Archives par mot-clé : islamisme

Contre le terrorisme, « la DGSI ne peut mener qu’une quarantaine de surveillances en simultané »

Dans Où sont passés nos espions? Petits et grands secrets du renseignement français (Albin Michel), à paraître mercredi, Eric Pelletier et Christophe Dubois pointent du doigt les failles de la surveillance anti-terroriste française. Ce dernier était l’invité de Radio Brunet mardi.

Dossier Tabou – L’islam en France et La République en échec (Documentaire M6)

Le reportage DossierTabou sur l’islamisation est actuellement censuré par YouTube, Dailymotion et M6. Il n’y a que sur la plateforme Rutube que nous pouvons encore le diffuser. N’hésitez pas à l’aspirer pour le sauvegarder sur votre disque dur et le faire voir à vos amis.

Dossier Tabou – L'islam en France – La Republique en echec 1-3 – Documentaire M6 – 28.09.2016 от 1147096 на Rutube.

Avignon (84) : la vidéo polémique sur « les enfants à l’école de l’Islam »

Alors que le maire d’Avignon « condamne avec la plus ferme indignation de tels écrits et une telle attitude » (les articles parus récemment dans Paris Match signés Djaffer Ait Aoudia, intitulés « Reine Jeanne, la cité des salafistes » et « Avignon: La Reine-Jeanne, cité des islamistes ») le journaliste de Paris Match vient de mettre en ligne sur le site de l’hebdomadaire une vidéo montrant des enfants apprenant l’islam dans la salle municipale du quartier de Saint-Chamand.

Terrorisme islamique: Genève en état d’alerte (Màj: Un « français » arreter)

«Il avait le crâne rasé et une longue barbe»

Le cinquième suspect dont nous avons publié la photo serait le conducteur de la Clio interpellé près de la Place du Cirque, à Genève.

«Deux patrouilles de police ont bloqué une Clio grise, à plaques françaises (Département de l’Ardèche 07, ndlr.) à un feu rouge», raconte-t-il. Le véhicule incriminé circulait sur la rue Bovy-Lysberg en direction de cette même place. «Le conducteur était seul dans la voiture. Il avait le crâne rasé et une très longue barbe. Dès qu’il s’est senti pris au piège, il est sorti de son automobile et a cherché à s’échapper par tous les moyens. Les policiers sont parvenus à le rattraper et l’ont maîtrisé aussitôt. Ils l’ont menotté et ont attendu l’arrivée d’un fourgon de police pour l’emmener. La Clio est restée sur place une bonne heure avant d’être emmenée par une dépanneuse.»

Cette personne au volant de la Clio grise, décrite par notre témoin, serait le 5ème suspect dont nous diffusons la photo.
Source


 

Les polices suisses ont la photo des quatre suspects
TERRORISME — C’est la CIA qui a donné l’alerte aux autorités suisses.

Selon des informations obtenues par « Le Matin », la police genevoise a été alertée mercredi au sujet de l’éventuelle présence de quatre djihadistes sur son territoires. Une photo, transmise par les autorités américaines, les montre assis, les quatre, le doigt en l’air à la façon des combattants de Daesh.

Jugée banale par certains agents, la menace a pris un tour particulièrement sérieux quand une voiture belge, mercredi, a pris la fuite dans la région de Genève pour éviter un contrôle. Les agents craignent que les terroristes ne visent une rencontre entre les délégations américaine et anglaise, prévue demain aux Nations Unies au sujet de la Syrie.

source


La police à Genève recherche activement des personnes à la suite des attentats de Paris, a annoncé jeudi le Département de la sécurité genevoise. Des forces de police supplémentaires ont été déployées et le niveau

d’alerte relevé à Genève, précise le Département dans un communiqué.

« Les autorités genevoises ont reçu mercredi après midi le signalement d’individus suspects susceptibles de se trouver à Genève ou dans la région genevoise ».

