Archives par mot-clé : Christine lagarde

Olivier Delamarche & Pierre Sabatier : On se demande à quoi servent les analystes. À commenter mais pas à analyser.

Le Lundi 7 juillet 2014, la fragilité de la croissance économique mondiale et les différents objectifs d’inflation maintenus par la BCE ont été les sujets abordés par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Pierre Sabatier, président de Prime View.

Olivier Delamarche : « Le plafond de la dette américaine sert à amuser la galerie » (vidéo)

Le 14 octobre 2013, Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Pierre Sabatier, président de Prime View, étaient reçus dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Vous avez deux solutions pour rembourser la dette : la solution de Mme Lagarde, c’est-à-dire la tentation du “chypriotage” massif et universel, ce qui est purement du vol. L’autre solution est la fuite devant la monnaie comme on le voit au Japon et aux États-Unis, c’est celle-là qui sera adoptée.

Mise en examen de Bernard Tapie : une victoire de Philippe seguin et de Marine Le Pen

Ministre de François Mitterrand, chef du parti radical de gauche en compagnie de Noel Mamere et de Christiane Taubira, client et complice de l’avocat d’affaire jean Louis Borloo, ami et soutien de Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie est l’incarnation parfaite de l’UMPS.

Mis en examen pour escroquerie en bande organisée après un compromis fumeux au dessus duquel planent les ombres de Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, Claude Guéant, et Jean-Louis Borloo, Bernard Tapie doit ses tracasseries judiciaires à la vigilance de Marine Le Pen. Dés 2008, la vice-présidente du FN suspecte une malversation dans l’arbitrage rendu sur son litige avec le Crédit Lyonnais. Elle sollicite alors l’intervention de la cour des comptes dirigée à l’époque par Philippe Seguin.
En vrai républicain, et soucieux du bon fonctionnement de la démocratie, Seguin lui répond qu’il examinera le dossier, et exprimera son appréciation.

Entre les magouilleurs de la fédération PS du Nord, ceux de PACA comme Guérini et Andrieux, ou encore Bernard Tapie, le FN a entrepris de faire le ménage dans la Ripoux-blique… et on ne peut que s’en féliciter.

Article du journal Challenge de 2008 qui indique la démarche entreprise par Marine Le Pen envers Philippe Seguin
Article du journal Challenge de 2008 qui indique la démarche entreprise par Marine Le Pen envers Philippe Seguin

Après Tapie, Guéant, Lagarde et Balladur, à qui le tour ?

Que d’eau, que d’eau, s’exclamait le brave maréchal de Mac Mahon, impressionné, voire débordé par le spectacle de la crue de la Garonne. Que de boue, que de boue, aurait-on envie de dire devant la déferlante de convocations, d’interrogatoires, de gardes à vue et de mises en examen qui s’abat depuis quelques jours sur les premiers rôles et les seconds couteaux de la Sarkozie. Christine Lagarde, Stéphane Richard, Bernard Tapie, Claude Guéant, c’est du beau monde, et du beau linge, comme on disait dans le mitan, qui se bouscule dans le cabinet des juges d’instruction, et qui fait ou refait connaissance avec les cellules inconfortable de la rue du Château-des-Rentiers et les chambres spécialement aménagées pour les hôtes de marque de la police du vieil Hôtel-Dieu.

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On devrait, dans les jours qui viennent, voir de prestigieux défroqués de la politique tels François Léotard, des battus du suffrage universel comme Renaud Donnedieu de Vabres et de paisibles retraités de la haute politique comme Édouard Balladur, arrachés à la douceur de la Côte d’Azur ou à la quiétude de leur appartement des beaux quartiers y répondre aux convocations et aux questions des juges.

Rien, je dis bien rien, n’autorise à mettre en doute l’indépendance de magistrats tels que Continuer la lecture de Après Tapie, Guéant, Lagarde et Balladur, à qui le tour ?

Quand les socialistes défendaient le peuple…

Entretien avec Alain de Benoist

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Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque (Pardès). Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?

Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur des Réflexions sur la violence et des Illusions du progrès. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la « société des producteurs », n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à « l’action directe » (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue Clarté, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à La Révolution prolétarienne de Pierre Monatte.

Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?

