today avec le Kremlin provoque bien souvent la méfiance des quotidiens français qui pourraient y voir un acte de propagande contre l’Europe.

#JesuisCharlie semble bien loin…

Laurent Obertone : « Le système retourne les faits à l’avantage de son utopie »

Auteur du best-seller “la France Orange mécanique”, Laurent Obertone signe avec “la France Big Brother” (Ring) un réquisitoire contre le “conditionnement” imposé aux Français. Pour lui, “l’oligarchie dissimule ses crimes” après les attentats islamistes en France.

Laurent-Obertone-la-France-Big-BrotherLa France subit trois attentats terroristes et nos élites lancent une campagne contre l’islamophobie. Comment l’expliquez-vous ?

C’est une démonstration de la capacité de manipulation de Big Brother, une démonstration de réécriture du présent, de double pensée, de retournement des faits à l’avantage d’une utopie. Les médias, en particulier, contrefont le réel, le filtrent, l’expurgent de tout ce qui nuit à leur morale progressiste et nous projettent une image du pays totalement falsifiée. À les entendre, des extrémistes indistincts n’ont attaqué que le “vivre-ensemble”, à peu près comme le fait, selon eux, Marine Le Pen. Cette dernière a d’ailleurs été accusée, sinon de monter les Français les uns contre les autres, du moins de « récupérer » l’affaire et d’en« profiter », quand Cazeneuve, Valls et Hollande ont connu un rebond de popularité spectaculaire… Tout est fait pour dissocier les effets des causes, il faut croire que ça fonctionne.

Les attaques des 7, 8 et 9 janvier marquaient la défaite d’un système complaisant envers le communautarisme, l’immigration et l’islamisation de la France. Comment ce système et ses acteurs ont-ils réussi à retourner leur échec en ce que vous qualifiez de “kermesse antiraciste” ?

Il faut une grande expérience en la matière. Aussi vite que possible, on évacue les faits, pour seriner les messages slogans : “pasd’amalgame”,“l’islamest la première victime”, “cela n’a rien à voir avec l’islam”. Ce sont les “valeurs” progressistes qu’on vise. À partir de là, tous ceux qui voulaient se révolter contre les terroristes islamistes, tous ceux qui voulaient s’interroger sur leur suivi, sur les soutiens dont ils bénéficient dans les banlieues, sur la balkanisation de la société française, étaient présentés comme des intolérants et des fascistes, complices des terroristes (pourquoi se gêner ? ).

Sur les plateaux, dans la rue, les médias ont copieusement sélectionné leurs interlocuteurs, en aiguillant leur discours vers une terrifiante uniformité : “pas d’amalgame”. Pas besoin de mot d’ordre : les journalistes savent ce qu’ils ont à faire. Tout cela finit par créer un effet de masse, où chacun se sent obligé d’adhérer à cette posture vertueuse. L’heure est à la traque de ceux qui ne sont pas Charlie, comme l’a dit Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2.

Les gens perçoivent confusément le lien entre immigration massive, communautarisme et islamisation du pays. Pourtant, ce système ne doit pas être remis en cause. Pourquoi ? Continuer la lecture de Laurent Obertone : « Le système retourne les faits à l’avantage de son utopie »

« Charlie Hebdo » : ce qu’en pensaient les Français, avant les attentats

Les sondages réalisés lors des « affaires Charlie » de 2006 et 2012 montraient une opinion extrêmement divisée sur la question des caricatures.

L’

‘élan a été noble, massif, admirable : 3,5 millions de Français se sont rassemblés le 11 janvier pour défendre à la fois les caricaturistes, les juifs, les musulmans et les forces de l’ordre. Le lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo, huit personnes sur dix se disaient prêtes à se mobiliser pour rendre hommage à ses dessinateurs, dans un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France. Le même institut montrait, le 14 janvier, que 90 % de sondés se sentaient « fiers d’être Français ». Faut-il en déduire que « tout est pardonné », comme l’annonce non sans ironie la une du « numéro des survivants » ? Car lors des précédentes « affaires Charlie », le soutien à l’hebdomadaire était moins unanime.

