Archives par mot-clé : faillite

Crise politique à Chypre, au bord de la faillite

Le parlement a refusé de voter les privatisations. Le gouvernement a démissionné. Le versement de la prochaine tranche d’aide de l’UE et du FMI est suspendu. L’île risque la faillite le 15 mars.

Ce vendredi matin, en ouverture du conseil des ministres, l’intégralité des ministres composant le gouvernement chypriote ont donné leur démission à Nikos Anastasiadies, le président de la République de Chypre. La nouvelle tombe mal pour le chef de l’État qui a demandé à ses ministres de rester à leur poste jusqu’au 15 mars.

À cette date, Chypre doit assurer le paiement de 150 millions d’euros de tombées de dettes. Sans l’aide du FMI et de l’UE, qui ont déployé un plan de sauvetage financier il y a un an, l’île n’a pas assez de liquidités pour tenir ses engagements. Elle est à la merci du versement d’une tranche d’aide de 236 millions d’euros, suspendue au vote d’un programme de privatisations. C’est justement là que le bât blesse.

Le Parlement chypriote n’a pas adopté, ce jeudi, comme prévu, le vaste programme de privatisations, jugé trop controversé. Il prévoyait la vente au secteur privé des compagnies d’électricité, de télécommunications et les deux principaux ports du pays.

Manifestations et grèves ont émaillé la semaine à Chypre. L’un des partis soutenant la Continuer la lecture de Crise politique à Chypre, au bord de la faillite

Niveau record des défaillances d’entreprises cette année

Plus de 62.000 entreprises auront déposé le bilan cette année, entraînant la destruction de 174.000 emplois.

Distribution, Magasins a BondyMalgré la bonne surprise du rebond de la croissance au deuxième trimestre (+0,5%), après six mois de repli, peut-on pour autant parler de reprise en France? Pas encore au regard de la hausse des défaillances d’entreprises observée sur le début de l’année (+2,1% au premier semestre) et qui s’est plus que confirmée cet été (+4,4%), se traduisant par la destruction de 174.000 emplois sur un an, indique Euler Hermes, le leader mondial de l’assurance-crédit. Cette poussée des dépôts de bilan (aboutissant à une mise en liquidation ou en redressement) s’est très largement diffusée dans le tissu économique national.

Toutes les régions, sauf trois (Paca, Limousin et Basse-Normandie), sont touchées et la majorité des secteurs d’activité sont concernés, avec en particulier des niveaux de défaillances records dans l’hébergement restauration (+16,4%), les services aux entreprises (+11,5%), le commerce automobile (+10,2%), le commerce de détail (+8%) et les services aux particuliers (+7,4%).

Pour 2014, Euler Hermes attend une légère baisse (-1%) des défaillances, qui resteraient toutefois à des niveaux historiquement très élevés: 61.800 entreprises devraient faire défaut l’année prochaine, coûtant 0,22 point de PIB à l’économie et entraînant la destruction de 165.000 emplois, soit un demi-point de chômage en plus.

«Il est nécessaire d’atteindre un palier de +1% de croissance du PIB pour espérer un vrai Continuer la lecture de Niveau record des défaillances d’entreprises cette année

Un remorqueur réclame 120.000 euros à la justice de Toulon dans l’incapacité de payer.

Le tribunal de grande instance ne dispose pas d’un budget suffisant pour assumer ses frais de fonctionnement. Une entreprise varoise spécialisée dans les saisies de véhicules est au bord du gouffre.

Jérôme Lucas, entrepreneur âgé de 30 ans, annonce qu’il va mettre la clé sous la porte. Son principal client, le tribunal de grande instance (TGI) de Toulon, n’a pas les moyens de régler ses factures dans un délai raisonnable.

