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Assurance-vie : Le conseil d’une ex-directrice de Goldman Sachs

Selon Natacha Valla, ancienne directrice exécutive chez Goldman Sachs de 2008 à 2013, l’argent placé sur les contrats d’assurance-vie est depuis longtemps évaporé et il faudra donc prendre les pertes, d’une manière ou d’une autre.

Émission C dans l’air (15 Oct. 2014)

Natacha Valla a été Directrice Exécutive chez Goldman Sachs de 2008 à 2013, après avoir été économiste à la BCE, puis à la Banque France. Elle a également été consultante pour le FMI et l’OCDE. Parallèlement elle a enseigné à HEC, l’IEP et l’université de Paris Dauphine. Elle a reçu le prix 2000 de la Society for Computational Economics.

Revoir: Crise de la dette, MON EPARGNE EN DANGER ! (vidéo)

L’inéluctable confiscation des dépôts bancaires

Dans cet article, nous allons voir pourquoi la confiscation de vos dépôts bancaires (bail-in) sera la “solution” choisie pour faire face aux faillites bancaires.

Dans un obscur document intitulé From Bail-Out to Bail-In — Mandatory Debt Restructuring of Systemic Financial Institutions“, le FMI explique pourquoi les banques devront être sauvées par les déposants plutôt que les Etats.

Evidemment, cela est présenté comme une “avancée”, à savoir que les contribuables ne seront plus sollicités, mais uniquement les déposants de la banque…

Comme il y a plus de déposants que de contribuables, c’est en réalité une façon de faire porter la charge à plus de monde, et surtout cela évite de poser la vraie question : pourquoi devrait-on sauver les banques ?

Il existe 3 grands risques d’effondrement systémique identifiés par le FMI (la liste est non exhaustive) :

1. Le risque de contrepartie

Les grandes banques sont toutes interconnectées, notamment via les produits dérivés, où la solvabilité de chaque banque est assurée en quelque sorte par une autre banque…

En théorie, le risque est assuré, mais en réalité, si un des maillons de la chaîne (le plus faible) rompt, alors toute la chaîne rompt.

C’est ce qui a commencé à se passer en 2008 suite à la faillite de Lehman Brothers… La chute des dominos n’ayant été stoppée que par les sauvetages des Etats et des banques centrales (bail-out), in fine financée par les contribuables, leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Cela a augmenté considérablement la dette des nations, dont la France, merci Sarkozy.

2. Le risque de liquidité

Etant surendettés et ayant un déficit de fonctionnement structurel, les Etats ont constamment besoin de liquidité, ne serait-ce que pour payer les factures courantes (salaires, retraites, sécu, etc.).

Les banques françaises, utilisant des effets de levier supérieurs à 20, ont également besoin du marché interbancaire pour continuer à fonctionner normalement, notamment lorsqu’elles subissent des pertes importantes, comme sur les obligations grecques.

Si elles devaient vendre des actifs dans l’urgence, cela créerait un krach systémique, qui mettrait à terre banques, compagnies d’assurances, et Etats.

Or en 2009, les banques, ne sachant pas quelle était l’ampleur des pertes sur les subprime de leurs consoeurs, ont arrêté de se prêter de l’argent entre elles, asséchant toute liquidité. Encore une fois, ce sont les banques centrales qui ont dû les sauver, en créant de la liquidité ex nihilo, ce qui revient à détruire la valeur de la monnaie et donc l’épargne des épargnants.

3. Le risque de contagion

Avec un tel jeu de dominos, il suffit qu’un domino tombe pour entraîner tous les autres.

Cela a été le cas en 2008 lors de la faillite de Lehman Brothers, mais aussi lors de la crise grecque, qui, sans le sauvetage de l’Union européenne et de la BCE, aurait fait chuter une grande banque française ou allemande…

Le sauvetage grec ne visait nullement à sauver la population grecque mais bien les banques françaises et allemandes, et surtout le système bancaire international.

Le bail-out (sauvetage des banques par les contribuables)

Lorsque vous déposez de l’argent sur votre compte en banque, par exemple 1.000 euros, cela crée un passif de 1.000 euros pour la banque, car celle-ci vous “promet” de vous rendre cet argent lorsque vous le demanderez (N.B : les promesses n’engagent que ceux qui y croient).

