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Olivier Delamarche : « Le plafond de la dette américaine sert à amuser la galerie » (vidéo)

Le 14 octobre 2013, Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Pierre Sabatier, président de Prime View, étaient reçus dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Vous avez deux solutions pour rembourser la dette : la solution de Mme Lagarde, c’est-à-dire la tentation du “chypriotage” massif et universel, ce qui est purement du vol. L’autre solution est la fuite devant la monnaie comme on le voit au Japon et aux États-Unis, c’est celle-là qui sera adoptée.

La Slovénie va-t-elle devoir bientôt recevoir la troïka ?

Lu sur La tribune

Le pays de l’ex-Yougoslavie évolue entre récession, crise bancaire et tensions politiques. Une aide pourrait être demandée dès novembre.

La Slovénie est plus que jamais au bord du gouffre. Sauvée in extremis début mai par une inespérée levée de fonds de 2,7 milliards d’euros sur le marché américain, le petit pays de l’ex-Yougoslavie se retrouve, six mois plus tard, à nouveau face à son problème bancaire. Et mardi, le président de la Banque de Slovénie (BS), Bostjan Jazbec, a prévenu qu’il ne pouvait exclure une demande d’aide au MES et au FMI si les taux slovène demeurait élevés dans l’avenir.

Taux encore élévés

Il est vrai que le taux générique à 10 ans slovène calculé par Bloomberg évolue depuis quatre mois à un niveau très élevé. Fin juin, il avait atteint 6,85%. Mercredi, il était à 6,79 %, le plus haut de la zone euro, Grèce exceptée. Signe de cette tension : malgré les doutes qui entoure le Portugal, ce dernier pays a vu son taux générique à 10 ans passer sous celui de la Slovénie. Ljubljana paie désormais une décote de 40 points de base sur Lisbonne…. Il faut reconnaître que l’on voit mal ce qui pourrait rassurer les marchés sur la situation slovène.

cercle vicieux

Le cœur du problème de ce petit pays de 2 millions d’habitants membre de la zone euro depuis 2007, c’est son système bancaire. Ce dernier, encore largement aux mains de l’Etat, a généreusement accordé des prêts aux entreprises slovènes durant les années de croissance. Mais, depuis 2009, où le PIB avait reculé de 7,9 %, l’économie slovène tourne au ralenti, le moteur des exportations tousse et les entreprises font défaut. La Slovénie a alors été entraînée dans un cercle vicieux. Les créances douteuses ont commencé à s’accumuler dans les bilans des banques, faisant peser des doutes sur la solvabilité du gouvernement.

Croissance en chute libre

Dès lors, la confiance a commencé à s’effriter, les taux sont montés en flèche et les investissements étrangers ont ralenti. Avec la crise de la zone euro, cette perte de confiance s’est encore aggravée. Ljubljana a réagi, comme partout ailleurs en Europe, par des mesures d’austérité destinées à « rassurer les marchés », mais qui ont plongé le pays dans une profonde récession. D’autant que, paralysé, le secteur bancaire refusait désormais de prêter aux entreprises slovènes. Le PIB a reculé en 2012 de 2,3 %. Mardi, Bostjan Jazbec a révisé à la baisse sa prévision pour cette année de façon drastique : de -1,9 % à -2,6 %. Dans ces conditions, le poids des créances douteuses dans les bilans bancaires ne peut qu’être plus élevé encore. Elles s’élèveraient à 8 milliards d’euros, soit près de 22,5 % du PIB.

Des banques dans une situation préoccupante

En réalité, personne ne sait réellement quel est l’état du secteur bancaire slovène. Pas même la premier ministre du pays, Alenka Bratusek qui a reconnu devant le parlement récemment que le montant qu’il faudra pour sauver les banques slovènes lui « totalement inconnu. » Pour y voir plus clair et, enfin, monté la fameuse structure de défaisance (« bad bank ») nécessaire à l’apurement des difficultés du système bancaire slovène, Ljubljana mène actuellement des « stress tests. » Leur résultat devrait être publié en novembre. La Royal Bank of Scotland, qui a réalisé des projections au niveau européen n’est guère optimiste : selon elle, deux banques slovènes, Abanka et NKBM, figure parmi les cinq banques européennes les plus fragiles.

