Archives par mot-clé : Gilles-William Goldnadel

Admission Post-Bac : La syndicaliste Lila Lebas s’oppose à toute sélection à l’université

Nous le disons depuis des années: soit le bac est un diplôme qui sélectionne les meilleurs élèves et alors il y aura 40% de reçu et l’université redeviendra un lieu d’excellence. Soit on continue à faire croire aux papas et aux mamans que leurs enfants sont des génies et qu’ils peuvent accéder à des études supérieures, et alors on continuera à dégringoler comme nous le faisons depuis 20ans; et seules les écoles privées seront des couveuses à élites.


Admission Post-Bac : La syndicaliste Lila Lebas (UNEF) s’oppose à toute sélection à l’université, alors que des étudiants ayant obtenu le Bac avec mention ne trouvent pas de place à l’université à cause du système de tirage au sort.

Y a-t-il une omerta médiatique autour de l’assassinat de Sarah Halimi « aux cris répétés d’Allah Akbar » ?

Noémie Halioua est journaliste


Me Goldnadel, avocat à la cour de Paris a été désigné par la famille de Sarah Halimi, avec Me Buchinger, pour défendre le dossier devant la justice. Lors de cette interview, celui-ci fait le point sur l’avancée du dossier et confie également sa stupéfaction à propos du silence médiatique qui recouvre l’affaire. « Un journal texan l’a évoqué tandis que la presse hexagonale conserve son mutisme », remarque-t-il. (Actualité Juive)

« Je ne voulais pas me prononcer avant d’avoir vérifié les faits car je me méfie beaucoup des rumeurs. J’attendais des éléments indiscutables. Je peux vous confirmer aujourd’hui plusieurs informations sur ce meurtre abominable : les nombreux et terribles coups sur la victime avant le meurtre sont désormais avérés, le meurtrier a également dit Allah Akbar et récité des sourates du Coran. Cela est maintenant vérifié. Un voisin qui a témoigné, a également enregistré le son de cette terrible attaque. »

A.J.: Avez-vous davantage d’éléments sur le profil de Kada Traoré, le Continuer la lecture de Y a-t-il une omerta médiatique autour de l’assassinat de Sarah Halimi « aux cris répétés d’Allah Akbar » ?

Arte et France 2 au seul service des Palestiniens

C’est peut-être un habitant de Ramallah qui aura le mieux résumé (Le Figaro du 30 novembre) le sens le plus profond de la résolution votée par l’Assemblée générale de l’ONU et qui proclame la Palestine comme « État observateur non membre » : « Moi, quand les Israéliens ne sont pas contents de quelque chose, je me dis que ça doit être bon pour nous. »

Rien, absolument rien ne va changer dans les faits. Mais une fois de plus, le monde arabe et une partie du vaste monde vont se réjouir de cet isolement métaphysique de l’État juif.

C’est dans ce rite humiliant, obtenu automatiquement auprès d’un aréopage composé majoritairement de gouvernements autocratiques, que les Palestiniens puisent régulièrement une jubilation un brin morbide.

C’est dans ce contexte délétère que l’audiovisuel du service public français a définitivement adopté le récitatif palestinien.

C’est donc sans surprise que, lors du nouveau round qui vient d’opposer pendant une semaine une organisation officiellement brevetée comme terroriste par le monde libre et Israël, on a assisté à des reportages unilatéraux et larmoyants. Continuer la lecture de Arte et France 2 au seul service des Palestiniens

Les médias sont-ils capables de voir des extrêmes ailleurs qu’à droite?

Cette semaine, Gilles William Goldnadel revient sur les thèmes victimaires qui ont rythmé l’actualité de ces derniers jours.

Depuis 40 ans, la même ritournelle faussement antiraciste abrutit les oreilles et l’esprit d’un peuple intoxiqué à doses massives et permanentes. Depuis 40 ans, on ne cesse de triturer le même abcès de fixation.

 Et pourtant, insensiblement, la contre-culture de résistance que je préconisais commence à rendre ridicule les maîtres chanteurs qui exploitent sans vergogne la vieille rengaine d’après Nuremberg.

Extraits hebdomadaires de cette variation obsessionnelle sur des thèmes victimaires :
un article critique du Monde (26 octobre) autour du « racisme anti-blanc qui diviserait le mouvement antiraciste » : des citations de mon ami Pierre-André Taguieff, (qui fut, il y a une vingtaine d’années désigné à la vindicte publique antiraciste, par le même journal qui l’interroge aujourd’hui) et qui lui fait dire que la notion de racisme anti-blanc pourrait être dangereuse. Las, l’intéressé considère qu’il a été cité improprement…

À noter cette aimable plaisanterie du vespéral, décidément incorrigible : mentionner parmi les « antiracistes » questionnés, Houria Bouteldja, responsable emblématique des « Indigènes de la République » mouvement racialiste agressif s’il en est, auteur de la célèbre formule des « sous chiens », radicalement antisioniste et anti blanc, et poursuivie pour ses sorties délirantes.

