Archives par mot-clé : démographie

Jérome Fourquet : « Démographie, nous allons assister à un basculement de très grande ampleur »

Depuis 20 ans nous disons que l’immigration mène la France à une perte d’identité culturelle, religieuse et raciale. On nous traite de tous les noms. On parle de Grand Remplacement. On est des fascistes.
Et puis un jour de février 2019, un expert médiatique qui court depuis 20 ans de plateaux télé en station de radio pour dire combien nous racontons des conneries, sort une étude et confirme tous ce que nous avancions…

30 ANS de FOUTAGE DE GUEULE!


L’entretien du dimanche : « L’Europe va s’africaniser, c’est inexorable »

Stéphen smith n’est pas un membre de l’extrèmmmheu drouattte… il était juste journaliste à…. Libération.


L’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants en 2050. Stephen Smith, spécialiste de ce continent, regarde les faits dans les yeux : la jeunesse africaine est en marche vers l’Europe.

L’Europe traverse actuellement une crise migratoire. Cette thématique a notamment pesé lors des dernières élections en Italie. Sur 510 millions d’habitants, l’Union européenne compte 21 millions de citoyens non-européens, soit environ 4% de sa population (chiffres Eurostat 2016).

Entretien avec Stephen Smith, auteur de La ruée vers l’Europe. Pour lui, « ce ne sont pas les plus pauvres qui migrent » mais ceux qui en ont les moyens.

Vous affirmez qu’une migration massive de l’Afrique vers l’Europe est inéluctable. Pourquoi ?

Parce que l’Afrique achève sa transformation démographique et connaît en même temps un début de prospérité. Or, lors du passage de familles nombreuses à forte mortalité à des familles plus restreintes et une espérance de vie plus longue, toutes les parties du monde ont massivement migré. L’Afrique ne fera pas exception.

Il y a aujourd’hui 500 millions d’habitants dans l’UE, et 1,25 milliard d’Africains en face, dont 40 % ont moins de… 15 ans ! En 2050, il y aura 2,5 milliards d’Africains pour 450 millions d’Européens. La jeune Afrique va venir chercher de meilleures chances de vie sur le Vieux continent, c’est inscrit dans les faits.

Vous dites qu’il pourrait y avoir plus de 100 millions de candidats au départ. Comment obtenez-vous cette estimation ? Continuer la lecture de L’entretien du dimanche : « L’Europe va s’africaniser, c’est inexorable »

Il y a plus de naissances en Seine-Saint-Denis qu’à Paris désormais et voilà ce que ça va changer

Les statistiques de l’INSEE montrent que le nombre de naissances est désormais plus important en Seine-Saint-Denis qu’à Paris intra-muros. Comment ont évolué ces naissances au cours de ces dernières années, et comment peut-on l’expliquer ?

Laurent Chalard : Effectivement, la dernière publication de l’INSEE du 30 août 2017, concernant les statistiques sur les naissances en France par département pour l’année 2016, montre que le nombre de naissances en Seine-Saint-Denis est supérieur d’un millier à celui constaté à Paris intra-muros, soit 29 065 naissances contre 28 384. Cela paraît surprenant, au premier abord, car Paris compte 600 000 habitants de plus que la Seine-Saint-Denis, en l’occurrence 2,2 millions d’habitants contre 1,6 million, témoignant d’un taux de natalité sensiblement plus élevé dans le département de banlieue.

(…)
Comment expliquer ce basculement ? Il est le produit de deux principaux facteurs.

Le premier est la croissance de la population de la Seine-Saint-Denis, bien plus forte que celle de Paris intra-muros, qui contribue mécaniquement à augmenter le nombre de naissances dans ce dernier département, d’autant que les nouveaux arrivants sont issus de l’immigration internationale, ce qui a un impact, nous allons le voir, sur la fécondité. En effet, deuxième facteur explicatif du basculement, il existe des différences importantes de taux de fécondité entre les deux départements. En 2015, ce dernier était de1,54 enfant par femme à Paris intra-muros alors qu’il était de 2,46 enfants par femme en Seine-Saint-Denis. Le seuil de remplacement des générations se situant à 2,06 enfants par Continuer la lecture de Il y a plus de naissances en Seine-Saint-Denis qu’à Paris désormais et voilà ce que ça va changer

L’immigration extra-européenne a explosé en Suède

Rappel:

Immigration en Suède : les limites de la politique de la « porte ouverte »

Article de la démographe Michèle Tribalat pour Causeur.

(…)

Au début des années 1960, la Suède n’avait rien d’un pays d’immigration : 4 % seulement des habitants étaient nés à l’étranger et presque tous étaient originaires d’Europe, des pays nordiques principalement (de Finlande surtout). L’immigration était donc une immigration de voisinage.

