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Coronavirus : Macron était au courant depuis… décembre

C’est grave. Surtout que l’on sait aujourd’hui grâce à une étude sur MedRxiv que les pays qui ont pris les mesures les plus précoces contre l’épidémie (fermeture des frontières, isolement des patients, testes et masques..) s’en sortent beaucoup mieux « Anticipating the novel coronavirus disease (COVID-19) pandemic ». Je le dis et le répète : La gestion dramatique de la pandemie a fait plus de morts que le Covid19, surtout quand on prétend avoir le meilleur système de santé au monde.


L’inquiétude de l’ambassadeur de France à Pékin aura été vaine. Comme le révèle Le Canard enchaîné, Laurent Bili a alerté le Quai d’Orsay et l’Elysée dès le mois de décembre 2019 sur les dangers du virus alors signalé à Wuhan, soit plusieurs semaines avant son arrivée en Europe. Mais Jean-Yves Le Drian et Emmanuel Macron sont restés sourds à ces informations pour le moins inquiétantes. « Quand sont parvenues à Paris les informations relatives à l’apparition d’un nouveau virus, il était encore possible, pour un président conscient de ses responsabilités, de constituer un bon stock de masques, de tests et de respirateurs. Mais Macron n’a pas trouvé le temps d’y penser », souligne Le Canard enchaîné.

Un premier cas le 27 décembre…

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Olivier Delamarche sur les effets du ralentissement de l’économie chinoise sur les marchés

Première partie:

Deuxième partie:
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Olivier Delamarche: Mais qui va nous acheter des biens et des services ???

Après plusieurs mois d’une reprise annoncée par les organismes comme l’OCDE, des doutes s’installent. Pour Olivier Delamarche, ces chiffres là, issus de prévisions, n’ont jamais été corrects. « La reprise on ne la voit pas dans les vrais chiffres. »

Pour notre Econoclaste, même si l’euro a baissé vis-à-vis de quelques devises et qu’on pourrait par conséquent s’attendre à une amélioration du chiffre des exportations européennes, l’absence de croissance dans les autres pays fait que tout cela n’impactera pas la croissance des pays de la Zone Euro. « On voit qu’il n’y absolument pas de croissance chinoise. On voit les importations chinoises s’effondrer. On voit les importations japonaises s’effondrer aussi. On voit les Etats-Unis qui ralentissent fortement. D’où va venir la croissance ? Qui va nous acheter des biens et des services ? Personne. »

Au final les résultats sur les entreprises européennes sont dus en très grande partie à l’effet de change. Ce sont donc des résultats comptables.

« Sur les résultats des entreprises (la baisse de l’euro) va vous faire une progression, mais une progression qui sera purement comptable. C’est-à-dire quand (les entreprises) vont rapatrier des bénéfices qui sont faits en dollars, cela fera plus d’euros dans leur portemonnaie. Ce n’est pas une amélioration des marges ou du chiffre d’affaire. »

La décorrelation des prix avec leurs fondamentaux qui devient de plus en plus importante nous amènera donc forcément à un point de rupture. Il y aura alors un retour brutal à ces valeurs pour Olivier Delamarche mais à une date inconnue parce que pour l’instant « les marchés ont décidé de jouer l’arrivée massive et permanente de capitaux pour faire mumuse et aujourd’hui c’est la seule chose qui fait monter les marchés. »

« Aujourd’hui on a une croissance américaine qui a toujours été basée sur la même chose, Continuer la lecture de Olivier Delamarche: Mais qui va nous acheter des biens et des services ???

Marine Le Pen dit-elle vrai sur les pressions de General Motors sur PSA ?

France info s’intéresse à la vérité quand c’est trop tard. ça fait longtemps que Marine Le Pen accuse l’actionnaire Général Motors d’avoir fait perdre l’un des marchés les plus juteux de Peugeot. Nous vous le disions nous même en juillet dernier : Après peugeot, Obama oblige Renault à quitter l’Iran. (+vidéo du représentant CGT)

La France a obtempéré aux injonctions de la firme américaine. Le but pour l’oncle Sam était d’empêcher Peugeot d’être le constructeur de totomobiles favoris des Iraniens. C’est réussi. Aujourd’hui que les rapports avec l’Iran s’améliorent, l’Amérique compte bien se réserver le marché pour elle toute seule, et nous on compte nos chômeurs….

Maintenant que les chinois viennent de mettre la main sur la marque au Lion, il ne faudra pas s’étonner quand demain nos usines partiront en masse au  pays de la muraille de Chine.

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 Alors qu’un groupe chinois entre dans le capital de PSA, la présidente du Front national craint pour l’indépendance du constructeur français. Elle affirme « que quand General Motors est entré dans le capital de PSA, sa première exigence a été de demander d’arrêter de fournir le marché iranien, un débouché considérable pour PSA ». Vrai ou faux ? Réponse ici.

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Vrai

PSA n’a jamais voulu le reconnaître. Il a toujours affirmé que ce sont les sanctions internationales contre l’Iran qui l’ont obligé à stopper les ventes à ce pays. Mais une grande partie de la presse économique et des analystes du secteur confirment que l’américain General Motors a exigé début 2012 que PSA gèle ses ventes à l’Iran, grand ennemi des Etats-Unis.

Pierre Paturel, spécialiste du secteur automobile au cabinet d’études économiques Xerfi rappelle plusieurs éléments troublants. « PSA n’avait aucun intérêt à arrêter les ventes à destination de l’Iran. Il ne faut pas oublier qu’à ce moment là, PSA vendait environ 460.000 voitures à l’Iran. C’était son 2eme marché mondial et cela représentait 800 millions d’euros de chiffre d’affaire, quelque chose d’énorme ». Pierre Paturel ajoute que « comme par hasard, PSA déclare qu’ils vont arrêter de vendre des véhicules à l’Iran pile au moment où General Motors annonce qu’il va effectivement entrer dans le capital de PSA« .

Arrêt brutal

Jusqu’à début 2012, PSA vendait des kits de montage qui étaient assemblés en Iran. Ca représentait l’équivalent de 460.000 véhicules en 2011. L’arrêt des ventes a pénalisé à la fois le consommateur iranien susceptible d’acheter une voiture du groupe français, mais aussi les iraniens qui travaillaient dans les usines d’assemblage.

Renault

Un autre élément accrédite la thèse des pressions de General Motors, il s’agit de l’attitude de Renault à cette époque. Début 2012, Renault n’a pas stoppé son commerce avec l’Iran. Aucune nouvelle sanction internationale ne l’obligeait à le faire.
En revanche, l’été dernier (en juillet 2013), Renault a finalement du arrêter ses ventes en avouant clairement que les Etats-Unis faisaient pression en menaçant de sanctions Nissan, qui est appartient à Renault, et qui est présent sur le marché américain.

Levée des sanctions

Au final, les ventes de PSA et Renault en Iran sont aujourd’hui quasi nulles, alors que les deux groupes français tenaient 40% du marché iranien en 2011.

Aujourd’hui, les sanctions internationales sont en passe d’être levées et les constructeurs américains sont maintenant dans les starting-blocks pour conquérir le marché iranien. La concurrence sera rude pour PSA et Renault.

FranceInfo