Il y a cinq ans, le jeune homme a repris une entreprise de remorquage à Ollioules dont l’essentiel de l’activité repose sur les réquisitions judiciaires : il s’agit d’enlever et de stocker les véhicules à la demande des magistrats.  » J’ai investi dans cette entreprise en me disant qu’avoir la Justice comme cliente, c’était du sûr… « 

Sauf que depuis trois ans, les factures sont partiellement réglées. Au compte-gouttes. Jérôme Lucas revendique aujourd’hui une créance de 120.000 euros (le tribunal l’estime plutôt autour de 50.000 euros).

Résultat :  » J’ai dû licencier mes deux salariés parce que je n’arrivais plus à les payer. Les assurances m’ont lâché donc je ne peux plus sortir mes camions. Je ne peux plus travailler. «  L’entreprise de Jérôme Lucas a été placée en redressement judiciaire le 9 juin par le tribunal de commerce de Toulon.

Les Etats doivent pouvoir faire faillite !

(…) Pour Weidmann, la BCE ne peut pas résoudre la crise !

Jens Weidmann n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit du patron de la Banque centrale allemande surnommé la Buba. Il est également membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

Il a fait deux sorties forts passionnantes lors de son intervention devant les zéconomistes sérieux d’Aix en espérant que Mosco était encore là pour l’écouter car il semble avoir besoin de quelques cours de rattrapage intensif en économie, compte tenu de ses compétences et de son poste.

La BCE n’est pas en mesure de résoudre la crise de la zone euro, elle « fait beaucoup » pour « absorber les conséquences économiques de la crise. » « Mais elle ne peut pas résoudre la crise. »

gameover
Il a parfaitement raison car la politique monétaire accommodante ou pas de la Banque centrale européenne ne pourra jamais apporter de réponse par nature politique (n’est pas Monsieur Moscovici) aux causes suivantes :

– La mondialisation doit-elle se poursuivre avec ses cohortes de délocalisations, de fermetures d’usines, de destructions d’emplois, de diminution de notre capacité à produire des richesses donc de la croissance ?
– La politique européenne de l’austérité pardon, de la « consolidation budgétaire » qui amplifie les récessions créant de la déflation dans les pays européens et in fine leur insolvabilité doit-elle être poursuivie ?
– L’euro, une monnaie unique construite pour des raisons politiques et non pas d’efficacité économique, est-il une force pour les 17 économies hétérogènes de la zone euro ? La réponse est bien sûr que non et tout le monde le sait, alors comment sortir de cette impasse monétaire ?
– Les monceaux de dettes accumulés ne pourront jamais être remboursés. Comment en sortir alors que les remboursements étouffent les peuples et des pays entiers sans aucun espoir de réussite au bout du chemin ?

Et il ne s’agit là que des éléments les plus importants, mais cette liste n’est pas exhaustive. Il y a, par exemple, un autre point essentiel qui est la raréfaction des ressources et des matières premières.

Alors non, les réponses à ces questions, nos politiques ne veulent pas les apporter car Continuer la lecture de Les Etats doivent pouvoir faire faillite !

Les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Par Philippe Herlin – Chercheur en finance / Contributeur pour Goldbroker.com

Après des déficits publics à la dérive, dont nous avons parlé la semaine dernière, la France doit aussi s’inquiéter pour son secteur bancaire. En effet, selon Euromoney, d’après une étude du Center for Risk Management de Lausanne, les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Logos of French banks Credit Agricole, left, societe Generale and BNP Paris are seen in Rennes, western France, Monday, Sept. 26, 2011. (AP Photo/David Vincent)

Pour évaluer ce risque systémique, l’institut de Lausanne a mesuré le besoin en capital dont a besoin une banque s’il survient une crise financière mondiale. Cette crise est définie par une chute de 40% des indices boursiers mondiaux sur un semestre.

Et c’est le Crédit Agricole qui arrive en première position, avec 86 milliards d’euros, suivi de la Deutsche Bank (82 milliards d’euros), Barclays (71 milliards d’euros), BNP Paribas (68 milliards d’euros). La Société Générale arrive en 6e position, Natixis et l’assureur AXA en 13e et 14e position. Et encore Dexia est-elle considérée comme une banque belge alors qu’en réalité la France intervient en garantie à hauteur de 45,5%. Au total, c’est 271 milliards d’euros qu’il faudrait apporter aux banques françaises dans une telle situation !

