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Éric Zemmour : « La dernière chance de la droite ? »

LES INSOLENCES D’ÉRIC ZEMMOUR – La droite républicaine ne veut pas en démordre et veut se redresser seule, selon notre chroniqueur. Mais le FN a repris tout l’héritage du RPR.

« Comment refaire le RPR alors que la place est déjà prise ? Comment reconstruire un mouvement populaire (le fameux métro à six heures de Malraux) alors que les ouvriers et employés ont pris l’habitude de voter pour Marine Le Pen ? Comment ne pas rester enfermé dans un ghetto de retraités privilégiés habitant les métropoles ? Faut-il oser s’allier au FN pour sortir l’électorat populaire de son enfermement ? »

« Mais la droite républicaine ne veut pas en démordre : elle se redressera seule. Elle reprendra le programme de la droite de toujours en matière de sécurité et d’immigration, et cela suffira pour rallier les Français. Avec un zeste de baisse d’impôts. Ce fut la méthode de Sarkozy en 2007. Mais Sarkozy n’a jamais passé le « karcher » qu’il avait promis. Et si Sarkozy avait, sans le savoir, laissé passer la dernière chance de la droite ? »

Le Figaro

Éric Zemmour : « Trop d’Histoire tue l’Histoire »

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À suivre la campagne présidentielle ces derniers jours, on se croirait dans une bande d’actualités de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ne manquent que les images en noir et blanc », constate Éric Zemmour, qui note que « la classe politique française toute entière joue à plus gaulliste que moi tu meurs ! ». Il constate qu’Emmanuel Macron « use et abuse des références à la guerre et au nazisme, comme s’il voulait rejouer contre son adversaire du second tour un imaginaire historique qui avait si bien fonctionné pour marginaliser son père »

Pour le journaliste, « Marine Le Pen en est elle même effrayée puisqu’elle se sent obligée d’aller elle aussi se recueillir devant le mémorial de l’extermination des juifs ». Avant d’insister : « Pourtant, l’instrumentalisation du malheur juif ne marche pas. Elle scandalise davantage qu’elle ne mobilise. Elle apparait pour ce qu’elle est : un truc de campagne électorale ». Aux yeux d’Éric Zemmour, « trop d’Histoire tue l’Histoire ».

Éric Zemmour : quand un démographe démontre la réalité

CHRONIQUE – Le dernier livre d’Hervé Le Bras est une ode aux migrations qui prouve paradoxalement que «l’invasion» n’est pas un fantasme de peuples apeurés mais une réalité statistique.

«Le grand remplacement» n’est ni un fantasme ni un complot ; c’est le secret le mieux gardé de la mondialisation ; son principe, son moteur, son âme. Ce n’est pas Renaud Camus, l’auteur de cette formule aussi brillante que sulfureuse, qui l’affirme ; ni un militant «identitaire», ni même un de ces intellectuels «réactionnaires» voués aux gémonies par la bien-pensance. C’est l’un des plus célèbres démographes français, l’un des piliers des pages idées de la presse de gauche, le compère d’Emmanuel Todd, le contempteur du Front national et des «fantasmes d’invasion»: Hervé Le Bras. Bien sûr, notre auteur continue de pourfendre cette notion de «grand remplacement», mais le paradoxe est qu’il en démontre l’implacable réalité mieux que quiconque. Il rejette le mot pour mieux en faire accepter la chose. Jamais il n’a été aussi clair, aussi limpide. Comme s’il tombait le masque. Comme s’il pouvait décrire la réalité sans fard car il était trop tard pour l’arrêter. Continuer la lecture de Éric Zemmour : quand un démographe démontre la réalité

Zemmour : « Les petits trotskistes français sont les idiots utiles du grand capital »

« La solidarité ouvrière bute désormais sur des différences de moeurs, de tradition, de religion, de civilisation. Les ouvriers sont les plus grands contempteurs de l’assistanat et accusent les immigrés d’en abuser […] Les discours internationalistes de nos trotskistes rejoignent ceux des grands patrons qui ne connaissant pas eux non plus ni les nations ni les frontières «

Zemmour: « Pour cette mouvance mondialiste et diversitaire, la France ne retrouve d’existence propre que pour être coupable »

RTL | On n’est pas forcément d’accord | 20-02-2016

Mais si la colonisation française en Algérie est un crime contre l’humanité, c’est toute l’histoire de l’humanité qui est un crime. Tous les peuples de la terre ont été alternativement colonisés et colonisateurs – Zemmour

