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Industrie : Quand la France perd ses fleurons

La preuve que Montebourg ne sert à rien et que son discours comme l’intitulé de son ministère (ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique) sont de la poudre aux yeux pour les gogos. Avec les socialistes nous nageons en plein délire orwellien: le ministère chargé de sauver l’industrie sert à la détruire ou à la vendre au plus offrant.

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Plusieurs groupes tricolores sont récemment allés chercher leur salut à l’étranger, sans provoquer beaucoup d’émoi du côté des pouvoirs publics…

Alstom lorgné par les Américains , le cimentier Lafarge qui va installer son siège en Suisse, Publicis qui se cherche un double point de chute fiscal à l’étranger pour sceller ses noces avec l’américain Omnicom, PSA Peugeot Citroën qui vient d’accueillir son nouvel actionnaire de référence chinois et jusqu’aux marques de cochonnailles Justin Bridou-Cochonou désormais dans le panier du chinois WH, numéro un mondial du porc : en quelques mois, plusieurs groupes tricolores sont allés chercher, d’une façon ou d’une autre, leur salut à l’étranger.

N’en déplaise au discours ambiant sur le patriotisme économique, ces opérations se sont souvent conclues sans opposition particulière des pouvoirs publics, voire parfois avec des encouragements officiels.

A lire aussi : Alstom dans le viseur de l’américain General Electric

Créé dès 1833 en Ardèche, Lafarge avait jusqu’à présent grandi à coup d’acquisitions à Continuer la lecture de Industrie : Quand la France perd ses fleurons

France : l’emploi migre de l’industrie aux maisons de retraite, aux services et au tourisme

Le souhait des européïstes est en train de se réaliser : Faire de la France un parc d’attraction et un immense Hospice gériatrique.

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Depuis début 2008, l’industrie française a supprimé 330.000 postes, soit 10 % de ses effectifs. L’emploi a reculé dans l’automobile, le plastique, le textile. Il a grimpé dans les restaurants et les maisons de retraite.

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Fermetures d’usines, licenciements, départs non remplacés… les effets dévastateurs de la crise sur l’emploi sont visibles tous les jours. Le bilan, publié ce matin [18 juillet 2013] par l’Acoss, l’organisme qui chapeaute l’Urssaf, en mesure l’ampleur exacte, secteur par secteur, depuis cinq ans. Les effectifs salariés dans le secteur privé ont reculé de 0,7 % entre 2007, la dernière année avant le retournement de la conjoncture, et la fin 2012. En cinq ans, malgré le court répit de 2011, l’économie française n’est pas parvenue à fournir plus d’emplois à une population active qui a progressé de plus de 2 % dans le même temps. D’où l’envolée du chômage. Sur la seule année 2012, l’emploi est resté parfaitement stable, à 17,9 millions de salariés.

Les statistiques de l’Acoss témoignent de fortes disparités selon les secteurs. Les services Continuer la lecture de France : l’emploi migre de l’industrie aux maisons de retraite, aux services et au tourisme

Zone euro : la contraction de l’industrie s’est aggravée en décembre

C’est ce qui résulte des principaux résultats définitifs des enquêtes mensuelles Markit auprès des directeurs d’achats du secteur privé de la zone euro.

Le ralentissement de l’industrie se poursuit en zone euro. C’est la conclusion qui s’impose à lecture des principaux résultats définitifs des enquêtes mensuelles réalisée par l’institut Markit auprès des directeurs d’achats du secteur privé de la zone euro. La contraction de l’activité s’est même aggravée en décembre en raison d’une chute des nouvelles commandes. L’indice PMI manufacturier est tombé 46,1 en décembre contre 46,2 en novembre, s’éloignant du seuil de 50 au-dessus duquel il traduit une expansion. Les nouvelles commandes ont poursuivi leur contraction pour le dix-neuvième mois d’affilée, à 43,5 contre 44,2 le mois précédent.

«  Le rythme marqué de ralentissement de l’activité manufacturière à la fin de l’année suggère que la récession dans la région se sera accentuée au quatrième trimestre, probablement de manière significative », commente Chris Williamson, chef économiste de Markit. « Le secteur s’attend à une année encore difficile en 2013, même si l’horizon s’est un peu dégagé car la production devrait bénéficier des signes d’une demande soutenue de certains marchés d’exportations déterminants comme les Etats-Unis ou la Chine », ajoute Chris Williamson. De quoi donner raison au prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz qui, dans une tribune publiée dans le quotidien allemand Handelsblatt de mercredi, estime  : « Le vrai risque pour l’économie mondiale se trouve en Europe ».

France dixième mois de contraction

L’activité dans le dans le secteur manufacturier en France s’est contractée en décembre pour le dixième mois d’affilée à un rythme légèrement moins rapide qu’en novembre. L’indice PMI sectoriel définitif a légèrement progressé à 44,6, un chiffre identique à celui publié en première estimation, après 44,5 en novembre. Bien qu’ à son plus haut niveau depuis le mois d’août, cet indice reste sous le seuil de 50, ce qui traduit une contraction de l’activité.