Viennent ensuite le Royaume-Uni (206 milliards d’euros), l’Allemagne (135 milliards d’euros), l’Italie (90 milliards d’euros).

Cette inquiétante première position s’explique notamment par l’effet de levier qui est en France le plus élevé d’Europe selon le Center for Risk Management de Lausanne avec un Continuer la lecture de Les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Et si Chypre faisait faillite… Le scénario qui fait peur

Chypre : J – 3 avant le chaos ? La mise en demeure de Nicosie par la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 21 mars, qui menace de ne plus abreuver d’argent frais l’île, a déclenché le compte à rebours. Si aucun accord n’est trouvé d’ici au lundi 25 mars pour débloquer l’aide de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international dont Chypre a cruellement besoin – 10 milliards d’euros -, l’institution de Francfort fermera le robinet des liquidités. Et condamnera ainsi les banques du pays de l’île méditerranéenne.

Lire (éditions abonnés) :  Pour Berlin, Nicosie joue avec le feu

Le scénario, hier écarté, d’une faillite du pays suivie de sa sortie de l’union monétaire, ressurgit. D’autant que l’option d’une aide russe a tourné court. Car, si les banques chypriotes étaient abandonnées à leur sort, l’Etat, aux abois, incapable de recapitaliser ces établissements à la taille disproportionnée (7,5 fois la richesse nationale), serait promis à la banqueroute.

Déjà, le front de Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, perle de sueurs froides. Chypre, a-t-il signifié jeudi, représente « un risque systémique ». Autrement dit, sa chute pourrait faire imploser tout le système financier de la zone euro.

POUVOIR DE NUISANCE DÉMESURÉ

Du « bluff », pensent certains. Le produit intérieur brut (PIB) de 17 milliards d’euros de l’île représente à peine le quart du chiffre d’affaires du distributeur Carrefour ! Certes, depuis la faillite de Lehman Brothers en 2008, les experts savent qu’un phénomène a priori contrôlable peut avoir un pouvoir de nuisance démesuré. Mais dans le cas de Chypre, les effets d’une contagion directe d’une faillite du pays semblent circonscrits.

La dette publique avoisine 15 milliards d’euros. Or, les premiers détenteurs de cette créance, ceux qui assumeront les pertes potentielles, sont les Chypriotes eux-mêmes. Ils détiennent 53 % des titres d’emprunts qui s’échangent sur le marché. Parmi eux, les banques de l’île qui, par calcul ou patriotisme, ont acheté massivement des obligations d’Etat.

Le reste : des non-résidents. Mais là encore, les pays de la zone euro semblent à l’abri. Alan Lemangnen, économiste chez Natixis, calcule que les banques allemandes détiennent « seulement » 60 millions d’euros de cette dette toxique, la France 90 millions et l’Italie 10 millions. En outre, la BCE n’a acheté aucun titre d’emprunt chypriote, signale Gilles Moëc chez Deutsche Bank.

Reste le problème des banques. « L’élément déclencheur », selon M. Lemangnen. Si elles devaient être mises à terre, il faudra gérer leur passif impressionnant puisqu’à la fin de 2012 leurs bilans atteignaient 128 milliards d’euros, selon Natixis. Impossible pour l’Etat d’assumer une telle ardoise.

EFFETS PSYCHOLOGIQUES

Mais là encore, les grands perdants d’une banqueroute généralisée seraient les Chypriotes. Les établissements du pays ont peu de dettes, mais beaucoup de dépôts. C’est à leurs clients que les banques devront de l’argent en cas de catastrophe. Des Chypriotes, pour l’essentiel (43 milliards d’euros), et des étrangers – des Russes en grande partie – hors zone euro pour un peu plus de 20 milliards d’euros.

