Archives par mot-clé : croissance

Malgré le Brexit, le Royaume-Uni affiche une insolente croissance

L’économie britannique a été plus dynamique en 2016 que celle de la France et de l’Allemagne.

L’économie britannique est restée étonnamment dynamique en 2016 avec une croissance de 2,0% malgré la décision choc de quitter l’Union européenne, mais l’entrée dans le vif du sujet du Brexit fait craindre un ralentissement cette année. Cette première estimation de la croissance du produit intérieur brut par l’Office des statistiques nationales (ONS) montre que l’activité s’est peu ou prou maintenue à un rythme soutenu, à peine inférieur à celui de 2015 (2,2%).

Surtout, cette performance très honorable est bien supérieure à ce qu’attendaient la plupart des économistes lorsque les Britanniques ont voté par référendum pour sortir de l’UE le 23 juin – une Continuer la lecture de Malgré le Brexit, le Royaume-Uni affiche une insolente croissance

Le FMI parie sur une croissance américaine plus forte sous Trump

Il faut se souvenir de la campagne d’intimidation que le FMI a organisé contre Trump pour se rendre compte que toute cette racaille est néfaste.

Le FMI a adressé lundi un message d’encouragement à la future administration Trump en faisant le pari que son plan de relance budgétaire allait doper l’économie américaine, tout en mettant en garde contre toute tentation « protectionniste ».
A cinq jours de l’entrée en fonctions de Donald Trump, la première économie mondiale voit ainsi ses prévisions de croissance relevées de 0,1 point cette année (+2,3%) et, surtout, de 0,4 point en 2018 (+2,5%) par rapport aux projections publiées il y a trois mois, selon un rapport du Fonds monétaire international sur la conjoncture mondiale.
Ce regain d’optimisme tient principalement à « la relance budgétaire » annoncée par le président élu Donald Trump qui s’est engagé à investir massivement dans les infrastructures, note l’institution, tout en soulignant l' »incertitude » entourant encore son programme économique. Continuer la lecture de Le FMI parie sur une croissance américaine plus forte sous Trump

Olivier Delamarche & Pierre Sabatier : On se demande à quoi servent les analystes. À commenter mais pas à analyser.

Le Lundi 7 juillet 2014, la fragilité de la croissance économique mondiale et les différents objectifs d’inflation maintenus par la BCE ont été les sujets abordés par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Pierre Sabatier, président de Prime View.

Déficit: cacophonie entre Montebourg et Sapin

On avait cru comprendre qu’avec Valls il en serait fini des couacs…. oups!
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La question du déficit public est accessoire par rapport à la nécessité d’une amélioration de la croissance économique, a déclaré lundi le nouveau ministre français de l’Economie, Arnaud Montebourg.
7770895015_michel-sapin-ministre-du-travail-et-arnaud-montebourg-ministre-du-redressement-productif-le-24-septembre-2013-a-bordeauxIl a expliqué lors d’une visite à Berlin avoir trouvé bon accueil auprès de ses interlocuteurs allemands sur ce point. « La question des comptes publics est une question accessoire par rapport à la croissance », a dit Arnaud Montebourg sur I>Télé. « La croissance, c’est elle qui crée des emplois, les comptes publics ça ne crée aucun emploi, ça peut même en détruire », a-t-il ajouté. « C’est le message que j’adresse ici à nos amis allemands, qui d’ailleurs font preuve de compréhension. »
Egalement à Berlin, le ministre des Finances, Michel Sapin, a quant à lui expliqué qu’il fallait discuter du bon équilibre entre la croissance économique et le redressement des comptes, tout en assurant que la France tiendrait ses engagements en matière de baisse des déficits. « Nous avons tous conscience que le chemin qui nous mène vers la sortie définitive de crise passe premièrement par le respect de nos engagements et deuxièmement par une croissance économique supérieure », a-t-il dit.

Croissance : l’écart entre la France et l’Allemagne risque encore de se creuser

Le climat des affaires outre-Rhin, en particulier la confiance des chefs d’entreprise, est au plus haut. Pour la fin de cette année, les indicateurs annoncent un rebond de croissance, tirée de plus en plus par la demande interne. À l’inverse, ils pointent un risque de récession… en France.

