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Où l’on apprend que Jean-Yves Le Drian fournit à Emmanuel Macron des fiches sur la Défense

Là on atteint le sommet de la fumisterie… on reproche à Marine Le Pen d’avoir des assistants parlementaires militant, et on trouve rien à dire contre un ministre qui bosse avec l’argent des contribuables pour la campagne d’un candidat à la présidentielle?!

Cette info est une preuve supplémentaire que Macron est le candidat de la Hollandie et qu’il fut lancer par la Mafia PS…


Jean-Yves Le Drian est, de l’aveu général au Parti socialiste, « l’un des meilleurs ministres de la Défense de la Ve République ». Et visiblement, Emmanuel Macron partage cette admiration. Le candidat à la présidentielle aimerait beaucoup recevoir le soutien de ce pilier de la hollandie. Le Breton serait d’ailleurs sur le point de franchir officiellement la frontière, comme un certain nombre d’élus PS avant lui. En sous-main déjà, il filerait quelques coups de main au leader d’En Marche !.

C’est en tout cas ce que l’on découvre dans Le JDD dimanche 12 mars. Un « proche » de Jean-Yves Le Drian assure à l’hebdomadaire :

Cela fait des semaines qu’il nourrit Macron de fiches sur les affaires de Défense.

Voilà donc l’ancien ministre de l’Économie, qualifié par beaucoup à gauche de « Brutus » pour avoir contribué à l’empêchement de François Hollande, sponsorisé en secret par l’un des amis les plus proches du Président au gouvernement... Continuer la lecture de Où l’on apprend que Jean-Yves Le Drian fournit à Emmanuel Macron des fiches sur la Défense

Défense : Vent de fronde dans l’armée

Une première dans la 5ème république. C’est la disette. L’armée en a marre. Il n’y a plus d’argent. La France s’endette. À des taux dangereusement bas. L’impôt ne suffit plus à payer les troupes. Les soldats sont au front, et ils ont faim. La situation sent le souffre…. on a vu des régimes tomber pour moins que ça…..

Lire également : Budget des armées : la mise en garde de Jean-Yves Le Drian à Manuel Valls

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L’alerte lancée par Xavier Bertrand quant à de nouvelles coupes délie les langues dans la grande muette.

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« Ma crainte n’est pas de manquer d’avions mais de ne plus avoir les moyens de les faire décoller », témoigne un commandant de base aérienne.

«Cette fois, la coupe est pleine. » Ce haut gradé traduit d’une formule la colère qui monte dans les armées. Une colère sourde, bien dans la tradition de la grande muette, tenue à un devoir de réserve mais qui pourrait bien cette fois exploser au grand jour. Tout a commencé avec une note, de Bercy ou du Secrétariat général de la Défense nationale, évoquant de nouvelles mesures d’économies auxquelles serait astreint le budget de la Défense dans le cadre du plan de 50 milliards de baisse des dépenses récemment approuvé par les députés. […]

[…] Toujours selon nos informations, Jean-Yves Le Drian serait allé voir son ami Hollande Continuer la lecture de Défense : Vent de fronde dans l’armée

Défense : la DGA flirte avec la cessation de paiements

D’ici à 2019, il va manquer chaque année 2 milliards pour payer toutes les factures. Au moindre gel de crédit, la DGA basculerait en cessation de paiements.

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Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, les récentes déclarations du délégué général pour l’armement confirment la situation d’extrême tension du budget militaire. Lors de son audition devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi de programmation 2014-2019, Laurent Collet-Billon a été clair : le report de charges du programme 146 (celui qui concerne les équipements) flirte avec la ligne rouge.

« Sous l’hypothèse des ressources prévues […], le report de charges du P146 sera stabilisé durant la nouvelle LPM à son niveau de fin 2013, prévu à environ 2 milliards d’euros, ce qui n’est pas rien en regard des environ 10 milliards d’euros de dépenses annuelles, les ressources prévues ne permettant pas de le résorber. Il n’y a donc pas de marges pour gérer des aléas sur les ressources », a-t-il déclaré.

En clair, cela signifie que, chaque année d’ici à 2019, il manquera toujours 2 milliards d’euros pour régler les factures reçues ou non encore reçues mais correspondant à des prestations réalisées. A noter que ce chiffre ne concerne que le seul programme 146 : si l’on extrapole à l’ensemble du ministère, le report de charges atteint 3 milliards.

Même si la DGA a l’habitude de jongler avec sa trésorerie, c’est sans doute la première fois qu’une loi de programmation militaire va démarrer avec un tel niveau de report de charges. A 2 milliards, cela passe encore. «  Les intérêts moratoires payés aux industriels restent maîtrisés et on privilégie les paiements aux PME ou aux sous-traitants les plus fragiles », assure-t-on aux « Echos ». Plus riches, les grands maîtres d’œuvre comme Thales, Dassault ou DCNS peuvent­ faire preuve d’une certaine patience avant d’être payés.