Appel au marché ou appel à l’aide

Une chose est certaine : les 2,7 milliards d’euros levés en mai ne seront pas suffisants. On estime, sur les marchés, que le pays devra encore trouver 4 milliards d’euros avant la fin de l’année, sur la base d’un besoin de refinancement des banques de 2,5 milliards d’euros. Mais ce niveau est le plus faible. Il faudra donc ou aller sur le marché, en acceptant des taux supérieurs à 6 %, ou réclamer l’aide du MES et du FMI et se soumettre à ses conditions. Cette dernière option semble très probable désormais, même si le seuil « psychologique » du taux à 10 ans est généralement fixé à 7 %. Entre un MES qui prête à 2 % et les 6,8 % du marché, le choix pourrait être rapidement fait pour un pays dont le déficit public dépasse déjà les 5 % du PIB…

Un scénario à la chypriote ?

Reste évidemment que les conditions posées par les futurs bailleurs de fonds pourraient être strictes, malgré le caractère limité du montant demandé. Outre un sévère « programme d’ajustement », la Slovénie peut s’attendre à une participation des déposants qui, à Chypre avait été exigée. Or, si les banques slovènes sont en bien meilleur état que les banques chypriotes, elles ont, comme leurs homologues de l’île d’Aphrodite, un passif très largement dépendant des dépôts. Les européens pourraient donc, pour faire un exemple et pour limiter la facture, réclamer une solution à la chypriote qui ferait sans doute grincer des dents à Ljubljana.

Risques politiques

Reste enfin une autre bombe à retardement : la situation politique. Alenka Bratusek dirige une coalition assez fragile de quatre partis dont les conceptions, sur l’austérité, comme sur la « bad bank » demeurent assez distinctes. Surtout, la premier ministre doit faire face à une fronde au sein de son propre parti, Slovénie Positive (SP). La semaine dernière, le maire de Ljubljana, Zoran Jankovic, a annoncé sa volonté de se présenter contre Alenka Bratusek pour la direction de SP le 19 octobre prochain. Toujours très populaire, Zoran Jankovic avait dû démissionner de la direction de SP en janvier après l’ouverture d’une enquête pour détournement de fonds.

Or, s’il reprend la tête du parti et prétend de facto à la direction du gouvernement, les partenaires de coalition d’Alenka Bratusek pourraient refuser de renouveler l’alliance. S’en suivrait nécessairement de nouvelles élections. L’austérité et l’aide européenne seraient au cœur de la campagne et aucune action ne serait alors prise pendant des semaines car il faudrait alors trouver une nouvelle formule gouvernementale. L’accès au marché du pays risquerait d’être alors définitivement fermé. Et le nouveau gouvernement ne pourrait alors avoir d’autres choix que de demander en urgence une aide au MES et au FMI…

56% des Français puisent dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses

OUPS…. voilà une information qui nous montre que l’UMPS ruine les français…

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Plus d’un Français sur deux a puisé dans son épargne pour couvrir ses dépenses mensuelles entre juillet 2012 et juillet 2013, selon une étude Ipsos publiée, ce mardi, pour la société de garantie financière Genworth. Hausses d’impôts, licenciements, départs à la retraite… ont baissé leurs revenus.

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Les Français épargnent, mais jusqu’à quand ? Plus de la moitié d’entre-eux ont dû puiser dans leurs économies entre juillet 2012 et juillet 2013 pour couvrir leurs dépenses mensuelles, selon une étude Ipsos, publiée ce mardi 24 septembre, pour la société de garantie financière Genworth.

> Lire aussi : Les Français continuent à épargner.

47% des personnes interrogées estiment ainsi avoir subi une baisse de leurs revenus durant cette période. En cause: les hausse d’impôts, les licenciements, les départs à la retraite, les arrêts de travail « pour raison de santé » et les baisses de salaire. Les sommes puisées dans leur épargne peuvent être conséquentes, puisque 19% des personnes interrogées ont retiré plus de 200 euros par mois. Les retraits restent plus fréquents chez les jeunes. 64% des 25-34 ans ont ainsi retiré de l’argent de leur épargne, tout comme 62% des 35-44 ans.