Vont s’y ajouter, au fil du temps, des Yougoslaves, des Polonais, des Turcs, des Éthiopiens, des réfugiés vietnamiens, chiliens, iraniens…  En 1990, la Suède compte déjà une petite diaspora d’environ 40 000 personnes nées en Iran contre à peine plus de 400 en 1970. Une diversification progressive des demandeurs d’asile va apporter des étrangers en provenance de Bosnie, d’Irak, de Somalie, d’Afghanistan, de Syrie. La Suède comptait une centaine de personnes nées en Somalie en 1980, elle en compte 13 000 vingt ans plus tard et près de 64 000 fin 2016. Au début des années 2000, bien avant la guerre, la Suède abritait déjà un peu plus de 14 000 personnes nées en Syrie. Le conflit a grossi considérablement leur nombre : elles sont près de 150 000 en 2016, soit presque autant que le nombre de personnes nées en Finlande. Il faut multiplier par 6,5 pour avoir une idée de ce que cela donnerait en France. 150 000 personnes enregistrées comme nées en Syrie, c’est l’équivalent de près d’un million en France !

i282882364617271911._szw1280h1280_Évolution du pourcentage de personnes nées à l’étranger, en Europe et dans les pays nordiques (1960-2016). Source : Statistics Sweden

De 2000 à 2016, le nombre de personnes nées à l’étranger a Continuer la lecture de L’immigration extra-européenne a explosé en Suède

Borloo : “Sans électricité en Afrique, l’Europe peut s’attendre à un tsunami migratoire”

Pendant deux ans, Jean-Louis Borloo a parcouru le monde pour défendre son “plan Marshall” d’électrification du continent africain. Dans son plaidoyer, l’avocat de l’Afrique défend un projet aussi humanitaire que politique. Mise en garde face à un chaos annoncé.

Quel accueil votre projet a-t-il reçu auprès des partenaires internationaux rencontrés au cours de ces deux années ? Les avez-vous convaincus ?

Tous ont pris conscience de l’urgence d’agir. L’agence chargée de ce plan d’électrification, créée par les 54 chefs d’État africains, est désormais en place et pilotée par le président guinéen Alpha Condé. Ce projet devrait être, je l’espère, le thème central du prochain sommet Afrique-Union européenne en novembre prochain, à Abidjan. L’électrification de l’Afrique est un sujet politique majeur. Il y va de la stabilité du monde, de sa sécurité et de sa croissance. C’est un enjeu de stabilité parce que, d’ici à 2050, un quart de la population mondiale sera africaine. Sans électricité, préalable requis au développement, c’est un tsunami migratoire qui pourrait déferler vers l’Europe et la péninsule Arabique, attiré par la lumière de ce qu’ils considèrent être des eldorados. Un enjeu de croissance : l’Afrique est bouillonnante ! La croissance européenne de demain sera tirée par celle de l’Afrique. Les études prévisionnelles de l’université de Lafayette prévoient qu’une Afrique électrifiée, c’est 15 % de croissance par an pendant trente ans et 2 points de croissance européenne dans la même période.

L’Afrique électrifiée nous protégerait donc du chaos migratoire annoncé ? Continuer la lecture de Borloo : “Sans électricité en Afrique, l’Europe peut s’attendre à un tsunami migratoire”

L’enjeu fondamental de la démographie africaine

Emmanuel Macron a provoqué un tollé avec sa déclaration sur la démographie africaine. Maxime Tandonnet rappelle que si l’Afrique ne s’engage pas dans un processus de transition à la fois économique et démographique, les conséquences migratoires seraient «désastreuses pour l’Europe».

Maxime Tandonnet, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, est l’auteur d’Histoire des présidents de la République (éd. Perrin, 2013 et 2017) et des Parias de la République (éd. Perrin, 2017).

Si l’Afrique devait sombrer dans le chaos, à l’horizon du siècle à venir, l’Europe y plongerait avec elle. L’avenir de l’Europe et celui de l’Afrique sont indissociables.

«Des pays ont encore sept à huit enfants par femme. Vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien». Cette déclaration a provoqué un tollé dans une partie de la presse et des médias. Le mot de «racisme» a même été lâché. Ces paroles méritent-elles une pareille accusation? Le sujet de la démographie africaine doit-il relever du tabou absolu ? Continuer la lecture de L’enjeu fondamental de la démographie africaine

Le Danemark va investir en Afrique dans le contrôle des naissances pour « limiter les migrations » vers l’Europe

Les danois ont tout compris: ils refusent l’euro, refusent schengen, n’acceptent pas d’immigrés et aident à désamorcer la bombe démographique…

Vive le royaume du Danemark et merde à la république française


Le Danemark, comme beaucoup d’autres pays, essaie de combler l’écart de financement dans la planification familiale mondiale alors que les États-Unis se détournent de cet effort. Mais les Danois ont avoué que leurs motivations n’étaient pas entièrement altruistes.

S’exprimant mardi à Londres, le ministre danois de la Coopération au développement, Ulla Tørnæs, a annoncé un engagement de 91 millions de couronnes (15 millions de dollars) pour la souscription de contraceptifs en Afrique.

« Pour limiter la pression migratoire sur l’Europe, une partie de la solution est de réduire la croissance très élevée de la population dans de nombreux pays africains ». Tørnæs dans un communiqué de presse concernant l’événement. Tørnæs a ajouté que la réduction de la croissance de la population africaine est importante pour la politique étrangère et la sécurité danoise.

Le Danemark, petit pays homogène généralement reconnu pour ses valeurs sociales-démocrates et son Etat-providence fort, a estimé comme les autres pays européens considèrent que l’immigration devient une question politique centrale.

Le parti du peuple danois, une formation populiste anti-immigration, a connu une croissance rapide au cours des dernières années, devenant ainsi le deuxième plus grand parti politique danois lors des élections de 2015.

À la fin de juin, les social-démocrates, le parti le plus traditionnellement libéral du Danemark, ont proposé que les migrants et les réfugiés qui viennent en Europe soient renvoyés en Afrique.

Le Danemark a été un partenaire cohérent sur la planification familiale, et Tørnæs elle-même a défendu cette question. Le Continuer la lecture de Le Danemark va investir en Afrique dans le contrôle des naissances pour « limiter les migrations » vers l’Europe