Sans doute, la journaliste en est-elle encore à considérer inconsciemment que l’intéressée ne peut être, par essence, raciste.

Classer les Indigènes de la République dans la mouvance antiraciste en dit cependant long sur l’état de la réflexion Mondaine sur le sujet.

À noter que la presse consacre également plusieurs articles sur la procédure judiciaire que la Licra s’est décidée à diligenter en matière de racisme anti-blanc et sur le fait que le M.R.A.P, au rebours de SOS-Racisme, reconnaisse désormais, du bout des lèvres, le phénomène. Pour le dire autrement, ceux qui, hier encore, collectaient les fagots pour dresser le bûcher des téméraires qui osaient invoquer la détestation anti-occidentale, en sont réduits désormais à faire feu de tout bois pour ne pas voir leur barque sombrer. (…)

Atlantico

Polémique sur le racisme anti-blanc : retour sur les critiques émises

Et aussi, polémique autour d’une campagne dans le métro new-yorkais comparant les djihadistes à des « sauvages », L’Egypte de Mohammed Morsi et l’Occident…

Tribune de Gilles William Goldnadel  pour Atlantico

Les semaines se suivent et commencent à se ressembler. Cela a débuté par un ouragan planétaire à l’encontre de la bande-annonce d’un navet qui n’a jamais poussé, puis il a soufflé jusque dans le Maine contre des caricatures stupides diffusées opportunément par un journal satirique parisien à diffusion médiocre. Voilà à présent que cette tempête finit dans le bénitier de la gauche bien-pensante qui jette l’anathème sur un leader de la droite française, coupable d’avoir écrit ce qu’elle avait fini elle-même par reconnaître à bas bruit.

Autrement dit, voilà à présent trois semaines qu’une polémique virtuelle l’emporte sur la cruelle réalité des massacres en Syrie comme sur celle de l’aggravation de la situation économique.

Au-delà du constat sur la folie médiatique de l’époque, se profile l’enjeu de cet emballement : ni plus ni moins que le droit de parler, d’écrire et même de dessiner.

Il est en effet clair, en creux, que ce qui se joue est le droit pour les occidentaux de nommer les choses, quand bien même elles seraient déplaisantes pour ceux qui ne le sont pas.

Ainsi, et pour l’exemple, polémique dans Le Monde et sur TF1 à propos d’une campagne dans le métro new-yorkais qualifiant crument les djihadistes de « sauvages ». Les djihadistes ce sont bien ces gens qui ont scié en deux Daniel Pearl et quelques autres ? Pas très gentil pour les sauvages, penserait sans doute un Lévi-Strauss. Mais cette campagne, et c’est bien possible, est susceptible d’être dangereuse pour la sécurité du métropolitain. Raison pourquoi, un juge new-yorkais a été conduit, après arbitrage, à autoriser l’affiche problématique. Allez comprendre pourquoi, Guillaume Debré, sur TF1, a cru devoir interroger un musulman américain qui a dit tout le mal qu’il pensait de l’affiche incriminée. Et moi qui pensais qu’il fallait tout faire pour ne pas amalgamer musulmans paisibles et islamistes radicaux. Continuer la lecture de Polémique sur le racisme anti-blanc : retour sur les critiques émises

Cette gauche obsédée par le fascisme, mais qui ne supporte pas qu’on la place devant ses contradictions anti-racistes

Gilles William Goldnadel  revient sur l’Anti-racisme obsessionnel de Gôche, sur l’édification d’une statue de Mao à Montpellier, sur l’hypocrisie des médias face au régime syrien ainsi que sur Méléchon et son soutine à l’antisémite grec Mikis Théodorakis.

Valls et l’impossibilité de dire non

Beaucoup d’explications ont été données au projet de Manuel Valls d’assouplir les conditions, pourtant déjà fort souples, de naturalisation des étrangers qui en font la demande.

On a dit que c’était pour se démarquer à nouveau des positions de Claude Guéant, et on a eu raison. D’autres ont dit, que le PS n’ayant pas d’autres moyens de se distinguer – compte tenu de l’étroitesse de ses capacités de manœuvre dans le domaine social et économique – seules les questions sociétales lui permettent de le faire. Et ils ont raison.