Une « provocation inutile »

En février 2006 ainsi, plus d’un Français sur deux déplorait la publication de caricatures de Mahomet, selon un sondage CSA. Dans l’enquête, publiée dans La Croix deux jours après le numéro spécial oùCharlie Hebdo reproduisait les dessins controversés du Jyllands-Posten, 38 % des sondés jugeaient que les journaux qui avaient fait ce choix avaient « eu raison au nom de la liberté d’expression », et 54 % qu’ils avaient eu tort, « car cela constituait une provocation inutile ».

Ils étaient toutefois 53 % à dire ne « pas comprendre » l’ampleur de l’indignation que les publications de caricatures avaient provoquée chez les musulmans.

Le même sondage tâchait d’évaluer les sujets tabous en matière d’humour. Les Français, en tout premier lieu et très massivement, estimaient qu’il n’était Continuer la lecture de « Charlie Hebdo » : ce qu’en pensaient les Français, avant les attentats

Les Chinois seraient-ils plus lucides sur l’état de la France que les Français eux-mêmes ?

Article de Polémia

Dans un éditorial, le Global Times, un des journaux du Parti communiste chinois, a jugé que ces marches à travers la France de millions de manifestants, « ne devraient guère produire de résultats significatifs ».

« Malgré son échelle impressionnante, poursuit le journal, la marche de Paris dimanche faisait songer à la mise sous antalgiques d’un malade gravement atteint ». Et le journal de poursuivre, « Quand le calme sera rétabli, si le magazine [Charlie Hebdo] maintient sa position sur l’islam, il mettra le gouvernement français en position difficile et deviendra un symbole du choc des civilisations ».


Des propos prémonitoires, puisque la publication le lendemain d’une caricature du prophète en « une » du journal satirique a de nouveau enflammé l’opinion publique musulmane. Téhéran a vivement critiqué l’initiative, jugeant la caricature « provocante » et « insultante ». En Egypte, l’Université Al‑Azhar, l’une des institutions les plus respectées de l’islam sunnite, qui avait exprimé sa sympathie pour l’hebdomadaire après la tuerie, a de son côté évoqué une nouvelle « provocation pour les musulmans ». A Alger, hier, une foule hystérique a défilé pour crier sa colère contre ce nouveau blasphème. Hier encore, des manifestants ont par ailleurs incendié le Centre culturel français de Zinder, la deuxième ville du Niger. La foule a mis le feu à trois églises catholiques et saccagé des commerces tenus par des chrétiens aux cris de « Charlie est le diable ! Que l’enfer engloutisse ceux qui soutiennent Charlie !».

La « marche républicaine », grande mise en scène de l’unité et de la solidarité des Français, n’a pas été avare de slogans festifs, ludiques et conviviaux, ni de grandes déclarations d’intention. « Terroriste, t’es foutu, la France est dans la rue », « On n’a pas peur » ou encore : « Nous sommes tous Charlie », ces mots d’ordre ont dû « terroriser les terroristes », n’en doutons pas.

Si cette manifestation a été l’occasion d’une communion républicaine, impressionnante numériquement, elle laisse béant le problème des réponses à apporter au terrorisme, à l’islamisme et aux risques de fracture de la société française. Cette « grand‑messe sans conséquences opératoires » (dixit Philippe Bilger) risque donc de laisser un arrière‑goût d’inachevé aux plus lucides de nos compatriotes. Pour ceux d’entre nous dont la vision du monde s’inscrit dans l’histoire, ce troupeau bêlant en rappelle un autre, celui qui est allé acclamer Daladier à sa descente d’avion, Daladier de retour de Munich où il venait de signer les fameux accords. « Vive Daladier ! La paix est sauvée !». C’était un an tout juste avant le début de la 2e guerre mondiale.

La France « black‑blanc‑beur » ne semblait pas représentée dans toute sa trilogie, puisque l’on voyait surtout des babtous, des blancs dans le langage fleuri des banlieues. « Mais où est donc la diversité ? » a ironisé notre confrère FdeSouche. Pas Continuer la lecture de Les Chinois seraient-ils plus lucides sur l’état de la France que les Français eux-mêmes ?