Avec ces 1.000 euros, la banque va pouvoir acheter des actifs, par exemple 900 euros d’obligations françaises, et 100 euros d’obligations grecques car celles-ci offrent un meilleur rendement…

Aujourd’hui, les banques françaises ont un ratio de capitaux propres d’environ 3%, cela dépend des banques évidemment. Dans notre exemple, cela voudrait dire que la banque dispose de 30 euros de fonds propres.

Donc voici ce que nous aurions :

Mais voici que la Grèce est en faillite, et donc ses obligations ne valent plus rien. Voici alors la situation :

Tout d’un coup, il manque 100 euros, la banque est en faillite, ses fonds propres sont insuffisants pour combler ses pertes…

C’est là que sont intervenus les Etats pour sauver les banques, ce qu’on appelle le bail-out, notamment en 2008 pour Lehman Brothers (mais aussi lors de la faillite du Crédit Lyonnais).

C’est pour cela que l’Union européenne et la BCE voulaient tant aider la Grèce, pour éviter la faillite des banques françaises et allemandes. Cela a permis aux obligations grecques de décoter de 50% seulement, et donc de minimiser les pertes des banques…

Le problème du bail-out

Mais avec des dettes immenses, proches de 100% du PIB, ce type de sauvetage coûte extrêmement cher aux Etats, et surtout, ceux ci n’ont pas la capacité financière pour sauver ne serait-ce qu’une seule grosse banque (trop grosse pour faire faillite), et encore moins tout le système bancaire…

Une solution, serait de laisser la banque faire faillite et que l’Etat garantisse uniquement les dépôts… mais comme ce sont les banques qui gouvernent, c’est hors de question.

L’autre solution à la Crédit Lyonnais, c’est de créer une bad bank, qui rachète les obligations grecques 100, ce qui permet de sauver le Crédit Lyonnais, et cette bad bank est ensuite chargée de vendre les obligations grecques…

La solution du bail-in (sauvetage des banques par les déposants)

C’est là que le bail-in intervient.

Jusqu’à présent, vos dépôts étaient sacrés, sous peine notamment d’un bank run, et d’une accélération de la faillite bancaire.

Mais la situation étant critique, voici la solution préconisée par le FMI, et rendue légale par les instances européennes :

Il suffit de confisquer les dépôts bancaires !

Dans notre exemple, il suffit de confisquer 100 euros sur vos 1 000 euros et le tour est joué, la banque est de nouveau solvable !

Bien pensé, n’est-ce pas ?

Les (nombreux) avantages du bail-in

– Les Etats n’ont pas besoin de sortir 1 centime pour sauver la banque !

– La banque est sauvée, et évite donc l’effet de contagion et de domino avec les autres banques !

– La banque n’a pas besoin de vendre d’obligations françaises, ni d’autres actifs, qui entraînerait un krach systémique.

– Elle peut continuer de fonctionner.

– Elle continue à distribuer de généreux bonus à ses dirigeants et ses traders.

– Il suffit de changer une simple variable informatique (le pourcentage de dépôts confisqués), pour sauver la banque quel que soit le montant de ses pertes.

– Le système de Ponzi peut continuer comme avant.

Bref, que d’avantages, au détriment des déposants.

Et l’Europe a légalisé les bail-in, empêchant tout déposant de demander justice et réparation…

Avec de tels avantages, soyez sûr que la prochaine faillite bancaire sera réglée par une confiscation de vos dépôts bancaires.

Dites vous bien que la loi dit désormais que vos dépôts bancaires sont un prêt à la banque, qui en contrepartie, ne vous offre qu’une promesse de vous les rendre, si elle le peut… Si elle ne peut pas, tant pis pour vous : NUL N’EST CENSE IGNORER LA LOI.

