Archives par mot-clé : culture

Culture, identité… : « M. Macron nous demande nos voix pour diriger un pays dont il dit qu’il n’existe pas »

L’éloge exalté du multiculturalisme par Emmanuel Macron et la caution apportée par François Bayrou à ses déclarations sur la culture sont très préoccupants, explique le professeur de philosophie François-Xavier Bellamy.

Pourquoi être français, et pourquoi le devenir, si la France n’existe pas ?

Le 26 février, François Bayrou déclarait au cours d’une émission : «Il y a une culture française, et j’en suis le défenseur. » Le 2 avril, devant les caméras, volte-face : «La culture française n’existe pas. » Il aura suffi d’un mois, et d’un ralliement, pour ce nouveau reniement : avec de tels « défenseurs », la France a de quoi s’inquiéter… Sur le fond, un tel déni de réalité laisse incrédule. […]

Notre pays est toujours la première destination touristique au monde, et ce n’est pas grâce à Orly et au RER B. Si 83 millions de Continuer la lecture de Culture, identité… : « M. Macron nous demande nos voix pour diriger un pays dont il dit qu’il n’existe pas »

Macron: « L’art français je ne l’ai jamais vu »

Emmanuel Macron était En Marche! à Londres, mardi soir, afin de tenir un meeting devant 2.000 expatriés français, dans une salle en face de Westminster. Si le candidat a stipulé qu’il était « possible de revenir entreprendre, chercher, enseigner en France », il a émis des doutes sur l’existence d’un art typiquement français. Selon lui, il n’existe pas « une culture française », mais une multitude de cultures qui sont syncrétiques entre elles…

L’Obs

Scène d’hystérie au Théâtre National de Toulouse

Hier, mercredi 4 novembre 2015, nous sommes allés distribuer des tracts relatifs au projet de politique culturelle porté par Louis Aliot pour les élections régionales de décembre. Il était 21h50 lorsque nous nous sommes retrouvés à l’entrée du Théâtre National de Toulouse, avec Didier Carette ancien directeur du Théâtre Sorano de Toulouse, et plusieurs autres colistiers et militants. Comme convenu, nous poursuivions hier notre distribution de documents à la sortie des principaux lieux de spectacles de la capitale du Sud-Ouest.

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Rien de bien méchant, vous en conviendrez aisément. Pourtant, à Toulouse, l’expression ville rose ne vise pas que la brique des bâtiments, elle désigne aussi tout un marigot d’associations, d’élus, et de personnalités locales sectaires. Un marigot bien décidé à utiliser ses restes de pouvoir pour empêcher la démocratie de correctement fonctionner. Pour ces gens à la moralité irréprochable, le Front National représente la quintessence du mal. Il faut dire que ce parti défend des principes à l’antithèse de leurs utopies funèbres : nation, histoire, identité, souveraineté populaire. Adeptes du marxisme culturel, les « sociétalistes » qui gouvernent informellement la ville de Toulouse, sont les mêmes que ceux qui sévissent au gouvernement ou au sein de la Commission Européenne ; ils ont un ennemi à abattre, l’ennemi ontologique du genre humain, le Français moyen. « Monsieur Tout le Monde » est un bourreau. Ses victimes ? Les différentes micro-tribus contemporaines officiellement reconnues par la bien-pensance.

 

Au début de la distribution, les spectateurs acceptaient amicalement, ou de façon plus indifférente, notre présence. Puis, l’hystérie s’est emparée du lieu, et de quelques personnes. La première personne à s’être abandonnée au grotesque n’est pas une inconnue. Il s’agit en effet de Madame Laurie Marsoni-Bornstein, directrice des relations extérieures du Théâtre National de Toulouse, et proche de Pierre Cohen l’ancien maire socialiste de la ville. Au moment où cette dame a reconnu Didier Carette et les membres du Front National, elle est sortie et s’est mise à hurler en pleine rue, avec un accent et une élocution plus Continuer la lecture de Scène d’hystérie au Théâtre National de Toulouse

La révolte des intellectuels contre le Système

Les philosophes à la quête du sens

Dans les années 1950, la majorité des philosophes étaient marxistes ; ils sont devenus droits-de-l’hommistes dans les années 1970/1980. Aujourd’hui, beaucoup de philosophes sont des critiques acerbes de la modernité et portent souvent la parole d’un retour à la tradition. C’est le cas de Jean-François Mattéi, auteur de La Barbarie intérieure et du Procès de l’Europe. C’est le cas de Philippe Nemo, auteur de La Régression intellectuelle de la France. Chantal Delsol dénonce, elle, L’Age du renoncement. Et avec une grande rage littéraire l’écrivain Richard Millet dénonce La Fatigue du sens et l’horizontalité du monde. Un pamphlet philosophique éloigné de toute bien-pensance et frappé du sceau de la radicalité.

Le grand retour des frontières

Dans la novlangue contemporaine le mot frontières était devenu tabou : on n’en parlait pas, si ce n’est pour les… supprimer. Régis Debray a brisé le tabou en publiant un Eloge des frontières. L’éloge des frontières, c’est aussi le fil rouge du livre fulgurant d’Hervé Juvin : Le Renversement du monde. L’économiste et anthropologue rejoint ainsi le philosophe. L’un et l’autre chez Gallimard.



