Archives par mot-clé : Gauche

Jean Pierre Le Goff : «On assiste bien à la fin d’un monde avec des risques de conflits ethniques et de violences»

Terrorisme, révolte dans la jeunesse, campagne antiraciste absurde, Europe impuissante, le titre du dernier livre de Jean-Pierre Le Goff, Malaise dans la démocratie, est plus que jamais approprié à la situation actuelle. Le sociologue et philosophe fait le point pour FigaroVox. Jean-Pierre Le Goff est un philosophe, écrivain et sociologue français. Son dernier livre « Malaise dans la démocratie » vient de paraître chez Stock.

La présidence de François Hollande représente le summum du pouvoir incohérent et informe qui ne date pas d’aujourd’hui. […] La concertation, la démocratie participative, la recherche d’un compromis acceptable… ont bon dos pour masquer l’absence de tout projet clair et cohérent.

On assiste bien à la fin d’un monde avec des risques de conflits ethniques et de violences, une accentuation du chaos.

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« La nationalité française est d’abord une allégeance », plaide Éric Zemmour

La volonté du président de la République d’insérer dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux provoque des débats enflammés. Pourquoi une telle passion ?


« La nationalité française est d’abord une… par rtl-fr

De gauche le programme économique du FN ? Bernard Monot (FN) répond.

Émission à écouter, notamment sur la nouvelle donne concernant l’euro et la crise sourde qui menace les banques et donc les épargnants européens.


 

Olivier Pichon reçoit Bernard Monot responsable, avec Jean-Richard Sulzer, du programme économique du Front National. Olivier Pichon reçoit Bernard Monot responsable, avec Jean-Richard Sulzer, du programme économique du Front National

Une clarification : le programme économique du FN est-il d’extrême gauche ?

Le plein emploi : le contrôle des frontières, la souveraineté, une nostalgie des années 60 ?

Une volonté de rétablir la souveraineté économique « ni plus ni moins comme la Grande-Bretagne », car le tribut payé pour l’Euro a été trop élevé.L’euro de toute façon n’est d’ores et déjà plus une monnaie unique en raison de la politique de facilité monétaire, M. Draghi a restitué aux banques centrales nationales une partie de leur politique monétaire.

Pour un protectionnisme intelligent, restaurer la demande intérieure et aider les PME PMI, lutter pour éviter que les « pépites industrielles » ne s’évadent du territoire français

Le syndrome Chypriote risque de frapper la France !

Il n’y a pas de modèle à imiter pas même l’Argentine, cité par F. Philippot, mais des solutions de patriotisme économique à opposer à des mesures européennes qui ont démontré leur nocivité.

Gaël Brustier : « Montebourg est une mauvaise caricature de Chevènement »

Chercheur en sciences politiques et ancien proche d’Arnaud Montebourg, Gaël Brustier estime que le ministre de l’Economie n’a pas mesuré les conséquences politiques de ses déclarations lors de la Fête de la rose. Il doute par ailleurs de la capacité du futur ex-ministre à s’imposer comme le leader d’une gauche alternative compte tenu de son absence de ligne politique.

Marianne : Sur Slate, vous décryptez le récent sondage de Marianne sur la présidentielle 2017. Vous notez le risque d’une marginalisation, voire d’une disparition de la gauche française, et signalez au passage que cette enquête d’opinion acte l’échec de la posture d’Arnaud Montebourg qui n’aurait selon vous aucune prise électorale. A l’aune de cette réflexion, comment analysez-vous les critiques formulées par Arnaud Montebourg à la Fête de la rose contre la politique gouvernementale et sa mise à l’écart annoncée de l’exécutif ?

Gaël Brustier : Je connais bien mon Montebourg. Les conneries, il les fait tout seul. Je pense qu’il n’a pas fait cette sortie de manière pensée jusqu’au bout. Il a accentué la provocation entre vendredi et dimanche et il n’en a sans doute pas mesuré les conséquences politiques. Il n’a pas voulu qu’on dise qu’il ne s’était rien passé à la Fête de la rose, que c’était un coup d’épée dans l’eau.

Ce matin sur Europe 1, il tentait de justifier ses déclarations en évoquant une contribution à un débat qui n’était pas tranché. Or, cela fait deux ans que la ligne a été fixée et il le sait très bien. Le problème, c’est que s’il dit « Je ne suis pas d’accord avec cette ligne », il avoue qu’il s’est trompé.

