Archives par mot-clé : FED

LTRO = QE, ou comment la BCE fait en réalité la même politique que la Fed

ar Philippe Herlin – Chercheur en finance / Contributeur pour Goldbroker.com

On lit régulièrement dans la presse, ou en entend de la part de responsables du monde bancaire ou politique, que la BCE ne rachète pas d’obligations souveraines contrairement à la Fed, sous-entendu « nous les Européens nous sommes plus vertueux que les Américains ». C’est totalement faux.

La BCE finance une partie de la dette des Etats, comme la Fed, mais elle utilise une voie détournée : les banques. La BCE n’acquière pas directement de la dette étatique, effectivement, mais elle prête de grande quantité d’argent aux banques qui ensuite achètent de la dette de leur Etat. Ce qui revient exactement au même.

En avril dernier, l’Etat slovène devait absolument émettre 1,1 milliards d’euros pour se financer. Personne ne veut de ce papier vu la situation catastrophique du pays, les créances douteuses équivalent à 20% du PIB, le système bancaire est donc virtuellement en faillite. Qu’à cela ne tienne, la BCE prête ce 1,1 milliard aux banques slovènes qui s’empressent de souscrire à l’émission de dette de leur pays ! Quelle différence avec la Fed qui achète directement la dette de l’Etat fédéral ? Aucune. Et continuons : Continuer la lecture de LTRO = QE, ou comment la BCE fait en réalité la même politique que la Fed

La Fed prend tout le monde à contre-pied en maintenant son QE (Le Point)

Ahaha, mais qui est surpris ? Les média aveugles et stupides ? Ceux qui vendent des fadaises ? Si la Fed arrête, tout s’effondre. Le système ne tiens que sur une pyramide de papier sans valeur….. une étincelle et tout s’enflamme.

Delamarche l’avait dit en Aout dernier :

– – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Surprise mercredi soir. Malgré l’amélioration de l’économie américaine, la banque centrale américaine (Fed) a annoncé qu’elle maintenait intégralement son soutien exceptionnel, défiant ainsi les pronostics des analystes.

Selon le communiqué du Comité de politique monétaire (FOMC) réuni depuis mardi, la Fed va continuer d’acheter chaque mois pour 85 milliards de dollars d’obligations d’État, afin de faciliter le financement de la dette américaine, mais aussi de titres hypothécaires dans l’espoir de soutenir le marché de l’immobilier.

Principale raison avancée : le resserrement actuel des conditions financières qui, « s’il continuait, pourrait ralentir le rythme de la reprise de l’économie et du marché du travail ». Un resserrement des conditions financières pourtant déclenché par l’annonce d’un possible retournement de politique monétaire en juin par le patron de l’institution lui-même, Ben Bernanke…

Olivier Delamarche invité des Experts sur BFM Business (14/06/2013)

Nicolas Doze et « l’americanodolatre » Jean-Pierre Petit n’aiment pas Delamarche. Le gérant de platinium est un cassandre, un oiseau de mauvaise augure. Aussi malin que des tartufes, ils lui demandent alors des solutions pour sortir de la crise. Delamarche leur répond qu’il n’y en a pas; quand on a choisi le mauvais chemin et que l’on tombe au fond du précipice, il est trop tard pour se renseigner sur les pistes qu’il aurait fallu suivre. Les précieuses ridicules s’indignent devant tant de muflerie. Il faut dire qu’à l’époque elles ont servi de guide pour mener le troupeau à l’abattoir et qu’elles sonnaient l’hallali contre tous ceux qui ne pensaient comme elles… Nicolas Doze et « l’americanodolatre » Jean-Pierre Petit sont grotesques et se sont méchamment fait savater par un Delamarche passablement exaspéré par leur bêtise…
On le comprend. Il est en effet insupportable de voir des libéraux pur porc défendre la politique de la planche à billet et trouver normal que l’argent du contribuable serve à sauver des banques et des états corrompus…
Un jour il faudra quand même que les citoyens de ce pays s’interrogent sur les raisons qui font que l’on puisse continuer à entendre tous ces crétins alors qu’ils se sont toujours trompés…

Philippe Béchade : « Ben Bernanke ne peut pas arrêter d’émettre du papier »

Philippe Béchade, rédacteur en chef à la Chronique Agora, le 24 mai 2013 sur BFM Business dans l’émission “Intégrale Bourse“.

