Archives par mot-clé : Iran

Iran: Expulsée de l’équipe nationale d’échecs pour n’avoir pas porté le voile

Dorsa Derakhshani, membre de l’équipe nationale iranienne d’échecs et sixième championne du monde des moins de 18 ans, a été expulsée de l’équipe nationale pour n’avoir pas porté de foulard au tournoi Tradewise de Gibraltar.

Le chef de la Fédération iranienne d’échecs, Mehrdad Pahlevanzadeh, a déclaré qu’ils «séviraient gravement» une soeur et son frère qui jouait dans le tournoi d’échecs à Gibraltar parce que la jeune fille n’avait pas observé le voile et que le garçon jouait avec un joueur israélien. Continuer la lecture de Iran: Expulsée de l’équipe nationale d’échecs pour n’avoir pas porté le voile

Arabie saoudite ou Iran : la France a choisi son camp

Dans la guerre confessionnelle qui oppose les deux puissances du Moyen-Orient, Paris mise sur l’ultraconservateur royaume wahhabite. Un pari très risqué.

L’année 2013 a signé le retour de l’Iran. Isolée diplomatiquement sous l’ère Ahmadinejad, la République islamique est revenue sur le devant de la scène internationale par la grande porte. À la faveur de l’élection en juin du président « modéré » Hassan Rohani, Téhéran a changé de ton et a précipité la conclusion d’un accord intermédiaire limitant son programme nucléaire, qui empoisonne ses relations avec l’Occident depuis une décennie. Surtout, les ayatollahs ont entamé en catimini des discussions directes avec les Américains, une première en trente ans.

« Ce rapprochement entre l’Iran et les États-Unis, même s’il est timide, change totalement la donne de la région », souligne Fatiha Dazi-Héni, maître de conférences à l’IEP de Lille et spécialiste des monarchies du Golfe. Une évolution qui pourrait sensiblement modifier les rapports de force dans la guerre confessionnelle que se livrent musulmans sunnites (pays du Golfe) et musulmans chiites (Iran) et qui trouve actuellement son apogée dans le conflit syrien….

Or, à la différence des États-Unis, la France n’a pas rompu avec l’ère Ahmadinejad. Sur le dossier nucléaire, Paris a même fait preuve de plus de fermeté que Washington.

« Certains partenaires ont laissé la presse nous attaquer, alors que cette fermeté a finalement payé avec un accord plus précis qui a plu à tout le monde », note un diplomate français. Sur le dossier syrien, la position française est encore plus tranchée…

« La France a pris des risques avec une position forte dès le début », rétorque un diplomate français. « Mais nous nous sommes retrouvés face à l’hésitation d’autres partenaires internationaux, qui nous ont de fait laissés seuls en pointe. Le dossier s’est, dès lors, compliqué et Bachar el-Assad a pu profiter des atermoiements de la communauté internationale pour justifier son discours de rempart contre le chaos djihadiste. »

Sur la Syrie, comme sur le nucléaire iranien, la France a épousé les thèses de l’autre Continuer la lecture de Arabie saoudite ou Iran : la France a choisi son camp

Marine Le Pen dit-elle vrai sur les pressions de General Motors sur PSA ?

France info s’intéresse à la vérité quand c’est trop tard. ça fait longtemps que Marine Le Pen accuse l’actionnaire Général Motors d’avoir fait perdre l’un des marchés les plus juteux de Peugeot. Nous vous le disions nous même en juillet dernier : Après peugeot, Obama oblige Renault à quitter l’Iran. (+vidéo du représentant CGT)

La France a obtempéré aux injonctions de la firme américaine. Le but pour l’oncle Sam était d’empêcher Peugeot d’être le constructeur de totomobiles favoris des Iraniens. C’est réussi. Aujourd’hui que les rapports avec l’Iran s’améliorent, l’Amérique compte bien se réserver le marché pour elle toute seule, et nous on compte nos chômeurs….

Maintenant que les chinois viennent de mettre la main sur la marque au Lion, il ne faudra pas s’étonner quand demain nos usines partiront en masse au  pays de la muraille de Chine.

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 Alors qu’un groupe chinois entre dans le capital de PSA, la présidente du Front national craint pour l’indépendance du constructeur français. Elle affirme « que quand General Motors est entré dans le capital de PSA, sa première exigence a été de demander d’arrêter de fournir le marché iranien, un débouché considérable pour PSA ». Vrai ou faux ? Réponse ici.

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Vrai

PSA n’a jamais voulu le reconnaître. Il a toujours affirmé que ce sont les sanctions internationales contre l’Iran qui l’ont obligé à stopper les ventes à ce pays. Mais une grande partie de la presse économique et des analystes du secteur confirment que l’américain General Motors a exigé début 2012 que PSA gèle ses ventes à l’Iran, grand ennemi des Etats-Unis.