Des fins de mois stressantes Continuer la lecture de Défense : la DGA flirte avec la cessation de paiements

Défense : bases militaires, sous-marins et centres équestres, l’armée est dans le viseur du gouvernement.

La France s’enfonce dans la crise. Depuis quelques temps on constate que l’État a du mal à payer ses agents, et plus particulièrement ses militaires. Il semblerait donc qu’un plan d’économies drastiques soit à l’étude : Division par trois du nombre de bases militaires, baisse du nombre de recrues, budget du nucléaire « désanctuarisé », mission externalisées, recours à des agences privées…

Quand un État commence a taper dans ses dépenses militaires c’est qu’il n’est plus maitre de son destin. Dans un article du Point datant de fin septembre on apprenait aussi qu’un tiers des tableaux d’avancement seront supprimés:

La lettre de cadrage budgétaire envoyée le 31 juillet dernier aux ministres par le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault contenait une bombe à retardement. Les états-majors planchent depuis début septembre sur les annexes non publiées de ce document.

Une mesure imposée par Bercy risque de provoquer un séisme parmi l’ensemble du personnel : dans l’annexe de sa lettre de cadrage, Matignon annonce une suppression de 30 % des avancements au choix prévus en 2013, au risque de jeter cul par-dessus tête le fragile édifice des carrières militaires.

C’est-à-dire que le tiers des promotions au grade supérieur – à tout le moins celles qui ne dépendent pas mécaniquement de l’ancienneté – ne se produiront pas.

Aujourd’hui c’est journal Le Parisien qui dévoile les pistes évoquées dans le livre blanc de la Défense pour 2014-2019, qui visent à économiser un milliard d’euros par an sur le budget militaire.

Voici les principales pistes d’économies qui tiennent la corde dans le livre blanc de la défense :

Diviser par trois le nombre de bases militaires. En janvier 2011, les bases militaires de défense françaises ont été réorganisées autour de 60 sites. L’idée serait d’aller bien plus loin, en rabotant jusqu’à 20, d’où de sacrées économies sur plusieurs budgets (tâches administratives, essence, et… effectifs des états-majors).

Armée de terre : entre 5000 et 10000 recrues de moins par an. L’armée de terre, qui recrutait entre 15000 et 20000 hommes par an au début des années 2000, n’en recrutera selon nos informations « que » 10000 en 2012 et 2013. Et le livre blanc devrait encore accentuer cette décrue. Les effectifs fondraient avant tout en Guyane, Nouvelle-Calédonie et Polynésie. La force terrestre « projetable » de 30000 hommes serait, elle, aussi rabotée. La France privilégierait à l’avenir de nouveaux modes opératoires, drones en tête.

Le budget du nucléaire « désanctuarisé ». Le budget de la dissuasion nucléaire — 3,4 Mds€ en 2012, soit 10% du budget annuel de la Défense — pourrait être revu à la baisse. La France serait notamment susceptible de renoncer aux missiles embarqués sur des chasseurs Mirage 2000 et Rafale (2,6 Mds€ d’économies en quinze ans selon un récent rapport), et même passer de quatre à trois sous-marins nucléaires, ce qui marquerait la fin d’un dogme : entretien de ces sous-marins oblige, la France ne pourrait plus être présente en mer 365 jours par an.

Davantage de membres permanents au Conseil de sécurité de l’ONU. La France, comme les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, participe aux opérations extérieures menées sous mandat de l’ONU. Une obligation onéreuse : le montant réel de ces opérations a atteint 1,2 Md€ en 2011, et 870 millions en 2012. Relever le nombre de membres de 5 à 7, voire à 10 membres, permettrait de mieux répartir cette charge. Si le Brésil et l’Inde rêvent de faire partie du club, restera à convaincre d’autres Etats membres réticents.

Le Centre sportif d’équitation militaire de Fontainebleau sur la sellette. Situé à Fontainebleau (Seine-et-Marne), le prestigieux CSEM forme et entraîne les militaires de l’armée française, afin de participer à des compétitions équestres de haut vol.

Moins de fanfares militaires. Une vingtaine de formations musicales permanentes, employant plus de 1000 musiciens, participent aux cérémonies militaires et se produisent lors de festivals. Leur nombre serait diminué, tout comme celui des dizaines d’écoles de formation des officiers et des militaires du rang.

Des missions externalisées … la suite sur le Parisien

voir aussi: Armée française : la ruine en héritage ?