Archives par mot-clé : Civilisation

Trump en Pologne : « La question de notre époque est celle de savoir si l’Occident a la volonté de survivre »

Prenant la parole dans la capitale polonaise, première étape d’une tournée européenne de quatre jours entamée mercredi soir, le président des Etats-Unis Donald Trump a brossé l’image d’un Occident confronté à des défis existentiels, ceux de « défendre notre civilisation » contre le terrorisme, la bureaucratie et l’érosion des traditions.

« La question fondamentale de notre époque est celle de savoir si l’Occident a la volonté de survivre », a-t-il poursuivi.

Dans un même souffle, il a assuré que « le peuple polonais, le peuple américain et les peuples d’Europe s’exclament: « nous avons soif de Dieu ».

La Croix

Marion Le Pen dans Famille Chrétienne: « Macron, c’est le choix d’une société multiculturelle et postnationale »

À la veille du second tour de la présidentielle, Marion Maréchal-Le
Pen répond à Sens Commun, qui renvoie dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron. La députée de Vaucluse appelle à la mobilisation autour de la candidate du FN, en particulier des catholiques pratiquants.

« Nous nous adresserons à tous les Français, y compris aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon mais pas en leur disant « Jean-Luc Mélenchon – Marine Le Pen : même combat » ! Nous nous adresserons à eux en restant ce que nous sommes. La lutte contre le libre-échange, la dérégulation, les délocalisations, la concurrence déloyale, les abus des banques : ça, c’est nous ! Ils peuvent trouver satisfaction dans notre doctrine, qui remet l’homme au cœur de l’économie. »[…]

« Emmanuel Macron est le candidat du libéralisme intégral ! Il met les envies individuelles au-dessus du bien commun. Pour lui, la Continuer la lecture de Marion Le Pen dans Famille Chrétienne: « Macron, c’est le choix d’une société multiculturelle et postnationale »

Le véritable défi de l’élection présidentielle, par Thierry Breton

L’attentat de l’avenue des Champs Elysées, qui a coûté la vie à un policier, est venu tragiquement rappeler le véritable enjeu de l’élection présidentielle. Celui-ci ne réside pas dans le prix des costumes ou dans la fiche de paie des assistants parlementaires de certains candidats. Il ne se trouve pas non plus dans le montant de la dette, le nombre de fonctionnaires ou la monnaie que nous devons avoir dans notre poche. Ne parlons même pas du barème de l’impôt sur le revenu, de la retenue à la source ou de l’âge du départ à la retraite. Tout cela est dérisoire. Secondaire. Accessoire.

Le véritable enjeu est planétaire. Il trouve son origine dans la date Continuer la lecture de Le véritable défi de l’élection présidentielle, par Thierry Breton

Nicolas Bay: «L’enjeu de 2017 est un enjeu de civilisation»

Claude Levy-Strauss : Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au-dessus de toutes les autres.

Première publication le 23 octobre 2012

La gauche a voulu faire de l’anthropologue claude Levy Strauss, un apôtre du métissage, un disciple de la tolérance cool et sympa. C’est d’ailleurs toujours l’image trompeuse qu’en donne la propagande éducative mise en musique par une armée de profs de gauche dont le travail consiste à expurger de l’œuvre de Levy Strauss tout ce qui pourrait aller contre leur catéchisme.
Or ceux qui ont lu « Tristes Tropiques » sans passer par le filtre soviétoïde de l' »educazion nazionale » savent que l’ethnologue n’a jamais caché son aversion envers l’Islam. Et dans « Le regard éloigné », dans « Race et Histoire, ou encore dans « Race et Culture, l’éminent intellectuel remet les pendules de l’antiracisme à l’heure. En fin observateur de la chose humaine, il a su prévoir le détournement sémantique dont a été l’objet le mot race. Il avait compris que cette manipulation avait pour but d’imposer un projet de civilisation aux apparences certes aimables mais terriblements dangereuses. En cela, il devançait Alain Finkielkraut pour qui l’antiracisme est le communisme du XXIè siècle.

Notons qu’il est impossible de débattre aujourd’hui de la civilisation dans laquelle nous pousse les bobos modernistes sans prendre le risque de se faire étriller par la police de la pensée. Claude Guéant a essayé. Mal lui en a pris. Le terrorisme intellectuel est tel que les textes de Claude Levy-Strauss auraient aujourd’hui beaucoup de mal à être publiés et enseignés avec un minimum honnêteté. Triste époque !


Citations 1

Extraits de Le regard éloigné (1983) :

« […] je m’insurge contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes même, et en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs.

Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au-dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative n’autorise certes pas à opprimer ou détruire les valeurs qu’on rejette ou leurs représentants, mais, maintenue dans ces limites, elle n’a rien de révoltant. Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement.

Si comme je l’ai écrit ailleurs, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au-delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elle ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité. » Continuer la lecture de Claude Levy-Strauss : Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au-dessus de toutes les autres.

Bernard Lugan à propos de l’ « affaire Guéant »

Avec ce qu’il faut désormais appeler l’ « affaire Guéant », nous nageons en plein confusionnisme. D’abord parce que Monsieur Guéant a confondu « Civilisation » et régime politique, ce qui, convenons-en, n’est pas tout à fait la même chose…
Ensuite, parce que la gauche dénonce des propos inscrits dans l’exacte ligne de ceux jadis tenus par Victor Hugo, Jules Ferry, Léon Blum ou encore Albert Bayet[1]. Pour ces derniers, il existait en effet une hiérarchie entre, d’une part les « peuples civilisés », c’est-à-dire ceux qui se rattachaient aux Lumières et à l’ « esprit de 1789 », et d’autre part ceux qui vivaient encore dans les ténèbres de l’obscurantisme. Jules Ferry déclara ainsi devant les députés le 28 juillet 1885 :
« Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ; mais parce qu’il y a aussi un devoir. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».
Quant à Léon Blum, le 9 juillet 1925, toujours devant les députés, il ne craignit pas de prononcer une phrase qui, aujourd’hui, le conduirait immédiatement devant les tribunaux :
«Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l’industrie. »
Reconnaissons que Monsieur Guéant est bien loin d’avoir tenu de tels propos clairement racistes. La gauche ferait donc bien de balayer devant sa porte et si les représentants de la « droite » avaient eu un minimum de culture, ils auraient pu, en utilisant ces citations et bien d’autres encore, renvoyer le député Letchimy au passé de son propre parti.
Le problème est que Monsieur Guéant est un universaliste pour lequel l’étalon maître de la « Civilisation » est, selon ses propres termes, le respect des « valeurs humanistes qui sont les nôtres ». Continuer la lecture de Bernard Lugan à propos de l’ « affaire Guéant »