Les nouvelles commandes poursuivent leur contraction et atteignent leur plus bas niveau depuis mars 2009 à 39,3 contre 41,8 le mois précédent. « La baisse importante des nouvelles commandes en décembre accentue l’inquiétude pour le secteur manufacturier français, la demande domestique et à l’exportation montrant toutes les deux une faiblesse marquée », a déclaré Jack Kennedy, économiste chez Markit. Il pointe notamment la faiblesse des ventes à l’export qui enregistrent leur plus forte contraction depuis mai 2009, en raison de l’atonie de la demande sur un certain nombre de marchés européens. « Les perspectives pour 2013 sont sombres, dans un contexte de vents contraires pour l’économie française, dont une détérioration du marché du travail, une faible consommation et une demande fragile dans de nombreux marchés européens », a-t-il ajouté.

Dégradation de la demande en Allemagne

Même atonie en Allemagne où le secteur manufacturier a enregistré, et pour le dixième mois consécutif, une contraction en décembre. L’industrie connaît une baisse de la production et un recul des nouvelles commandes qui touchent un plus bas de quatre mois. L’indice PMI manufacturier est retombé à 46,0 le mois dernier contre 46,8 en novembre. L’estimation préliminaire donnait un indice PMI à 46,3. La première économie de la zone euro a souffert d’une faible demande, pénalisant notamment les exportations. « Le secteur manufacturier réagit à la dégradation de la demande en réduisant les prix et en supprimant des emplois », a commenté Tim Moore, économiste chez Markit.

Italie, la production a perdu 25 % en 5 ans

Le secteur manufacturier italien a enregistré une nouvelle contraction le mois dernier et ce pour le dix-septième mois d’affilée, bien que cette contraction soit la moins marquée depuis le mois de mars. L’indice PMI est ainsi ressorti à 46,7 le mois dernier contre 45,1 le mois précédent. Les économistes avaient anticipé 45,3. La production industrielle de la troisième économie de la zone euro est aujourd’hui inférieure de 25% à ce qu’elle était il y a cinq ans, avant la crise financière et la crise de la dette de la zone euro.

Espagne, difficultés persistantes

La contraction du secteur industriel espagnol s’est poursuivie en décembre, reflétant les difficultés persistantes de l’économie espagnole, qui connaît une deuxième période de récession en deux ans. L’indice PMI manufacturier est retombé à 44,6 le mois dernier contre 45,3 en novembre. Le consensus Reuters le donnait à 45,1. L’activité manufacturière de la quatrième puissance économique de la zone euro subit une contraction pour le vingtième mois consécutif. « Le secteur manufacturier espagnol a terminé l’année 2012 sur un net recul de la production, des nouvelles commandes et de l’emploi », commente Andrew Harker, économiste chez Markit. La composante des nouvelles commandes a toutefois reculé en décembre à son rythme le moins marqué depuis juin 2011, à 44,2 après 42,7 en novembre.

Le contre-exemple britannique

A contre-courant de la tendance observée en zone euro, l’industrie britannique a rebondi contre toute attente en décembre enregistrant son plus fort rythme de croissance depuis septembre 2011. L’indice PMI définitif de la Grande-Bretagne a touché un plus haut de 15 mois à 51,4 en décembre contre 49,2 en novembre, repassant ainsi au-dessus du seuil de 50 pour la première fois depuis le mois de mars. Ces statistiques encourageantes pourraient éviter à l’économie britannique une contraction jusqu’ici attendue de 0,1% au dernier trimestre 2012. « Le marché domestique reste le moteur de la croissance en décembre, même si les flux commerciaux internationaux semblent se stabiliser avec la reprise en Chine et aux Etats-Unis », a noté Rob Dobson, économiste chez Markit. La composante des commandes nouvelles a connu son plus fort rythme de croissance depuis mars 2011, grâce à la demande intérieure, tandis que la composante de la production a atteint un plus haut depuis avril 2011.

JEAN-MICHEL GRADT

Les Échos

Rhône-Alpes : l’industrie a perdu 25% de ses effectifs en vingt ans, 134 200 emplois supprimés

L’industrie a perdu un quart de ses effectifs entre 1990 et 2010. La métallurgie et le textile ont été frappés de plein fouet

Selon l’étude publiée mercredi par l’Insee Rhône-Alpes, la région a perdu un quart de ses effectifs industriels entre 1990 et 2010. Après la Loire, c’est dans le Rhône que la dégradation a été le plus forte. Le textile et la métallurgie sont les deux secteurs d’activité à avoir subi les pertes les plus importantes : 40 000 emplois ont disparu en vingt ans dans le textile ; 26 000 emplois ont été supprimés au cours de la même période dans la métallurgie, qui reste pourtant aujourd’hui le premier employeur industriel de Rhône-Alpes, devant les industries agro-alimentaires.

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