Certains enfin, ont fait observer que le ministre de l’intérieur se situe là dans la continuité stratégique dessinée par Terra Nova et qui considère que les immigrés constituant désormais la clientèle privilégiée de la gauche, les satisfaire, voire les multiplier, est nécessaire. Malheureusement, ils n’ont pas tort.

Mais il existe une autre explication, complémentaire à toutes les autres, et dont le ministre ici décevant, n’a peut-être même pas conscience.

L’impossibilité psychologique de dire non à l’Autre. Ce que j’appelle depuis longtemps la dilection pour l’altérité : l’impossibilité de lui dire non, tu n’entreras pas chez moi, non ceci est ma maison, non ceci est ma nation. On retrouve cette crise de tétanie métaphysique dans la difficulté post-soixante-huitarde de savoir dire non à nos enfants. L’étranger infantilisé, l’européen tétanisé : tels ressemblent aujourd’hui nos dirigeants suicidaires dans une Europe crépusculaire.

Les contradictions du procureur Courroye

Monsieur le procureur Courroye veut, parait-il, se faire avocat. Il a, en tous les cas, effectué sa première plaidoirie, pro domo, dans le Figaro de cette semaine. A dire vrai, je ne suis pas sûr que ce magistrat ait toutes les qualités requises pour devenir un excellent confrère. Certes, je ne suis pas objectif et notre inimitié est notoire. Lorsque je lis, par exemple, sous  sa plume qu’il n’aurait jamais été assez bête pour faire disparaitre une pièce d’un dossier de procédure, tel que Charles Pasqua le lui reproche aujourd’hui judiciairement, je ne peux m’empêcher de sourire en pensant à ce qu’aurait été sa réaction de magistrat instructeur si l’un de ceux qu’il soumettait à ses rudes questions s’était contenté de lui servir ce type d’argumentation. Je veux dire encore ici combien celui qui prend aujourd’hui la posture de victime aura eu jusqu’à présent à faire à une justice bonne fille. En témoigne, parmi d’autres, la décision de ne pas poursuivre pénalement le fait qu’il ait antidaté une ordonnance dans l’affaire dite de l’Angolagate.

Ayant dit cela, avec fermeté, je veux dire ici combien je trouve pénible que le journal « Le Monde », qui aura été celui qui aura montré le plus d’indulgence empathique envers le juge Courroye, se montre aujourd’hui le plus déterminé à abattre le procureur de Nanterre qui a le droit, lui aussi, à la présomption d’innocence dans les affaires en cours. J’en conclus qu’il vaut mieux en France être juge d’instruction que procureur.

Le point de vue manichéen de la presse sur le dossier syrien

Je ne voudrais surtout pas comparer Monsieur Courroye avec Monsieur Assad, mais j’observe que s’agissant de ce dernier, la presse française, ici encore est passée d’un excès l’autre. Ici encore, je suis difficilement soupçonnable de tendresse envers le régime syrien. Je le suis d’autant moins que mon opposition radicale à ce régime mortifère me valait au contraire le soupçon d’être peut-être arabophobe. Mais j’observe néanmoins que lorsque Hafez El Assad massacrait au moins 20 000 de ses opposants à Hama, lorsqu’il finançait le terrorisme du Hezbollah, la presse hexagonale s’est montrée particulièrement discrète. Il y a un peu plus d’un an, Paris Match ne craignait pas de faire un reportage attendri sur la visite du couple des tourtereaux Assad à Paris. Nul n’a été dans la presse française particulièrement choqué ni par la photo ni par la légèreté des mots. Aujourd’hui, le même hebdomadaire publie, sous la plume de Patrick Forestier, un reportage dénué de toute aménité. La même presse française, par hostilité au régime en place, perd tout esprit critique à l’égard d’une opposition sur le terrain largement dominée par les islamistes. Question : les journalistes sont-ils vraiment obligés de choisir un camp ? Par exemple, étaient-ils obligés de laisser à penser que leur confrère Jaquier avait été victime des milices gouvernementales, alors que tout, semble-t-il, laisse à penser aujourd’hui que le malheureux est tombé sous les balles des insurgés. N’est-ce pas une preuve particulière de puérilité que de penser que contre un méchant, il y a, forcément, en face un gentil ?

Gloire à Mao !