La part des déposants d’autres pays de la zone euro – de l’ordre de 5 milliards d’euros – semble raisonnable. D’autant que les sommes sont réparties de sorte qu’aucun pays ne serait exagérément exposé. Même si la Grèce peut en souffrir. Quant aux investissements réalisés dans le pays, là encore, l’exposition d’acteurs européens ne fait pas bondir les experts.

Voilà pour les chiffres. Reste les effets psychologiques. Sur ce point, personne n’est serein. Supposons que le pays soit emporté par la faillite de ses banques. Nicosie serait alors incapable d’honorer la garantie des dépôts jusqu’à 100 000 euros qui l’obligerait à débourser plus de 30 milliards d’euros. L’Europe viendrait-elle à son secours ? Pas sûr.

De quoi jeter le trouble chez les détenteurs de comptes d’autres pays fragiles de l’union monétaire : au Portugal, en Grèce, en Espagne, en Italie… Et déclencher une panique bancaire, affoler les marchés, faire grimper en flèche les taux des emprunts d’Etat, précipiter les difficultés des banques par l’intermédiaire d’un « crédit crunch », une contraction du crédit délétère à l’économie…

Un scénario catastrophe que les économistes d’Oxford Economics, à Londres, ont imaginé. Conclusion : le PIB de la zone euro chuterait de 3 % « au moins ». Certains pays, en sombrant dans la dépression, pourraient aussi subir une explosion sociale suivie d’un éclatement de la zone euro. Dans ce cas, la chute du PIB atteindrait 10 %.

De la science-fiction, peut-être. Même si la BCE a encore les moyens d’inonder de liquidités la zone euro, le scénario a de quoi effrayer.

Claire Gatinois

TPE-PME : 63 000 entreprises menacées de faillite d’ici la fin de l’année

Selon des chiffres dévoilés par RMC, 63 000 TPE et PME risquent de faire faillite d’ici la fin de l’année, mettant au chômage 300 000 personnes. Une situation qui empire, entre autres à cause de problèmes de trésorerie.

Continental, Goodyear, les grandes entreprises à fermer des sites sont nombreuses, mais elles ne doivent pas cacher une autre réalité : 63 000 petites et très petites entreprises risquent de mettre la clé sous la porte d’ici la fin de l’année, entrainant dans leur chute 300 000 personnes, salariés et petits patrons. Ces chiffres, dévoilés pour la première fois par RMC, ont été réunis par le Cerf, (Créateurs d’emplois et de richesses de France), un syndicat de TPE qui regroupe 3 000 adhérents.

Président du Cerf, Hervé Lambel tire la sonnette d’alarme : « Les salariés plus leurs dirigeants, ce sont 300 000 personnes » menacées selon lui. « Sur l’année 2012, on était un peu plus de 200 000 auxquels il faut rajouter à peu près 60 000 chefs d’entreprise. Là, on va encore augmenter le nombre de défaillances. Et aujourd’hui, ça augmente aussi en taille : c’est-à-dire que ça ne concerne plus uniquement des TPE, mais on a encore plus de moyennes entreprises et d’entreprises de 2 000 ou 3 000 salariés qui sont impactées par cette crise ».

La troïka calcule les conséquences d’une faillite de Chypre.

Comme nous l’avons vu la grèce a fait défaut sur une partie de sa dette. L’Irlande vient de faire défaut dans le silence médiatique général. Est-ce que les prochains seront les Chypriotes ? :  la troïka semble y réfléchir. Quoi qu’il soit tout ceci démontre que les politique menées jusqu’ici sont des échecs, que nous payions pour rien et que l’ensemble de la zone euro est dans une impasse.

– – – – – – – – – – – – – – – – –

Article lu sur le Monde

Les experts de l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, planchent sur les conséquences financières d’une faillite de Chypre au cas où l’île ne recevait pas une aide internationale, affirme samedi 16 février le journal allemand Bild.