La Quotidienne Agora

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A lire en complément :

La puissance de feu des lobbies financiers à Bruxelles

Le think tank européen Corporate Europe Observatory a publié récemment un rapport – “The fire power of the Financial Lobby”- essayant de quantifier le poids des lobbies financiers à Bruxelles. Sa lecture est édifiante et interroge à la veille des élections européennes sur le contrôle démocratique de la finance. Les auteurs du rapport précisent la méthodologie employée et les obstacles à la collecte exhaustive de l’information auxquels ils ont été confrontés. L’enregistrement sur le registre de transparence des organismes agissant comme lobbyistes n’étant pas obligatoire mais volontaire, le recensement est compliqué et nécessairement incomplet.

Pourtant les forces en présence sont déjà impressionnantes : la finance emploie 1.700 lobbyistes et dépense plus de 120 millions d’euros par an pour peser sur le processus d’élaboration des législations financières… Les chiffres présentés dans le rapport sont d’après les auteurs les plus “conservateurs” et donc sous-estiment la “puissance de feu” réelle du lobby financier. Cette influence se retrouve à toutes les étapes du processus législatif (Commission, Parlement européen) mais affecte aussi les organes consultatifs officiels et autres groupes d’experts (Derivative Expert Group ou European Securities Market Group, etc.), dans lesquels leur présence est tout à fait dominante voire exclusive.

La pression est telle que le commissaire européen Michel Barnier a estimé nécessaire en décembre dernier de demander formellement à tous les employés de la DG “Marché intérieur et services” de ne plus rencontrer les lobbyistes de la banque et de la finance. Cette initiative en dit plus long que bien des discours…

Cette quantification de la capture des régulateurs, qui frappe déjà les esprits, n’est malheureusement que la face émergée de l’iceberg, comme l’explique le récent ouvrage de C. Chavagneux et T. Philipponnat, La Capture. Ils montrent que si l’action des lobbies est aussi efficace, c’est qu’au-delà des ressources humaines et financières considérables que ceux-ci engagent, ils trouvent bien souvent un terrain idéologique qui légitime leur position et entrave l’élan réformateur des politiques.

Les mécanismes d’influence revêtent des spécificités nationales et ne passent pas uniquement par des canaux formels et quantifiables.

En Allemagne, la capture est essentiellement politique du fait de la grande proximité entre les élus et les banques locales, en Grande-Bretagne elle est intellectuelle et commerciale, en France, plus insidieuse, passant par la consanguinité massive entre la haute administration et les dirigeants de nos grandes banques que l’on nomme pudiquement le pantouflage.

Ou quand l’intérêt individuel bien compris – un avenir confortable dans l’industrie qu’on contrôle ou dont on élabore le cadre d’activité – se heurte à la défense de l’intérêt général…

Face à ce déséquilibre des forces entre des lobbies financiers hyper-puissants et une société civile qui peine à faire entendre sa voix et ses intérêts sur les questions de régulation financière, il est essentiel que le prochain Parlement européen encadre plus strictement l’action des lobbies et promeuve un cadre contraignant de gestion des conflits d’intérêt. Sur ces deux dossiers, la simple contrainte à une plus grande transparence serait déjà une belle avancée.

Le nouvel Economiste

Livret A: le solde entre retraits et dépôts négatif de 210 millions d’euros en février

Les retraits sur le Livret A ont été supérieurs aux sommes déposées en février, le produit d’épargne affichant une décollecte nette de 210 millions d’euros selon des chiffres publiés vendredi par la Caisse des dépôts.

L’an dernier sur la même période, le livret avait attiré davantage d’épargne que de retraits avec une collecte nette de 1,51 milliard d’euros.
Le Livret de développement durable (LDD) a été plus attrayant le mois dernier affichant une collecte nette de 70 millions d’euros.

A fin février, les sommes déposées sur les deux produits de placement atteignaient 369,3 milliards d’euros, indique la Caisse des Dépôts.
L’année 2014 avait bien commencé pour les deux produits avec une collecte nette cumulée de 2,19 milliards d’euros, leur meilleur niveau depuis avril 2013.
Le Livret A, considéré comme le placement préféré des Français, avait notamment bénéficié de l’annonce du gouvernement fin 2013 de son intention de ne pas baisser son taux de rémunération, actuellement à 1,25%.

