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Quand François Asselineau prophétise un possible assassinat au Royaume-Uni pour contrer le OUI au Brexit (Audio)

Extrait de l’entretien de François Asselineau sur Radio Sputnik le 9 juin 2016, c’est-à-dire 6 jours avant l’assassinat de la députée britannique hier. A qui profite le crime ? Il existe en effet des coïncidences troublantes, tandis que deux sondages donnaient le Oui au brexit (sortie de l’UE) largement gagnant juste la veille de l’assassinat de Madame Cox. Pourquoi les gagnants probables auraient-ils compromis leur succès ?
Dans cet entretien, François Asselineau mettait en garde contre le risque qu’il se passe au Royaume-Uni la même chose qu’en Suède: un assassinat pour démobiliser le camp du Brexit. En Suède il s’agissait d’un référendum en faveur de la zone euro et de l’assassinat d’une ministre.

A noter le profil de l’assassin, très comparable à celui de l’assassin de la ministre suédoise.

 

Le verbatim de l’ entretien à Radio Sputnik :

« Alors j’espère qu’au Royaume-Uni, il ne va pas se produire la même chose que ce qui s’était produit en Suède.

Puisque je rappelle qu’en Suède, comme les sondages pour l’entrée de la Suède dans l’euro donnaient désespérément le Non gagnant, eh bien la porte-parole du camp du Oui, qui était Mme Ana Lindh, la jeune ministre des affaires étrangères du gouvernement suédois de l’époque, qui avait 42 ans et qui était une jeune femme très photogénique, et qui avait été l’égérie du camp du Oui, eh bien a été assassinée dans une galerie commerciale de Stockholm par un type.

L’affaire a été à moitié élucidée -… c’est une espèce de Serbe sorti d’un hôpital psychiatrique, enfin un type qui a à peu près le profil de Lee Harvey Oswald, si vous voyez ce que je veux dire….

Et elle a été, donc, assassinée deux jours avant la tenue du référendum.

Et au lieu d’arrêter le référendum et de le reporter, eh bien le gouvernement du Premier ministre M. Personn, à l’époque Premier ministre de la Suède, a maintenu le référendum. Et pendant les 48 heures précédant le scrutin, on a chanté les louanges de cette femme qui avait été assassinée pour le triomphe du Oui. Et on a expliqué aux Suédois que cela allait changer probablement la donne, et qu’ils allaient voter Oui.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Il y a même eu un sondage Gallup, qui a été le dernier sondage publié, qui avait indiqué que le camp du Oui, miraculeusement, allait triompher, du fait de cet assassinat mystérieux. Continuer la lecture de Quand François Asselineau prophétise un possible assassinat au Royaume-Uni pour contrer le OUI au Brexit (Audio)

Europe intégrée : le stratagème des chaînes (F. Asselineau)

« Pourquoi donc les Etats-Unis poussent-ils tellement à la construction européenne ? » Réponse : « Parce que la construction européenne est la mise en oeuvre d’un stratagème chinois classique de l’art de la guerre : le stratagème des chaînes »… C’est le moyen que les Etats-Unis ont trouvé pour mettre l’Europe sous contrôle, De Gaulle l’avait très bien compris. Extrait d’une conférence donnée le 22 janvier 2011 à Montpellier.

C’est les États-Unis qui prend les décisions à la place de l’Union Européenne.


LE STRATAGEME DES CHAINES _ UPR, FRANçOIS… par Darwin_Kayser

MES, pacte budgétaire : Coup de théâtre, l’Allemagne reporte la ratification.

La ratification du pacte budgétaire européen et du mécanisme européen de stabilité (MES) par l’Allemagne a été ajournée sur fond de protestations de l’opposition, rapportent les agences occidentales.

Vendredi, le parlement allemand a approuvé à une large majorité le pacte budgétaire et le MES.

Cependant, l’opposition a saisi la Cour constitutionnelle du pays en exigeant de les qualifier d’illégaux. En attendant la décision de la Cour, le président allemand Joachim Gauck a officiellement ajourné la signature des documents.

Le recours a été signé par près de 12.000 personnes. D’après ses initiateurs, l’approbation du pacte viole les principes de la démocratie et son sort doit être soumis à un référendum.

La signature d’un traité de stabilité renforçant la discipline budgétaire a été proposée lors d’un sommet qui s’est déroulé en décembre 2011. L’initiative a été soutenue le 30 janvier à Bruxelles par 25 des 27 membres de l’Union européenne. Londres et Prague ont refusé d’adhérer au pacte.

source

Communiqué de François ASSELINEAU de l’U.P.R

UN REBONDISSEMENT TRÈS IMPORTANT CAR LES JUGES CONSTITUTIONNELS ALLEMANDS NE SONT PAS DES PLAISANTINS

Ce rebondissement est potentiellement très important car le Tribunal Constitutionnel de Karlsruhe n’a rien à voir avec le Conseil Constitutionnel français.