« Il n’y a pas de marché, c’est une bulle. Si on se demande pourquoi Ben Bernanke ne peut pas arrêter d’émettre du papier, on ne tardera pas à découvrir la réponse et la réponse est horrible. Au Japon, le marché obligataire a perdu 20% mercredi matin, ça s’appelle un krach, ensuite ça a été la grande faucheuse sur les actions. »

Nicolas Doze : La Fed va-t-elle accélérer le rythme de la planche à billets ?

La Fed imprime l’équivalent d’un New Deal par mois, en pure perte : Les banques et les marchés sont inondés de liquidités mais ne savent pas où les investir. Avec des taux nuls comment trouver en effet du rendement, sauf à prendre des risques extravagants ? D’où les bulles qui gonflent sans cesse. C’est une politique de la fuite en avant et les banquiers centraux reconnaissent que « le risque est monstrueux », dit N. Doze, mais ont-ils encore le choix ?

Comment la Fed manipule la richesse et l’épargne

L’or semble se remettre sur pied. Il a grimpé de 38 $ la semaine dernière. Les autorités ne parviennent pas à le maintenir à terre.

Bien entendu, les magouilles monétaires de la Fed ne fonctionnent pas. Et elles causeront très probablement un désastre financier.

Mais le plus gros scandale, concernant les politiques actuelles des banques centrales, c’est qu’elles constituent sans doute le plus grand cambriolage de tous les temps.

La manière dont la richesse est distribuée normalement n’est peut-être pas parfaite, mais c’est le mieux que la nature puisse faire. Les gens gagnent de l’argent. Ils l’épargnent. Ils le volent. Ou ils l’engrangent grâce à des investissements.

Ou ils ont simplement de la chance.

Normalement, la richesse termine distribuée de manière non-planifiée et non-contrôlée. Les gens font de leur mieux ; le reste appartient à la chance

Un nouveau type de « richesse » ?
Mais voilà qu’arrivent les banques centrales. Elles créent un tout nouveau type de richesse. Il ne s’agit pas de revenus provenant des salaires. Ce n’est pas le produit d’investissements. Ce n’est pas le résultat de la technologie, de l’augmentation de la productivité, du travail ou de la discipline, ou de toutes les autres choses qui mènent à la richesse et à la prospérité.

Au lieu de ça, elle est créée par la banque centrale « à partir de rien ».

Cette nouvelle richesse n’est pas comme la richesse ordinaire. La nature ne peut pas suivre son cours… elle est téléguidée. La Fed crée de la monnaie (pas de la richesse — juste de la nouvelle monnaie). Cet argent entre dans le système bancaire en prétendant avoir la même valeur que celui pour lequel les gens ont travaillé. Et les personnes ayant de l’entregent dans les banques l’utilisent pour la spéculation financière.

C’est ce que nous observons sur les marchés financiers depuis quatre ans.

Chris Martenson :

« Le fondement du plan de reprise magique de Bernanke consistait à faire en sorte que tout le monde recommence à emprunter, à dépenser et à ‘investir’ dans les actions, les obligations et autres actifs financiers. Mais pas de manière égale, puisqu’il a joué un rôle essentiel dans la déformation du paysage vers les actifs à risque en s’éloignant des actifs refuge ».

« Voilà pourquoi un prêt à deux ans net au gouvernement américain ne vous rapportera que 0,22% net, un taux bien inférieur au taux officiel d’inflation lui-même. En d’autres termes, prêtez 10 000 000 (10 millions) de dollars au gouvernement américain et vous ne recevrez que 22 000 $ par an en récompense de vos efforts — en fait, vous perdrez de la richesse par la même occasion parce que l’inflation a réduit la valeur de vos 10 000 000 $ de 130 000 $ par an. Une fois les deux années écoulées, vous avez gagné 44 000 $ mais perdu 260 000 $, pour une perte nette de 216 000 $ ».

« Cette richesse, ou pouvoir d’achat, n’a pas simplement disparu : elle a été capturée par le processus d’inflation et transférée à quelqu’un d’autre. Mais à qui ? »

A qui tout ça profite-t-il ?