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Le Drian et la connexion saoudienne : Du prince Bandar, financier d’Al Qaeda et de l’Etat Islamique, au sauvetage de Groupe Doux

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (01/12/2015) Le gouvernement socialiste français a noué, en toute connaissance de cause, une alliance secrète avec le principal état armant le terrorisme musulman dans le monde : l’Arabie Saoudite. Aux avant postes de cette alliance de 2012 à 2014, le Prince Bandar Ben Sultan, architecte de la guerre secrète saoudienne en Irak et en Syrie, mais aussi au Yémen. Principal acteur hexagonal au plan militaire de cette politique de soutien au djihadisme : Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

BeFunky-CollageLe contexte

Depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir à Paris, la diplomatie française repose sur un axe essentiel : tenter de réinvestir le Moyen-Orient en remplaçant partiellement les USA comme principal partenaire des pétromonarchies du Golfe, Arabie Saoudite en tête.

La France, virtuellement en faillite, recherche toujours plus d’argent frais. Les USA, sous le second mandat d’Obama, se hâtent quant à eux de se retirer d’Irak et se désengage du conflit syrien. La Maison Blanche veut conclure au plus tôt un accord global avec l’Iran et la Russie portant sur le partage négocié d’aires d’influence dans la région. Washington a en effet décidé d’opérer son basculement stratégique du XXIème siècle : le basculement vers l’Asie-Pacifique.

Le gouvernement socialiste y voit alors une opportunité : celle de monnayer sa position diplomatique, au sein de l’UE et de l’ONU, pour défendre les intérêts de la théocratie wahhabite en échange d’un partenariat militaire, économique et géostratégique. Avec à la clef d’importantes commandes, notamment militaire. Soit précisément le champ d’action de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, accessoirement membre du Club oligarchique Le Siècle et maçon du Grand Orient.

Le “sauvetage de Doux”

Un des symboles de cette relation de corruption avancée entre le gouvernement socialiste et l’Arabie Saoudite : le “sauvetage du Groupe Doux”.

En 2013, l’industrie lourde bretonne entame sa phase de désintégration, symptôme d’un contexte plus général qu’est celui de l’effondrement de la compétitivité de l’économie hexagonale. La crise s’intensifiera pour culminer en novembre 2013 avec l’insurrection des Bonnets Rouges.

Emblématique de la faillite d’un modèle agricole productiviste et d’économie dirigée, l’écroulement du groupe volailler Doux. Ce dernier, qui embauche massivement dans le département du Finistère, est écrasé par une dette de 400 millions d’euros. Lorsque son redressement judiciaire est annoncé au printemps 2012, c’est un choc pour l’opinion publique bretonne, largement désinformée par le cartel agro-alimentaire et la caste politico-médiatique socialiste quant à la réalité – et les causes – de la crise.

A la faveur de l’alliance stratégique nouée par le gouvernement socialiste avec l’état champion du terrorisme islamique international, Le Drian en profite pour solliciter – aux côtés de la famille Doux – la partie saoudienne afin qu’elle “soutienne” le groupe dont la faillite menace gravement la crédibilité du Parti Socialiste Français, hégémonique en Bretagne, fief de Le Drian.

En septembre 2013, la “bonne nouvelle” tombe : l’un des client saoudiens du groupe, Al Munajem, entre à hauteur de 25% dans le capital de celui-ci. En mars 2015, cet accès privilégié au marché saoudien permet de faire illusion et de donner des débouchés, du moins tant que les largesses du Golfe prévaudront.

Libération en fait complaisamment état en mars dernier (source) :

Pour répondre à la demande, essentiellement saoudienne, le groupe Doux, 2 200 personnes pour un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros et un résultat d’exploitation prévisionnel de 25 millions d’euros en 2015, renoue même avec les embauches. En mars, une centaine d’employés vont être recrutés. Et même chose sur le site de Chantonnay, en Vendée, début avril. Les investissements vont se poursuivre, à raison d’environ 10 millions d’euros par an.