Chez nous, le Conseil Constitutionnel est une institution peuplée de 9 personnalités choisies par des responsables politiques (Président de la République, Président du Sénat et Président de l’Assemblée Nationale. Peu sont des magistrats de profession et toutes intègrent un raisonnement politique à ce qui devrait n’être qu’un strict énoncé du droit.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, notre Conseil Constitutionnel s’est déshonoré plusieurs fois. (…)

Très différent est le Tribunal Constitutionnel fédéral, (Bundesverfassungsgericht en allemand), qui a été créé en 1951, qui siège à Karlsruhe (dans le Bade-Wurtemberg), et qui juge de la conformité des lois avec la Loi fondamentale (Constitution) de 1949.(…)

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

Le précédent du traité de Lisbonne et de l’arrêt du 30 juin 2009 doit nous inciter à envisager ce qui suit :

A)- DE LONGS DÉLAIS QUI VONT RELANCER TOUTES LES INCERTITUDES SUR LA SURVIE DE L’EURO

Le Tribunal Constitutionnel Fédéral de Karlsruhe pourrait faire durer sa réponse, au minimum plusieurs semaines, et probablement pendant plusieurs mois.

Pendant ce temps, toute la procédure du TSCG et du MES va donc se trouver suspendue, et cela alors même que les marchés financiers brûlent de décisions prises en 24 heures !

Les bourses qui étaient « euphoriques » vendredi 29 juin 2012, auraient donc de bonnes raisons de retomber dans la déprime au cours de la semaine qui s’ouvre.

B)- UN RISQUE SÉRIEUX DE DÉCLARATION D’INCONSTITUTIONNALITÉ DU TSCG, ET PLUS ENCORE DU MES

Compte tenu des tenants et aboutissants de l’Arrêt du 30juin 2009 sur le traité de Lisbonne, il est tout à fait possible, sinon même probable, que le Tribunal Constitutionnel Fédéral de Karlsruhe déclare que le TSCG et/ou plus encore le MES sont contraires à la Constitution allemande.

En effet, Continuer la lecture de MES, pacte budgétaire : Coup de théâtre, l’Allemagne reporte la ratification.

Les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser Entretien avec François Asselineau

François Asselineau est haut fonctionnaire à Bercy et préside l’Union Populaire Républicaine (UPR)

FP. Pourquoi serait-il bon pour la France de sortir de l’euro, alors que les experts les plus autorisés nous promettent toutes sortes de catastrophes politiques et économiques si cela arrive ?

FA. Vous avez raison de préciser « autorisés », puisque ce sont toujours les mêmes prétendus experts qui sont « autorisés » à parler dans les médias. Pendant près de vingt ans, avant et après le traité de Maastricht, ils nous ont expliqué que l’euro serait un miracle économique, porteur de croissance, de protection et de stabilité. Depuis deux ans, ils nous expliquent que la sortie de l’euro signifierait la guerre, l’Apocalypse, ou le fascisme !
N’est-il pas un peu fort que les seuls « autorisés» à plastronner dans les médias sont ceux dont toutes les prévisions antérieures ont été démenties à 100 % par les événements ? Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est une inflation rampante, un million d’emplois industriels perdus, le taux de croissance régional le plus bas au monde et des États en faillite les uns après les autres, excusez du peu ! Nous servons à présent de variable d’ajustement des stratégies économiques de la Chine et des États-Unis.
Pourtant, d’autres voix et non des moindres se font entendre : Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux prix Nobel d’économie. Le premier a écrit en janvier 2012, faisant un parallèle entre l’étalon-or dans lequel étaient englués les pays développés après la crise de 1929 et l’euro aujourd’hui : « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ». Le second que « vu comme le système se comporte, l’Europe se porterait sans doute mieux s’il s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain ». En France, Alain Cotta, Jacques Sapir et Emmanuel Todd disent à peu près la même chose. Les contraintes de la réalité sont en train de balayer les affirmations idéologiques de tous ces économistes et décideurs qui refusent de comprendre les enseignements de l’histoire. Car l’histoire monétaire mondiale a montré, depuis l’Antiquité, que toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser.

Le recouvrement de notre souveraineté nous permettra, maîtres de notre destin, d’utiliser les instruments monétaires et douaniers pour doper la compétitivité et relocaliser la production, tout en s’adaptant à la conjoncture. Cette analyse est confirmée par les faits : les exemples existent, que ce soit l’Islande ou la Suède (pour ce dernier cas, voir une conférence où je détaille tous ces arguments).

FP. Comment expliquer l’erreur historique qu’est semble-t-il selon vous, la construction européenne ? La conséquence d’un complot contre les peuples européens, et singulièrement contre la France ? Si oui quels en sont les auteurs ?