Alors que la Fed punit les épargnants honnêtes, les actions et les obligations augmentent à chaque fois qu’une rumeur de nouvelle impression monétaire se fait entendre. Et les yachts continuent de grimper tant que la Fed en promet plus.

source

Philippe Béchade : « Plus personne ne nie que c’est la Fed qui tire les marchés depuis le début »

« Des cours qui montent et des prix qui mentent. On vit dans un mensonge et c’est ça qui m’est insupportable ».

Sur l’Irlande :

« C’est un scandale absolu…l’Irlande a obtenu 28 milliards d’euros pour renflouer ses banques. Comment les a-t-elle obtenus ? En faisant un chantage au risque systémique. Et la BCE a cédé… » L’origine du problème étant le dumping fiscal que pratique l’Irlande, « en quelque sorte, en donnant 28 milliards à l’Irlande, la BCE sponsorise, à l’intérieur même de l’Europe, un dumping fiscal qui s’exerce au détriment de la France, de l’Espagne, de l’Italie, etc. C’est incroyable ! »

Source

Les Etats-Unis n’ont plus d’or en réserve

On vous le disait il y a plus d’un mois : la FED na plus d’OR.

– – – – – – – – – – – – – – – –

Par

C’est un rapport officiel de l’Office of Inspector General Department of the Treasury donc de l’équivalent américain de notre Ministère des finances. Il a été rendu public très récemment. Il est daté du 4 janvier 2013. Vous trouverez le lien pour consulter le document original à la fin de notre dossier. Ce document présente les résultats d’un audit des réserves d’or de la FED, c’est-à-dire de la banque centrale américaine qui est censée détenir officiellement 8 113 tonnes d’or dans les coffres de Fort Knox. Cette information a été publiée ici sur le Blog de Jovanovic ou encore ici sur le site de Silverdoctor . Dans ce document passionnant on apprend et découvre officiellement ce qui couvait depuis plusieurs années.

 

Une rumeur qui devient réalité

 

Sur les marchés de l’or un vieux serpent de mer circule depuis de nombreuses années. La banque centrale américaine aurait de moins en moins d’or dans ses coffres. Loué, prêté, tout cet or a progressivement disparu dans les méandres de circuits financiers plus ou moins opaques. Bref plus personne n’était en mesure d’assurer la traçabilité et le suivi des réserves d’or. Ces rumeurs fondées notamment sur un afflux d’or physique sur les marchés incompatible avec le niveau de production mondiale et le maintien des stocks, pourtant comptablement inchangés, restait un mystère pour tous les intervenants et les observateurs.

 

418 tonnes d’or au lieu de 8133, détail du calcul

 

C’est vrai qu’il faut sortir la calculatrice puisque le rapport de l’Inspecteur Général communique des chiffres exprimés exclusivement dans l’unité FTO. Cela signifie Fine Troy Once et équivaut globalement à 31 grammes. Il suffit donc de multiplier le total des FTO par 31. Vous obtenez alors le montant total de grammes d’or détenu par la banque centrale américaine dans ses coffres. En divisant ce total par 1000 vous obtenez donc le nombre de kilos. En divisant encore par mille vous arrivez au nombre de tonnes détenues par la FED. Et là une immense surprise vous attend. Il n’y a plus que 418 tonnes d’or sous forme de lingots et de pièces toutes catégories confondues.

 

La conclusion est donc très simple, les Etats-Unis n’ont plus que 418 tonnes d’or en réserve ce qui les renvoient au rang d’un pays comme Taiwan en 13ème position très loin derrière la place de leader. Bref avec une information comme celle-là les cours de l’or devraient être propulsés vers des sommets, les médias devraient tous se déchainer. D’ailleurs pas fou, les allemands qui ont demandé aux américains de leur rendre leur or, se sont vus proposés de le récupérer en 7 ans !!! Voilà donc bien la preuve ultime qu’il n’y a plus un gramme d’or disponible aux Etats-Unis. Normalement c’est à partir de ce moment-là que l’on parle de la CIA, de la théorie du complot et toutes autres joyeusetés de ce type.