Le Figaro du 29 juillet relate que l’édification d’une statue de Mao suscite la polémique à Montpellier. Cette statue commandée par Georges Frêche, installée mardi dernier sur la place du XXe siècle dite des « Grands Hommes », est critiquée par Arnaud Julien, conseiller municipal UMP, qui a déclaré : « Mao est un dictateur et un criminel, responsable de millions de morts, lui ériger une statue revient à l’honorer, c’est une provocation ! ». Et l’opposition de surenchérir : « Si on suit cette logique politique, le fascisme a été aussi une idéologie majeure du siècle précédent, Mussolini et Hitler devraient-ils aussi avoir leur statues ? »

Jean-Pierre Moure, président PS de la communauté des agglomérations, droit dans ses bottes, a cru devoir leur répliquer : « Les idéologies représentées sur la place sont toutes des idéologies de libération, de conquête des droits, malgré leurs parts d’ombre.  Le fascisme et le nazisme sont la négation même de liberté. Mao a effectivement causé des millions de morts mais il a aussi joué un grand rôle dans la montée en puissance de la Chine au XXe siècle. »

On retrouve, cette faiblesse socialiste pour les crimes du communisme dans le débat que le même journal le même jour ouvre au sujet du rappel de la publication par mon ami Stéphane Courtois du « Livre noir du communisme » en 1997.

L’ancien maoïste converti à l’anticommunisme écrivait en ouverture de son opus : « Nombres d’historiens renommés n’hésitent pas à utiliser l’expression « crime contre l’humanité » pour qualifier les crimes nazis. Il nous semble donc qu’il n’est pas illégitime d’utiliser ces notions pour caractériser certains des crimes commis dans les régimes communistes. »

Cette vision lui attira les foudres du Monde et le plongea dans un ghetto dont il est heureusement sorti aujourd’hui. Il n’empêche : Lionel Jospin, monta à l’époque au créneau, à l’instar du président Jean-Pierre Moure aujourd’hui, et déclara noblement à l’Assemblée nationale : «  La révolution de 1917 a été un des grands évènements du siècle et si le PCF a tant tardé à dénoncer le stalinisme, il a tiré les leçons de son histoire. Il est représenté dans mon gouvernement et j’en suis fier. »

C’est Laurent Joffrin qui finalement sauva l’honneur de la gauche dans un article intitulé : « Sauver Lénine ?» et publié dans Libération, il écrivait que la contestation des chiffres autour du « Livre noir » était dérisoire : « A 50 ou 60 millions de morts au lieu de 80, le communisme deviendrait-il présentable ? » en ajoutant : « Le crime est bien au cœur même du projet communiste, non à cause de l’intention maléfique de son promoteur mais parce que sans le crime leur plan de réorganisation totale de la société est impossible à mettre en œuvre. »

Pour ceux qui en doutent encore, je  ne saurai trop recommander la lecture du dernier et formidable ouvrage de Francois Kersaudy « Staline » aux éditions Perrin.

La France dure avec elle-même ?

La semaine dernière, j’ai rendu hommage au discours de François Hollande concernant le Vel d’Hiv et la déportation des juifs de France. J’ai lu certaines réserves concernant la mise en cause de la France en tant que telle, et je les comprends. Il n’empêche : si on juge un pays à l’aune de l’attitude de ses élites politiques, judiciaires, médiatiques, policières, ce pays s’est largement déconsidéré en dépit d’une admirable minorité à laquelle mon ami Serge Klarsfeld a toujours su rendre justice. Je veux également dire ici que les hommes étant des hommes, ceux de France, contrairement à ce qui a été dit et écrit, se sont plutôt mieux comportés que des hollandais ou des norvégiens envers lesquelles l’histoire s’est montrée plus clémente.

La semaine dernière encore, je disais aussi que je connaissais les limites de l’exercice de repentance désormais obligé. Lorsque je vois un François Hollande se dire désormais déterminé à poursuivre l’antisémitisme où qu’il se trouve mais que je ne vois pas les nouvelles autorités avoir agi ni en faveur de l’inscription du Hezbollah – responsable de l’attentat contre des israéliens en Bulgarie la semaine dernière – sur la liste des organisations terroristes, ni en faveur d’une minute de silence lors de la séance d’ouverture des Jeux olympiques de Londres en hommage aux athlètes israéliens assassinés il y a 40 ans lors des olympiades de Munich par un commando de Septembre noir, agissant en complicité avec des néo-nazis allemands, je me dis que l’on est loin encore d’être sortir de la condamnation symbolique, pour ne pas dire platonique.

Et à dire le vrai, à scruter l’apathie générale à l’égard de ces deux évènements, je ne suis pas sûr que l’élite d’aujourd’hui soit, en dépit de ses obsessions antiracistes, en posture de donner des leçons de morale aux élites démissionnaires d’hier.

A ce sujet, je recommande la lecture de l’article d’Alexandra Schwarsbrodt dans Libération, dans lequel celle-ci relate l’attitude exemplaire d’un Boualem Sansal, écrivain algérien, boycotté par le jury des ambassadeurs arabes à Paris pour avoir osé se rendre en Israël, défendu par Olivier Poivre d’Arvor, président de France Culture, et qui vient de refuser la dotation de 10 000 euros qui lui a été offerte pour l’offrir à l’association « Un cœur pour la paix », chargée d’apporter un secours médical aux enfants d’Israël et de Palestine.