Éric Zemmour: un juge conservateur à la Cour suprême des États-Unis, « un choix idéologique »


Pour Éric Zemmour, la nomination d’un nouveau juge à la Cour suprême des États-Unis « n’est pas une simple affaire de juristes ». Selon lui, « c’est une affaire politique. Plus que politique, idéologique. Pas seulement un clivage droite-gauche, républicain-démocrate, ou même conservateur contre progressiste ». Le journaliste rappelle qu’outre-Atlantique, « la Constitution est sacré ».
Il fait remarquer que « depuis les années 1960, la Cour suprême a tordu Continuer la lecture de Éric Zemmour: un juge conservateur à la Cour suprême des États-Unis, « un choix idéologique »

Eric Zemmour : « Hamon et Valls, c’est un peu Corbyn et Blair »

Après que le premier tour de la primaire de la gauche a désigné ses finalistes, Manuel Valls et Benoît Hamon, Eric Zemmour y a vu ce matin sur RTL une correspondance avec le Parti travailliste britannique : « Do you speak english ? Le Parti socialiste parle anglais mais ne le sait pas, ne veut pas le savoir. Il croit être l’héritier du parti d’Épinay, fondé par François Mitterrand en 1971, alors qu’il est devenu une copie du Parti travailliste britannique. »

« Manuel Valls, c’est Tony Blair, poursuit l’éditorialiste, mais il en a honte aujourd’hui, alors qu’il en était si fier naguère. Il imitait son style direct, son obsession de la com, son souci de l’efficacité, son respect de l’ordre, son rejet de la culture de l’excuse, son libéralisme, son culte de l’ouverture au monde, sa modernité, sa proximité décomplexée avec le patronat, son goût de la transgression son mépris des tabous de la gauche. »

« Au début de cette campagne des primaires, se gausse Eric Zemmour, [Valls] a essayé de se travestir en socialiste à l’ancienne, en roi de la synthèse à la Hollande, et le costume lui allait aussi bien que des lunettes roses à un canard. Il l’a compris mais un peu tard. » Continuer la lecture de Eric Zemmour : « Hamon et Valls, c’est un peu Corbyn et Blair »

Jean-claude Michea, penseur capital.

On ne peut que se réjouir de l’effervescence et des débats provoqués par le penseur français le plus stimulant de ces vingt dernières années et dont l’écho ne cesse de grandir. Une performance d’autant plus éclatante que cet agrégé de philosophie a choisi d’enseigner dans un lycée de Montpellier jusqu’à sa retraite en 2010 et qu’il s’est toujours tenu à l’écart des joutes médiatiques spectaculaires en refusant toute apparition télévisuelle. Comme quoi, l’influence réelle d’un intellectuel n’est pas toujours proportionnelle à sa présence dans les médias de masse. Pour preuve, dans un récent essai, Les Nouveaux enfants du siècle, Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro et animateur du FigaroVox, évoque l’existence d’une «génération Michéa» dans la jeunesse intellectuelle hexagonale. Quant à Ariane Chemin, dansLe Monde, elle analysait son influence sur «des jeunes gens antimodernes» animant revues ou sites Internet (de sensibilité conservatrice, décroissante, catholique tendance «Manif pour tous» ou autre) qui tiennent l’auteur deL’Enseignement de l’ignorance pour leur maître à penser.

Évoquons encore les hommages à Michéa rendus par Eric Zemmour (qui le cite régulièrement depuis des années), Elisabeth Lévy, Patrick Buisson ou Alain de Benoist, le «père» de la nouvelle droite. Plus à droite, selon certains médias, Marine Le Pen et sa nièce Marion se sont mises aussi à la lecture de ses œuvres sous l’injonction de leurs conseillers respectifs. Il y a évidemment quelque paradoxe à voir une partie de la droite célébrer un penseur invoquant le socialisme originel, Proudhon ou Marx.

Pour faire court, certaines idées de Michéa peuvent être relayées dans les pages «Débats» du Figaro, mais pas dans les pages politiques ou le cahier «saumon» du journal de Serge Dassault. D’ailleurs, Michéa a souvent exposé la schizophrénie d’une droite qui vénère le marché tout en maudissant la culture qu’il engendre (par exemple la destruction de l’école et des savoirs classiques).
Par un phénomène à front renversé finalement logique, la pensée anti-libérale de Michéa a été assez vite prise sous les feux de critiques venues de la gauche, ou plus exactement de diverses gauches : Continuer la lecture de Jean-claude Michea, penseur capital.