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Rebondissement dans l’affaire Aïcha: Avant son suicide, Aïcha n’était pas victime de harcèlement sur internet.

Pourquoi Aïcha s’est-elle défenestrée? La piste selon laquelle l’adolescente de 14 ans n’aurait pas supporté de voir son intimité étalée sur les réseaux sociaux ne tient plus. En effet, depuis plusieurs jours, des vidéos échangées sur internet présentaient une jolie brune adoptant une pose lascive allongée sur un lit, censée être Aïcha, filmée puis trahie par son petit ami. Seulement voilà, la brunette sexy de ces vidéos n’a rien à avoir avec Aïcha, a indiqué une source policière.
L’enquête, confiée à la Sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis, «n’a pas permis, à ce stade, d’établir l’existence de diffusion de photographies de la jeune fille avant son décès, ni même d’intention suicidaire qu’elle aurait pu exprimer», a indiqué le parquet de Bobigny. La jeune fille n’était pas non plus harcelée avant sa mort.
C’est en effet seulement depuis son suicide qu’Aïcha fait l’objet d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux. Les vigies de Pharas, la plateforme de signalements des propos violents ou insultant sur Internet, n’en avaient repéré aucun à son sujet avant mercredi. Certains internautes estiment ainsi qu’une jeune fille s’étant rendue «coupable» de tels agissements méritait peu ou prou son sort. Il convient de rappeler qu’à 14 ans, tout adolescent est en-dessous de la majorité sexuelle et que tout rapport sexuel avec un jeune de cet âge, même consenti, est considéré comme une atteinte sexuelle, passible de 5 ans de prison.

Un coupable désigné sur Internet se fait également lynché

La vindicte populaire s’est également emballée contre un jeune homme, considéré comme le coupable idéal. Un jeune noir fait ainsi l’objet d’une déferlante de propos racistes pour avoir supposément été le petit ami d’Aïcha qui aurait fait fuité ces prétendues vidéos. Le nom du garçon a circulé, ainsi que son adresse. Or l’individu en question n’a rien à voir dans cette affaire. «Lui et la victime ne se connaissait même pas», poursuit une source policière, toujours auprès du Parisien.

(…) Le Figaro


 

Article lu sur Fdesouche. Je vous conseille vivement de vous rendre sur la page consacrée à ce fait divers afin de lire les tweets de haine dont ce sont rendus coupables certains membre de la communauté magrébine après la mort de cette gamine. C’est terrifiant et très révélateurs des tensions inter-communautaires qui existent dans les banlieues.

Un exemple:

Bravo encore une fois à Fdesouche pour ce travail qu’aucun journaliste des média complices n’a été capable de faire.


 

Une jeune fille de 14 ans, harcelée et insultée sur les réseaux sociaux après avoir été filmée dans une position provocante, s’est défenestrée mardi soir du 4e étage de son immeuble, dans la cité Lurçat, à Stains, en Seine-Saint-Denis, a appris BFMTV.com auprès de la police et de la mairie jeudi matin. Ses parents et ses frères et soeurs, qui se trouvaient aussi dans l’appartement à ce moment-là, n’ont pas pu empêcher son geste. Une cellule psychologique va être mise en place dans son établissement.

Sur Twitter, un déferlement de haine et de moqueries envers l’adolescente a suivi l’annonce de son suicide mercredi soir. Un comportement dénoncé par d’autres adolescents, comme ce jeune homme sur Facebook.

Sur les réseaux sociaux, la mort d’Aïcha suscite de très nombreuses réactions. Des messages de soutien, mais les moqueries et les messages de haine continuent aussi d’affluer sur Twitter. Une page Facebook rendant hommage à l’adolescente, a également été créée.

Apparue dans une vidéo intime avec son petit ami, l’adolescente a décidé de mettre fin à ses jours. Selon une source proche du dossier, la jeune fille « s’était exhibée devant une caméra ou avait été filmée à son insu« , et la vidéo, postée sur les réseaux sociaux, « avait été vue par de très nombreuses personnes de son quartier et de son entourage« . Elle aurait ensuite été « victime de pressions ou chantages devenus insupportables« .

bfmtv ; 20 minutes

Espagne : Les citoyens meurent à crédit pour leurs banques

D’après une étude de la Plateforme des victimes de crédits hypothécaires (PAH), une association citoyenne, plus de 362.000 foyers espagnols ont été victimes de saisies immobilières depuis 2008, , entraînant dans plusieurs cas des suicides… Le gouvernement, en connivence avec les banques, refuse de modifier une loi sur les hypothèques obsolète et inhumaine.

Cette loi permet au créancier, les banques, de gagner sur tous les tableaux et de s’enrichir sur la misère. Pendant que le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lisait son discours sur l’état de la Nation, le 20 février dernier, une femme s’immolait par le feu dans une succursale bancaire de Castelló (région de Valence). Brûlée à 50%, elle serait une victime de plus des cas des saisies immobilières qui se multiplient dans le pays.

En Espagne, toute personne se retrouvant en défaut de rembourser son crédit immobilier, perd non seulement sa maison mais est condamnée à rembourser le reste du prêt concédé par la banque, prêt qui ne fait qu’augmenter avec les taux d’intérêt variables et les pénalités pour retard de paiement. L’issue est parfois fatale… Depuis l’été dernier, une quinzaine de personnes se sont défenestrées le jour où elles allaient être expulsées de leur domicile.

Pas un mot, pourtant, du chef du gouvernement sur ce sujet dans son discours. Sauf lorsque les députés de la gauche plurielle (minoritaires) ont insisté sur la nécessité de réformer la loi sur les hypothèques, l’une des plus drastiques et obsolètes d’Europe, datant de 1909. Les mouvements citoyens s’organisent pour freiner les expulsions et changer la loi.

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