Ici, l’élite, le Juste, est un Arabe.

Mélenchon et l’antisémitisme

A ce qu’il parait, Monsieur Mélenchon veut poursuivre Jean-François Copé devant le tribunal pour avoir osé lui reprocher d’entretenir des intelligences coupables avec l’antisémite déclaré Mikis Théodorakis. D’après ce que je crois comprendre, Mélenchon n’étant pas au courant des déclarations du musicien grec, il ne saurait se les voir reprocher. Mais je crois savoir également que Monsieur Mélenchon est allé visiter son ami Chavez, sans que d’ailleurs la presse française ne s’en émeuve particulièrement. Je doute que Monsieur Mélenchon n’ait pas été tenu au courant des déclarations anti-juives, nombreuses et anciennes du timonier bolivarien. Il y a une dizaine d’année, à la suite d’Annette Lévy-Villard, je commettais un article dans Libération dans lesquelles je rappelais que Chavez avait la grande habitude de reprocher aux Juifs leur amour de l’argent ou leur détestation du Christ. Ce que Copé reproche justement à Mélenchon, ce n’est certainement pas son antisémitisme, c’est un accommodement dont il n’a pas le monopole à gauche pour la  judéophobie radicale.

Il est piquant de constater à quel point ceux qui ont l’injure antifasciste généreuse ont le cuir sensible lorsqu’on les place devant les contradictions de leur antiracisme vétilleux.

RTL et Zemmour rappelés à l’ordre sur Taubira : le CSA était moins diligent quand les cibles appartenaient au gouvernement précédent

Entretien avec Gilles-William Goldnadel pour Atlantico

Eric Zemmour a fait l’objet d’un rappel à l’ordre par le CSA pour l’une de ses chroniques diffusée sur RTL. Il s’en prenait à la ministre de la Justice Christiane Taubira, l’accusant de privilégier les femmes et les mineurs délinquants, au détriment des “hommes blancs”.

Atlantico : Eric Zemmour a fait l’objet d’un rappel à l’ordre par le CSA pour l’une de ses chroniques diffusées sur RTL. Il s’en prenait à la ministre de la Justice Christiane Taubira, l’accusant de privilégier les femmes et les mineurs délinquants, au détriment des “hommes blancs”. Ce rappel à l’ordre vous semble-t-il justifié ?

Gilles-William Goldnadel : Je crois que dans cette décision, on touche vraiment le fond de l’intolérable intolérance. A supposer même, par hypothèse intellectuelle, qu’Eric Zemmour ait eu tort de faire un procès d’intention à Christiane Taubira. Il s’agissait de dire qu’elle allait favoriser certaines catégories considérées comme discriminées, à savoir les femmes et les « mineurs délinquants » au détriment des mâles blancs. Pour autant, il ne s’agit que d’un éditorial.

Je me permets de rappeler que sous la précédente mandature, l’ensemble de l’opposition, y compris de nombreux éditorialistes du service public, ont passé leur temps à faire, à tort ou à raison, le même genre de procès d’intention symétrique à l’ex-majorité : discriminer les étrangers, les immigrés etc. Je ne crois pas que le CSA ait cru devoir entrer en voie de sanction.

Par ailleurs, et je quitte ma pure hypothèse intellectuelle, je rappelle que lorsqu’on a posé à Christiane Taubira, lors de l’élaboration de sa loi mémorielle sur l’esclavage, la question de savoir pourquoi elle ne prenait en compte la traite transatlantique à l’exclusion de la traite arabe ou barbaresque, elle a répondu qu’elle ne voulait pas désespérer les banlieues. Je pense en conséquence que le procès d’intention que lui fait Eric Zemmour n’est pas dénué de toute documentation.

En outre, je rappellerais que, dans d’autres circonstances, le CSA a eu la main infiniment moins lourde, par exemple lorsque Daniel Mermet de France Inter a diffusé des messages d’auditeurs qui reprochaient aux juifs d’exploiter leur capital de pitié depuis 50 ans. Or, j’ai la faiblesse de penser que la catégorie « juif » est davantage identifiable que la catégorie « mineur délinquant », sauf à entrer soi-même en voie de stigmatisation d’une certaine catégorie de population.