“Des experts de la troïka calculent, notamment sous la pression de Berlin, les conséquences financières d’une faillite de Chypre”, écrit le quotidien le plus lu d’Europe, sans citer de source. Selon cette étude, la Grèce serait le pays le plus affecté, notamment par la faillite des principales banques chypriotes qui y ont un réseau de succursales où environ 10 % des économies grecques sont entreposées. “Les banques des autres pays de la zone euro ne seraient, en revanche, guère touchées”, poursuit Bild.

Chypre a demandé une aide européenne en juin, après que ses deux principales banques, très exposées à la crise grecque, ont demandé le soutien du gouvernement. Lundi 11 février, les ministres des finances de la zone euro réunis à Bruxelles avaient renvoyé la décision sur l’aide à Chypre à après l’élection présidentielle, dont le premier tour se tient dimanche.

L’ensemble des besoins de Chypre est estimé à plus de 17 milliards d’euros. L’île a adopté, à la demande de la troïka, une série de mesures d’austérité pour réduire ses dépenses représentant 7,25 % du produit intérieur brut sur quatre ans. Toutefois, selon des informations du Frankfurter Allgemeine Zeitung de samedi, les besoins en financement des banques de l’île, initialement estimés à 10 milliards d’euros, pourrait finalement être sensiblement inférieur.

Un audit mené par le fonds d’investissement Pimco, mandaté par la troïka pour estimer les besoin des banques chypriotes, selon divers scénarios, aboutirait à une fourchette de 5,9 à 8,8 milliards d’euros, abaissant d’autant le coût d’un plan d’aide global. Toutefois, le principal obstacle à une aide à Chypre ne semble pas tant être le montant du plan que l’opposition de Nicosie à un audit d’une entreprise privée sur le respect des règles anti-blanchiment par les banques locales, une demande très fortement appuyée notamment par l’Allemagne.

 

Chypre risque le défaut de paiement d’ici quelques jours

Entraîné par la crise grecque, Chypre pourrait être dans l’incapacité de verser les remboursements d’emprunts dus en décembre si un accord sur un plan de sauvetage n’est pas obtenu dans les jours à venir avec la troïka des bailleurs de fonds, a indiqué un responsable du gouvernement lundi 17 décembre.

L’Etat a un besoin immédiat de 250 à 300 millions d’euros. Sans cela, il « cessera d’honorer des paiements », selon Christos Patsalides, qui s’exprimait devant un comité parlementaire, précisant qu’il n’y a pas de plan B en cas d’échec des négociations sur un plan d’aide avec la troïka (UE, BCE, FMI).

Le gouvernement, étranglé par d’importantes difficultés financières, tente de puiser dans les fonds de pension et de prévoyance d’organismes semi-publics, y voyant la seule option pour emprunter de telles sommes à très court terme. Les salariés de l’Autorité des télécommunications ont manifesté contre de telles décisions, craignant que les fonds prêtés à l’Etat ne soient jamais rendus.

Christos Patsalides a précisé que le gouvernement chypriote avait besoin de 420 millions d’euros pour répondre à ses besoins immédiats, mais que sur cette somme, 170 millions d’euros avaient déjà été obtenus auprès de « sources extérieures ».

La troïka rassemblant l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international examine la demande chypriote d’aide européenne, qui doit être soumise à l’Eurogroupe le 21 janvier. Une fois l’aide validée, il faudrait cependant encore plusieurs semaines avant que l’île méditerranéenne ne reçoive ses premiers versements.

Depuis que le gouvernement de Nicosie s’est résigné, fin juin, à appeler l’Europe à son secours, le plan de sauvetage de l’île était évalué à 10 milliards d’euros. Mais jeudi 22 novembre, le ministre des finances chypriote, Vassos Shiarly, a avancé le chiffre de 17,5 milliards d’euros, soit l’équivalent du produit intérieur brut (PIB) du pays.