En janvier 1905, le « règlement » de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) – Parti socialiste de l’époque – se présentait comme un « parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat ». Allez donc demander aujourd’hui aux travailleurs de PSA, de Florange ou d’ArcelorMittal ce qu’ils pensent du « socialisme » de Hollande !

Qu’un dirigeant du PS, en l’occurrence Dominique Strauss-Kahn, ait pu être appelé à la direction du Fonds monétaire international (FMI) pour y mettre en œuvre la même politique que pratique aujourd’hui Christine Lagarde était déjà tout un symbole. Et maintenant ? Ni le mariage homosexuel, ni la légalisation du cannabis, ni la lutte pour la parité (sauf dans le mariage !), ni l’immigration incontrôlée, ni l’abolition des frontières, ni même la défense des « droits de l’homme » (dont Marx avait fait une critique impitoyable) ne sont évidemment des mesures « socialistes ». Ce sont des mesures libérales, censées répondre aux caprices et aux désirs individuels. Devenu un parti social-libéral – de plus en plus libéral et de moins en moins social –, le PS ne conçoit plus la société que comme une addition d’individus. C’est pour cela que le gouvernement actuel, privilégiant le sociétal au détriment du social, a choisi de faire diversion en cachant les cinq millions de chômeurs derrière le mariage pour tous.

Le bilan social-défaitiste de François Hollande est évident dans tous les domaines. De Continuer la lecture de Quand les socialistes défendaient le peuple…

Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde  » il faudra baisser les salaires ».

Difficile de traduire plus brutalement le mot de « compétitivité » dont, depuis des mois, se gargarisent ministres, responsables de l’opposition, chefs d’entreprises et grands médias (lire dans Le Monde diplomatique d’octobre, en vente en kiosques, l’article de Gilles Ardinat, « La compétitivité, un mythe en vogue »). A la fin d’un entretien réalisé à Washington et publié jeudi 4 octobre par Le Figaro, Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), se voit poser la question suivante : « Le FMI tente de faire baisser les prix à l’échelle de la zone euro pour compenser le fait qu’il [l’euro] ne puisse dévaluer. Est-ce réalisable ? 

En langage plus direct, le journaliste du Figaro, Pierre-Yves Dugua, suggère ceci : dès lors que la parité de l’euro ne dépend plus guère d’une décision des gouvernants européens (comme c’était le cas quand la monnaie d’un pays en situation de déficit commercial pouvait être dévaluée, et une autre, d’un pays en situation d’excédent commercial, réévaluée), la « compétitivité » européenne ne peut plus être rétablie par le biais du taux de change. Par conséquent, les Etats en quête de « compétitivité » doivent provoquer la baisse des prix de leurs exportations par un biais non monétaire. Et, par exemple, le faire en comprimant les coûts de leur production (salaires, profits, marges des distributeurs, etc.). « Est-ce réalisable ? », demandait donc assez justement le journaliste du Figaro.

La réponse de Mme Lagarde constitue une véritable leçon de libéralisme pur et dur. Oui, explique en substance la directrice générale du FMI, mais il faut baisser les salaires ; c’est d’ailleurs ce que font déjà les Grecs, les Espagnols et les Portugais.

Citons Mme Lagarde : « On l’espère, bien sûr [qu’il est réalisable de faire baisser les prix européens pour retrouver de la compétitivité]. Un des signes avant-coureurs du succès de cette approche est la reprise des exportations. En faisant baisser les prix des facteurs de production, en particulier le prix du facteur travail, on espère rendre le pays plus compétitif et plus intéressant pour les investisseurs étrangers. On le voit déjà un peu au Portugal, en Espagne, et on commence à le voir un peu en Grèce (1)  »

 

Résumons : comme l’euro est une monnaie qu’on ne dévalue pas, la relance des exportations doit passer avant tout par la baisse des prix. Celle-ci découlera principalement de la baisse des salaires, pas de celle des profits, laquelle serait sans doute moins « intéressante pour les investisseurs étrangers ». Et l’exemple de cette stratégie que recommande le FMI est déjà donné par les pays d’Europe du Sud. Ceux-là même dont une partie de la population plonge dans la précarité, voire la misère, du fait des politiques d’austérité recommandées par Mme Lagarde. Continuer la lecture de Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde  » il faudra baisser les salaires ».