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Finkielkraut sur les Gilets Jaunes : « On ne voyait pas cette France car on ne voyait que la diversité. Toutes les réserves de compassion étaient épuisées par les banlieues et les migrants »

Le philosophe Alain Finkielkraut apporte son soutien à la France des oubliés, et se sent plus proche «des ploucs que des branchés» mais s’insurge contre le «déchaînement de barbarie» qui a eu lieu samedi dernier.

Finkielkraut : (…) La classe moyenne et les classes populaires vivent en France dans un double état d’insécurité économique et d’insécurité culturelle. Ces gens ordinaires ont été chassés des métropoles par les loyers prohibitifs et des banlieues parce qu’ils ont perdu la « guerre des yeux », comme dit Christophe Guilluy.

D’autres, qui habitent depuis longtemps les villes moyennes, voient leurs commerces fermer du fait de la concurrence des grandes surfaces et leurs emplois détruits du fait de la désindustrialisation provoquée par la mondialisation. Celle-ci, qui devait signer l’apothéose de l’Occident, se transforme en défaite, au moins provisoire.

(…) Ce surgissement soudain, cette révolte des « somewhere » (les « gens de quelque part ») contre les « anywhere » (les « gens de partout ») m’a, en effet, ravi.

Le Figaro : Pourquoi cette France oubliée resurgit- elle avec tant de violence aujourd’hui ? Continuer la lecture de Finkielkraut sur les Gilets Jaunes : « On ne voyait pas cette France car on ne voyait que la diversité. Toutes les réserves de compassion étaient épuisées par les banlieues et les migrants »

Nuit Debout: Alain Finkielkraut pris à partie place de la République

Il n’était visiblement pas le bienvenu. Alain Finkielkraut s’est rendu samedi soir place de la République à Paris où se déroule le mouvement Nuit debout depuis plusieurs semaines.

Sur une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on entend des «casse-toi» et autres huées adressés au philosophe qui répond par des «fascistes», lui-même étant qualifié de «facho» par des personnes autour de lui.

«Gnagnagna, pauvre conne»

La vidéo ne permet pas de dire si quelque chose de particulier a pu provoquer cette scène. La suite des images montre le philosophe quitter la place tout en se faisant insulter par une jeune femme à qui il lâche : «Gnagnagna, pauvre conne». Deux hommes qui l’escortent lui demandent de ne pas en rajouter, et Alain Finkielkraut explique qu’il se fait insulter et qu’il «peut répondre aussi».


Sur Twitter, les Jeunes Communistes ont revendiqué avoir «tej» (jeté) Alain Finkielkraut.

Quelques minutes après son départ de la place, le philosophe a répondu aux journalistes indépendants du Cercle des Volontaires. «Ce sont des fascistes», explique le philosophe, copieusement insulté. «J’ai été expulsé d’une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c’est du bobard, ce pluralisme c’est un mensonge. D’autant que je ne venais pour écouter et non pour intervenir», ajoute-t-il. Avant d’insister : «On a voulu purifier la place de la République. J’ai subi cette purification, avec mon épouse». Le philosophe insiste pour expliquer qu’il s’y avait pas eu un service d’ordre, il se serait «fait lyncher». Ce que confirme sa femme.

VIDEO. «J’ai subi la purification», estime Alain Finkielkraut

Jugé clivant, Alain Finkielkraut est taxé de réactionnaire par ses détracteurs.L’entrée de cet ardent polémiste à l’Académie française en janvier dernieravait provoqué une vive polémique.