Rémi Brague (islamologue): «En France, on a le droit de tout dire, sauf ce qui fâche»

Écouter les émissions que nous avons mis en ligne:

Les fadaises du dialogue islamo-chrétien selon l’islamologue Rémi Brague. (vidéo)

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Rémi Brague analyse les questions philosophiques soulevées par l’attentat de Charlie Hebdo et le sursaut national qui a suivi: la notion de blasphème, la laïcité et la liberté d’expression.

L’attentat contre Charlie Hebdo prétend prendre appui sur des motifs religieux. Y a-t-il une violence inhérente à la religion en général?

Le mot de «religion» est déjà trompeur en soi. Notre idée d’une religion est calquée, même chez le bouffeur de curés le plus recuit, sur celle que nous nous faisons du christianisme. Nous allons donc dire: dans l’islam, il y a du religieux (les prières, le jeûne, le pèlerinage, etc.) et du non-religieux, la charia, dont les règles vestimentaires, alimentaires, etc. Et nous avons le culot de dire aux musulmans: renoncez à la charia et nous acceptons votre religion! Mais ils ne voient pas les choses comme nous; pour eux, la charia sous ses différentes formes, et avec toutes ses règles, fait partie intégrante de la religion. La mystique, elle, est certes permise, mais facultative. Tout le système de l’islam, si l’on peut dire, repose sur la révélation faite à Mahomet. Attaquer le Prophète, c’est mettre en danger tout l’édifice. Allah est de toute façon bien au-dessus de tous les blasphèmes, c’est pourquoi le nier est presque moins grave…

La violence, inhérente à une religion? Il faut distinguer les adhérents à une religion qui ont pu se laisser aller à des violences. Ils ont même pu les justifier au nom de leur religion. Ainsi Charlemagne convertissant de force les Saxons ou, bien sûr, ceux dont on parle toujours, les croisés et les inquisiteurs. Mais aussi les généraux japonais de la Seconde Guerre, bouddhistes zen. Ou Tamerlan, qui s’appuya au début sur les soufis de la confrérie des naqchbandis, dont les massacres, au XIVe siècle, surpassèrent ceux de Gengis Khan. Et rappelons que le plus grand pogrom antichrétien de notre siècle, en 2008, à Kandhamal (Odisha), a été le fait d’hindouistes, qui ne sont pas tendres envers les musulmans non plus.

Ceci dit, reste à se demander si l’on peut attribuer des actes de violence au fondateur d’une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement. Pour Jésus et Bouddha, on a du mal. Or, malheureusement, nous avons les recueils de déclarations attribuées à Mahomet (le hadith) et ses biographies anciennes, et avant tout celle d’Ibn Ishaq-Ibn Hicham (vers 830). Il faut la lire et se méfier des adaptations romancées et édulcorées. Or, ce qu’on y raconte comme hauts faits du Prophète et de ses compagnons ressemble beaucoup à ce que l’on a vu chez nous et à ce qui se passe à une bien plus grande échelle au Nigeria, sur le territoire de l’État islamique, ou ailleurs. Mahomet a en effet fait décapiter quelques centaines de prisonniers, torturer le trésorier d’une tribu juive vaincue pour lui faire avouer où est caché le magot (on pense au sort d’Ilan Halimi) et, ce qui ressemble fort à notre affaire, commandité les assassinats de trois chansonniers qui s’étaient moqués de lui. Il ne sert de rien de répéter «contextualiser! contextualiser!» Un crime reste un crime.

Comment a évolué la notion de blasphème en France?

La dernière condamnation pour sacrilège, chez nous, a été celle du chevalier de La Barre, en 1766. Je rappelle d’ailleurs qu’il avait été condamné par des tribunaux civils, les parlements d’Abbeville, puis de Paris, alors que les gens d’Église avaient essayé de le sauver… Nul doute que c’est en reconnaissance de ces efforts que l’on a donné son nom à la rue qui longe la basilique de Montmartre!