De la même manière, plus récemment, lorsque j’avais reproché dans vos colonnes à France Culture d’avoir déprogrammé délibérément Reynald Secher après l’avoir interviewé sur son dernier livre consacré au génocide vendéen, je me suis fait répondre par Michel Boyon en sa qualité de président du CSA (avant que France Culture veuille bien obtempérer à ma mise en demeure) que le CSA n’avait pas à s’immiscer dans la programmation des émissions radiodiffusées. On peut donc en France interroger quelqu’un puis le censurer sans que l’organe de contrôle de l’éthique et de la liberté prévu par la loi n’estime en devoir d’intervenir.

Le contrôle du CSA s’effectue a posteriori et non a priori…

Mais Renald Seicher avait bien été déprogrammé lorsque j’ai saisi le CSA ! Il n’avait pas encore retrouvé la parole, il y avait un fait qui pouvait être examiné, celui de la déprogrammation, dans des conditions particulièrement goujates, puisque quand il demandait des explications, on ne lui répondait même pas.

Le fait d’opposer en permanence Arabes, Noirs, Blancs ou Juifs, ne crée-t-il pas une atmosphère malsaine en France ?

C’est malheureusement le fond de l’air en Europe qui est malsain depuis 30 ans, avec cette obsession du racisme, du métissage ou de la différence. Se crée alors une bataille véritable où les uns reprochent à la droite de discriminer et où, inversement, les autres reprochent une sorte de discrimination à l’envers ou une sorte d’obsession du racisme.

Ce n’est pas de la faute de Zemmour s’il est né dans un monde qui, après avoir longtemps été obsédé par la race, est aujourd’hui obsédé par le racisme.

Récemment, le Conseil français du culte musulman a publié une étude qui montrait que les actes islamophobes avaient baissé de 7 points en juin. Un parallèle est ainsi fait, confirmé par plusieurs spécialistes du sujet, entre cette baisse et une atmosphère générale liée à l’élection de François Hollande qui mettrait moins l’accent sur l’islam que son prédécesseur.

Je suis très sceptique par rapport au discours de ces prétendus spécialistes. Je ne crois pas que l’Islam ait été moins remis en question ces derniers temps, notamment avec Mohammed Merah. Ce type de raisonnement sous entendrait que si les attentats anti-juifs ont augmenté, c’est en raison d’un nouveau pouvoir qui leur serait hostile. Je pense que ces explications mécaniques ne sont pas pertinentes.

Par ailleurs, je ne crois pas que Monsieur Zemmour ait demandé à voir fustiger les hommes qui ne sont pas blancs. Je rappellerais que Zemmour a été, il n’y a pas si longtemps de cela, débouté d’une Cour d’appel après avoir été traité de « con » par un rappeur, Youssoupha, qui demandait même qu’on lui mette une balle dans la tête. Selon la cour, puisque le rap est un genre violent, ce n’est pas spécialement choquant. Autrement dit, si c’était un petit chanteur à la croix de bois, il aurait été condamné. Mais comme le rap et le « gangs ta rap » sont consubstantiellement violents, il n’y a aucun problème. A ce degré-là de soumission intellectuelle, il y a vraiment un problème de liberté et de défense en France…

Et quand le MRAP, qui se dit scandalisé par la chronique d’Eric Zemmour, évoque « une chronique haineuse, raciste et misogyne »…

Je ne considère pas que Zemmour soit raciste. Il a évidemment certains thèmes de prédilection. Pour le connaitre, je ne l’ai jamais entendu, en privé, tenir des propos racistes. Certes, il s’affranchit de ce que l’on appelle, de manière un peu galvaudée, le politiquement correct mais cela n’en fait pas un raciste et lorsque je lis au contraire certaines déclarations de membres d’associations antiracistes qui sont stigmatisantes, je me pose des questions…

Christiane Taubira demeure, pour une grande partie de la droite, une tête de turc et Eric Zemmour, une tête de turc d’une partie de la gauche. Quand Zemmour parle de Taubira, n’est-ce pas là deux France qui s’affrontent ?

Ce sont évidemment deux personnes assez antinomiques, pour autant, l’une est sanctionnée et l’autre est ministre. D’ailleurs, de manière plus large, je sens une sorte de remise au pas ; Ménard perd son antenne, Zemmour est condamné, Alain de Pouzilhac est viré de France 24 et RFi alors qu’il n’avait pas spécialement démérité. Cela m’étonnerait que le nouveau pouvoir en place puisse tenir longtemps comme cela.

En attendant, concernant l’ancêtre du CSA, la Haute Autorité, Mitterrand disait que le respect, ça se méritait. Pour une fois je serai assez mitterrandien.

Totalitarisme de gauche/ France inter : Nouvelle Pravda de la gauche médiatique ou police de la pensée ?