Crédit et découvert Continuer la lecture de 56% des Français puisent dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses

La dette française va exploser tous les records en 2014

Le taux d’endettement du pays grimpera jusqu’à 95,1% du PIB fin 2014, selon nos informations. Soit environ 1950 milliards qui équivaudront, en théorie, à une ardoise de plus de 30.000 euros par Français.

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En présentant la semaine dernière les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2014, les ministres de Bercy, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, se sont montrés particulièrement discrets sur un sujet: l’endettement. Et pour cause, la dette va crever tous les plafonds l’année prochaine. Selon nos informations, le texte qui sera présenté dans huit jours montrera qu’après avoir atteint 90,2% du PIB en 2012, la dette de la France en représentera 93,4% en 2013 et grimpera jusqu’à 95,1% fin 2014! Un record, bien supérieur au taux de 94,3% envoyé au printemps par Paris à Bruxelles dans le programme de stabilité.

Il faudra en fait attendre 2015 pour que l’endettement hexagonal entame sa décrue. «Avec le retour à un équilibre structurel des finances publiques et une croissance de l’activité de 2% en volume, le ratio de dette diminuerait de 2 points par an en moyenne», anticipe déjà l’exécutif pour la période 2015-2017.

Hausse de 120 milliards en deux ans Continuer la lecture de La dette française va exploser tous les records en 2014

En Grèce, l’argent tombe du ciel

La Grèce, à court de liquidités, a évité l’implosion grâce à la livraison secrète de cash par l’UE. C’est l’envers du décor de la crise grecque: un pont aérien nocturne a fait ainsi transiter plus de 20 milliards d’euros en billets, ni vu ni connu. Récit.

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Des Boeing remplis de billets de banque alimentent nuitamment un improbable pont aérien, secrètement déployé pour éviter l’implosion du système. Ceci n’est pas l’extrait d’un roman d’espionnage, mais un fait établi: ces avions sont même peut-être passés au dessus de vos têtes.

Eviter la crise de confiance

C’est le quotidien Daily Mail qui dévoile cette histoire rocambolesque qui a sauvé la Grèce, l’euro et l’Europe de la faillite. En sous-titre, résume le journal anglais:

Alors que la Grèce brûle et que ses banques sombrent, l’Union européenne, officiellement et via la Troïka, l’admoneste, exige des réformes et menace de l’exclure ;  au même moment, secrètement, elle la ravitaille en argent frais ».

Retour en arrière. Depuis 2009, la Grèce est en crise. La population, aux aguets, retire de Continuer la lecture de En Grèce, l’argent tombe du ciel

La restructuration de la dette européenne n’est plus un tabou. Les ennuis commencent…

Lorsque vous défendez courageusement une position dénoncée comme mensonge par une majorité d’aveugles et d’aboyeurs condescendants, il vous faut, pour tenir bon, vous répéter en boucle la citation d’Arthur Schopenhauer :

Toute vérité franchit trois étapes : d’abord, elle est ridiculisée. Ensuite elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

 

En ce qui concerne la situation économique, il semblerait que nous entrions dans la troisième étape. Nous allons donc voir et entendre les tartuffes reprendre à leur compte un discours qu’ils considéraient hier comme un tissu de mensonges. Il n’y a rien d’étonnant à cela, c’est la mécanique qui permet aux bandits et aux salopards de se maintenir au pouvoir.

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Jadis considérée comme « populiste », l’option de la restructuration de la dette des pays européens dits périphériques devient « acceptable. » Mais passer à l’acte s’annonce délicat.

Les temps changent, et avec eux les convictions. Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps, à peine quatre mois… C’était le temps où l’austérité, la réduction rapide des dépenses publiques et la dévaluation interne étaient les « seules alternatives » à la crise que traversaient les pays d’Europe du sud. Tous ceux qui osaient sortir de ce discours étaient considérés comme « populistes » et, en tant que tels bannis de la communauté des gens sérieux.

