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Même avant la victoire de Hollande, la gauche détenait déjà le vrai pouvoir en France

On juge un président sortant à son bilan. Celui de Nicolas sarkozy a été considéré comme décevant, voir honteux. L’hostilité des français à son égard aura été l’allié objectif du PS. Et on peut penser que s’ il n’avait pas plié devant les injonctions de la bienpensance qui interdit à l’UMP toute forme d’alliance avec le FN, Nicolas Sarkozy serait encore président à l’heure qu’il est. Car ce ne sont pas les thèmes abordés et pillés au Front National pendant cette campagne qui ont fait chuter le président-candidat. Ce  sont au contraire les reniements à ses promesses et le manque de cohérence de l’UMP sur des questions comme l’immigration, l’identité, l’europe, le protectionnisme, le multiculturalisme, qui lui ont couté cher.
La gauche devrait donc rester modeste. Car avec plus de 30 % de vote anti-système au premier tour, 20% abstention et un record de vote blanc, ce n’est pas François Hollande qui a gagné l’élection mais Nicolas Sarkozy qui l’a perdu. Le vote en faveur du PS aura pris la forme d’une catharsis. D’un défoulement. D’ un remède purgatif… mais aura-t-il les effets escomptés ???… Pas si sûr.

Non, La gauche ce n’est pas le changement

Les électeurs moutonniers de la gauche qui, à l’annonce du résultat donnant leur favori vainqueur  ont laissé exploser une joie ridicule (1), ne devraient pas trop se bercer d’illusion. S’ils pensent qu’en votant pour le PS, ils ont pris une revanche sur la droite et renverser un fasciste, ils se trompent lourdement.
D’abord parce que  malgré une désacralisation de la fonction présidentielle pendant 5 ans, malgré une crise  économique et financière exceptionnelle, malgré une animosité médiatique toujours plus grande, la droite (avec le FN) réalise un très bon score. Ensuite parce que le président Sarkozy n’a jamais été le personnage que nous ont vendu les officines de la propagande de gauche et les média-complices. Si ces derniers étaient un peu honnêtes, ils auraient même pu en faire leur homme providentiel (ce qui fut d’ailleurs le cas au début de son mandat).
En effet, Sarkozy a été le président de l’abandon de la double peine, de l’immigration incontrôlée, de la discrimination positive, de la diversité dans la constitution (heureusement rejeté par la commission Veil), du multiculturalisme et du métissage. Il aura choisi la voix  du Keynesianisme avec un plan de relance de 26 milliards d’euro, de l’européisme fédéral et de la sauvegarde de l’euro.  Avec un gouvernement composé  en grande partie d’hommes et des femmes de gauche, Sarkozy aura peut-être fait preuve de la plus grande ouverture politique que l’on ait jamais connu sous la Cinquième République. Et ce sont ces  choix, ainsi que l’adhésion aux codes du post-modernisme imposés par la gauche, qui ont déçu les électeurs de droite et ceux du FN.
Donc contrairement à ce que l’on nous raconte, Sarkozy avait tout pour plaire à la gauche bobo. Il en fut l’incarnation jusqu’à l’outrance. Il a endossé les habits du modernisme qu’aurait enfilé à sa place Strauss-Kahn et  que le rad-soc Hollande ne mettra pas longtemps a revêtir.

Alors, non! en votant pour le PS, la France n’a pas emprunté la voie du changement. Et si les militants de gauche pensent avoir mis un terme à un pouvoir absolu, qu’ils sachent au contraire qu’ils n’ont fait que le renforcer.

Car le vrai pouvoir en France c’est la gauche qui le détient.

L’hégémonie culturelle de la gauche corrompt le vrai sens de la République Continuer la lecture de Même avant la victoire de Hollande, la gauche détenait déjà le vrai pouvoir en France