Les médiats se garderont bien d’expliquer qu’il s’agit en réalité d’une rétribution en nature pour le soutien actif du gouvernement français à la politique saoudienne de terreur menée en Syrie. Politique qui passe essentiellement par l’armement d’Al Qaeda dans ce pays, par celui de groupes terroristes salafistes mais aussi de factions de la pseudo “Armée Syrienne Libre”, simple vitrine terroriste des Frères Musulmans.

En remerciement de ce “geste amical”, Le Drian fera remercier le dirigeant du Groupe Al Munajem ayant participé au sauvetage de Doux. Une légion d’honneur passée (presque) inaperçue et délivrée lors du voyage de François Hollande en Arabie Saoudite.

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Nantes (44) : des conductrices de la TAN subissent le communautarisme de leurs collègues musulmans

Plusieurs conductrices de la société qui gère le réseau de transports en commun de Nantes rapportent des comportements communautaristes qu’elles jugent « inacceptables » au sein de l’entreprise.

« Voir ça sur son lieu de travail, c’est très gênant »

« Des changements sont intervenus depuis 2013, raconte l’une d’entre elles, qui souhaite garder l’anonymat. Aujourd’hui, il y a quatre hommes, musulmans, qui refusent de serrer la main aux conductrices et qui les évitent. Il y en a qui ne vont plus dans certaines réunions pour ne pas croiser de femmes.

» (…)

Source

Molenbeek , plaque tournante des réseaux djihadistes

Voir nos articles sur Molenbeek

Pour la quatrième fois en dix huit mois, la piste d’un attentat – qu’il soit déjoué ou réussi – est passée par ce ghetto de misère, à 6 kilomètres du QG monumental de l’Union européenne.

«Molenbeek, encore…» Après une nuit tragique à Paris, la descente musclée de la police et des magistrats fédéraux dans ce quartier de Bruxelles n’a étonné ni les Belges, ni les experts du terrorisme. Pour la quatrième fois en dix-huit mois, la piste d’un attentat stupéfiant – qu’il soit déjoué ou réussi – est passée par là, de l’autre côté du canal.

Tueurs ou simples conjurés de l’islamisme radical, tous ont séjourné et trouvé des complices dans ce ghetto de misère, à 6 km à peine du rond-point Schuman et du QG monumental de l’Union européenne. Le Français Mehdi Nemmouche, revenu de Syrie avant d’attaquer le musée juif au cœur de Bruxelles, en mai 2014 (bilan 4 morts). Le cerveau du complot de Verviers, toujours en fuite, après avoir laissé sur le carreau deux de ses complices djihadistes abattus par la police belge (janvier 2015). Le jeune Marocain Ayoub el-Khazzani, désarmé juste à temps, dans le TGV Amsterdam-Paris, en août dernier. Et pour finir, trois hommes au moins – dont un Français – arrêtés ce week-end dans le cadre d‘une enquête antiterroriste liée aux carnages de Paris.

La commune, l’une des dix-neuf que compte l’agglomération bruxelloise, eut sa fortune industrielle sous le nom de «Petit Manchester». Mais comme les friches de la dépression britannique, la ceinture de Paris, la région Roubaix-Tourcoing ou encore la ville morte de Verviers, la réussite ancienne a fait le lit du malheur présent. La crise, le chômage, la paupérisation. Et une population d’origine marocaine et turque qui se replie sur elle-même, à la 2ème ou 3ème génération. Molenbeek recense aujourd’hui 22 mosquées et quatre fois moins d’églises.

Des petits criminels séduits par la cause djihadiste

«Ma vraie surprise, c’est quand il n’y a pas de filière belge derrière un attentat et quand la piste ne fait pas halte à Molenbeek», dit Claude Moniquet, expert en contre-terrorisme et ancien de la DGSE. L’enquête belge doit encore fixer les responsabilités, mais le terreau est semblable à celui qu’on connaît en France: des réseaux salafistes qui quadrillent une communauté réduite, des petits criminels séduits par la cause djihadiste et le rôle de la prison comme incubateur, quand ce n’est pas l’école de la guerre sous le drapeau noir de Daech, en Irak ou en Syrie. Continuer la lecture de Molenbeek , plaque tournante des réseaux djihadistes

La Fondapol de Dominique Reynié (LR) noue un partenariat avec un site islamiste !