FA. Les gens nomment « complot » ou « hasard » ce qu’ils ne comprennent pas dans la politique. Dans « Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », titre fort à propos, Jean Yanne fait dire à l’un de ses personnages que « la manipulation des élites est encore plus facile que celle des masses ». Rien n’est plus vrai concernant l’Europe. Les perspectives de carrière, la manipulation de sentiments généreux, et l’idée du caractère vulgaire et « suspect » de tout ce qui est national ont suffi à convaincre les nôtres.
Les services d’influence américains ont d’ailleurs particulièrement veillé à placer l’Europe sous l’influence mentale de leur « soft power », depuis les Accords Blum-Byrnes de 1946, imposant à la France la diffusion de films américains sur son territoire en échange des fonds du Plan Marshall. Continuer la lecture de Les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser Entretien avec François Asselineau

La fourberie européiste de Madame Aubry… et des socialistes !

Un article de François Asselineau datant du 11 juillet 2011.

Mme Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, vient de déclarer, à l’occasion d’un voyage à Turin, qu’il fallait construire… une « AUTRE EUROPE ».

Elle a cependant précisé que « Construire une autre Europe, ça ne se construit pas du jour au lendemain. » (cf. http://www.leparisien.fr/flash​-actualite-politique/martine-a​ubry-a-turin-une-etape-pour-co​nstruire-une-autre-europe-08-0​7-2011-1525845.php) C’est en effet le moins que l’on puisse dire !
Comme je le rappelle dans mes conférences, le slogan de « changer d’Europe » était non seulement celui du PS aux élections européennes de 2009 mais aussi celui du PS aux élections européennes de 1979, voici exactement 32 ans.

Mais pour comprendre à quel point Mme Aubry se moque des français, il n’est pas inutile de rappeler ici :

1°) – que le traité de Maastricht a été négocié, conclu, puis signé le 7 février 1992 par François Mitterrand et son ministre des affaires étrangères M. Roland Dumas, tous les deux membres du PS ;

2°) – que le PS a appelé à voter Oui au référendum du 20 septembre 1992 sur ce traité de Maastricht ;

3°) – que Mme Aubry était à l’époque parfaitement solidaire de ce traité de Maastricht et de sa ratification ; elle l’était d’autant plus qu’elle était l’un des membres les plus influents du gouvernement où elle siégeait comme ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (du 15 mai 1991 au 28 mars 1993) ;

4°) – que, cinq ans après, le traité d’Amsterdam a été négocié et signé par le gouvernement socialiste français (le 2 octobre 1997) et qu’il est entré en vigueur le 1er mai 1999 ; c’est-à-dire pendant toute la période où M. Lionel Jospin était Premier ministre (du 2 juin 1997 au 6 mai 2002) et que Mme Aubry était ministre de l’Emploi et de la Solidarité (du 4 juin 1997 au 18 octobre 2000) ;

5°) – que, quatre ans encore après, le traité de Nice a été signé le 26 février 2001, alors que M. Lionel Jospin était toujours Premier ministre (du 2 juin 1997 au 6 mai 2002) ;

6°) – que la grande majorité des responsables du PS – et notamment Mme Aubry – ont appelé à voter OUI au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne ;

7°) – que la grande majorité des parlementaires du PS ont avalisé la forfaiture du traité de Lisbonne en votant OUI à la ratification de ce traité le 4 février 2008, nonobstant le refus de 55% des Français à la constitution européenne dont il n’était que la simple reprise ; Mme Aubry, bien que n’étant pas parlementaire, a approuvé cette ratification.

En d’autres termes, Mme Aubry a continuellement soutenu, souvent au plus haut niveau de l’Etat et depuis 19 ans, l’ensemble de la construction européenne : elle a soutenu, voté ou appelé les Français à approuver les traités de Maastricht, Amsterdam, Nice, la Constitution européenne, et le traité de Lisbonne.

Dans ces conditions, son soudain appel à bâtir une « autre Europe » n’est qu’une fourberie politicienne de plus. Il s’agit d’un mépris éhonté des électeurs et d’une insulte à l’intelligence des Français.

François Asselineau

Paru sur le site http://www.u-p-r.infos

La fable de La dette et La loi de 1973. (vidéo)

Ils vous disent: la dette c’est vous. Vos dépenses. Votre voracité. Vos abus. Coupables, vous allez devoir vous serrer la ceinture et rendre ce que vous avez englouti.
C’est à la fois beau et terrifiant comme un conte pour enfant. Une jolie fable qui sert à vous endormir.
Car n’en déplaise aux tenants de la doxa, la dette n’est pas celle des citoyens de ce pays. C’est celle de ceux qui ont fait le choix de nous mettre sous l’emprise financière des banquiers et du marché, en votant la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 du traité de Maastricht, puis l’article 123 du traité de Lisbonne qui interdisent à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant celui-ci à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts. Et se sont les intérêts de ces emprunts qui s’accumulent et conduisent à la dette actuelle de plus de 1 600 milliards d’euros.
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