Archives par mot-clé : colonialisme

Malika Sorel-Sutter : « Je ne supporte plus la mise en accusation permanente de la France ! »

(…)Comme beaucoup de Français, je ne supporte plus la mise en accusation permanente de la France, rendue responsable et coupable de tous les maux. Tous les bienfaits dont elle a été – ou est encore – à l’origine sont soigneusement tus. Un réquisitoire soutenu par nombre de médias et des hordes d’idiots utiles. Réquisitoire des plus dangereux, puisqu’il entretient un climat hostile à l’égard de la France et des Français. (…)

Lorsque je me retrouve face à des Français de souche qui font preuve d’une injustice profonde envers la France, je suis parfois saisie d’un haut-le-cœur… (…)

Des chapitres entiers traitent, et de manière orientée, des pages d’Histoire qui s’écrivent actuellement sous nos yeux, telle celle des flux migratoires extra-européens. C’est du lavage de cerveau façon 1984, de George Orwell. Il faut assainir ce climat. L’enjeu est aussi la pacification des salles de classes, pour permettre aux enseignants d’exercer de nouveau pleinement leur mission. (…) Continuer la lecture de Malika Sorel-Sutter : « Je ne supporte plus la mise en accusation permanente de la France ! »

Bernard Lugan : «C’est pour nos sociétés européennes que la colonisation fut une catastrophe»

Bernard Lugan historien, spécialiste de l’Afrique, revient sur la «bataille des mémoires» à propos de la colonisation.

Le débat sur la colonisation est stérile car il a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels. Or, la Mémoire n’est pas l’Histoire. L’historien est un peu comme un juge d’instruction : il travaille à charge et à décharge […].

Vous avez écrit que «la question coloniale sert à désarmer moralement les Français». Pouvez-vous expliquer ?

Si nous faisons le bilan, c’est pour nos sociétés européennes que la colonisation fut une catastrophe. Aujourd’hui, elle est devenue une véritable «tunique de Nessus» qui fait peser sur les générations européennes à venir une hypothèque d’autant plus lourde qu’elles ne l’ont pas signée et dont elles demanderont un jour pourquoi elle sont condamnées à en honorer les traites.

Combien de temps encore les jeunes européens accepteront-ils en effet de se soumettre aux incantations accusatoires de ceux qui veulent leur faire croire que, puisque, et par postulat, leurs grands-parents ont «pillé» l’Afrique, ils sont donc condamnés à subir et à réparer ? D’autant plus qu’ils ont sous les yeux le spectacle de ceux qui, tout en accusant la France de tous les maux, forcent cependant ses portes pour y trouver de quoi survivre ou pour s’y faire soigner.

Laissons parler les chiffres. Il y eut au maximum 1 500 000 nationaux (ou Européens) installés dans tout l’Empire français, dont les deux tiers dans la seule Algérie.

Or, aujourd’hui, les populations originaires de notre ancien empire et vivant en France, comptent plus de 6 millions de personnes, naturalisés compris, soit quatre fois plus qu’il n’y eut de «colons». Là est le vrai bilan colonial.

Atlantico

28 juillet 1885: Jules Ferry: « Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures »

François hollande n’aime pas le mot race et veut le supprimer de notre constitution. On s’explique alors assez mal pourquoi il rend hommage à Jules Ferry qui fut un fervent défenseur du colonialisme ( et oui c’est la gauche qui a colonisé, les libéraux étaient contre) au nom de la supériorité de la race et pour des  raisons bassement économiques. Mais que fait SOS racisme ????

Voici quelques arguments que Jules Ferry tient devant les députés le 28 juillet 1885, tels qu’ils sont transcrits au Journal Officiel. Ils constituent les fondements de la pensée coloniale de la IIIème République:

« La première forme de la colonisation, c’est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment une population exubérante.[…]

Mais il y a une autre forme de colonisation, c’est celle qui s’adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[…] Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux.[…] Dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d’une colonie, c’est la création d’un débouché.[…]

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures […][Remous sur plusieurs bancs à l’extrême gauche] parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures.[…]

Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation .[…]

A l’heure qu’il est, vous savez qu’un navire de guerre ne peut pas porter, si parfaite que soit son organisation, plus de 14 jours de charbon et qu’un navire qui n’a plus de charbon est une épave sur la surface des mers abandonné au 1er occupant. D’où la nécessité d’avoir sur les mers des rades d’approvisionnement, des abris, des postes de défense et de ravitaillement. »