Article du site Islamisation

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Rappel: La fondation Fondapol de Dominique Reynié a touché plus d’1 millions d’euros de subventions publiques en 2014.

Rappel: Quand la fondation Fondapol du candidat Dominique Reynié diffuse des ouvrages de théologie islamique aux députés

La Fondation pour l’innovation politique est un réservoir d’idées créé en 2004 , Continuer la lecture de La Fondapol de Dominique Reynié (LR) noue un partenariat avec un site islamiste !

L’impérialisme décomplexé de George Friedman (vidéo)

Discours de George Friedman, géopoliticien américain, devant le Chicago Council on global affairs, le 4 février 2015

♦ George Friedman est né en Hongrie, dans une famille de survivants de l’Holocauste. Dans les années cinquante, il a émigré de Hongrie aux USA avec ses parents pour fuir la mainmise des communistes sur le pouvoir. Ses prophéties sont parfois l’objet de railleries par ses adversaires, comme dans le cas où, en 1991, il avait prédit une prochaine guerre avec le Japon (The Coming War with Japan).

Contrairement à ce qui est dit ça et là, George Friedman n’est pas le directeur du renseignement américain, mais plus simplement le PDG fondateur de Stratfor, société privée d’information (a global intelligence company), connue pour être un cabinet fantôme de la CIA ( a Shadow – CIA). S’il n’appartient pas à la haute administration américaine, il est néanmoins considéré quasiment comme un « officiel de Washington ».

Les révélations qu’il lance dans le présent discours sont d’un cynisme total et brutal mais une très brillante analyse géopolitique
 : 
tout est dit quant à la politique américaine en Europe depuis la chute du Mur de Berlin (et même avant) et dans le futur. Attention, il y a souvent dans les propos de Friedman une part de bluff et de manipulation inhérente à tout discours politico-diplomatique. (1)
Polémia


Meilleure Transcription de l’intervention

Aucun pays ne peut rester éternellement en paix, surtout les USA. Je veux dire que les USA sont constamment concernés par les guerres.

A mon avis, l’Europe ne sera pas impliquée dans des grandes guerres comme avant, mais l’Europe subira le même sort que les autres pays : ils auront leurs guerres, puis leurs périodes de paix et ils y laisseront des vies. Il n’y aura pas de centaines de millions de morts mais l’idée d’une « exclusivité européenne » à mon avis l’amènera à des guerres. Il y aura des conflits en Europe. Il y a déjà eu des conflits, en Yougoslavie et maintenant en Ukraine. Quant aux relations entre l’Europe et les Etats-Unis… nous n’avons pas de relations avec l’Europe. Nous avons des relations avec la Roumanie, nous avons des relations avec la France, etc. Il n’y a pas « d’Europe » avec qui les USA auraient des relations.

Question suivante :

L’extrémisme islamique représente-t-il réellement la principale menace pour les Etats-Unis, et disparaîtra-t-il de lui-même, ou bien continuera-t-il de croître ?

C’est un problème pour les Etats-Unis, mais ce n’est pas une menace pour notre survie. Il doit être traité de manière proportionnelle. Nous avons d’autres intérêts de politique étrangère.

Donc, l’intérêt primordial des Etats-Unis pour lequel nous avons fait des guerres pendant des siècles, lors de la première, la deuxième et la guerre froide, a été la relation entre l’Allemagne et la Russie parce que, unis, ils représentent la seule force qui pourrait nous menacer et nous devons nous assurer que cela n’arrive pas.

