Archives par mot-clé : harkis

Marine Le Pen : « La colonisation a beaucoup apporté, notamment à l’Algérie »

«Le FN a soutenu de toutes ses forces les rapatriés de l’Algérie. Je défends les harkis, les rapatriés, je pense qu’ils ont été maltraités, mal accueillis dans leur pays, les harkis ça a été encore pire, ils ont été mis dans des camps dans des conditions épouvantables», a affirmé Mme Le Pen, citant notamment celui de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).

«Moi je pense – et chacun d’ailleurs qui est de bonne foi admet – que la colonisation a beaucoup apporté, notamment, puisqu’on parle de l’Algérie, à l’Algérie: des hôpitaux, des routes, des écoles… Même des Algériens qui sont de bonne foi l’admettent», a dit la dirigeante du FN. [..]

Libération

Jeannette Bougrab, les colères d’une Berrichonne

LU SUR MARIANNE

Intégration, laïcité, révolutions arabes…, l’ex-ministre de la Jeunesse s’inquiète du naufrage de «sa République». Et raconte son douloureux passage en Sarkozye.

Le livre personnel et émouvant de Jeannette Bougrab relève d’une attitude devenue rarissime : la reconnaissance de dette. Dette envers la France et son école qui ont permis à cette fille d’ouvrier harki de Châteauroux de devenir docteur en droit, conseillère d’Etat et ministre.

Dette envers ses parents illettrés mais imprégnés de «l’esprit des Lumières», ayant rompu avec «les rituels religieux» et poussé leur fille à apprendre à l’école, à aimer la France : «Ils voulaient que ma sœur et moi soyons autonomes et que nous ne soyons surtout jamais dépendantes d’un mari qui, dans leur esprit, ne pouvait être que maltraitant. Ils connaissaient trop bien, pour l’avoir vécu, le sort réservé aux jeunes filles arabes mariées.»

Mais le rappel de ce parcours lumineux éclaire un constat : ce qui l’a rendu possible se défait. Avec colère, Jeannette Bougrab s’alarme de voir «sa République» se déconstruire morceau par morceau : école en déliquescence, laïcité trahie, droit des femmes abandonné. Ses fossoyeurs lui semblent plus nombreux que ses défenseurs, à gauche comme à droite.

Elle n’a pas voulu s’engager à gauche, qui a longtemps considéré les harkis comme des «collabos» ou même des «chiens», selon le mot de Claude Lanzmann qu’elle n’a pas oublié. Attitude confortée par les trahisons de la gauche en matière de laïcité dont elle mesurera le côté abyssal en tant que présidente de la Halde, «gangrenée par le différentialisme et le communautarisme», qu’elle a sortie, avec l’aide d’Elisabeth Badinter, de l’ornière où l’avait mise Louis Schweitzer.

Jeannette Bougrab a choisi l’UMP – plutôt juppéiste que sarkozyste -, espérant de la droite postchiraquienne plus de fidélité à la tradition républicaine. La déception fut cruelle. Meurtrissante même : au sein du pouvoir sarkozyste, l’abandon des principes laïcs et républicains, les complaisances pour le sexisme des intégristes s’accompagnèrent, à son égard, de désinvolture quant à sa qualité de Française. Elle livre sans retenue les insanités, les humiliations endurées à cette occasion et raconte ce que lui valut d’avoir affirmé qu’«il n’y a pas d’islamisme light».

Au terme d’un court parcours qui lui semble décevant (qu’elle se rassure, avoir mis fin aux élucubrations de la Halde est un acte de salubrité publique qui lui restera crédité), elle s’alarme : «J’ai peur que cette France ne soit bientôt plus la France. Je suis tétanisée à l’idée que, demain, je pourrais ne plus être libre de penser, de dire ce que je veux, de blasphémer.» Ne supportant plus le «politiquement correct» des élites qui répètent que «tout va bien», elle redoute «la première conséquence de cet aveuglement, de ce déni de la réalité» : «L’installation définitive des partis extrêmes en France.»

Ma République se meurt, de Jeannette Bougrab, Grasset, 218 p., 18 €.

EXTRAITS

«LE SANG QUI COULE DANS TES VEINES N’EST PAS FRANCAIS» Continuer la lecture de Jeannette Bougrab, les colères d’une Berrichonne

HARKIS, Les Camps de la HONTE

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des Arbres, dans le département du Gard.
Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village.
A l’époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l’Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l’ isolement total de la société française.

Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd’hui se décide à parler.
35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte.
Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011.


HARKIS, Les Camps de la HONTE (HOCINE Le… par CROACLUB

Louis Aliot et Gilbert Collard manifestent à Perpignan contre le « racolage actif » de Sarkozy

L’UMP est devenu l’Union des Maquereaux et des Prostituées. Son président-candidat est tour à tour l’un ou l’autre. Le 14 avril, après 5 ans de pouvoir, le maquereau de la droite d’argent a revêtu ses habits de catins pour courtiser et tapiner chez les harkis. À une semaine du premier tour, LA petite tapineuse est allée leur promettre le 7ème ciel pour pas cher.
Que les harkis ne se laissent pas séduire par cette hétaïre de bas étage…. les putes de cet acabit sont souvent vérolées.

50 ans que le problème perdure. Les Harkis et les Pieds-Noirs rapatriés en France après les terribles événements de la guerre d’Algérie attendent toujours une reconnaissance de l’abandon de la France à leur égard et un dédommagement pour toutes les pertes qu’ils ont subi.
Comme le dit Abdellah Krouk, fils de Harkis, « l’après 19 mars a été une date sanguinaire pour les Pieds-noirs et les Harkis, 10.000 Pieds-noirs massacrés et 150.000 Harkis massacrés. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu 30.000 soldats Français qui ont été donner leur vie là-bas », et il ajoute : « En France, on fait priorité aux enfants du FLN ! »


Continuer la lecture de Louis Aliot et Gilbert Collard manifestent à Perpignan contre le « racolage actif » de Sarkozy