 

Cette information est vraie mais elle est fausse car partielle

 

Cette information est vraie. Il n’y a que 418 tonnes à la FED de New York, qui représentent bien 99 % des réserves d’or de la FED… et il y a même un audit officiel documenté et présenté comme preuve irréfutable. Les allemands vont bien récupérer leur or en 7 ans. Cette information elle aussi semble juste. Pourtant on ne peut en aucun cas en conclure qu’il n’y a plus d’or aux USA puisque les réserves principales sont plutôt gardées (officiellement) à Fort Knox, et qu’il ne faut pas confondre les réserves d’or de la Banque Centrale la FED avec les réserves d’or du gouvernement. En Europe nous avons 10 792 tonnes d’or pour les pays membres de la zone euro. Pour la BCE, la Banque Centrale Européenne, les réserves d’or ne sont « que » de 501 tonnes, soit sensiblement en ligne avec les réserves de son homologue américain.

 

Où est passé le reste de l’or US alors ?

 

Selon le dernier tableau accessible en ligne du Financial Management Service, l’essentiel des réserves d’or du gouvernement US pour 145 millions d’onces se trouvent à Fort Knox et pour plus de 54 millions d’autres onces à West Point, qui est l’école de formation des officiers américains. En d’autres mots, West Point est le Saint-Cyr américain. Je ne suis pas sûr d’ailleurs que tous les élèves officiers soient conscients d’être assis sur un véritable tas d’or au sens premier du terme.

Les marchés craignent la fin du programme de dopage de la Fed

Si la Banque centrale américaine devait arrêter d’inonder l’économie de liquidités, ce serait mauvais pour la croissance et pour les marchés financiers. Conséquence, les bourses mondiales chutent et le dollar progresse face à l’euro.

La croissance américaine est dopée par les liquidités de la Banque centrale américaine et les marchés financiers aussi. Moralité, il suffit qu’ils anticipent un arrêt prématuré des mesures de soutien à la première économie mondiale pour qu’ils décrochent.

L’ensemble des places boursières européennes étaient ainsi affectés par ces craintes en début d’après-midi : la Bourse de Paris perdait 1,69%, Francfort 1,80%, Madrid 1,51%, Milan 2,78%. Londres lâchait 1,61%. Mercredi soir, les marchés américains avaient été les premiers à réagir négativement au discours de la Réserve fédérale américaine (Fed). Wall Street avait ainsi terminé en nette baisse.

Dans le même temps, le dollar profitait de ce contexte et progressait face à l’euro, affecté lui par des mauvais indicateurs de conjoncture. Comme d’habitude en cas d’inquiétudes sur le marché, les investisseurs cherchaient la sécurité, ce qui profitait à la dette de l’Allemagne, dont le taux à 10 ans revenant à 1,60%.

Les minutes de la Fed ont révélé qu’un nombre important de ses dirigeants s’inquiétaient du cap actuel de la politique monétaire ultra-accommodante. Les marchés en ont tiré la conclusion que la banque centrale américaine pourrait être tentée de diminuer son soutien énorme à la reprise économique du pays, qui passe notamment par des rachats d’actifs à hauteur de 85 milliards de dollars par mois.

Si la réaction des investisseurs est épidermique, c’est que « les liquidités de la Fed dopent les marchés depuis plusieurs mois, voire des années », rappelle Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse. Pour les économistes de Crédit Agricole CIB, les dissensions grandissent au sein de la banque centrale américaine et de ce fait, « tous les commentaires des responsables de la Fed dans les jours et les semaines à venir seront probablement surveillés de très près ».

La peur des bulles et de l’inflation Continuer la lecture de Les marchés craignent la fin du programme de dopage de la Fed

Le summum de la confusion entre la finance virtuelle et l’économie réelle ! (P. Leconte)

« Nous sommes parvenus au summum de la confusion. Plus aucun marché financier n’a actuellement de sens puisqu’il n’y a plus de marché libre sur lequel l’offre et la demande non faussées peuvent se confronter, dans la mesure où ce ne sont plus que quelques acteurs dominants monopolistiques qui dictent leur lois et que la finance se résume à une manipulation globale permanente contradictoire des variables monétaires et des taux d’intérêt par quelques banques centrales en conflit les unes contre les autres pour obtenir le maximum de baisse de la monnaie que chacune d’entre elles émet (à des fins supposées de relance de leurs économies en situation réelle calamiteuse). Sauf la BCE qui, sous la pression de la Bundesbank et du gouvernement allemand (qui savent qu’une monnaie forte est un facteur positif dans la durée), est satisfaite de laisser l’euro s’apprécier (et ainsi de retrouver sa crédibilité bien écornée en 2011-2012).