Ce que vous faites, si vous êtes un Ukrainien, ce qui est essentiel, c’est d’établir le Continuer la lecture de L’impérialisme décomplexé de George Friedman (vidéo)

De Sarkozy à l’Etat islamique

Communiqué d’Aymeric Chauprade, Député français au Parlement européen, Membre de la Commission des affaires étrangères

La Tunisie vient d’être frappée par une terrible attaque terroriste qui a fait 19 victimes tuant 2 de nos compatriotes et en blessant 7 autres. Le choix du musée du Bardo à Tunis est sans équivoque : frapper des touristes européens en priorité et en même temps l’extraordinaire patrimoine pré-islamique de la Tunisie. La haine des civilisations, la haine de l’Histoire, se sont exprimées une nouvelle fois de manière impitoyable, comme à Tombouctou, comme à Mossoul.

Le chef de l’Etat tunisien, Mr Béji Caïd Essebsi a clairement montré du doigt l’une des causes essentielles de cet attentat : l’effondrement du régime de Kadhafi en Libye.

La Libye est devenue en effet un chaos islamiste, la source principale de déstabilisation pour tous les Etats voisins ou proches, qu’il s’agisse de l’Egypte, de la Tunisie, de l’Algérie, du Mali ou du Niger. L’islamisme radical y prospère, d’AQMI à l’Etat islamique ; l’Etat-nation libyen s’est effondré, et avec lui ses capacités d’exportation gazière et pétrolière.

Ce matin du 19 mars, sur France Inter, Henri Guaino, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy a reconnu que l’intervention de l’OTAN en Libye, voulue par Sarkozy, avait contribué à installer le chaos dans toute la région. Oui Mr Guaino ! Telle est bien la vérité terrible à entendre à l’UMP ! Nicolas Sarkozy, son ami Bernard Henri-Lévy, et son Ministre des affaires étrangères Alain Juppé, portent tous les trois une responsabilité très lourde dans l’expansion du terrorisme en Afrique du Nord.

En s’attaquant à des régimes certes imparfaits, celui de Kadhafi en Libye et de Bachar al-Assad en Syrie, aux seules fins de se présenter comme les chantres d’une improbable démocratisation arabe, ces irresponsables ont fait le lit du terrorisme. Et il est désormais possible d’établir un lien de cause à effet entre la décision politique d’engager militairement la France en 2011 en Libye et l’installation de l’Etat islamique dans ce pays en 2015, comme il est possible de faire le même lien en Syrie.

Un homme qui a commis une erreur politique aussi grave, et qui voulait aussi, tout le monde l’a oublié sauf les décideurs d’Areva, installer des centrales nucléaires dans la Libye post-Khadafi, peut-il sérieusement prétendre redevenir président de la République ? Continuer la lecture de De Sarkozy à l’Etat islamique

Libye : le bilan BHL / Sarkozy

C’était il y a trois ans ; autant dire hier pour les médias français, mais une éternité pour le peuple libyen. Le début des « Printemps arabes », l’armée française, bras armé de la démocratie à Tripoli, Kadhafi le monstre et Sarkozy le sauveur. Bon, certaines mauvaises langues prétendent que le premier aurait un peu financé le second à l’occasion de sa campagne présidentielle de 2007. Ce que les gens peuvent être méchants…

Director Levy and cast members pose during a photocall for the film Le Serment de Tobrouk at the 65th Cannes Film Festival

Aujourd’hui ? Aujourd’hui le chaos. À en croire l’agence Reuters : « En raison de l’insécurité à Tripoli, l’ambassade américaine a été évacuée ce samedi. 70 diplomates ont été transférés en Tunisie. Pour les habitants de Tripoli, cette situation de guerre replonge la ville à l’été 2011 lorsque les insurgés anti-Kadhafi avaient repris la capitale. “On manque de fioul, depuis une semaine. Il y a une pénurie d’eau. Il n’y a plus d’eau dans les robinets. […] La différence avec 2011, c’est qu’on était sûrs qu’on n’allait pas avoir un canon sur la tête”, rapporte un habitant. »

