Archives par mot-clé : Denis Tillinac

Manuel Valls est-il français de souche ? (vidéo)

Paris première – Zemmour & Naulleau – 05/04/2014

Si une minorité veut être accueillie fraternellement dans un pays, il faut que la majorité sociologique soit assurée de sa supériorité symbolique – Tillinac

 

C’est parce qu’on a rejeté le passé, qu’on rejette le français de souche; c’est la même chose puisqu’il incarne le passé de la France; donc évidemment, on lui crache dessus – Zemmour

Dictature médiatique : «Français de souche»; Denis Tillinac répond à Aymeric Caron (MàJ)

FIGAROVOX. – Invité dans l’émission de Laurent Ruquier ce samedi pour présenter votre nouvel essai, Du bonheur d’être réac, vous vous êtes heurté à un Aymeric Caron particulièrement agressif. Avez-vous été surpris par l’hostilité du plateau à votre égard?


Denis Tillinac. – Un écrivain classé à droite ne peut s’attendre à de la bienveillance sur une chaîne publique surtout lorsque la gauche est au pouvoir. Passe encore d’être traité de «vieux con» par l’animateur pour un passage de mon livre où j’ironise sur l’obligation de parité des listes aux municipales. Mais la haine d’un intervenant, ces amalgames vicieux, son manichéisme brutal, le choix même des mots visant à occulter le sens et l’esprit de mon livre trahissent une accointance avec les procédés de la propagande des régimes totalitaires. Ça fait un peu froid dans le dos. On n’aimerait pas que cet idéologue ait des pouvoirs de justice ou de police.

Votre utilisation de l’expression «Français de souche» a déclenché la polémique. Assumez-vous?

Que mon évocation des «Français de souche» pour défendre Alain Finkielkraut ait suscité une réaction aussi hostile confirme l’existence d’une idéologie de l’indifférencié: déni de toute mémoire collective, de tout ancrage dans une histoire-géo. La France doit être un openfield où des minorités sont appelées à promouvoir un cosmopolitisme hors sol. Les allusions méprisantes à notre fonds de ruralité attestent un refus viscéral névrotique de prendre la France pour ce qu’elle est: un pays foncièrement sédentaire qui au fil des âges a accueilli et assimilé de nombreux immigrés et non pas un pays d’immigration comme le Brésil, les USA ou le Canada. Ces Français de souche (80 % des citoyens de notre pays) doivent savoir que leur patriotisme sentimental, culturel et spirituel est considéré comme une vieillerie bête et nocive. Et en tirer les conséquences.

FigaroVox


Denis Tillinac vs Caron & Polony [T V] Ruquier par warrant

Terrorisme sémantique contre le FN

Anne Hidalgo, premier adjoint au maire de Paris, a décrété clairement et publiquement une complicité de Marine Le Pen et de son parti avec les nazis qui occupèrent la France, trente ans avant la création du FN. Encore un symptôme, grossier en l’occurrence, de cette manie insane de manipuler l’Histoire aux fins de néantiser l’autre.

Les nazis en usèrent en leur temps – et on ne saurait trop conseiller à Mme Hidalgo de consulter des textes de leur propagande. Elle s’aviserait peut-être que la gauche française perçoit les gens du FN à peu près comme les nazis définissaient les juifs : des êtres a priori moralement inférieurs. Une analyse sémantique circonstanciée prouverait que la démonologie médiévale s’est recyclée dans le patois médiatico-politique contemporain pour clouer le FN au pilori d’un manichéisme infantile. On imagine l’élan de solidarité de la classe politique, gauche et droite confondues, si un cinglé s’était risqué à présumer une connivence de Mme Hidalgo avec l’hitlérisme ou ses fondés de pouvoir. On peut regretter par le fait que l’honneur de Mme Le Pen, qui a porté plainte, n’ait été défendu par personne. Qu’à ses débuts le parti fondé par Le Pen ait recyclé des nostalgiques du pétainisme, c’est un fait. Il y en eut aussi dans le RPF de De Gaulle, et pareillement à la SFIO.

Mais Mme Hidalgo n’a cure des réalités historiques, à supposer qu’elle en connaisse les rudiments ; Continuer la lecture de Terrorisme sémantique contre le FN

Mettons que Hollande soit élu président… (ou le triomphe du relativisme culturel)

Denis Tillinac imagine une France dans laquelle le candidat PS est élu. Un cauchemar pour l’écrivain qui craint de voir « démonétiser le sens de l’honneur, de l’altitude, de l’aventure et de l’humour » au cours de cet éventuel quinquennat à venir.

Texte lu sur Atlantico

Mettons que François Hollande soit élu président.

Aubry, Fabius, Montebourg, Joly, Duflot, Mélenchon et consorts le laisseront régner, mais pas  gouverner. La France sera à la merci d’un mixe d’idéologues obtus, de snobinards parisianistes et de notabilités régionales prudhommesques. Les pulsions inquisitoriales des militants et le clientélisme bananier des ducs, comtes et marquis  « décentralisés » produiront un univers grisaillant de planqués serviles et de tartufes coincés. La police du langage prohibera toute allusion au fuselage d’une minette (sexisme), toute présomption d’une supériorité esthétique de Vermeer sur le tag, de Mozart sur le rap (élitisme discriminant). Le propos de hiérarchiser tant soit peu les goûts et les couleurs, voire de présumer qu’une marge implique une norme, sera tenu au mieux pour  « réac », au pire pour  « facho » . Une flicomanie sournoise enténèbrera le pays de Rabelais, du Cid de Corneille, du Cyrano de Rostand, de la môme Piaf et de Gabin dialogué par Audiard. Une bigoterie fielleuse s’évertuera à démonétiser le sens de l’honneur, de l’altitude, de l’aventure et de l’humour.

La gauche ruinera la France avec la pharmacopée en usage auprès des incurables et des dépressifs : morphine des emplois bidons (« culture », « communication »), Prozac de l’« animation » depuis la crèche jusqu’à la maison de retraite. Caser son rejeton ad vitam dans un bureau quelconque d’une collectivité territoriale sera le must des ambitions parentales. L’animateur « socio-cul » à catogan et oreille baguée et le journaliste frotté de « sciences humaines » seront les anesthésistes au quotidien d’un peuple jadis gai, fécond et indocile. Leur catéchisme sirupeux, d’un pharisaïsme qu’un Peguy, un Bernanos ou un Mauriac auraient vomi, fragmentera le tissu social en « minorités » dont les revendications seront par principe « légitimes ».

En vertu du même principe, les aspirations de la majorité dite silencieuse, et pour cause, seront non avenues. L’invocation d’une filiation, d’un genre, d’un terroir ou d’une affinité élective sera suspecte et le recours à la mémoire historique, strictement encadré par le clergé des bulletins paroissiaux (Libé, L’Obs, Télérama, Médiapart, France Culture…).

Il sera périlleux d’afficher du respect pour l’intériorité, de l’appétence pour le panache, de la sympathie pour Saint-Louis sous son chêne, Jeanne-d’Arc à Orléans, Bayard à Marignan, Bonaparte au Pont d’Arcole. Et même pour De Gaulle, réputé factieux en son temps par les consciences de la gauche (Mitterrand, Mendès, les communistes, etc.). Le patriotisme sera taxé de « xénophobie » franchouillarde Continuer la lecture de Mettons que Hollande soit élu président… (ou le triomphe du relativisme culturel)