Archives par mot-clé : Jean-Noël Guérini

Marseille : la justice s’intéresse à Karim Zéribi (EELV)

Une information judiciaire a été ouverte le 4 juin contre l’association Agir pour la citoyenneté (APC), a confirmé au Point.fr le parquet de Marseille. Le juge d’instruction a d’ores et déjà mis en examen le président de l’association pour abus de confiance et recel et celui-ci a été placé sous contrôle judiciaire. Le Point avait révélé il y a quelques mois la saisie par la justice des archives concernant APC au conseil général des Bouches-du-Rhône présidé par Jean-Noël Guérini.

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Le magistrat enquête sur un possible détournement des subventions allouées par le conseil général des Bouches-du-Rhône. Le fondateur de l’association n’est autre que Karim Zéribi, alors député européen – il a perdu son mandat lors des dernières élections. […]

La justice enquête également sur les liens avec une autre association créée par Karim Zéribi, Agir pour la compétence et le recrutement (également siglé APC), sorte de cabinet de placement associatif censé pallier les insuffisances des ANPE et des agences d’intérim en direction des populations des quartiers populaires. […]

Le Point

Mafia PS : A Marseille, « un véritable système mafieux » selon un rapport judiciaire

Un rapport judiciaire accablant dont le JDD revèle le contenu, décortique les relations de Jean-Noël Guérini, l’actuel président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, avec son frère Alexandre.

« C’est bien grâce aux interventions répétées de Jean-Noël Guérini qu’un véritable système mafieux a été mis en place par Alexandre Guérini au profit du clan Barresi (Boudemaghe, Barresi, Campanella et consorts) ». Cette cinglante conclusion des enquêteurs de la Douane judiciaire est extraite d’ »une note de synthèse » de 33 pages qui a pour sujet « le rôle joué par le Président du Département des Bouches du Rhône dans le schéma de fraude mis en place par son frère ». Signe que le dossier instruit depuis cinq ans par le juge Duchaine arrive à son terme?

Le magistrat vient d’y verser ce document daté du 27 mai 2013 que le JDD a pu consulter et qui décrit par le menu « l’omniprésence » d’Alexandre Guérini à l’intérieur du Conseil général et ses relations d’affaires avec des figures du milieu marseillais. Sans titre, ni qualités autre que celle de « frère de », il « intervenait dans tous les domaines (…) reconduction de contrats, subvention pour un événement de Volley-ball, intervention pour le retrait d’un dossier relatif à un EPHAD, intervention auprès d’une association… », détaille le rapport.

En avril 2009, lorsque l’affaire explose, Jean-Noël Guérini est à l’apogée de sa carrière politique. Mais il ne le sait pas encore. Aux élections municipales de 2008, il avait frôlé de 800 voix à peine son rêve de devenir maire de Marseille, de succéder à Gaston Deferre, son mentor. En mars dernier, il a regardé la campagne en spectateur depuis son vaste bureau au dernier étage du « bateau bleu », l’hôtel du département, impuissant face aux attaques de ses anciens amis. La débâcle électorale de Patrick Mennucci, qui a fait campagne sur son dos, est l’une de ses rares sources de satisfaction. « L’antiguérinisme ne porte pas bonheur », a-t-il déclaré au journal La Provence.

Mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission des délits de trafic d’influence, de corruption et de détournement de fonds publics et de favoritisme, Jean-Noël Guérini va devoir répondre point par point aux accusations des enquêteurs…

Autre grief des enquêteurs, plusieurs fonctionnaires ont avoué sur procès-verbaux qu’ils devaient à Alexandre Guérini leur nomination à des postes clefs pour l’attribution des marchés qui l’intéressait. Parfois les interventions d’Alexandre servent aussi les intérêts politiques de son frère dont il fut le conseiller au sein de la fédération socialiste et même son directeur de campagne en 2008. Auprès de l’Office HLM, « Alexandre Guérini s’employait notamment à favoriser l’installation des personnes dans les arrondissements de Marseille en fonction d’intérêts électoralistes », relèvent les rapporteurs.