Il a durci le discours beaucoup plus que sa surface politique lui permet de le faire d’ailleurs. Le problème n’est pas d’être viré du gouvernement, c’est : que fait-on une fois qu’on est débarqué ? Il n’est pas député, localement en Saône-et-Loire, son appareil est moribond, il y a eu un retournement d’opinion assez violent.

Sa probable sortie du gouvernement ne l’installe-t-elle pas mécaniquement à la tête des frondeurs du Parti socialiste?

Concrètement, je ne sais pas ce que sont les frondeurs. C’est une création médiatique. Pour moi, existent en politique les gens qui ont un enracinement local — Montebourg n’en a plus, je viens de le dire — et une ligne politique, c’est-à-dire ceux qui sont capables de penser le monde. C’est par exemple ce qui explique l’existence politique de Marie-Noëlle Lienemann ou de Julien Dray. Ils ont une ligne politique. Les frondeurs mènent des batailles d’amendements qui sont probablement fondées, mais ils souffrent des mêmes maux que toute la social-démocratie européenne. Ils limitent ce qui est une crise économique, politique et idéologique profonde de la gauche à des mesures techniques de politique publique.

Sur le socialisme de la production, il y a des choses intéressantes mais sur lesquelles Montebourg et les frondeurs ne sont d’ailleurs pas d’accord. Donc Arnaud Montebourg va sans doute être pris dans un tourbillon médiatique comme il les aime, où il sera l’incarnation des frondeurs. Mais au-delà de ces quelques mois de bulle médiatique, il va falloir résoudre des problèmes de fond autrement plus complexes. Il va se trouver très vite avec un problème majeur parce que la gauche radicale se raccroche à un imaginaire que Montebourg considère lui-même comme caduc.

En fait, vous reprochez à Montebourg de faire le spectacle, mais de n’avoir aucun projet alternatif pour s’imposer comme le leader d’une aile gauche du Parti socialiste ?

On dit souvent qu’il fait comme Chevènement. Non, il est une mauvaise caricature de Chevènement. Le Montebourg gouvernemental est un Montebourg qui nie les antagonismes sociaux et environnementaux comme constitutifs d’une identité prochaine de la gauche. Il se bat pour l’industrie, pas pour les ouvriers, dans un saint-simonisme new look. Il appelle tout le monde à se mettre autour de la table et à faire des concessions, y compris l’ouvrier. L’autre aspect, c’est qu’il nie les antagonismes environnementaux. On ne subit pas l’environnement de la même manière selon qu’on est un dominant ou un dominé. Ce sont rarement les plus riches qui subissent le risque environnemental. Ces deux facteurs là font que, pour l’instant, Montebourg ne peut pas s’imposer comme leader d’une aile gauche.

Est-ce que en sortant du gouvernement ceux qui représentent l’aile gauche du PS, Hollande et Valls ne finissent pas par acter le constat que vous faîtes aussi : face à la poussée de représentations droitières, il ne sert à rien de faire « plus à gauche » ?

J’explique qu’il y a une grande confusion idéologique et politique et que ce n’est pas en criant « toujours plus à gauche » que l’on va retrouver le peuple. C’est le risque que je qualifie de « pureté de gauche ». Jean-Luc Mélenchon acte ça lui-même en revenant à l’idée d’une VIe République. C’est une prise de conscience que face à le Pen, crier « plus à gauche » n’est pas opérant.

Il y a une ébauche de prise de conscience à la gauche du PS sur le fait que le peuple ou les dominés n’adhèrent plus mécaniquement au discours de gauche. Le consensus des Trente glorieuses qui existait autrefois dans nos sociétés est en train d’imploser. La tentation est de s’en remettre à des représentations du passé : les Trente glorieuses, la gauche des années 1970-1980, la relance par la demande, la relance par les salaires, restaurer la grande industrie. Or, cet imaginaire des Trente glorieuses, aussi estimable soit-il, est consacré comme obsolète par une grande partie de la population.

Les Français ont acté cela bien plus rapidement que la gauche, ce qui explique d’ailleurs le désalignement progressif des ouvriers et des employés de la gauche depuis une trentaine d’années. L’expérience quotidienne que ces parties là de la population font de la vie les éloignent largement de celles des grands médias et des élites politico-administratives.

Pensez-vous que l’exécutif sera encore en capacité de compter sur une majorité
suffisamment solide pour gouverner ? Est-ce qu’une ouverture au centre fait par exemple partie des hypothèses crédibles ?