 

France en «faillite»: cinq indicateurs qui inquiètent

Le Figaro

La France n’est techniquement pas «en faillite», mais certains indicateurs économiques sont alarmants.

• Dette

La courbe de l’endettement de la France fait partie de celles qui inquiètent, et reflètent la dégradation de la situation du pays sur le front des finances publiques: entre 1974 et aujourd’hui, la dette est passée de 21,2% à 89,9% du PIB (plus de 1800 milliards d’euros), aggravée notamment par la récession de 2008-2009. Selon les prévisions du gouvernement, elle doit continuer à augmenter cette année jusqu’à 91,3%, avant d’entamer une décrue en 2014.

Aujourd’hui, les intérêts de la dette sont la première dépense de l’État, devant le budget de l’Éducation nationale (hors pensions): en 2012, ils se sont élevés à plus de 46 milliards d’euros. Les deux tiers de la dette négociable de l’État sont détenus par des non-résidents.

Deux agences de notation, Moody’s et Standard & Poor’s, ont privé la dette France de son AAA – la meilleure note possible, celle qui permet de se refinancer au mieux sur les marchés -, sans que cela ait eu, jusqu’à présent, d’effet.

• Retraites Continuer la lecture de France en «faillite»: cinq indicateurs qui inquiètent

France : « l’Etat est totalement en faillite » (M. Sapin)

Mimolette déclarait dernièrement que nous étions sortis de la crise. Comment comprendre alors que son sinistre du travail affirme aujourd’hui que l’Etat est en faillite. Ne seraient-ils pas en train de nous préparer à une politique d’austérité digne de celle que subissent les espagnols, les grecs ou les portugais ? Pariions que dans quelques jours on vous annoncera qu’il faut moins de service public, moins de salaire, encore moins de retraites. Que pour sauver la France il faut la désendetter ( en oubliant de vous dire que c’est leur politique de kleptomane qui nous a endetté) et qu’il va falloir faire des sacrifices…. mais le résultat sera encore plus de chômage, encore plus d’Europe dictatoriale, et encore moins de croissance….

Ami de Gauche; en votant pour Hollande et ses amis écolo-Bobo, vous avez réélus Sarkozy et sa bande….. Bravo !


– – – – – – – – – – – – – – – –

Va-t-on vers un rééchelonnement de la dette française ? A en croire certains responsables, la situation financière de l’hexagone ne laisserait pas le choix… Dans une interview accordée au « JDD », l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard livre ainsi une analyse sans concession de la situation économique et financière :

« la France est dans une situation terrifiante » … « la récession va s’aggraver », « le chômage va augmenter ». L’ancien chef du gouvernement tire donc la sonnette d’alarme : « Il y a le feu ! ». La consommation française est « en panne à cause du chômage », les perspectives d’investissement se sont taries, et « les exportations sont en berne car l’Europe est en récession ».

Dans ce contexte, « le gouvernement est acculé, il n’a pas le choix » et devra se restructurer… Alors que la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy a reporté l’âge de départ à 62 ans, Michel Rocard estime « vivement souhaitable » de repousser ce cap à 65 ans. « Travailler plus longtemps résoudrait le sous-emploi des seniors. Ce serait un apport considérable » soutient M. Rocard qui réclame au passage moins d’austérité : « Il faut expliquer aux marchés financiers qu’en poussant à la récession, ils risquent de ne pas récupérer l’argent qu’ils nous prêtent. ».

Le ministre du Travail, Michel Sapin, interrogé sur Radio J, a répondu aux sirènes du relâchement de la rigueur par une affirmation sans détour :

« l’Etat est totalement en faillite » … « c’est la raison pour laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif ! »

source

Comment la CGT a coulé le port de Marseille.

Marseille, son soleil, son apéritif anisé et…ses cégétistes. Tenu d’une main de fer par les dockers de la CGT, le grand port de Marseille est un des hauts lieux symboliques du déclin marseillais.