Article de Gilles William Goldnadel

L’antisionisme d’une certaine gauche semble par contre leur poser moins de problèmes…

 

À nouveau, cette semaine, la thématique qui l’aura emporté médiatiquement, ce n’est pas la crise économique, ce n’est pas le compromis sur la croissance, ce n’est certainement pas la situation en Syrie, mais « la guerre des chefs » à droite, et davantage encore, la polémique sur la « droitisation » qui aurait fait perdre Nicolas Sarkozy.

Par un paradoxe, qui ne devrait pas tromper grand monde, ce sont les journaux les plus à gauche qui semblent se soucier le plus de l’avenir de la droite.

Lundi, Jean-François Copé, interrogé sur France Inter, faisait presque figure d’accusé pour justifier le «ni FN, ni gauche» décidé par l’UMP mais aujourd’hui contesté par François Fillon.

Lorsque l’actuel patron de l’ancien parti présidentiel a tenté de contester la moralité de l’alliance entre le PS et le Front de Gauche, il se sera attiré l’ironie mordante de Patrick Cohen et Thomas Legrand, et même «l’énervement» du premier, lorsque Copé osa reprocher à Mélenchon ses sympathies pour Théodorakis, l’antisémite revendiqué.

Comment ! S’indigna Cohen, l’extrême gauche est antiraciste, pas le FN. Quant à Mélenchon, il n’a jamais rencontré Théodorakis, et je suis énervé par cet argument. Donnez-nous des faits, exigea Thomas Legrand. Lorsque, en outre, Jean-François Copé crut devoir reprocher à l’extrême gauche son antisionisme, il y eut comme un grand et plat silence.

Le problème avec Cohen et Legrand, c’est qu’ils se croient intelligents. Le pire, c’est qu’ils le sont.

Rien à voir avec un Mermet ou un Paoli. Nous avons affaire au fleuron de la gauche médiatique française. J’ai même la faiblesse de croire en leur honnêteté intellectuelle. Je leur reproche seulement d’officier pour le service public et de faire autant transparaître leurs dilections.

Il n’est donc peut-être pas totalement vain de leur servir les faits qu’ils réclament, et, pourquoi pas, quelques thèmes de réflexion complémentaires.

Oui, Jean-François Copé a raison moralement et factuellement.

Il n’y a pas d’alliance entre droite et droite extrême, alors que la gauche socialiste assume d’autant mieux celle qui la lie à son extrémité, que nul ne se commet à la lui reprocher. Pourtant c’est celle qui n’existe pas qui est obsessionnellement mise en cause. Continuer la lecture de Totalitarisme de gauche/ France inter : Nouvelle Pravda de la gauche médiatique ou police de la pensée ?

Cette détestation de l’homme occidental devenue centrale dans la société française

Si l’on veut se faire une idée concrète de ce à quoi pourrait correspondre le risque zéro, en théorie inexistant dans la pratique, il suffit de songer à l’impossibilité de voir SOS-Racisme ou le MRAP réclamer des comptes à Libération pour son article de jeudi dernier s’indignant du trop de blancs au sein du gouvernement français.

On a suffisamment glosé, et à juste titre, sur l’indigence glauque du propos pour que l’auteur de Réflexions sur la question Blanche n’en rajoute une couche quant à l’évidence de ce racisme de plus en plus visible par tous,

à la notable exception des associations auto-désignées pour l’éradiquer.

Je m’autoriserai néanmoins deux observations en profondeur :

Cette question Blanche, ou pour la dire autrement : cette détestation pathologique de l’être occidental n’a rien de périphérique :

elle est omniprésente, obsessionnelle et centrale. Sans la comprendre, impossible d’appréhender le monde qui est, les questions sociétales, à commencer par celle de l’immigration, comme les problèmes internationaux et leur traduction médiatique.

Ceux qui, comme le journal précité, sont obsédés par elle sont bien entendu ceux qui applaudiront le plus à la proposition de François Hollande de bannir le mot «race» de notre Constitution.

Pour eux, et on me permettra de Continuer la lecture de Cette détestation de l’homme occidental devenue centrale dans la société française

Goldnadel : Pourquoi peine-t-on à voir les véritables racines de ce terrorisme islamiste à la française ?

 

Pourquoi ce dépit exprimé par certains que le tueur de Toulouse n’ait pas été un néo-nazi et pourquoi est-il si difficile de rappeler publiquement que la seule communauté à avoir été visée en tant que telle par Mohamed Merah est la communauté juive ?

Après, c’est comme avant, rien ne change. L’islamisme est la maladie infantile de l’islam, le gauchisme celle du socialisme. Les deux sont très copains et ont des parents permissifs.

Inutile de revenir sur la tentative avortée, en raison de la célérité policière, d’avoir lancé une nouvelle fois le leurre néonazi, je l’ai évoqué – y compris dans ces colonnes – on ne tire pas sur une ambulance remplie d’aveugles malentendants.