L’écart de crois­sance se creuse dangereusement entre la France et l’Allemagne. Les derniers indicateurs, en particulier l’Ifo qui mesure la confiance des chefs d’entreprise allemands, attestent de la bonne santé de la première puissance économique de la zone euro. Au plus haut depuis dix-huit mois, l’indicateur Ifo annonce un rebond de croissance outre-Rhin, en fin d’année, après un troisième trimestre décevant. Sur cette même fin d’année, les indicateurs pointent un risque de récession dans l’Hexagone.

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Olivier Delamarche : « Croissance: un avion sans moteur se crashe »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 13 août 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Paul.

« Les chiffres de la production industrielle dans tous les pays officiellement sortis de la crise: -4,6 % en Espagne, -5,1 % en Italie, -0,2 % en France… Il n’y a que Messieurs Hollande et Moscovici, nos deux comiques préférés, qui pensent que la crise est terminée – Les revenus et l’activité n’augmentent pas donc on ne voit pas comment les gens pourraient se mettre à consommer comme des fous – Sur les marchés, on achète en comptant sur le fait qu’on va continuer à injecter des liquidités. »

Olivier Delamarche : « Il n’y a aucune espérance de croissance »

C’est Mardi, c’est Delamarche ! Toutes les semaines Delamarche répète sa rengaine  » Nous allons dans mur »… et toutes les semaines les chauffards qui nous gouvernent, accélèrent sans jamais changer de direction. Des dingues !

« La Chine a un taux de dette privé phénoménal, ils ont utilisé la relance par l’investissement mais ça ne marche pas. Le monde entier est dans une logique : j’inonde de billets pour essayer de tenir le plus longtemps possible; mais ça ne passe absolument pas dans l’économie. »

Et si l’euro était programmé pour s’autodétruire prochainement?

Comme je le dis depuis très longtemps l’une des raisons de la crise très profonde que nous traversons (qui est loin d’être la seule) c’est les délocalisations. Nous fermons nos usines ici pour les ouvrir dans des pays à la main d’œuvre low-cost.

Cela provoque dans les pays occidentaux un appauvrissement que certains continuent à ne pas vouloir voir mais en Grèce comme au Portugal ou en Espagne, ils ne peuvent plus dire que la mondialisation c’est le bonheur et la félicité pour les peuples.

Parallèlement, l’exigence de rendement des entreprises monte chaque année. Désormais un « ninvestisseurs » veut du 20% de croissance par an. Il est évidemment illusoire de gagner 20% tous les ans sur des marchés en croissance de … 0. Résultat ? Ravioli aux bœuf finalement au cheval, huile de tournesol avec 40 000 tonnes d’huiles de moteur (ne rigolez pas vous êtes encore en train d’en boire), lait pour bébé plein de produits toxiques moins chers que le lait… d’où la mort de quelques centaines de nourrissons.

Ça ce sont les résultats les plus graves de l’appât du gain. Moins dramatique, on vous vend de la « merdeuuu » comme dirait Jean-Pierre Coffe au prix du caviar et nous sommes dans l’ère du tout jetable, tout devant être remplacé très vite pour gagner encore plus d’argent. Finalement, il n’y a rien de pire pour le big business que quelque chose qui dure et qui se répare.

C’est dans ce contexte et vous savez comme je peux être critique qu’un projet de loi fort intéressant est en train de pointer le bout de son nez. Une loi pour lutter contre l’obsolescence programmée.

Que dit la proposition de loi contre l’obsolescence programmée ?

C’est un article de FranceTVinfo qui tente une première synthèse sur ce sujet.

« Le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, doit présenter, mardi 23 avril, une proposition de loi pour lutter contre l’obsolescence programmée. L’élu de l’Essonne dénonce un stratagème de certains industriels pour écourter la durée de vie de leurs produits afin de contraindre les consommateurs à renouveler leurs achats. Pour lui, c’est « une aberration écologique et sociale ».

Je ne suis pas un écologiste idéologique, loin de là. Mais disons-le, la croissance infinie dans un monde fini basée sur une croissance liée à une consommation de masse est une aberration intellectuelle et cela ne sera pas tenable dans le temps. Nous voyons déjà les limites d’un tel système avec la raréfaction des ressources, la pollution etc…

Plusieurs principes devraient donc être rapidement discutés.