Au temps où toute alternative était du populisme

Proposer une annulation de la dette souveraine, par exemple, ne pouvait que flatter les bas instincts des peuples en faisant payer aux malheureux créanciers les erreurs des populations. Populisme, donc.

Qui se hasardait à proposer la réduction de l’austérité, ne tendait-il pas à faire croire que les Etats pouvaient encore vivre à crédit et donc à flatter les envies de dépenses publiques des électeurs ? Populisme, encore ! Tout ce que l’Europe comptait de « gens honnêtes » ne pouvait donc que rejeter ces options « faciles. »

C’était le temps où le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, pouvait avec mépris dénoncer la « sottise » du débat entre austérité et croissance, puisque des finances publiques assainies sont les conditions sine qua non de la croissance.

L’échec patent de la stratégie européenne

Ce temps est désormais révolu. La stratégie européenne a montré plus que ses limites : Continuer la lecture de La restructuration de la dette européenne n’est plus un tabou. Les ennuis commencent…

Portugal : L’État s’empare de la caisse de retraite pour soulager son service de la dette

La semaine dernière, le gouvernement portugais a donné son feu vert pour permettre aux fonds de pension de pouvoir investir davantage dans les obligations d’État portugaises.

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Désormais, les fonds de pension pourront investir jusqu’à 90% de leurs actifs en obligations souveraines, alors qu’ils étaient limités à 55% jusqu’à présent. L’écart représente environ 4 milliards d’euros, une bénédiction pour le gouvernement qui veut réduire ses coûts de financement. Le Portugal n’a pas besoin de financement supplémentaire pour 2013, mais cette nouvelle mesure devrait lui permettre de couvrir un quart de ses besoins de financement pour 2014.

La technique employée par le Portugal n’est pas nouvelle, et les économistes lui ont même trouvé un nom, parlant de «répression financière». En poussant les investisseurs captifs à placer leurs avoirs dans les obligations gouvernementales, elle permet de réduire les coûts de service de la dette publique. Lorsque les taux d’intérêt passent en dessous du taux de croissance nominal (taux de croissance majoré de l’inflation), la dette exprimée en pourcentage du PIB  tend à baisser.

« Pourquoi voudriez-vous restructurer la dette alors que la répression financière est si élégante? », demande Joseph Di Censo, un ancien fonctionnaire du FMI devenu gérant de portefeuille chez BlackRock.

Cette technique a été largement employée au sortir de la Seconde Guerre mondiale et elle Continuer la lecture de Portugal : L’État s’empare de la caisse de retraite pour soulager son service de la dette

Eurogroupe: la Grèce va recevoir 5,8 milliards d’euros

Et encore du fric que l’on ne reverra jamais…. mais ça va s’arrêter quand ce cirque !?!?

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Quatre milliards viendront des Européens, le reste du FMI. Athènes va redoubler ses efforts de redressement.

La Grèce a reçu lundi soir l’assurance d’obtenir 5,8 milliards d’euros de l’Eurogroupe et du FMI d’ici à la fin du mois, contre la promesse d’efforts de redressement redoublés. Il s’agit d’une des dernières grandes injections programmées avant l’expiration, fin 2014, d’un plan de secours de 240 milliards. Mais sur fond de récession et de crise politique, il risque d’y en avoir d’autres. Cinquante mois après leur atterrissage à Athènes, les «hommes en gris» de la troïka UE-BCE-FMI avaient donné leur feu vert dans la matinée. Les dix-sept ministres des Finances de l’euro ont donné leur «accord politique» dans la soirée. La Grèce reste sous perfusion. Mais ce sera au compte-gouttes.

(…)

La Grèce vit toujours au bord de l’asphyxie et ne l’évite qu’à coup de crédits débloqués à la onzième heure.

«L’avenir reste incertain», reconnaît pudiquement la troïka dans son bulletin de santé. Le PIB grec s’est contracté de 20 % depuis 2009, avec comme effet mécanique une chute des recettes budgétaires et un alourdissement du poids de la dette, à 130 % du PIB à la fin de l’année, bien loin des 110 % projetés. Les Européens, encore dans le déni, refusent tout allégement du fardeau.