Dans le même temps, selon Le Parisien : « Plus de cent morts en deux semaines d’affrontement, des combats qui s’intensifient près de Tripoli et à Benghazi. […] La Libye est entrée dans un conflit d’autant plus menaçant qu’il présente des dimensions multiples, mélangeant facteurs locaux et internationaux. »

Il est donc un peu loin, le temps où Bernard-Henri Lévy posait devant les photographes, lors du Festival de Cannes, flanqué de deux « démocrates » libyens d’opérette, affublés de lunettes noires et de keffiehs, façon Dupond et Dupont dans les aventures de Tintin au pays de l’or noir. Même silence radio chez les protagonistes de l’époque, cette Continuer la lecture de Libye : le bilan BHL / Sarkozy

Après la prise de Mossoul par les djihadistes, l’Irak est au bord de l’implosion

Plus de 500 000 civils ont quitté la deuxième ville d’Irak après sa prise mardi par l’Etat islamique en Irak et au Levant. Les djihadistes font la loi.

Mossoul, la deuxième ville d’Irak, bordée de champs pétroliers, est tombée, mardi 10 juin, aux mains de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Des djihadistes se revendiquant de ce groupe, inspiré d’Al-Qaida, ont enchaîné, ces dernières semaines, les offensives sur des villes sunnites, multipliant attentats-suicides et prises d’otages, défiant les autorités de Bagdad, qui se sont révélées complètement dépassées par l’ampleur et la violence de ces assauts. Mercredi matin, cinq cent mille civils fuyaient la ville, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

Face à des combattants rompus aux tactiques de guérilla urbaine, maniant aussi bien le lance-roquette que la voiture piégée, l’armée régulière irakienne n’a pas résisté longtemps à Mossoul. Si sa victoire se confirme dans le nord de l’Irak, l’EIIL ne représentera plus seulement le nom d’un groupe, mais un territoire bien réel qui ne cesse de s’étendre, des provinces irakiennes d’Anbar, de Ninive et de Salaheddine, jusqu’au nord-est de la Syrie.

De toutes les attaques menées en Irak par l’EIIL, depuis la prise de Fallouja, il y a six mois, celle contre Mossoul a été la plus spectaculaire et la plus déterminante. Les djihadistes ont lancé l’assaut, vendredi 6 juin à l’aube, aux portes occidentales de la ville. Selon les témoignages concordants d’habitants, leur victoire s’est dessinée dès l’après-midi. Vers 16 heures, un camion-citerne rempli d’explosifs s’est écrasé contre la façade d’un grand hôtel reconverti en caserne militaire, tuant plusieurs dizaines de soldats qui y avaient été rassemblés en prévision de la contre-offensive.

DÉSERTIONS EN MASSE

La violence, conjuguée à l’effet de surprise, aurait entraîné la débandade de l’armée et des désertions en masse. Les bâtiments de la police fédérale ont été brûlés ou abandonnés, intacts, avec armes et documents, aux assaillants. Dans la soirée, ces derniers contrôlaient déjà une grande partie de la rive ouest du Tigre qui partage la cité en deux.

Ils ont poursuivi leur avancée, franchissant le fleuve mardi matin, sans rencontrer d’autre résistance que celle des unités d’élite de l’armée irakienne qui n’ont pu, seules, faire le poids. L’EIIL s’est emparé des prisons de la ville et de ses alentours. Au total, plusieurs milliers de détenus ont ainsi été libérés, ajoutant au chaos et à la panique.

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Mais l’EIIL tient, parallèlement, à soigner son image auprès des populations locales. Des messages, diffusés par les haut-parleurs des mosquées, ont prévenu les habitants que quiconque tenterait de saccager ou de cambrioler les banques ou les bâtiments publics serait sévèrement châtié. Les familles ont été invitées à rester et à « supporter la situation quelques jours ». La peur, les bombardements sur les quartiers ouest, l’absence d’eau et d’électricité ont persuadé plusieurs milliers d’habitants de cette cité, qui en compte 1,5 million, à fuir vers la province voisine du Kurdistan irakien.