C’est une hypothèse, mais elle est très compliquée à mettre en place. Hollande et Valls sont sur une ligne de la plus stricte orthodoxie économique. Ils n’ont pas été formés pour être de grands originaux. Et Valls avait probablement ce genre d’idées en tête en adhérant au « social-conservatisme » qui est le sien. Mais cette ligne politique passe par un changement d’alliance que l’on commence à entrevoir, sauf qu’il n’y a pas de partenaires pour cette alliance. Le centre actuel n’est pas exactement compatible avec la gauche qu’il essaye d’incarner. Il y a une radicalisation du centre qui s’est opérée à travers la « Manif pour tous ». L’électeur UDI moyen a été très heurté par cette loi et s’est retrouvé à manifester avec les identitaires contre le mariage pour tous. Il y a par ailleurs, une polarisation du centre, notamment économique, du côté de la droite. Ce sont des gens assez durs sur le fond, même s’ils ont une expression très douce. L’électorat de l’UDI est particulièrement antisocialiste et absolument pas compatible avec ce qui serait une « troisième force » de gauche que tentent d’incarner Valls et Hollande. Nous ne sommes plus au temps du grand danger communiste où les centristes acceptaient de s’allier ponctuellement avec la SFIO dans un certain nombre d’endroits pour créer entre les gaullistes et les communistes une alliance qui sauverait l’essentiel.

Derrière cette nouvelle crise politique, on perçoit une crise plus profonde de la gauche, incapable d’oser la rupture avec ses fondamentaux idéologiques. Pensez-vous que la gauche est aujourd’hui capable de bâtir un véritable projet alternatif ? Continuer la lecture de Gaël Brustier : « Montebourg est une mauvaise caricature de Chevènement »

Le livre noir de l’AFP ( radio)

Le livre noir de l’AFP est un livre écrit par Jean Robin. Il dénonce le caractère partisan de cette agence de presse noyautée par la CGT et qui génère environ 80% de l’information fraîche en France.


Jean Robin interviewé sur Radio Monaco pour le… par enquete-debat

Dieudonné n’a fait que suivre le chemin que lui a indiqué la gauche.

Face à Dieudonné, la gauche est bien embêtée. C’est elle qui a engendré ce monstre d’antisémitisme qu’elle stigmatise aujourd’hui de façon totalement déraisonnable.

Que s’est-il passé ?

dieudo-cohn-daniel-janin-afpDieudonné a pris au pied de la lettre la logorrhée de l’antiracisme différentialiste de la gauche. Il a pris à pleine main et de façon gourmande la lutte pro-palestinienne qui plait tant à la gauche de la gauche. En bon islamo-gauchiste il a manifesté avec Mélenchon, Besancenot, et le Hamas, pour dénoncer le sionisme. Comme Mélenchon il a rencontré Chavez, a rendu visite à Mahmoud Ahmadinejad, et il est l’ami de tariq ramadan. Comme stéphane Hessel, et les plumitifs du Monde Diplo, Dieudonné a présenté la politique israélienne comme étant pire que celle des fascistes. Un bon petit élève nourrit à la soupe gauchiste, on vous dit.

Véritable produit formaté à l’antiracisme et au multiculturalisme, Dieudonné fut dans les années 90 de tous les combats de la gauche. Candidat PS contre le FN à Dreux, on le verra se produire sur scène et enregistrer avec le groupe Zebda la chanson « Je crois que ça va pas être possible » dans laquelle il dénonce les discriminations.

Mais cet engagement se déroulera dans un contexte où la gauche a abandonné depuis longtemps le concept d’assimilation pour lui préférer l’intégration. Cette gauche, grâce à des officines politiques déguisées en associations antiracistes (SOS racisme, le MRAP, la LDH) et avec l’aide des organisations juives comme la LICRA ou le CRIF, va imposer le multiculturalisme et le communautarisme aux français. Par ce biais elle va exacerber les différences, l’ailleurs, l’autre. À leurs yeux, les racines seront toujours plus sympathiques quand elles évoquent le pays lointain d’un français de branche que celles d’un français de souche. Dieudonné l’a bien compris lui qui ne cesse de faire référence à ses origines camerounaisse et se présente comme un descendant d’esclave.

Le relativisme et le différentialisme deviendront donc les nouvelles idéologies auxquelles tous les français devront se soumettre sans sourciller car les gardes-chiourme de la doxa veillent. À la moindre incartade, la police de la pensée fait siffler aux oreilles des impétrants les balles du plus grand terrorisme intellectuel qu’ait connu la France.
Vous émettez une critique sur les Juifs, vous êtes antisémite. Vous critiquez l’Islam, vous êtes raciste et menacé de mort. Vous remettez en cause la loi Gayssot, vous êtes un nostalgique de Pétain. En revanche, si vous êtes catholique, français de souche et blanc… vous pouvez être brocardé sans que personne ne s’offusque.
Pire même, si vous considérez la politique d’immigration inadaptée à notre situation économique et que vous avouez aimer votre Nation, vous êtes un fasciste.