Le FMI, pourtant, admet déjà avoir sous-estimé la violence de l’effet de ciseau. Et le débat risque de ressurgir au premier plan dès la rentrée.

UMP : Sarkozy a géré son parti comme il a gouverné la France, par la dette !

L’UMP s’est gavé sur le dos des français. Ils ont mené grand train en vivant sur les subventions d’état et sur leurs dettes bancaires. Et ils ont fait en grand avec la France ce qu’ils ont fait en petit avec leur boutique de marchands de rêve.

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La collecte de dons lancée par l’UMP auprès de ses sympathisants rencontre un succès certain : plus de 2 millions d’euros auraient été collectés durant le weekend pour renflouer les finances du parti, plombées par la décision du Conseil constitutionnel de rejeter les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, ce qui prive l’UMP de 11 millions d’euros de remboursement.

Pourtant, le parti n’a pas attendu cette mésaventure pour souffrir de problèmes financiers. En réalité, depuis sa création, l’UMP est endettée, comme on peut le constater sur son bilan comptable annuel, que publie la Commission nationale des comptes de campagne et pour le financement de la vie politique (CNCCFP). Le dernier disponible est celui de 2011, mais ces chiffres permettent de se faire une idée de la situation financière du parti.

  • Une dette qui date de 2002 et n’a fait que se creuser

L’UMP était en fait endettée dès sa naissance. Elle a en effet hérité de la dette bancaire que possédait le RPR, son précecesseur, qui s’est dissous dans l’Union pour une majorité présidentielle, rapidement devenue Union pour un mouvement populaire. Ce premier graphique présente l’évolution de la dette bancaire de l’UMP depuis sa création. Une évolution simple : si la dette bancaire tend à se réduire hors périodes électorales, celles-ci, et particulièrement la présidentielle, la font exploser.

De 31 millions d’euros à sa création en 2002, la dette de l’UMP est passée à près de 44 millions en 2011, une hausse de 38 % en neuf ans.

« L’UMP rembourse ses prêts et en contracte d’autres au fur et à mesure des échéances », confirme au Monde.fr Jean-Christophe Ménard, maître de conférence en droit public à l’IEP de Paris, avocat spécialiste du droit des partis politiques et rapporteur de 2008 à 2012 auprès de la CNCCFP. Si la pratique est classique, il souligne que « l’approche d’élections est toujours décisive car elles déterminent la stratégie financière d’un parti, qui va emprunter en fonction de ses prévisions de résultats et en anticipant sur l’aide publique versée ». Effet pervers de ce principe : « Plus les échéances sont rapprochées, plus le parti emprunte et se retrouve sur la corde raide. » 

 

Une dette bancaire restée importante

Dès 2002 et sa création, l’UMP affiche 31 millions de dette bancaire. Une somme qui a parfois diminué, mais qui a en réalité tendu à augmenter, et représentait en 2011 43 millions d’euros. En outre, et même si rien ne permet d’affirmer que c’est le cas de l’UMP, les prêts, surtout personnels, posent un problème juridique. « La CNCCFP n’a pas les moyens de vérifier que les emprunts sont remboursés », confirme Me Ménard.

(…)Les subventions et cotisations du parti sont pourtant plutôt en hausse constante. Alors au pouvoir, l’UMP a bénéficié de subventions publiques importantes, et a toujours pu compter sur les dons et les cotisations de ses élus. Et de fait, avec environ 33 millions d’euros par an, le parti est confortablement doté. D’ailleurs, prenant acte de cette manne, le parti diminue le montant des cotisations de ses adhérents à partir de 2006, ce qui a pour effet de les rendre inférieures au montant des dons reçus par l’UMP. (…)

  • Des frais parfois élevés

Peu économe malgré des financements abondants, l’UMP a des postes de coûts parfois élevés. Notamment en matière de communication. Sur ce graphique, nous avons fait figurer quelques-uns des postes les plus importants : communication, déplacements, salaires, loyers. Comme on le voit, la communication a atteint des sommets, notamment en 2007, année présidentielle, mais les salaires ont aussi connu une progression régulière.