Après le FMI et la Bundesbank, l’UE veut ‘mobiliser’ votre épargne

Après le FMI et la Bundesbank, c’est maintenant au tour de l’Union européenne de suggérer ouvertement que l’épargne des citoyens européens pourrait être utilisée pour renflouer l’économie des Etats membres.

Reuters rapporte que l’UE a publié un document qui explore une nouvelle méthode pour libérer le bloc de sa trop grande dépendance à l’égard des banques : il prévoit une « mobilisation » des économies des 500 millions de citoyens. « La crise financière et économique a sapé la capacité du secteur financier à transférer des fonds vers l’économie réelle, en particulier l’investissement de long terme », indique-t-il. Pour certains commentateurs, il s’agit d’une confession de l’incapacité de l’UE de trouver des solutions viables pour résoudre la crise, cinq ans après le début de celle-ci.

Le document prévoit également qu’au cours du second semestre, la commission demandera à l’EIOPA, l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, de lui proposer un projet de loi pour « mobiliser plus d’épargne de retraite pour des financements de long terme ».

 

Les banques se sont en effet plaintes qu’elles n’avaient plus la capacité de prêter aux entreprises en raison de la nouvelle réglementation bancaire, mise en place après la crise, qui les force à disposer d’un plus grand ratio de réserves. Les dirigeants européens prévoient également de mener une étude d’ici la fin de cette année pour déterminer la faisabilité de la mise en place d’un compte d’épargne européenne, qui pourra être ouvert à tous et dont l’objet sera de mettre des fonds à la disposition des PME, pour leur permettre d’investir.

Les critiques observent que c’est désormais l’Union qui va décider de la destination de nos économies. Dans ce cas, le terme «confiscation »  est donc peut-être plus approprié que «mobilisation».

Express.be

Le FMI propose une «supertaxe» sur le capital (Maj video BFM)

Addendum :

Marc Fiorentino

Nicolas Doze:

Quand vous êtes dans mouise, il faut trouver une solution; soit vous faites défaut soit vous sopliez… où est-ce-que vous voulez prendre de l’argent à part dans les poches de ceux qui en ont.

Avant même la chute de Chypre nous vous avions dit qu’ils viendraient taper dans notre épargne. Chypre fut un test. Ils ont constaté que la révolte avait été contenue, alors ils se disent « pourquoi pas ? »…. Planquez vite votre épargne…. ces kleptomanes totalement incompétents et complices des banquiers les plus véreux vont tout vous prendre

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Lu sur le Figaro

Les taux d’endettement public ont atteint de tels niveaux qu’il faudra trouver des solutions iconoclastes, indique le FMI dans son rapport sur les finances publiques. Le Fonds évoque un prélèvement «une fois pour toute» sur l’épargne privée, qui présente des risques considérables.

Christine LagardeLa proposition est assortie d’un solide point d’interrogation: «un prélèvement une fois pour toute sur le capital?», pour réduire la dette publique s’entend. Il s’agit d’une simple hypothèse, dans un rapport du FMI sur les finances publiques, qui, une nouvelle fois, pose le problème de la soutenabilité des dettes des États «avancés», l’Europe, les États-Unis, le Japon. Le FMI rappelle qu’elles représenteront 110% du PIB en moyenne dans ces pays, soit une augmentation de 35 point de PIB par rapport à la situation de 2007. Il faut donc trouver des solutions radicales.

De tels niveaux d’endettement sont sans précédents, si ce n’est au lendemain des grandes guerres. Mais ne vient-on pas de vivre une crise économique aussi destructrice qu’un conflit armé? Alors, à la guerre comme à la guerre: et si l’on proposait une mesure «one off», en anglais, «one shot» comme on dit en «franglais», ou encore «une fois pour toute» en vrai français, avec la promesse qu’on ne recommencera jamais plus?

Solution exceptionnelle

De telles propositions ont en réalité une très longue histoire. Le grand économiste David Ricardo recommanda une telle mesure pour l’Angleterre au lendemain des guerres napoléoniennes du début du XIXe siècle. En France l’idée germa aussi après la défaite française de 1870 contre la Prusse. Et dans l’Allemagne de l’empereur Guillaume II des années 1890, on y pensa pour financer un programme d’équipement public qui aurait redonné au pays la parité navale avec la Grande-Bretagne.

