Archives par mot-clé : diabolisation du FN

Taguieff : le terrorisme intellectuel reste l’apanage de la gauche et de l’extrême- gauche(2/2)

Le philosophe s’interroge dans son dernier livre sur la persistance à gauche d’un antifascisme imaginaire hérité de la propagande soviétique des années 1950.

fascisme-antifaFigaroVox: Vous dénoncez dans votre livre la dissymétrie entre une «extrême droite» diabolisée et une extrême gauche pardonnée de ses excès. D’où vient ce «deux poids deux mesures»?

Pierre-André TAGUIEFF: C’est là un héritage de l’antifascisme soviétique, dont les idéologues et propagandistes, depuis les années 1950, n’ont cessé de marginaliser ou de calomnier en France la position antitotalitaire ou anti-extrémiste pour camoufler la criminalité du communisme, et permettre à la gauche de se «ressourcer» régulièrement en revenant à Marx ou à tel ou tel théoricien révolutionnaire et anticapitaliste (Lénine, Trotski, Gramsci, etc.). Il importe à une partie de la gauche de laisser ouverte la voie d’un retour éventuel à l’idée communiste, donc de ne pas diaboliser le communisme, en dépit de ses crimes, comme elle diabolise le fascisme, et plus particulièrement le nazisme. Cette gauche nostalgique suppose que l’idée ou l’utopie communiste est bonne en elle-même, et que seules ses réalisations historiques ont échoué. Alors qu’elle postule que le nazisme est en lui-même un mal, qu’il incarne même le Mal absolu. Ce traitement asymétrique est caractéristique de l’antifascisme dans toutes ses variantes, et nous rappelle que, comme l’avait bien vu George Orwell, la gauche est antifasciste mais non antitotalitaire. J’ajouterai qu’elle voit le «fascisme» là où il n’est pas (Raymond Aron et le général de Gaulle ont été traités de «fascistes»), et que, simultanément, elle ne voit pas le fascisme où il est, par exemple dans le chavisme tant admiré par Jean-Luc Mélenchon. Une admiration partagée par le polémiste Alain Soral qui se définit lui-même, pas seulement par provocation, comme «national-socialiste».

«Nous vivons dans un univers de spectres, où aux fascismes imaginaires font écho des antifascismes imaginaires d’aujourd’hui», écrivez-vous. Pourquoi l’antifascisme idéologique a-t-il survécu à la mort du fascisme politique alors que l’anticommunisme a, lui, disparu suite à l’effondrement du bloc soviétique?

L’antinationalisme est progressivement devenu la principale reformulation du vieil antifascisme. Mais les antinationalistes en sont venus à diaboliser la nation comme telle. C’est ce que j’ai appelé naguère, au début des années 1990, l’«antinationisme», qui s’est transformé en idéologie dominante dans les milieux européistes. La projection sur la nation de tous les traits répulsifs du «fascisme» en est le principe moteur. Dans la rhétorique de combat centrée sur la dénonciation des «eurosceptiques» ou des «europhobes», c’est bien le sentiment national qui est incriminé, au point d’être criminalisé. De la même manière, la reformulation antiraciste de l’antifascisme, qui se traduit principalement par la célébration de l’immigration comme méthode de salut, est centrée sur la diabolisation de la nation comme identité collective et souveraineté. Comme l’existence même des frontières nationales, la distinction simple entre nationaux et étrangers est considérée par les «antinationistes» comme un scandale.

Pour ces nouveaux utopistes, il faut que disparaissent les États-nations pour que l’humanité s’unifie à travers la multiplication des processus migratoires sans contrôles ni limites. Leur rêve est d’instaurer une démocratie cosmopolite, dans un espace post-national qu’ils s’efforcent de construire en délégitimant le sentiment national tout en érigeant l’immigration de masse en fatalité et en phénomène intrinsèquement bon ou bénéfique.

Il faut relever ce grand paradoxe: alors que jamais, depuis 1945, le nationalisme ne s’est Continuer la lecture de Taguieff : le terrorisme intellectuel reste l’apanage de la gauche et de l’extrême- gauche(2/2)

FOG : j’ai fait partie des connards (vidéo)

Fog se réveille. Il avoue que l’antifascisme des média n’est que du cinéma…. il était temps.

« On fait de l’antifascisme à bon compte sur le dos de Marine Le Pen. Or on a bien vu que ce n’est pas tout à fait jean marie le Pen et les français ne sont pas dupes, ils voient les choses. Moi je fais partie des connards qui ont diabolisé Le Pen; vous avez vu le résultat. »

André Gerin (PCF) : “La diabolisation du FN est absurde”

L’ex-maire de Vénissieux revient sur les résultats des municipales. Il dépeint une société française au bord de l’embrasement : “Nous sommes en pleine guerre civile larvée”, expose-t-il. “La diabolisation du FN et de Marine Le Pen n’a jamais été aussi absurde”, ajoute André Gerin.

50756_gerin-uneL’ex-maire de Vénissieux avait présidé une mission d’information parlementaire ayant conduit à l’interdiction de la burqa. Il avait aussi lancé une polémique, à la suite de ses propos sur l’immigration, qui ne constitue pas, selon lui, « une chance pour la France ». Il revient aujourd’hui, dans un long communiqué de presse, sur le vote aux municipales et la montée en puissance du Front national, dont il reconnaît qu’il est devenu « le premier parti ouvrier de France ». « Le Parti communiste, quant à lui, continue inexorablement son déclin », constate-t-i

“Il existe aussi un racisme anti-France et anti-Blancs”

Le maire honoraire de Vénissieux, comme il aime à se désigner, dépeint une situation explosive de la société française.

« Nous sommes en pleine guerre civile larvée », expose-t-il, citant « ces salariés qui menacent de faire brûler leur usine », les Bonnets rouges, les militants de la Manif pour tous et les « enfants français de l’immigration » qui vivent dans des territoires où « les taux de chômage atteignent 40 à 50 % ». André Gerin va cependant plus loin, stigmatisant « des communautarismes et l’immigration non régulée ». Revenant sur les émeutes de 2005, il pointe « des territoires gangrenés par la drogue, où les mafias sont contrôlées par des fondamentalistes ». « Il existe aussi un racisme anti-France et anti-Blancs largement ignoré », déplore-t-il. Il rappelle que les auditions de sa mission parlementaire avaient « mis en évidence l’importance du communautarisme musulman et l’application de la charia dans certains quartiers ».

Après le constat, les réponses. André Gerin souhaite une rupture plus marquée avec le Parti socialiste – « la gôche Canada Dry » – et avec « la gauche mélenchoniste« . Il regrette la Continuer la lecture de André Gerin (PCF) : “La diabolisation du FN est absurde”