 

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Les 3.000 milliards de dette que nous cache l’Etat

Si l’on prend en compte les engagements de l’Etat comptabilisés « hors bilan », la dette de la France atteindrait 242,2% du PIB, contre 90,2 % actuellement.

D’après l’INSEE, la dette de la France atteint 90,2 % du PIB au 4ème trimestre 2012, soit 1.833,8 milliards d’euros. Mais si l’on prend en compte les engagements de l’Etat comptabilisés dans ce que les experts appellent le hors-bilan, la dette de la France serait beaucoup plus élevée.

Elle atteindrait 242,2 % du PIB (4923,8 milliards d’euros). C’est du moins ce que révèle le dernier rapport de la Cour des Comptes publié le 30 mai dernier.

Les engagements hors bilan retracent les obligations susceptibles d’avoir un impact significatif sur la soutenabilité financière d’un Etat sans avoir les caractéristiques obligeant une nation à les intégrer dans son bilan. On y intègre les retraites, les mécanismes européens de stabilité financières ou encore la garantie des épargnants. Continuer la lecture de Les 3.000 milliards de dette que nous cache l’Etat

Crise de la Zone euro : nouveau round pour le Portugal ?

 Les marchés jouent à se faire peur, les taux s’emballent… et nous devons nous préparer à affronter un nouveau round dans la crise de la Zone euro.

La première victime est une vieille connaissance :

  • Le Portugal est la principale victime de la remontée des taux obligataires, L’Agefi

Les taux d’emprunt portugais à 10 ans se approchent dangereusement les 7%. “La dette portugaise semble cristalliser les inquiétudes des investisseurs obligataires qui se montrent de plus en plus sceptiques sur la capacité du pays à retrouver rapidement un accès complet aux marchés. La perspective d’un resserrement de la politique monétaire de la Fed a accru la volatilité sur les marchés, provoquant depuis une dizaine de jours une forte remontée des taux d’emprunt en Europe. Hier, les rendements portugais se rapprochaient dangereusement du seuil des 7% à environ 6,7%” rapporte ce matin L’Agefi.

Patrick Jacq, stratégiste taux chez BNP Paribas, explique : “La brusque remontée des taux, et le stress sur la liquidité dans les pays émergents font que les investisseurs se posent à nouveau des questions sur les pays en difficultés et la soutenabilité de leur dette. La Grèce a été sous pression récemment. C’est désormais au tour de l’Italie, de l’Espagne, et surtout du Portugal qui est pénalisé par une dette très peu liquide”.

Il faut dire que malgré les divers plans de rigueur adoptés par le pays, les perspectives économiques du Portugal restent extrêmement précaires :

  • Portugal : un déficit à plus de 10% ? Le Figaro

Le ministre des Finances portuguais Victo Gaspar annonçait hier que le déficit du pays pourrait dépasser les 10% du PIB au premier trimestre si les autorités tiennent compte de l’injection de fonds publics dans la banque Banif.

“Si ce reclassement comptable a lieu, le déficit pourrait dépasser les 10%”, a déclaré M. Gaspar devant une commission parlementaire, précisant toutefois que le déficit s’établirait “autour de 8,7%” du PIB si 700 millions d’euros prêtés à la Banif n’étaient pas pris en compte.

Il faudra attendre vendredi pour que l’Institut national des statistiques (INE) dévoile les chiffres du déficit public pour le premier trimestre 2013.

Pendant ce temps-là, un autre pays commence à inquiéter les observateurs internationaux : la France !

– Lire plus: http://protection-rendements.fr/2013/06/26/crise-zone-euro-portugal/#sthash.kxDfrU7v.dpuf

Si l’on veut sauver l’amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique, par Hans-Olaf Henkel

On va bien se marrer quand toute la caste politico-méditatique, qui se maintient au pouvoir grâce aux mensonges, devra reconnaitre que seule Marine Le Pen a dit la vérité aux Français et leur a présenté la seule alternative économique crédible.

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Lu sur Les Crises
Hans-Olaf Henkel est l’ancien PDG d’IBM en Allemagne, et il a présidé le Bundesverband der Deutschen Industrie, l’équivalent allemand du Medef, de 2000 à 2005.