La réhabilitation du protectionnisme

Face à la grande menace industrielle, le vieux gaulliste Jean-Noël Jeanneney avait publié, en 1978, Pour un nouveau protectionnisme. En forme de chant de cygne car depuis la fin des années 1970, c’est le libre-échange qui donne le tempo. Parvenant même à faire censurer le Prix Nobel Maurice Allais (photo ci-dessus). Cette époque de censure est révolue : des économistes osent aujourd’hui s’afficher protectionnistes : Jacques Sapir et Jean-Luc Gréau ont rejoint Gérard Dussouy, théoricien de la mondialité, et Alain Chauvet (Un autre monde : Protectionnisme contre prédation).

Sociologues et géographes portent un regard critique sur l’immigration

Le géographe Christophe Guilly a jeté un pavé dans la mare avec ses Fractures françaises. Il y montre l’ampleur des fractures ethniques. Fractures ethniques qui ne sont pas forcément sociales : car on est plus riche (monétairement parlant, en tout cas) en Seine-Saint–Denis que dans la Creuse. De son côté, Malika Sorel tient Le langage de vérité [sur] Immigration, Intégration. Dans les mêmes perspectives que Michèle Tribalat (de l’INED) dans Les Yeux grands fermés (L’Immigration en France) ou Hugues Lagrange dans Le déni des cultures.

Le grand retour de la géopolitique

Chaque année le festival de géopolitique de Grenoble, organisé par Pascal Gauchon et Jean-Marc Huissoud, marque le retour des intellectuels vers les préoccupations de puissance : Aymeric Chauprade, auteur de Chronique du choc des civilisations, peut y croiser Pascal Boniface, auteur de Atlas du monde global et pourfendeur des Intellectuels faussaires. Hors champ, on ne saurait oublier le général Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre et critique des guerres américaines. Ni Alain Soral, qui ne veut pas seulement Comprendre l’empire mais le combattre. Ni Christian Harbulot, théoricien de la guerre économique. Ni François-Bernard Huyghe, lumineux médiologue.


Le dévoilement de l’art « contemporain »

L’art « contemporain » a plus… d’un siècle. Il est plus que… centenaire ! Il est né dans les années 1890 et trône dans les musées depuis l’Urinoir de Duchamp en 1917 ! Mais les critiques de l’art « contemporain » sont de plus en plus nombreuses et acerbes. Jean-Philippe Domecq annonce que « l’art du contemporain est terminé ». Ces artistes sans art sont aussi critiqués par Jean Clair, académicien et ancien directeur du Musée Picasso, dans L’hiver de la culture et Dialogue avec les morts. Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros (L’art caché), de Christine Sourgins (Les mirages de l’art contemporain), de Jean-Louis Harouel (La grande falsification de l’art contemporain) ou d’Alain Paucard (Manuel de résistance à l’art contemporain).

La dénonciation des oligarchies

Il y a dix ans, les « oligarques » désignaient des dirigeants russes plus ou moins mafieux qui s’enrichissaient sur les ruines de l’ex-Union soviétique. Aujourd’hui, la critique des oligarchies a franchi le mur de l’ex-« rideau de fer ». Apôtre de la démocratie directe, Yvan Blot publie L’Oligarchie au pouvoir. Il se trouve en compagnie d’Alain Cotta dénonçant Le Règne des oligarchies et d’Hervé Kempf qui publie, au Seuil, L’Oligarchie, ça suffit, vive la démocratie. Et le libéral Vincent Bénard, directeur de l’Institut Hayek, dénonce les « oligarchismes ». Un point de vue que reprend d’une autre manière, l’anthropologue Paul Jorion dans Le Capitalisme à l’agonie. Ainsi cinq auteurs, partant de cinq points de vue différents, convergent dans la même critique. A la place des oligarques, on s’inquiéterait !

Les neurosciences contre la télévision et les pédagogies nouvelles

Des milliers d’études scientifiques ont établi la malfaisance de la télévision sur la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires) et le développement intellectuel en particulier des jeunes enfants. Avec TV lobotomie, Michel Desmurget en fait un point sans concession, frappant au cœur l’instrument central de contrôle des esprits.
Les neurosciences offrent aussi des arguments décisifs contre les pédagogies dites « nouvelles » dont les ravages dans l’éducation sont constamment dénoncés, notamment par Laurent Lafforgue, médaille Fields.

Un bouillonnement fécond

Ce qui est frappant dans ce nouveau paysage intellectuel, c’est la diversité de ceux qui le composent. Il y a les établis et les marginaux : ceux qui ont pignon sur rue chez Gallimard et au Seuil, et ceux qui publient leurs livres à la limite de l’autoédition. Qu’importe, les uns et les autres rencontrent le succès grâce à Amazon notamment.
Il y a ceux qui viennent des rives de la gauche et du marxisme et ceux qui s’assument réactionnaires. Il y a des libéraux lucides et des lecteurs de Krisis. Il y a des catholiques, des laïcs et des panthéistes. Il y a ceux qui sortent de trente ans de bien-pensance et ceux qui luttent depuis trente ans contre la bien-pensance. Il y a aussi tous ceux qui viennent de nulle part mais qui respectent les faits.

Le pouvoir des oligarques et l’ordre politiquement correct (mondialiste, « antiraciste », libre-échangiste, en rupture avec les traditions) sont placés sous un triple feu : les mouvements populistes, la blogosphère dissidente et les intellectuels en rupture. Gageons que les événements qui viennent les feront converger !