Archives par mot-clé : fournée

Quand Raymond Barre attaquait le lobby juif. (vidéo)

Raymond Barre était du bon côté. Ses déclarations sur le lobby juif, qui si elles avaient été prononcées par un patriote auraient soulevées un tollé et auraient été jugées antisémites, ne lui ont jamais été reprochées et ne l’ont jamais empêchées de mener une grande carrière politique.

Extrait de la réaction du Premier ministre Raymond BARRE après l’attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic à Paris. Raymond BARRE se déclare « plein d’indignation » à l’égard de cet attentat « odieux » « qui voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic

J-M. Le Pen : « ma fille m’a poignardé dans le dos »

La rupture entre la vieille garde du FN et la nouvelle génération semble consommée. Pas sûr que cela soit une bonne nouvelle…
voir aussi: La guerre est déclarée entre Jean-Marie Le Pen et sa fille

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L’avocat du Front national, Wallerand de Saint-Just, a annoncé mardi que le blog vidéo de Jean-Marie Le Pen ne sera plus hébergé sur le site du parti, pour des « raisons juridiques », après une nouvelle polémique suscitée par des propos du fondateur du mouvement. Une décision que le président d’honneur du FN dit avoir appris par la presse, ce qu’il regrette, a-t-il confié au site du Point. « La courtoisie ne domine pas dans cette affaire. Sur le plan affectif, je suis très blessé », a-t-il assuré, avant de poursuivre : « je supporte assez bien les coups de face mais pas ceux qui sont donnés dans le dos, lâchement. »

Depuis la publication de la vidéo polémique, Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen ne se sont pas adressé la parole. « Je n’ai plus aucune communication avec elle », assure le député européen de 85 ans. Un journaliste des Inrockuptibles l’a également contacté, et les propos de Jean-Marie Le Pen sont plus durs encore :

Polémique JMLP : une tempête dans un verre d’eau vaseuse.

Les média sont sous le choc. Même la tuerie de Nemmouche ne les a pas autant indigné. Faut dire que l’affaire est grave. Le diable est de retour. Et un seul mot de sa part aura suffit à faire aboyer tout les chiens galeux du journalisme français.

leeurope

Fournée, voilà l’objet du délit. Accolé au patronyme déguisé d’un ménestrel juif et sans talent, les média ont tout fait pour faire passer ce désormais »vilain » mot pour une nouvelle provocation de Jean-Marie Le Pen. Or à mon avis si dérapage il y a , il est incontrôlé et la sortie de route n’était pas préparée.
Car si l’on prend la peine de regarder l’ensemble de la séquence vidéo incriminée, on constate que le mot « fournée » n’est pas utilisé dans le sens que lui prête les média.
En effet, surpris par la question de la présentatrice sur Noah et Bruel, Jean-Marie Le Pen lâche : « on en fera une fournée la prochaine fois » ce qui, dans le contexte, signifie : on en reparlera à l’occasion d’un prochain journal de bord dans le cadre de la rubrique « le pauv’con de la semaine ». Le mot fournée prend donc ici son sens familier : ensemble de personnes appelées aux mêmes fonctions, aux mêmes dignités (exemples : une fournée de sénateurs, une fournée de touristes). Si l’expression est maladroite et peut prêter à confusion en raison de la présence d’un juif dans la « fournée d’artistes », il est faux de dire comme l’a fait Europe 1 que « LE PEN VEUT ENVOYER NOAH, BEDOS ET MADONNA AU FOUR ». (Avec des journalistes capables d’une aussi grande finesse dans l’interprétation de l’information le monde n’a plus besoin de tribunal internationale pour juger des crimes contre l’Humanité.)


Jean-Marie le Pen et la fournée du prochain… par prechi-precha

Pris dans la tempête médiatique le vieux menhir comme à son habitude n’a pas reculé d’un pouce. Sur les ondes de RMC il a expliqué que jamais il n’avait pensé à faire un jeu de mot antisémite.
Mais dans le climat de manipulation permanente auquel nous soumet le clergé médiatique ses explications sont vaines. D’autant que l’accusé n’est pas un perdreau de l’année et qu’il est connu pour aimer danser au bord des volcans. C’est ce qui explique l’irritation de certains cadres du FN à son encontre. Beaucoup lui ont notamment reproché son manque de sens politique. Se sachant sous la surveillance d’une horde de petits flics qui se croient journalistes, Jean-Marie Le Pen aurait dû se douter que le mot fournée serait utilisé contre lui et éclabousserait le FN. Et au moment même où forte de ses 25% Marine Le Pen tente de constituer un groupe au parlement européen, une telle déclaration du président d’honneur du parti qu’elle préside apparait comme une faute politique évidente.