Une loi sur le sacrilège, votée en 1825 au début du règne de Charles X, a été abrogée dès 1830, au début de la monarchie de Juillet. Depuis lors, on pense davantage à des délits verbaux ou picturaux qu’à des profanations d’objets considérés comme sacrés. Ce qui n’empêche pas des crétins de combiner le verbal et le matériel en taguant des insultes sur des églises ou des synagogues et aujourd’hui sur des mosquées.

Retrouvez la suite de l’entretien de Rémi Brague ici ou dans le Figaro du 17 janvier.

Bernard Lugan : L’Afrique n’est pas « Charlie »

Ouf il y a encore des gens qui réfléchissent dans ce pays…. Lugan pointe du doigt quelques grands paradoxes de nos multiculturalistes et démontre l’inanité de la marche démagogique des chefs d’État qui eut lieu au lendemain des attentats.
Nous vous l’avons dit: le slogan « je suis charlie » est aussi stupide et dangereux que le fut « touche pas à mon pote » dans les années 8O.
« Je suis Français » eut été plus intelligent, plus rassembleur, plus politique, plus guerrier… mais la gauche aurait-elle défilé derrière un tel slogan?! Pour imposer son imprimatur post-moderne et sa censure « antiraciste », la gauche a besoin du markéting nihiliste, émotionnel et dépolitisant qu’elle a elle-même inventé pour nous soumettre à ses choix.

Trop préoccupée à manipuler l’émotion légitime de tout un peuple, la gauche, à grand coup de Pasdamalgame, nous a empêché de voir une réalité qui nous éclate aujourd’hui à la figure: L’attentat contre Charlie Hebdo était un acte profondément islamique, profondément musulman.
Au yeux d’un grand nombre de musulmans, les dessinateurs de charlie hebdo étaient coupables d’avoir insulté ce qu’ils ont de plus sacré. Les frères Kouachi se sont contentés de faire justice en prenant soin de ne pas tuer des « innocents » (les différents chauffeurs auxquels ils ont volé des voitures, le pompiste, le directeur de l’imprimerie…). Aujourd’hui ils apparaissent comme des héros qui ont eu le courage de faire respecter le droit islamique.
L’attentat des frères Kouachi est, selon les musulmans, plus « défendable » que les crimes « aveugles » de Merha contre des enfants juifs ou des soldats français innocents.

Le slogan « Je suis Charlie » et la Une minable du Charlie Hebdo post-attentat auront crée, ici et ailleurs, plus de candidat au djihad que le prêche enflammé et guerrier d’un salafiste.
Nous le paierons cher, très cher…..

On ne dit pas merci à Charlie!

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Lu sur fdesouche

Vu d’Afrique, l’ « affaire Charlie hebdo » illustre les limites de l’universalisme européo-centré. Vendredi 16 janvier, alors que les sociétés de l’hémisphère nord communiaient dans le culte de la liberté d’expression, une partie de l’Afrique s’ insurgeait contre la France des « Charlie ». Du Sénégal à la Mauritanie, du Mali au Niger, de l’Algérie à la Tunisie et au Soudan, le drapeau français a été brûlé, des bâtiments français incendiés et en « prime », des églises détruites. Quant aux imprudents chefs d’Etat africains qui participèrent à la marche des « Charlie », dont Ibrahim Boubacar Keita du Mali, les voilà désormais désignés ennemis de l’islam.

Aveuglés par la légitime émotion et noyés sous l’immédiateté, nos responsables politiques n’ont pas songé à se demander comment l’Afrique percevait les événements. Or, alors que pour nous, il s’agit d’un ignoble attentat contre la liberté d’expression commis contre des journalistes, personnes sacrées dans nos sociétés de la communication, pour une grande partie de l’Afrique, il s’agit tout au contraire de la « juste punition de blasphémateurs ». Qui plus est ces derniers n’en étaient pas à leur coup d’essai et ils avaient même été solennellement mis en garde.

Voilà pourquoi leurs assassins sont considérés comme des « héros ». Quant aux foules de « Charlie », elles sont vues comme complices des insultes faites au Prophète. De plus, comme le président de la République a marché à leur tête, cela signifie que la France et les Français sont coupables.

Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être Continuer la lecture de Bernard Lugan : L’Afrique n’est pas « Charlie »