Dans de telles conditions, tout et le contraire de tout peut se produire. Un seul conseil: vendez ou arbitrez obligations comme actions et placez vos avoirs liquides: 1/3 en cash (euros et francs suisses seulement), 2/3 en en métaux précieux (or, argent-métal, platine et palladium en options, à terme, ETF ou physique, mais surtout pas en actions des sociétés minières). Oubliez tout le reste et ne ré-ouvrez vos écrans que dans quelques semaines quand tout ce cirque aura accouché soit d’un effondrement global, soit d’une stabilisation, soit d’une nouvelle embellie, qui dans chacune des trois hypothèses vous aura probablement permis de sauver votre capital via les instruments que nous recommandons ci-dessus !

 

Vous trouverez peut-être notre attitude exagérée mais, quand on ne peut plus faire de prévision rationnelle parce toute rationalité est devenue absente, on s’abstient au lieu de vouloir paraitre plus malin que les autres ! Absolument personne n’est plus actuellement en mesure de prévoir quoi que ce soit à court terme, mis à part la faiblesse globale du dollar US index, et ceux qui disent le contraire ne sont pas sérieux.

La guerre des monnaies fiduciaires via les dévaluations dites “compétitives” est l’élément le plus négatif possible pour les actifs financiers de papier mais pas pour les actifs réels. Quant au “Central Monetary Planning” de type soviétique visant à SUPPRIMER les prix justes des métaux précieux, des actions et ou obligations, pour faire baisser les premiers et faire monter les secondes, mis en œuvre par la Federal Reserve US et quelques unes de ses acolytes, il se retournera nécessairement contre elles parce qu’elles n’ont pas assez de “biens capitaux” réels pour maintenir artificiellement tout cela et que créer toujours plus de fausse monnaie n’a jamais assuré aucun système économique, monétaire, bancaire ou de marchés financiers ! Le pays le plus riche du monde c’est l’Allemagne, qui pratique le plus possible l’orthodoxie monétaire et budgétaire, pas le Zimbabwe, qui pratique la création monétaire et le crédit extrêmes, hélas devenu le modèle des USA ! La réélection d’Obama à la présidence US et le maintien de Bernanke à la direction de la FED seront un jour, lorsque l’on écrira l’histoire vraie de la période actuelle, considérées comme LES DEUX PLUS GRANDES CATASTROPHES DU XXIe siècle.

Le grand Ludwig von Mises écrivait à ces propos dans *L’action humaine” (le meilleur livre d’économie jamais écrit dont la traduction en français est disponible sur internet) :

« Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général… ». D’où sa conclusion dont on peut vérifier tous les jours l’évidence : « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » ! »

Pierre Leconte, Forum monétaire de Genève, le 27 janvier 2013

La prochaine crise financière

Les militaires le savent bien, même s’ils l’oublient parfois : quand on part en guerre, il faut avoir une stratégie de sortie. La banque centrale américaine est partie en guerre contre la crise financière un peu comme les forces armées des Etats-Unis en Afghanistan, sans « exit strategy » claire, sans calendrier de fin des opérations et naturellement sans idée de la facture finale.

par Nicolas BARRE

Pour la Fed, cette facture est déjà lourde puisque, à force de racheter de la dette,

elle détient un portefeuille d’obligations publiques de 2.600 milliards de dollars, l’équivalent du PIB français !

Et ce portefeuille va continuer de grossir, puisqu’elle a annoncé son intention d’acheter des obligations d’Uncle Sam à hauteur de 85 milliards de dollars par mois. Un si gros portefeuille, chacun le comprend, représente un risque énorme :

il suffit que les taux d’intérêt remontent un petit peu – étant au plus bas, c’est probable – pour que la valeur des obligations chute de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

De sorte que la Fed est quasiment certaine de perdre beaucoup d’argent si la reprise économique se confirme aux Etats-Unis.

Mais cela est presque accessoire par rapport à la question de fond : à force de faire tourner la planche à billets pour acheter des T-bonds, la banque centrale américaine – et c’est vrai aussi pour son homologue britannique, qui poursuit une politique analogue – n’est-elle pas en train de préparer la prochaine crise financière ?