Toutes les nations européennes y songèrent comme un seul homme, au lendemain de la première guerre mondiale. Pourtant ni la Grande-Bretagne, ni la France de Clémenceau ne parvinrent à en imposer la solution. Seule l’Italie, avec une taxe de 3,3% à 54,3% sur les Continuer la lecture de Le FMI propose une «supertaxe» sur le capital (Maj video BFM)

56% des Français puisent dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses

OUPS…. voilà une information qui nous montre que l’UMPS ruine les français…

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Plus d’un Français sur deux a puisé dans son épargne pour couvrir ses dépenses mensuelles entre juillet 2012 et juillet 2013, selon une étude Ipsos publiée, ce mardi, pour la société de garantie financière Genworth. Hausses d’impôts, licenciements, départs à la retraite… ont baissé leurs revenus.

epargne-solidaire

Les Français épargnent, mais jusqu’à quand ? Plus de la moitié d’entre-eux ont dû puiser dans leurs économies entre juillet 2012 et juillet 2013 pour couvrir leurs dépenses mensuelles, selon une étude Ipsos, publiée ce mardi 24 septembre, pour la société de garantie financière Genworth.

> Lire aussi : Les Français continuent à épargner.

47% des personnes interrogées estiment ainsi avoir subi une baisse de leurs revenus durant cette période. En cause: les hausse d’impôts, les licenciements, les départs à la retraite, les arrêts de travail « pour raison de santé » et les baisses de salaire. Les sommes puisées dans leur épargne peuvent être conséquentes, puisque 19% des personnes interrogées ont retiré plus de 200 euros par mois. Les retraits restent plus fréquents chez les jeunes. 64% des 25-34 ans ont ainsi retiré de l’argent de leur épargne, tout comme 62% des 35-44 ans.

Crédit et découvert Continuer la lecture de 56% des Français puisent dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses

Assurance-vie : la menace d’une bulle obligataire plane sur les fonds en euros

On vous l’a souvent dit sur ce blog, l’épargne des français est fortement exposée à la dette de l’Etat. L’ensemble des produits d’épargne sont constitués d’obligations émises en euro. Une situation qui exposent les français à la bulle obligataire qui gonfle, gonfle, gonfle… jusqu’au jour où elle fera boum… et là ça va pas être jolie à voir ! Pour sauver votre épargne, achetez de l’OR physique et investissez dans la pierre.

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bulle

Les Français qui investissent massivement dans les fonds en euros de l’assurance-vie pour la sécurité offerte par ces placements savent-ils que, finalement, ils prennent des risques ? Selon nos calculs, réalisés sur une trentaine de sociétés d’assurance-vie, les actifs des fonds en euros sont investis en moyenne à 81 % sur des obligations, 9 % sur des actions, 5 % sur de l’immobilier et 4 % sur du monétaire.

Les Français ayant 85 % de fonds en euros dans leurs contrats d’assurance-vie, la sécurité de leur épargne est donc fortement corrélée à celle des obligations. Or leurs rendements sont anémiques. L’obligation assimilable du Trésor (OAT) à dix ans évolue aujourd’hui à 1,73 %, et du côté des entreprises il faut désormais sélectionner des sociétés notées BBB par les agences, c’est-à-dire présentant un certain risque, pour obtenir un rendement de 3 %.

BULLE OBLIGATAIRE

Ces taux anormalement bas conduisent à la constitution d’une « bulle obligataire ». Concrètement, il suffirait de tensions au Continuer la lecture de Assurance-vie : la menace d’une bulle obligataire plane sur les fonds en euros

Interview d’Olivier Delamarche par ThinkerView (vidéo)

Olivier Delamarche est convaincu que les pouvoirs publics ainsi que les régulateurs ne possèdent plus les qualités requises pour désamorcer une crise historique.