On se contentera d’évoquer ce journaliste dépité d’apprendre l’identité de l’assassin, «twitter» à un confrère helvétique tout aussi progressiste que lui un : «putain, je suis dégouté, le type est un islamiste, j’aurais tellement préféré que ce soit un facho».

On compatira à sa peine à l’aune de sa réelle compassion à l’égard des victimes. (…)

(…) Le Figaro de ce lundi, rapporte que : « Diverses réactions de soutien au meurtrier inquiètent la police ». Entre autres témoignages, une enseignante d’Argenteuil relate :

« Au moment de la minute de silence, à 11 heures, deux élèves de ma classe ont refusé d’y participer, en jetant : je ne vais pas me lever pour des Juifs ! »

Le professeur a toutefois fait obtempérer les deux élèves, mais manifeste son inquiétude : « Il faut savoir que régulièrement les débats autour du conflit israélo-palestinien empoisonnent les cours, tous les cours. »

« Beaucoup d’enseignants n’ont pas imposé cette minute de recueillement, souvent par crainte des comportements des élèves, témoigne un autre professeur.

Tandis que nous nous taisions, nous entendions le brouhaha des classes voisines. »
Continuer la lecture de Goldnadel : Pourquoi peine-t-on à voir les véritables racines de ce terrorisme islamiste à la française ?

Gilles-William Goldnadel & Ivan Rioufol: En finir avec le terrorisme intellectuel de la gauche. (son radio)

Il existe encore dans ce pays des esprits libres qui échappent au prêt à penser de la gauche et de ses média-complices.

Voici deux exemples:

Ivan Rioufol sur RTL

Contre les moralistes de pacotille….

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Gilles-William Goldnadel : Pourquoi serait-il interdit aux Français d’évoquer leur souveraineté et leur identité ?

Atlantico : Que vous inspirent les commentaires qui ont suivi la tragédie de ce lundi à Toulouse ?

Gilles-William Goldnadel : Sans l’action de la police, il est clair que SOS-Racisme, proche du Parti socialiste, aurait continué d’incriminer l’extrême-droite.

Ils n’ont pas tiré les leçons du passé. Après les attentats de la rue des Rosiers et de la rue Copernic, ils avaient fait descendre les gens dans la rue contre l’extrême droite et les néo-nazis. Dans les deux cas, on a découvert ensuite que c’était à cause de la radicalité islamiste, mais trop tard pour en tirer les leçons politiques. C’est ce qu’ils ont failli recommencer.

Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou ont incriminé la violence de la campagne électorale, en visant Nicolas Sarkozy qui avait suivi Marine Le Pen sur la polémique du halal. Une nouvelle fois, ils ont voulu instrumentaliser la douleur des juifs en menant les gens sur une fausse piste et en faussant délibérément le jeu démocratique de l’élection : ils souhaitaient interdit au peuple français d’évoquer les thématiques de sa souveraineté et de son identité.

Nous sommes face à une idéologie qui est dans l’incapacité de penser le racisme autrement que dans la peau d’un occidental.

Mais en plus de cela, il y a un petit jeu d’apparatchiks, notamment à SOS-Racisme, qui utilisent délibérément ces événements contre la droite. Je suis choqué par la sottise ou la tromperie de ces gens qui se sont affranchis des leçons du passé. Après l’affaire Ilan Halimi, ils ont ergoté, palabré pour savoir si c’était un crime antisémite ou non. Finalement, Youssouf Fofana se revendique aujourd’hui hautement anti-juifs. Ils devraient avoir soit une pudeur, soit une mémoire. Je n’en reviens pas de voir l’audace de ces gens-là.

Ils ont une force de frappe incroyable, assise sur l’idéologie, qui leur permet tout. Imaginez si le type n’avait pas été attrapé !

Quelles conséquences ce drame peut-il avoir sur la campagne ?

Je pense que l’ensemble de la communauté nationale a été très mature. Elle n’a pas été déstabilisée par ce qu’ont voulu faire SOS-Racisme, François Bayrou ou Jean-Luc Mélenchon (…)

Atlantico

Gilles-William Goldnadel dénonce l’instrumentalisation politique de Bayrou et Mélenchon.

Dans les GG de RMC, Gilles-William Goldnadel fustige les personnalités, notamment Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou, qui ont instrumentalisé le drame de Toulouse et Montauban pour accuser Marine Le Pen et le Front National.

Dans Carrément Brunet, Gilles-William Goldnadel en remet une couche à propos de l’instrumentalisation de Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et Jonathan Hayoun (UEJF), qui ont tous pointé du doigt Marine Le Pen.