Les économistes ont du mal à évaluer les conséquences de cette fuite en avant monétaire.

Mais les créanciers de l’Amérique tremblent, à commencer par la Chine, le premier d’entre eux. Et aux Etats-Unis même, le débat monte.

Aujourd’hui, les banques américaines ont en dépôt à la Fed des réserves colossales, très supérieures à ce qu’exige la loi. Pour le moment, elles n’en font rien. Mais le jour où l’économie repartira, elles pourront distribuer des masses de prêts et la Fed aura alors bien du mal à contrôler l’emballement. Sauf à remonter brutalement les taux d’intérêt, à ruiner les épargnants qui ont placé leurs avoirs en bons du Trésor, croyant en une valeur refuge – et à se ruiner elle-même.

Les banquiers redoutent ce krach obligataire, cette nouvelle crise financière venue d’Amérique comme en 2008, touchant non plus le minuscule marché des prêts « subprime » mais celui, gigantesque, des obligations publiques.

En achetant par milliards la dette émise quelques rues de Washington plus loin par le Trésor américain,

la Fed dispense en fait le gouvernement et le Congrès de faire ce que tous les gouvernements européens font en ce moment : assainir leurs finances publiques.

L’Amérique doit « faire le job » et sortir de ce cercle vicieux monétaire. Elle doit épargner au monde une déflagration potentiellement plus grave encore que celle que nous venons de subir.

lesechos.fr

La Suisse s’apprêterait à rapatrier son or à son tour : bankrun sur l’or physique

Après l’annonce de la décision de l’Allemagne de rapatrier une partie de ses stocks d’or détenus à New York, Londres et Paris, il semble que le mouvement de rapatriement des stocks d’or s’accélère.

Cette fois ci c’est la Suisse qui est concernée avec le mouvement « The Swiss Gold Initiative » lancé par 4 membres du parlement Suisse en Mars 2012, mouvement qui exige le rapatriement de l’or détenu par la banque nationale Suisse. Source

90 000 personnes soutiennent ce mouvement, or dés qu’il atteindra 100 000 personnes, le parlement Suisse devra organiser un référendum.

Ce mouvement affirme que les Suisses devraient avoir le droit de donner leur avis sur 3 points :

– le fait de garder les stocks d’or de la nation en Suisse.

– de pouvoir empêcher la banque nationale Suisse de vendre tout ou partie des réserves d’or du pays.

– d’imposer à la banque nationale Suisse de détenir au minimum 20% des réserves en or physique.

Pour le moment la banque nationale Suisse n’a pas souhaité révéler ou se situent les stocks d’or du pays mais ce mouvement, dès qu’il atteindra les 100 000 personnes, l’y obligera certainement.

Nous parlons ici de 1040 tonnes d’or physique…

Les Etats n’ont visiblement plus confiance dans les banques centrales (New York Fed et Banque centrale d’Angleterre), censées détenir l’or physique pour le compte de nombreux Etats.

On comprend pourquoi quand on s’aperçoit que l’Allemagne mettra 7 ans à récupérer de la FED de New York, de la Banque centrale d’Angleterre et la Banque de France, ce qui ne représente qu’une petite partie de la totalité de son stock d’or.

Comment est il possible que 7 ans soient nécessaire pour expédier le stock d’or de l’Allemagne ?

L’or n’y est peut être tout simplement plus comme l’affirme le GATA, prêté aux banques d’affaires et vendu sur les marchés pour maintenir les cours sous pression et sauvegarder encore un temps la confiance dans le système monétaire d’argent « papier » non convertible.

Si l’or n’y est plus (tout ou partie) d’où viendra t-il ? peut être qu’un début de réponse se trouve dans l’intervention commune de la France et des USA au Mali, le pays d’Afrique le plus riche en or ? timing troublant au demeurant…

USA: les banques démantelées?

Tiens comme c’est bizarre ?!? Les zozos de la FED deviendraient-ils raisonnables ?

– – – – – – – – – — –  – —

Les grandes banques doivent être démantelées «avant qu’il ne soit trop tard» faute de quoi la prochaine crise financière risque d’être encore plus terrible que l’actuelle, a affirmé Richard Fisher, un des dirigeants de la Banque centrale américaine (Fed). Le banquier central appelle à diviser les grandes institutions «en une multitude d’entités opérationnelles».