Petit à petit, sous la pression de journalistes aux ordres et de quelques intellectuels, la France va sombrer alors dans une ethnicisation des rapports sociaux. Les revendications communautaires et ethnicoreligieuses ne vont faire que s’amplifier. Grisée par le relativisme post-moderne, la gauche sera l’avant-garde de cette dérive. La loi sur l’esclavage de Christiane Taubira en est un exemple. Elle condamne la traite négrière dont les blancs se sont rendus coupables, mais n’évoque à aucun moment la traite intra-africaine et la traite arabo-muslmane. Quand on demande à Christiane Taubira d’expliquer ce deux poids deux mesures, elle déclare : il ne faut pas stigmatiser les minorités visibles qui vivent sur notre territoire.

Le conflit des mémoires est alors ouvert. La concurrence victimaire démarre, dans laquelle Dieudonné Continuer la lecture de Dieudonné n’a fait que suivre le chemin que lui a indiqué la gauche.

Marine Le Pen: « La gauche a tout abandonné » (vidéo)

Marine Le Pen a dévoilé ce mardi à Nanterre, la nouvelle affiche du FNJ dont la devise est « La France tranquille ». Ce slogan avait déjà été utilisé lors de la campagne socialiste de 1981. Pour la présidente du FN « ce n’est pas un détournement mais un clin d’œil […] à cette gauche qui a tout abandonné et qui doit rendre des comptes ».

 

Le directeur national du FNJ, Julien Rochedy, reconnaît ce « petit clin d’oeil à Mitterrand et au socialisme ». Cette affiche, plus sobre que les dernières du FNJ (« Choisis ta France », « On est chez nous », etc.) « inspire une France tranquille, une France apaisée. Manifestement les jeunes n’y ont pas le droit », a précisé Julien Rochedy.

Plagier le slogan de François Mitterrand « montre que le FNJ n‘a pas beaucoup d’imagination », a déclaré Laura Slimani, la présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS). […]

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Julien Rochedy a par ailleurs revendiqué la place de « mouvement jeune politique le plus important » avec 25.000 membres.

« Le FN est devenu le premier mouvement chez les jeunes, comme en témoignent les dernières enquêtes d’opinion et la jeunesse de notre auditoire. Les jeunes représentent plus de 30% de nos adhérents », a affirmé la présidente du FN Marine Le Pen, présente à ses côtés. […]

TF1 News

Enquête. La faillite des donneurs de leçons

Moralisme. Depuis des années, les faiseurs d’opinion essaient de culpabiliser les Français qui “pensent mal”. Mais le réel finit toujours par reprendre ses droits.

Sophie Aram, humoriste pas drôle de la diversité. Égérie de la gauche immigrationiste et véritable catastrophe industrielle avec notre argent.
Sophie Aram, humoriste pas drôle de la diversité. Égérie de la gauche immigrationiste et véritable catastrophe industrielle avec notre argent.

Du temps qu’elle officiait sur France Inter comme chroniqueuse, elle faisait figure de prophétesse des temps nouveaux. Télérama louait « son rire de combat et de résistance », le Nouvel Obs sa capacité à « faire passer le fond avant la forme ». Sophia Aram était l’avenir de l’humour français, celui qui dit le Bien et le Mal, décerne des brevets de correction politique (pour elle, les électeurs du FN sont des “gros cons”), joue l’arbitre des élégances morales, milite pour le mariage homosexuel (dont tous les opposants sont pour elle homophobes) ou contre le sexisme en un “comique militant” qui oublie la plupart du temps de faire rire. Bref, une sorte de mètre étalon de l’humour à injonction et de la bien-pensance officielle.

C’est dire que beaucoup, dans la caste humoristico-médiatique, se pourléchaient les babines de la perspective de la voir redresser les consciences forcément bancales de la France profonde, en prenant les rênes d’une émission d’access prime time, comme on dit, sur France 2. Le public de la tranche 18-19 heures — où la chaîne a confié depuis septembre à Sophia Aram le talk-show Jusqu’ici tout va bien —, ce ne sont pas les bobos qui composent l’essentiel des auditeurs de France Inter ou des lecteurs de Télérama : ce Continuer la lecture de Enquête. La faillite des donneurs de leçons