Vers la définition du « délit d’obsolescence programmée »

Créer un tel délit permettrait d’engager des poursuites en justice. La proposition de loi prévoit jusqu’à 37 500 euros d’amende et deux ans de prison pour les industriels qui feraient usage de ce procédé.

Le texte prévoit de prolonger de six mois à deux ans le délai durant lequel le consommateur pourrait faire jouer la garantie sans besoin de prouver le défaut de conformité

La mesure qui rend les pièces détachées disponibles pendant 10 ans entend faciliter la réparation des produits. « Le droit d’utiliser des produits fiables, réparables et durables doit être garanti ».

Pour le sénateur Jean-Vincent Placé, cela « permettrait une réindustrialisation locale et la création d’emplois non délocalisables pour l’entretien et la réparation. »

Il a parfaitement raison sur ce dernier point. Réparer les choses et les rendre plus durables c’est enrichir notre pays. C’est également permettre à des entreprises françaises ou européennes de redevenir compétitives avec des offres de produits que l’on vend moins souvent, mais plus chers car beaucoup plus fiables. Logiquement le paramètre coût de la main d’œuvre tiendra moins de place dans le prix de revient.

C’est donc une véritable rupture économique qui pourrait être enclenchée avec cette loi. Les normes sont notre meilleure protection, et pourtant elles sont sous-utilisées comme outil nous permettant de sauvegarder l’emploi et l’activité économique. C’est un excellent début et ce projet de loi est vraiment à suivre. Il est simplement à redouter qu’il soit vidé par de multiples amendements de sa substantifique moelle. Mais pour une fois, je suis content des perspectives positives ouvertes par un nouveau projet de loi qui ne propose pas avant tout… un nouvel impôt !!

Justement à propos d’obsolescence programmée, et si l’euro était programmé pour s’autodétruire prochainement ? C’est en tout cas ce que pensent les analystes de la Banque CITI dont la note a été reprise dans un article de la Tribune étrangement passé sous silence.

« CITI met le feu aux poudres en prédisant la sortie de la Grèce et de Chypre de l’euroland »

« Dans une récente note sur les perspectives économiques de l’Euroland, CITI a ainsi maintenu sa prévision de sortie de la Grèce et de Chypre de la zone euro à court ou moyen terme. Nous nous attendons à ce que la zone euro reste en récession cette année et en 2014, avec des récessions très accentuées dans la plupart des pays de la périphérie, et avec de nouveaux épisodes d’agitation sur les marchés financiers est-il ainsi écrit ».

Et de rajouter : « à raison certainement, CITI considère que Chypre va être contraint de demander une restructuration de sa dette, Athènes est d’ailleurs sur la même ligne d’après des responsables politiques grecs, afin de faire la demande à la troïka d’une nouvelle restructuration ».

On voit donc bien le grand scepticisme des américains sur l’avenir de la monnaie unique. Certains argueront que pour sauver le dollar les américains doivent tuer l’euro. Pourquoi pas. Mais si l’on regarde bien, nous n’avons pas d’aide extérieure à l’Union Européenne pour nous empêtrer tout seul dans des situations économiques inextricables. Nous y arrivons parfaitement seuls et une histoire millénaire de divergences profondes, de guerres et de culture radicalement différente y sont pour beaucoup.

D’ailleurs, la FED n’a pas hésité un instant à prêter directement plus de 8 000 milliards de dollars à la BCE qui ne pouvait pas faire fonctionner sa propre planche à billets…

Le débat sur l’austérité reprend de plus belle en Europe qui s’en meurt effectivement avec comme seule alternative proposée… une relance à crédit avec de l’argent que nous n’avons pas et qui ne fonctionnera pas plus que la relance précédente… puisque nous ne produisons plus rien. Lorsque nous relançons,… c’est la Chine que nous faisons travailler. Nos amis chinois me sont fort sympathiques et ils auraient bien tort de ne pas profiter d’une telle manne, mais nous ne sommes pas obligés d’être totalement stupides.

Avec la loi sur l’obsolescence programmée, pour une fois nous arrêtons d’être bêtes, et franchement de vous à moi, une vraie bonne nouvelle de temps en temps cela fait du bien ! Mais cela n’empêchera pas l’euro d’être déjà obsolète.

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