A la suite de la chute de Mossoul, des dizaines d’autres localités sont tombées, parfois sans qu’un coup de feu ne soit tiré. Les djihadistes ont ainsi pris Al-Charkat, son aéroport militaire et deux hélicoptères qui s’y trouvaient, selon une déclaration de l’EIIL. La base militaire de Ghezlani contenant de l’artillerie lourde est également passée sous leur contrôle, ainsi qu’Al-Awja, village natal de Saddam Hussein.

Baiji, stratégique en raison de ses raffineries de pétrole, ou encore Rabia, sur la frontière syrienne, qui permet de contrôler l’acheminement de combattants et d’armes entre les deux pays, sont aussi aux mains de l’EIIL. La liste ne cesse de s’allonger…

Dans son irrésistible montée en puissance de ces derniers mois, l’EIIL a dû modérer ses ambitions en Syrie. Le groupe y a été affaibli par des combats fratricides l’opposant aux djihadistes syriens du Front Al-Nosra et a subi plusieurs revers face à une coalition de brigades rebelles opposées au régime syrien mais qui ont fait de la lutte contre l’EIIL une priorité momentanée dans l’espoir d’obtenir l’aide militaire occidentale.


En Irak, la province de Ninive prise par les… par lemondefr

En Irak, en revanche, l’EIIL a réussi à s’imposer en nouant des alliances avec certaines tribus sunnites locales, les absorbant au sein de sa hiérarchie, tout en puisant dans son contingent de combattants étrangers pour multiplier les opérations kamikazes. C’est ainsi qu’un Français, « Abou Al-Kakaa Al-Françaoui » de son nom de guerre, s’est fait exploser à Mossoul le 19 mai devant un centre de la police fédérale.

« VENGEANCE DE DIEU »

D’après le cheikh Rafaa Mechine Al-Joumayli, chef d’une grande tribu d’Anbar se revendiquant chef militaire au sein de l’EIIL, il existe une coopération étroite entre l’EIIL, des chefs de tribus sunnites, d’anciens officiers baasistes de l’armée de Saddam Hussein et des groupuscules islamistes, réunis au sein de « conseils militaires révolutionnaires ». « Nous avons des différends idéologiques, reconnait le cheikh lors d’un entretien téléphonique avec Le Monde, mais nous avons les mêmes objectifs. » L’ennemi principal, affirme-t-il, n’est autre que le régime autoritaire du premier ministre chiite Nouri Al-Maliki.

En menant une politique sectaire contre les sunnites (minoritaires mais détenteurs du pouvoir central jusqu’à la chute de Saddam Hussein en 2003), ce dernier a joué un rôle non négligeable dans la radicalisation des tribus locales. Face aux manifestations, puis à l’insurrection des villes sunnites, ce dirigeant à poigne n’a pas hésité à envoyer des milices chiites, mieux entraînées et armées que l’armée régulière, mais tout aussi extrêmes dans leur discours et leurs méthodes que leurs ennemies djihadistes sunnites.

Enfin, la « stratégie » gouvernementale consistant à mener des bombardements intensifs, parfois aux barils d’explosifs à la manière de Bachar Al-Assad, a contribué à pousser les populations locales sunnites dans les bras de l’EIIL. Selon un habitant de Mossoul, qui a fui sa ville, « depuis des années, les milices de Maliki nous insultent et nous frappent à leurs barrages. Maintenant, elles voudraient notre aide contre l’EIIL ? C’est la vengeance de Dieu qui s’est abattue sur leur tête ! »

Nouri Al-Maliki a demandé au Parlement de décréter l’état d’urgence et assuré pouvoir reprendre Mossoul « en vingt-quatre heures ». En attendant, il a redéployé l’armée, concentrant l’essentiel des forces dans et autour de la capitale, Bagdad. L’Irak est au bord de l’implosion.