Au moment de la réforme des retraites, en 2008, la CGT, qui fait la loi sur le site, veut imposer la prise en compte de la pénibilité dans le départ anticipé à la retraite de certaines catégories de travailleurs portuaires. Elle trouve, en imposant 90 jours de grève, un écho retentissant. Le port est paralysé. Les dockers sont vent debout contre la réforme, veulent coûte que coûte faire reconnaître la pénibilité de leur métier.

Quelques chiffres, édifiants, la contestent pourtant formellement. Pour un grutier ou un manutentionnaire du port de Marseille, le temps de travail hebdomadaire est arrêté à 12 heures : trois heures par jour de travail effectif… Le salaire mensuel, en contre-partie de ces horaires, est enviable : entre 3 000 et 5 000 euros nets !

Dans un rapport publié en 2008, la Cour des comptes établit que le personnel manutentionnaire du port marseillais travaille deux fois moins que celui des autres grands ports européens. Et, entre 2005 et 2008, les
salaires ont augmenté de 21 % ! Le rapport fait aussi état de gratifications illégales pouvant aller jusqu’à 1 300 euros par mois ! Le plus bas salaire constaté sur le site est de 2 700 euros par mois, et on recense 132 primes en 2008, trois ans après un précédent rapport de la Cour des comptes qui en dénonçait déjà le nombre – on en comptait à l’époque « seulement » 120… Pour compléter le tableau de cette « pénibilité » des conditions de travail, 26,53 jours d’absence par manutentionnaire sont constatés en moyenne par an. Soit la bagatelle de cinq semaines de vacances supplémentaires !

S’il n’y avait que ces « privilèges »… Qu’importent les emplois perdus, les marchés abandonnés, la CGT s’arc-boute sur ses acquis. Les compagnies maritimes, elles, ne s’y trompent pas, et choisissent de faire transiter
leurs bateaux par les ports voisins de Barcelone ou Gênes… En 2009, le trafic dans le port de Marseille atteint péniblement le chiffre de 83 millions de tonnes, quand transitent par le port d’Anvers 158 millions de tonnes et 387 millions par celui de Rotterdam !

D’autres chiffres, plus alarmants encore : le trafic de conteneurs est à Marseille 27 fois inférieur à celui de Singapour. Pour trois conteneurs déchargés à Marseille, huit sont débarqués à Shanghai ! En 1985, Continuer la lecture de Comment la CGT a coulé le port de Marseille.

Grèce: risque de faillite « très élevé », prévient le ministre des Finances

Le risque que la Grèce tombe en faillite est très élevé, a prévenu mardi le ministre grec des Finances Yannis Stournaras, appelant à prendre en compte les « limites » que peut supporter le pays.

« Nous devons faire attention. Je comprends qu’on fasse pression pour que la Grèce mette en oeuvre les mesures demandées en échange de l’aide, mais maintenant le risque d’accident est très élevé », a mis en garde le ministre lors d’une audition devant le Parlement européen à Bruxelles.

« Nous résistons de notre mieux, mais il y a des limites que nous ne pourrons pas franchir », a-t-il ajouté.

Le ministre craint que les créanciers de la Grèce ne parviennent pas à se mettre d’accord le 20 novembre, date d’un prochain Eurogroupe, sur le déblocage d’une aide financière, bloquée depuis des mois. Sans elle, le pays, au bord de l’asphyxie, risque de se retrouver en cessation de paiement.

L’aide comprend une tranche de 31,2 milliards d’euros, gelée depuis juin, ainsi qu’une tranche de 5 milliards qui devait être versée au troisième trimestre. A cela s’ajoute une tranche de 8,3 milliards d’euros prévue pour le quatrième trimestre.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a jugé mardi « logique » de réfléchir à un versement simultané de ces tranches d’aide, à condition toutefois qu’un mécanisme de contrôle soit mis en place pour s’assurer que le programme d’ajustement grec reste dans les clous. Un sujet « sensible » auprès de la population grecque, a-t-il reconnu devant la presse.