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La population française n’a augmenté, entre 1999 et 2015, que sous la seule pression de l’immigration

Analyse d’Yves Mamou, ancien journaliste au Monde, d’une récente étude publiée par l’INSEE.

De temps en temps, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) fournit un aperçu de la composition ethnique de la société française. L’étude « Être né en France d’un parent immigré », publiée en février 2017, est l’un de ces aperçus.

Comme chaque fois lorsqu’il s’agit d’immigration, l’étude Insee ne propose qu’une vue partielle qui laisse sur sa faim. Une brochette de chiffres qui répondrait à l’éternelle question (que personne n’ose jamais réellement poser de crainte de commettre un délit) – combien-y-a-t-il de musulmans en France? – serait perçue comme discriminatoire et scandaleuse.

Le modèle d’intégration » à la française – on se marie avec un indigène de l’Hexagone, on observe comment cet indigène se comporte, on l’imite et on devient Français – ayant cessé de fonctionner avec l’arrivée en masse des musulmans depuis cinquante ans, l’appareil statistique tricolore aurait dû s’enrichir de données quelque peu ethniques. Il n’en a rien été. Au contraire même pourrait-on dire. Par exemple, poser des questions sur la population sub-saharienne, son niveau d’éducation, le type d’emploi occupé, sa pratique religieuse, le nombre de fois où les hommes se rendent à la mosquée sur une année – ou en prison -, le type d’union matrimoniale qu’ils contractent… bref, cette curiosité-là est interdite.

« On constate de grandes disparités dans l’accroissement de la population de descendants suivant l’origine. La population originaire d’Europe est quasi stable. En revanche, la population d’origine turque ou des pays d’Afrique hors Maghreb croît sur un rythme extrêmement rapide (qui conduirait à un doublement en moins de 10 ans s’il se maintenait)…»

L’étude sur les enfants de migrants nés en France fournit néanmoins quelques informations révélatrices. En 2015, 7,3 millions de Continuer la lecture de La population française n’a augmenté, entre 1999 et 2015, que sous la seule pression de l’immigration

2006-2010 : La population française s’est accrue de 1,4 million de personnes

La France comptait 64,6 millions d’habitants au 1er janvier 2010, selon les derniers chiffres du recensement. Les petites communes péri-urbaines sont les plus dynamiques.

Les années passent et le dynamisme démographique de la France ne se dément pas. Le nombre d’habitants en France se monte à 64.612.939, pour la métropole (62.765.235).et les départements d’outre-mer au 1er janvier 2010, selon les derniers chiffres du recensement publiés lundi par l’Insee . Sur quatre ans, de 2006 à 2010, la population s’est accrue de 1,4 million de personnes. «Une croissance significative», selon l’Institut de la statistique, qui souligne : «La France connaît une croissance démographique deux fois plus élevée que la moyenne en Europe.» […]

Disponibles au niveau national et régional (mais pas encore pour les communes), les données viennent confirmer le dynamisme du littoral atlantique, notamment la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et l’Aquitaine, avec des taux de croissance annuel supérieurs à 0,75%. Les populations de Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes augmentent également fortement.[…]

Attractivité des petites communes péri-urbaines

L’autre enseignement de cette étude tient au dynamisme constaté des petites communes. «Si les communes de 5 000 habitants abritent 40% des la population, elles représentent 70% de la croissance démographique», note l’Insee. Sous l’effet de la saturation et du prix du foncier, les villes centres ainsi que les proches banlieues attirent mois que les petites villes péri-urbaines.

«Plus on s’éloigne du centre, plus la croissance démographique est forte tant que l’on reste dans le périmètre d’une grande agglomération où se trouvent les emplois», explicite François Clanché, qui souligne néanmoins un inconvénient à cette situation : «Des coûts de déplacements très élevés» pour les habitants péri-urbains. Cette évolution se fait au détriment des villes moyennes (entre 20.000 et 100.000 habitants) «dans presque toutes les régions». Ces villes étaient généralement portées par une activité industrielle ou une concentration d’emplois publics. Deux sources d’emplois en diminution du fait de la crise.

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