Jean-Noël Guérini qui a été interrogé à des multiples reprises par le juge Duchaine a toujours nié l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Sa défense tient en deux phrases. « Il ne connaissait pas les activités de son frère, ni ses relations. Si les collaborateurs du Conseil général l’avait informé, il aurait tranché dans le vif et même porté plainte contre X ».

En novembre dernier, Jean-Noël Guérini a renforcé sa défense en recrutant l’avocat Hervé Témime, qui défend également Jean-François Copé et Bernard Tapie. Son dossier n’est pas vide. Si Alexandre Guérini et ses associés sont également poursuivis pour blanchiment de fraude fiscale en raison des millions d’euros découverts sur des comptes offshores, le juge n’a pas constaté d’enrichissement chez Jean-Noël Guérini. Le dossier regorge d’expressions comme « il ne pouvait pas ignorer » mais les enquêteurs ne disposent en définitive d’aucune preuve matérielle contre l’aîné des Guérini….

Le JDD

Mafia PS/Marseille : Les curieux privilèges de la famille de Samia Ghali (Maj)

Addendum : Une affaire Samia Ghali va-t-elle encore éclabousser le PS dans les Bouches-du-Rhône ?

(…)Le cousin président d’association : 960 000 € en six ans

C’est justement ce circuit qui apparait à la lecture de l’article de Médiapart et du livre « Marseille, ma ville » du journaliste Xavier Monnier. L’enquête révèle que Samia Ghali a déversé 960 000 euros de subventions entre 2004 et 2010 dans les caisses de l’association Omnisport Hermitage Campagne Levêque (15e) présidée par son cousin Abdelhafid Bahou. La même association ne recevait qu’un maximum 4 000 euros par an les années précédentes, précise le livre.

Frères et cousins employés dans les collectivités

Outre Abdelhafid Bahou, l’ascension de Samia Ghali semble aussi avoir profité à d’autres proches. Son demi-frère Karim Tabti a été embauché en 1999 en contrat emploi solidarité (CES) au conseil général, alors que Samia Ghali y travaillait, au service emploi. Sa femme Fouzia Tabti est gardienne dans un espace senior du 15e arrondissement dépendant du conseil général. Le couple s’y est vu attribuer un logement de fonction en novembre 2010. (…)

Zohra Bahou et Azzedine Bahou, deux cousins, sont également employés par les collectivités : la première comme chargée de mission à la région PACA, et le second en tant que chef de projets relation Euro Méditerranée à Marseille Provence métropole. (…)

L’association de Azzedine Bahou, Algérie innovation, a bénéficié de subventions régionales (82 000 euros dès l’année de sa création en 2007, dont 26 000 euros de subvention d’investissement) et vient d’être épinglée par le rapport de CRC sur la région PACA. (…)

 

Le mari : entrepreneur et influent directeur de cabinet

Le mari de Samia Ghali, qui a été directeur de cabinet du président PS du conseil régional Michel Vauzelle, puis du président de Communauté urbaine de Marseille Eugène Caselli, apparait également dans l’enquête. Depuis sa nomination à ce dernier poste – d’où il sera remercié en décembre 2010 –, « Samia Ghali a fait rentrer du monde, principalement des 15e et 16e arrondissements, au service nettoiement à MPM », affirme Roger Aymard, secrétaire général adjoint de la SDU 13-FSU à l’occasion d’une enquête sur FO.

En outre, l’entreprise de conseil aux collectivités locales de Franck Dumontel a remporté un marché public lancé par la communauté d’agglomération d’Aubagne et du pays de l’Étoile, auquel il était le seul soumissionnaire.

