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Pourquoi c’est bien plus qu’une histoire d’emplois… Ce que la perte des activités énergie d’Alstom coûterait à l’économie française

Derrière les emplois menacés par la perte de la filière énergie d’Alstom, c’est la souveraineté technologique et économique de la France qui est menacée. Et cela se compte en milliards.
alstomgAtlantico : General Electric et Siemens se disputent le rachat de la partie énergie du français Alstom. L’inquiétude du gouvernement à ce sujet est grande, notamment sur la question des emplois qui pourraient être menacés. Aussi grave cet aspect soit-il, est-il le plus important ?

Nicolas Mazzucchi : Si on se positionne d’un point de vue social et français, alors oui, l’emploi est le premier sujet d’inquiétude dans le dossier Alstom, même si ce n’est pas un des premiers employeurs du pays. Mais dans un cadre plus global, ce n’est plus le sujet numéro un.  La question qui se pose est celle des activités de l’entreprise, et de leur intérêt stratégique pour l’ensemble de l’économie française. Il faut savoir que le secteur énergie d’Alstom est une chose dont l’économie française, eu égard à sa structuration, peut très difficilement se passer.

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L’économie française au bord du gouffre (Marc Fiorentino)

« Il règne une ambiance étrange. Tous les indicateurs de terrain, venant des chefs de petites entreprises entre autres, indiquent que l’économie française est dans une situation extrêmement inquiétante. Consommation en baisse et chômage en hausse. Mais il n’y a pas de sentiment d’urgence, on est une fois de plus dans le déni. Je pense qu’il est temps de lancer un cri d’alarme.

Hausse du chômage, prévision de récession : la situation de l’économie française m’inquiète.

Au-delà des chiffres officiels qui sont publiés, la réalité sur le terrain est assez effrayante. Le principal moteur de la croissance française, la consommation, est à l’arrêt. Le non alimentaire, et notamment l’habillement, le textile est en baisse de 15% à 30% et même les dépenses alimentaires sont en baisse de 5%. Et je suis frappé par l’absence totale de sentiment d’urgence. Le gouvernement, et même les médias, continuent à fonctionner comme si nous traversions juste une période difficile alors que nous sommes au bord du précipice.

 

Ce qui me faire dire cela c’est que notre commerce extérieur est en lambeaux avec un déficit record, la consommation est à l’arrêt et les investissements sont en chute libre. Les entreprises, et surtout les TPE, les PME et même les entreprises intermédiaires dont le marché est franco français sont dans la situation la plus difficile que j’ai pu observer en 30 ans de carrière. Plus de financement bancaire, plus d’investisseurs en capitaux ni en bourse compte tenu de la fiscalité, et des chiffres d’affaires en baisse. Le nombre des procédures de sauvegarde, redressements judiciaires et faillites explose.

Et j’ai le sentiment qu’on n’en parle pas assez. J’ai l’impression qu’on est une fois de plus dans le déni. On vient de passer un mois dans un psychodrame sur les 600 emplois de Florange, alors qu’on perd 60,000 emplois par mois. Je me demande quel niveau le chômage et la décroissance doivent atteindre pour qu’on réagisse. Il faut lancer un cri d’alarme : le secteur privé français est au bord du gouffre et nous n’avons plus les moyens de financer le secteur public ».

Marc Fiorentino, Monfinancier.com, le 3 décembre 2012