Wirtschaft

Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n’ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J’estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l’euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l’évidence : l’euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l’Allemagne.

Pendant des décennies, la France a maintenu sa compétitivité mondiale à coups de réformes sociales et de dévaluations modérées. Aujourd’hui, elle est prise en tenailles entre un gouvernement qui ne peut pas ou ne veut pas imposer les réformes nécessaires et une monnaie qui l’empêche de procéder à une dévaluation, seul moyen d’exporter à des prix raisonnables. Cette situation entraîne une récession, une flambée du chômage, une diminution de l’assiette fiscale et un creusement de la dette publique.

Si les Français rêvent de croissance économique, les Allemands, eux, s’inquiètent de Continuer la lecture de Si l’on veut sauver l’amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique, par Hans-Olaf Henkel

Alerte sur la dette des hôpitaux publics

L’encourt des prêts des hôpitaux a triplé en moins de dix ans et dépasse les 20 milliards d’euros affirme l’Inspection générale des finances. Cette dernière veut limiter les capacités d’emprunt bancaire des hôpitaux.

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Le niveau d’endettement des hôpitaux publics inquiète l’Inspection générale des finances (IGF). D’après un rapport daté du mois de mars, «l’encours de prêts de moyen et long terme a quasiment triplé entre 2003 et 2011, passant de 9 milliards d’euros à plus de 24 milliards». Les charges d’intérêts ont atteint cette année-là quelque 823 millions d’euros et ont été pratiquement multipliées par 2,5 sur les dix dernières années.

En cause: les plans d’investissement Hôpital 2007 et Hôpital 2012, préconisés par le gouvernement. L’endettement des hôpitaux sert à financer des programmes de rénovation et à améliorer les équipements et systèmes informatiques. Mais, d’après l’IGF, le niveau de dette devient insoutenable et rend «d’autant plus problématiques les conséquences de la crise bancaire et financière de l’automne 2008 pour le secteur hospitalier». D’après le rapport, les établissements sont pénalisés par des taux d’intérêt élevés, causés par la frilosité des banques depuis la faillite de Dexia, premier financeur des hôpitaux. Pour l’IGF, «la réticence des banques semble fondamentalement liée à une appréciation du risque emprunteur des hôpitaux qui se dégrade». Continuer la lecture de Alerte sur la dette des hôpitaux publics

Chypre : le coût du sauvetage gonfle à 23 milliards d’euros

On est parti de 10 milliard, ensuite 17, et puis 23… l’état doit en plus vendre son Or. La c’est la ruine. Pire que le scénario grec …. et il y a des gogos qui croit encore à ce que racontent les gouvernements en place, la troïka et les média-complices ?????

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Le coût du plan de sauvetage de Chypre est réévalué: 23 milliards d’euros au lieu des 17 milliards prévus. La différence de 6 milliards sera payée par les déposants des banques chypriotes et par l’État, prié de vendre son or.

Le gouvernement l’a annoncé ce jeudi après-midi, à la veille de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, prévue ce vendredi à Dublin. La facture du plan de sauvetage décidé le mois dernier passe de 17,5 milliards à 23 milliards d’euros. Et ce sont les Chypriotes qui devront apporter la différence, les bailleurs de fonds internationaux s’étant engagés à prêter 10 milliards (9 milliards de l’Union européenne, un milliard du Fonds monétaire international, FMI).

Le symbole en dit long sur la situation catastrophique de l’île: la banque centrale devrait vendre une partie de ses réserves d’or, à hauteur de 400 millions d’euros, pour contribuer au financement de son plan de sauvetage.

Presqu’une misère. L’essentiel de la contribution chypriote, soit 10,6 milliards d’euros, viendra de la liquidation de la banque Laiki et des ponctions opérées sur les comptes de plus de 100.000 euros déposés à la Bank of Cyprus. Le reste de la somme serait abondé par les hausses d’impôts (600 millions d’euros) et les privatisations (1,4 milliard d’euros) selon les documents de travail de la Troika cités par les agences de presse.