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Le FN de Nouvelle Aquitaine dit non au financement des syndicats par les deniers publics

Bravo! Chaque année l’état verse 4 milliards à l’ensemble des syndicats. Sur ces 4 milliards à peine 3% vient des cotisations. (Résulat de ce système: un taux de synidcalisation extrèmement bas avec 5% dans le public et 3% dans le privé)

Rappel:
En 2011 le rapport Perruchot interdit de publication

Lire le rapport dans son intégralité: Le Point

Finacement syndicat/Perruchot : « Acheter la paix sociale coûte moins cher que le progrès social »

Le 18 octobre, Nicolas Perruchot, conseiller régional et auteur d’un rapport sur l’argent des syndicats, revient sur le rapport de 2011, à propos du financement des syndicats, dans Good Morning Business, avec Stéphane Soumier, sur BFM Business.

“Le Président de l’Assemblée Nationale et le Président du groupe PS de l’époque Jean-Marc Ayrault souhaitaient m’envoyer devant un tribunal pénal parce qu’ils estimaient que je parlais trop de cette affaire. Le rapport est enterré pendant 25 ans.”

 

 

Lu sur le Figaro

Nicolas Perruchot a présidé en 2011 une commission d’enquête parlementaire sur le financement des organisations professionnelles. Son rapport n’a pas été voté et reste interdit de publication pendant 25 ans. L’ex-député du Loir-et-Cher donne son sentiment sur le procès de l’UIMM qui prend fin la semaine prochaine.

 

Êtes-vous surpris par les révélations du procès de l’UIMM?

Nicolas PERRUCHOT.- Je ne m’attendais pas à ce que Denis Gautier-Sauvagnac avoue que l’UIMM a financé les cinq syndicats représentatifs. Mais il n’en ressortira pas grand-chose car les camps sont figés: dès que l’on parle d’argent, les partenaires sociaux se braquent. Aucune solution ne pourra venir d’eux. Le gouvernement n’est pas non plus très actif. Pour que les choses changent, il ne reste que le référendum!

Les pratiques de financement occulte ont-elles disparues?

Les enveloppes en liquide n’existent plus mais les autres pratiques n’ont certainement pas disparu. A la fête de l’Humanité, il y a toujours autant de stands d’entreprises du CAC 40. Les grands groupes considèrent toujours qu’acheter la paix sociale coûte moins cher que le progrès social.

À quoi a servi la loi de 2008 qui oblige les organisations à une transparence comptable?

Désormais, les organisations publient leurs comptes, et pour les plus importantes les font certifier par un commissaire aux comptes. Mais il reste beaucoup à faire. Les comptes des principaux comités d’entreprise (CE) ne sont toujours pas publics. Et le nombre de syndicalistes détachés, qui œuvrent pour le syndicat mais sont payés par les entreprises, l’État ou les collectivités, n’est toujours pas connu. Les syndicats ne savent d’ailleurs pas combien ils sont puisqu’ils n’agrègent pas les données de leurs fédérations. La commission que je présidais avait fini par obtenir un chiffre pour l’État, où il y aurait 17.000 fonctionnaires détachés pour le compte des organisations syndicales, ce qui coûterait entre 720 millions et 1,3 milliard par an aux caisses publiques.

Quelles sont les autres vecteurs de financement du paritarisme? Continuer la lecture de Finacement syndicat/Perruchot : « Acheter la paix sociale coûte moins cher que le progrès social »

Syndicats : l’exception mafieuse française qui coûte tant au contribuable

En France et malgré le bruit qu’ils font, les syndicats ne représentent que 4% des salariés.
Et tous ces riches parrains du syndicalisme ne sont pratiquement pas payés par des cotisations volontaires, mais essentiellement pas l’argent des contribuables.

Syndicalisme français subventionné

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie… Un rapport parlementaire lève le voile. Décapant !

Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, 12 délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du très imposant Comité central de l’unité économique et sociale (CCUES). Pour représenter les salariés de France Télécom face à la «place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la délégation a reçu un chèque de 12.000 euros. À l’heure où les entreprises serrent les coûts et l’État taille dans ses dépenses, les syndicats ne rechignent pas à envoyer leurs membres au soleil, tous frais payés, simplement «pour nourrir leur réflexion».

Gonflé? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n’aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n’a jamais été aussi peu représentatif dans notre pays – seuls 8 % des salariés (public et privé confondus) adhèrent à une organisation, le taux le plus bas de l’Union européenne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C’est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-première.

Au terme d’une commission d’enquête de six mois, de dizaines d’auditions, les élus font ce constat: la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d’euros pour financer l’activité syndicale. Presque l’équivalent du budget de l’Enseignement supérieur…

Les cotisations ne représentent qu’une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales.C’est une «exception française en Europe», relèvent les parlementaires, soulignant qu’ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80% dans l’ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

Ici, ce sont les détachements syndicaux, les décharges horaires, les subventions aux comités d’entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un système bien huilé mis en place au lendemain de la guerre et que personne – même en ces temps de crise – n’a osé remettre en cause. Et surtout pas l’État impécunieux, pourtant avide d’économies. Y trouverait-il son compte?
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