 » …des retraites ? il n’y en aura pas…. mais pas seulement les retraités, tous les épargnants vont trinquer. Pourquoi on vous a remonté le taux du Livret A ? C’est pas pour vous donner de l’argent. C’est pas pour vous donner du 75% d’intérêts. C’est simplement parce que cela permet à l’État de nationaliser l’épargne. Ils on nationalisé l’épargne, et les français qui sont contents qu’on s’occupe d’eux se sont précipités dans le livret A… et pourquoi on a fait ça, c’est tout simplement parce qu’en 2013 c’est la France qui sera le plus gros émetteur de dette en Europe, et qu’il fallait bien trouver quelqu’un pour acheter ces OAT (obligations d’états)… et bien ça y est on a trouvé le pigeon parfait c’est celui qui est allé dans le Livret A….et puis à un moment ou à un autre soit par le biais d’un défaut de paiement soit par le biais d’Hyperinflation votre Livret A il vaudra zéro, et voilà, merci, circulez, il n’y a rien à voir.

La mauvaise épargne chasse la bonne

À présenter comme immoraux ceux qui acceptent de prendre des risques, on va créer une génération d’épargnants pensant que le livret A est le maximum du risque autorisé par le politiquement correct.

Par Jean-Yves Naudet.
Un article de l’aleps.

Les Français épargnent. Contrairement à ce qu’imaginent les Keynésiens, c’est une bonne nouvelle. Bien orientée, l’épargne soutient la croissance, car elle finance les investissements productifs, accroît l’offre globale de produits et permet de distribuer le pouvoir d’achat correspondant. Mais l’épargne est-elle bien orientée en France ? Comme le confirment les derniers résultats publiés : elle finance avant tout le secteur public, depuis les logements sociaux jusqu’aux déficits budgétaires. C’est un gaspillage provoqué par les interventions étatiques ; en quelque sorte la mauvaise épargne a chassé la bonne.

Un taux d’épargne élevé

Le taux d’épargne des ménages est, en France, un des plus élevés d’Europe. Il est supérieur à 16% du revenu disponible et a même atteint 16,8% en 2011.

Contrairement à ce que pensent les Keynésiens, c’est a priori plutôt une bonne nouvelle. Si les Keynésiens n’aiment pas l’épargne, c’est parce qu’ils pensent qu’elle représente une non consommation, et comme pour eux la demande est le moteur de l’économie, plus on épargne, moins on dépense, de sorte que l’activité économique se ralentit.

Il y a deux siècles Malthus avait imaginé que l’épargne était une thésaurisation, de l’argent retiré du circuit économique. Au début du XXIème siècle peut-on persévérer dans cette erreur ? En économie de marché libre, l’épargne n’est pas une fuite dans Continuer la lecture de La mauvaise épargne chasse la bonne

Crise de la dette, MON EPARGNE EN DANGER ! (vidéo)

Crise et patrimoine des Français : le débat avec Olivier Delamarche, Philippe Herlin, Nicolas Lecoq Vallon et Hélène Feron-Poloni. Grand débat sur l’actualité de la crise de la dette et le patrimoine des français dans ce contexte préoccupant.

Les invités : Olivier Delamarche est associé et gérant de Platinium Gestion, il intervient sur l’activité économique tous les mardi sur BFM Business. http://www.platinium-gestion.com

Philippe Herlin est chercheur en finance, chargé de cours au CNAM. Il est l’auteur de « L’or, un placement d’avenir » (Eyrolles), de « Repenser l’économie » (Eyrolles) et de « France, la faillite ? : Après la perte du AAA » (Eyrolles). http://www.philippeherlin.com

Maître Nicolas Lecoq Vallon et Maître Hélène Feron-Poloni sont avocats au Barreau de Paris ; l’activité du Cabinet LECOQ VALLON & ASSOCIES est orientée principalement vers la défense et la protection du patrimoine des particuliers et des entreprises. http://www.lecoqvallonassocies.fr

Ce débat est une véritable mine d’or pour ceux qui se demandent ce que la crise leur réserve : un constat désastreux, et des solutions présentées en attendant l’orage… Pour les autres, il leur reste le déni déjà si bien entretenu par la pensée unique.
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