Pierre Paturel, spécialiste du secteur automobile au cabinet d’études économiques Xerfi rappelle plusieurs éléments troublants. « PSA n’avait aucun intérêt à arrêter les ventes à destination de l’Iran. Il ne faut pas oublier qu’à ce moment là, PSA vendait environ 460.000 voitures à l’Iran. C’était son 2eme marché mondial et cela représentait 800 millions d’euros de chiffre d’affaire, quelque chose d’énorme ». Pierre Paturel ajoute que « comme par hasard, PSA déclare qu’ils vont arrêter de vendre des véhicules à l’Iran pile au moment où General Motors annonce qu’il va effectivement entrer dans le capital de PSA« .

Arrêt brutal

Jusqu’à début 2012, PSA vendait des kits de montage qui étaient assemblés en Iran. Ca représentait l’équivalent de 460.000 véhicules en 2011. L’arrêt des ventes a pénalisé à la fois le consommateur iranien susceptible d’acheter une voiture du groupe français, mais aussi les iraniens qui travaillaient dans les usines d’assemblage.

Renault

Un autre élément accrédite la thèse des pressions de General Motors, il s’agit de l’attitude de Renault à cette époque. Début 2012, Renault n’a pas stoppé son commerce avec l’Iran. Aucune nouvelle sanction internationale ne l’obligeait à le faire.
En revanche, l’été dernier (en juillet 2013), Renault a finalement du arrêter ses ventes en avouant clairement que les Etats-Unis faisaient pression en menaçant de sanctions Nissan, qui est appartient à Renault, et qui est présent sur le marché américain.

Levée des sanctions

Au final, les ventes de PSA et Renault en Iran sont aujourd’hui quasi nulles, alors que les deux groupes français tenaient 40% du marché iranien en 2011.

Aujourd’hui, les sanctions internationales sont en passe d’être levées et les constructeurs américains sont maintenant dans les starting-blocks pour conquérir le marché iranien. La concurrence sera rude pour PSA et Renault.

FranceInfo

ISRAEL ET LES ETATS-UNIS FOUS DE RAGE CONTRE LA TURQUIE

Lu sur le blog de Jovanovic

Je me suis bien amusé en regardant cette une du Jewish Voice… Oh les vilains Turcs, ils commercent en or avec l’Iran et se font des c..astagenttes en or. Cela déplait à Tel Aviv qui aimerait bien rayer la Turquie de la carte, s’il le pouvait. Comme quoi l’or ne sert à rien, sauf à commercer quand vous n’avez plus de monnaie papier ni de Swift. Israel aimerait bien interdire le commerce de l’or à toute la planète.

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PS: pendant ce temps, encore un record de battu par le US Mint en janvier avec la vente record de pièces en argent, la Silver Eagle!!!! Certains se préparent à la faillite du dollar. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

Iran : quand les intellectuels français encensaient les fous d’Allah

Il y a 34 ans, ils prenaient fait et cause pour la révolution iranienne sans voir les dangers. Daniel Salvatore Schiffer n’a pas oublié leur fourvoiement… (…)

(…) Cette théocratie, matrice pseudo-religieuse du plus abominable des totalitarismes, où toute personne arbitrairement considérée comme « hérétique » risque la peine de mort (par lapidation ou pendaison), Michel Foucault ne fut toutefois pas, en ce temps-là, le seul des intellectuels français, loin de là, si on ajoute les très zélés maoïstes (tel Maurice Clavel, père idéologique des « nouveaux philosophes ») et autres soixante-huitards (style Daniel Cohn-Bendit), à la cautionner du haut de son incomparable prestige.

Ainsi, il n’est pas jusqu’à Jean-Paul Sartre lui-même qui ne fît carrément là, accompagné pour l’occasion de Simone de Beauvoir en personne, le voyage de Téhéran afin d’y aller soutenir publiquement, à grand renfort de publicité, ce barbu enturbanné au regard halluciné. Pour le moins paradoxal, au vu du bien peu enviable statut des femmes au sein de la République islamique d’Iran, de la part de l’historique auteur de ce véritable manifeste de l’émancipation féminine que fut, pour l’époque, le très avant-gardiste Deuxième sexe (1949) !

Si bien que, face à l’énormité de pareilles errances, Sartre, qui n’en était pas à une contradiction près, avait parfaitement raison de se demander, en son Plaidoyer pour les intellectuels, si « les intellectuels sont […] coupables ». Car, de la première à la Seconde Guerre mondiale, de l’avènement du communisme à la chute du mur de Berlin et de l’émergence du national-socialisme à l’hypothétique mort des idéologies selon Francis Fukuyama, ce n’est effectivement, à de très rares exceptions près, que d’une longue suite d’erreurs, les unes plus tragiques que les autres sur le plan humain, que les annales de l’intelligentsia française, toutes tendances philosophiques confondues et par-delà tout clivage politique, se voient, malheureusement, parcourues. Ce fut là, pour reprendre la très juste et adéquate formule de Max Weber dans son essai intitulé « Le savant et le politique » (1959), la dangereuse victoire de la seule « éthique de conviction » au détriment de la nécessaire « éthique de responsabilité » !

Raymond Aron avait vu juste Continuer la lecture de Iran : quand les intellectuels français encensaient les fous d’Allah