Coïncidence ou retour d’ascenseur : six mois plus tard, Daniel Fontaine, le maire communiste d’Aubagne et vice-président de ladite communauté d’agglomération, annonce que la sénatrice s’apprête à puiser 20 000 euros dans sa réserve parlementaire pour la future pelouse synthétique du stade de la ville. Depuis, l’élu a dû démissionner après sa mise en examen pour « détournements de fonds publics » en janvier 2011 dans l’affaire Guérini.

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Après les affaires de Jean-Noël Guérini, de Michel Vauzelle, de Sylvie Andrieux, de Patrick Mennucci, de Karim Zeribi, voici celles de la sénatrice PS des quartiers Nord de Marseille, Samia Ghali.

Cette dernière vient d’être exposé par l’arrestation de l’un de ses cousins impliqué dans une affaire de trafic d’arme et de cocaïne.

[…] parmi les dix interpellés du jour, figurerait Afid B., le cousin germain de la sénatrice PS Samia Ghali qui avait appelée l’armée en renfort pour mettre fin au trafic dans les quartiers nord. Afid, originaire de la cité Campagne-Levesque est officiellement le président du club de foot du quartier.

MetroNews

A noter que Afid Bahou est président du club; et le trésorier du club est son frère Mohamed Bahou, donc lui aussi cousin de la sénatrice et que l’on retrouve à la présidence de l’association Algérie innovation ayant reçu de larges subventions de la région.
C’est d’ailleurs ce circuit parallèle de subvention mis en place au sein des pouvoirs loacaux tenus par le PS que vient de dénoncer la chambre régionale des comptes de Provence Alpes Côte d’Azur. Des dépenses publiques qui auraient été largement à l’avantage d’ associations proches des élus de gauche et à la famille de Samia Ghali dont de nombreux membres sont employés par le conseil régional. Continuer la lecture de Mafia PS/Marseille : Les curieux privilèges de la famille de Samia Ghali (Maj)

Marseille : les frais de justice de Guérini pris en charge par le Conseil général

Les socialistes n’ont plus aucune pudeur. Mis en examen ils volent l’argent du contribuable pour payer leur frais de justice. En effet selon une délibération votée la semaine dernière, les frais de justice de Jean-Noël Guérini vont être pris en charge par le Conseil général et donc par les contribuables. Deux pétitions ont été lancées pour s’y opposer. Elle est pas belle la vie… à Marseille ?

Karim zéribi grand donneur de leçon, avec son ami Guérini
Karim zéribi grand donneur de leçon avec son ami Guérini

La résistance s’organise à Marseille afin que les contribuables ne payent pas les frais judiciaires de Jean-Noël Guérini. La semaine dernière, le Conseil général des Bouches-du-Rhône a en effet voté une délibération pour prendre en charge ces frais. Rapidement, deux pétitions citoyennes ont été lancées sur Internet sur Change.org et sur Avaaz.org. L’une d’elles dénonce « la gabegie des finances publiques du département des Bouches du Rhône » et demande au préfet l’annulation de cette délibération.

« Ce n’est pas aux contribuables de payer les déboires judiciaires des élus. Si Jean-Noël Guérini distribue l’argent public comme si c’était le sien, il est hors de question qu’il fasse payer sa défense par les contribuables », estiment les pétitionnaires. Ce samedi, c’est la ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, par ailleurs candidate à la mairie de Marseille, qui dénonce la prise en charge des frais de défense de Jean-Noël Guérini par le département. « La décence aurait voulu que Jean-Noël Guérini ne cherche pas une nouvelle fois à faire assumer financièrement ses ennuis judiciaires par la collectivité. Dans cette situation particulière, ce que le droit permet, la morale la plus élémentaire le réprouve », écrit-elle sur son blog.

Comme le rapporte La Provence, cette délibération a été votée par la majorité départementale (socialistes, communistes et indépendants). Toutefois, Marie-Arlette Carlotti ainsi que deux autres élus de gauche se sont abstenus. Seule la droite s’y est opposée en votant contre.