Cependant le FN aurait tort de donner à cette affaire plus d’importance qu’elle n’en a. Et certains beaux parleurs du RBM, devraient se méfier du linge sale qu’ils aiment laver en public. C’est la pire des façons de réagir face à une meute qui ne manquera pas de les morde à la gorge le jour où par mégarde ils feront une sortie de route.

Ce comportement de petite vierge effarouchée ne sert que les buses sans envergure comme Nicolas Dupont-Aignan. Gonflé d’orgueil et de mesquinerie, le président de Debout la Continuer la lecture de Polémique JMLP : une tempête dans un verre d’eau vaseuse.

Quand on mettra les crapules sur orbite, Le Pen ne sera pas de la première fournée…

Le grand linguiste Sylvain Chazot – vous ne le connaissez pas ? – introduit son article sur « Le Lab » d’Europe 1 par une définition du dernier mot qui fait peur : fournée. jean-marie-le-pen-repond-a-madonna-et-bedos-qu-il-traite-de-vieux-cons-et-veut-faire-une-fournee-avec-bruel-regardez

Le grand linguiste Sylvain Chazot – vous ne le connaissez pas ? – introduit son article sur « Le Lab » d’Europe 1 par une définition du dernier mot qui fait peur : fournée.

Ce grand lecteur du Larousse est hélas un peu paresseux. Il se contente de la définition la plus terre à terre et feint ignorer son sens figuré, pourtant défini clairement par son précieux Larousse, quelques lignes plus bas  : « Ensemble de personnes appelées aux mêmes fonctions, aux mêmes dignités ». Trop subtil pour son lectorat, sans doute. On retiendra la cuisson au four.

Dans les lignes qui suivent, le scrupuleux Chazot rappelle les propos criminels. L’accusé se nomme Jean-Marie Le Pen. Comme on le rappelle plus loin dans l’article, c’est un multirécidiviste. Son dernier crime ? Citer une liste de saltimbanques engagés ayant juré, bien décidés à combattre le peuple de France pour retrouver un climat politique sain – où chaque citoyen aurait le bon goût de voter selon leurs désirs – ayant juré, donc, de sanctionner le peuple de France en s’exilant loin de ses terres nauséabondes, privant ainsi tragiquement la France de leur vitale présence (mais pas tout de suite).

Le Pen, dans un élan de violence inouï, piaffant d’un rire sardonique, se proposait alors, à l’évocation du dernier chef d’escadrille Patrick Bruel, d’en faire « une fournée la prochaine fois ».

Nous sommes ici devant un cas d’école de tentative de crime contre l’Humanité avec préméditation. Le procureur Chazot le démontre magistralement : Jean-Marie Le Pen nourrit explicitement l’abominable dessein de faire rôtir la fine fleur du showbiz français.

Les rédactions commencent à s’indigner. On exige de fermes condamnations. Au Front National, le vice-président Louis Aliot s’incline. Le site du parti retire l’abominable vidéo. L’affaire est grave.

Bon prince, Monsieur Chazot ne rappelle pas le précédent « Durafour crématoire » que tout Français garde en mémoire, surexploité qu’il fut par le journalisme du néant depuis 25 ans, mais dont personne ne rappelle jamais que le calembour assassin venait en réponse à l’appel pacifiste du ministre Durafour à « exterminer le Front National ».

Comme toujours, les ficelles sont grosses, si énormes même qu’elles ne menacent toujours pas de rompre après trente ans d’un usage intensif. Comme au premier jour, elles agitent l’épouvantail à nigauds et il est bien décrété que, en dépit de sa bonhomie acquise avec l’âge, et de son physique de sémillant grand-père, Jean-Marie Le Pen devra éternellement faire peur aux petits enfants de la République.