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Attentat déjoué: le tabou des ex-militaires devenus jihadistes

Les quatre hommes qui voulaient décapiter un gradé de l’armée sont tous des musulmans non convertis. Deux sont des mineurs de 16 et 17 ans.

divers

Deux leaders se détachent de ce groupe dont un certain Djebril A., ancien militaire âgé de 23 ans, et qui serait le principal instigateur des projets d’attentats.
Djebril A. aurait en outre été relevé de ses fonctions au sein de la marine nationale.
Toute cette affaire pose la question de la présence de musulmans hostiles à notre nation au sein de nos forces armées.

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(…) L’appartenance à l’armée française de ce suspect stupéfie les autorités. « Ce n’est pas le premier militaire français à partir combattre au nom de Daesh, et c’est extrêmement inquiétant », estimait jeudi matin sur BFMTV Pierre Martinet, ancien agent de la DGSE. « Car ce sont des gens formés à passer à l’action dans la clandestinité, et en outre formés à l’armement, au maniement des explosifs et aux techniques de combat », poursuit-il.

En janvier dernier, RFI avait révélé qu’une dizaine d’anciens militaires français étaient aujourd’hui au combat sous une bannière jihadiste, en Syrie et en Irak. Interrogé à ce sujet, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait refusé de commenter l’information, consentant toutefois que le phénomène existait, mais qu’il était « d’une extrême rareté ».

« Certains pourraient rejoindre l’armée pour se former »

Jeudi, sur BFMTV, le général Dominique Trinquand, expert des questions de sécurité militaire, a tenu à nuancer lui aussi la situation. « Nous savons que l’un des suspects est un ancien militaire, mais cela veut à la fois tout et rien dire. A-t-il passé six mois, un an, deux ans dans l’armée? Quel poste tenait-il? Etait-il conducteur, secrétaire, membre d’un commando? »

Un discours faisant écho à celui tenu par le général Jean-François Hogard, auditionné en mars dernier à l’Assemblée nationale en vue de l’examen du projet de loi relatif au renseignement.

« Les quelques anciens militaires qui sont partis dans les filières jihadistes sont des individus qui n’ont bien souvent passé que quelques semaines dans l’institution, et qui ont été remerciés pour cause d’instabilité ou d’inadaptation. Aucun de ceux qui sont partis à ce stade n’a reçu de formation pointue, par exemple d’artificier ou de tireur d’élite », avait-il expliqué aux députés.
Quant au général Trinquand, s’il estime qu’un « certain nombre de jihadistes pourraient avoir un intérêt à rejoindre l’armée française pour se former », il rappelle l’existence d’un service, le DPSD, « chargé de scruter et de détecter les soldats » susceptibles de basculer. Quand la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense a des soupçons, elle avertit le renseignement

Gilles Le Guen, breton, converti à l’islam, persécute la population du Nord Mali

Malgré la crise, la France continue à exporter son savoir-faire, ses élites….

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(…) Les populations de Tombouctou sont résignées. Impossible de réagir, car les jihadistes sont là, armés, et implacables. A la police islamique de la ville : une dizaine de jeunes hommes arrêtés. Le regard est hagard. Certains sont soupçonnés de vol, d’autres sont accusés d’espionnage.

Un jeune Congolais, candidat à l’émigration clandestine vers l’Europe, a lui aussi été arrêté. Son tord ? Avoir affirmé qu’il était catholique. A Tombouctou, le refus de porter le voile islamique est par ailleurs un motif d’arrestation pour les femmes. Le cas échéant, elles sont souvent retenues dans le local d’une ancienne banque, qui sert désormais de prison.

Jihadiste breton

Le jour, le petit marché de la ville est plutôt animé. Il y a du monde. Non loin de là, on fouette en public les couples non mariés. Sur les étals, on trouve quasiment de tout. Mais pas d’argent. Autre attraction dans la cité : un palais construit par feu Kadhafi. L’édifice est désormais réquisitionné par les jihadistes.

Rencontre avec un jihadiste justement. Motif de curiosité : il est de nationalité française. Il a la soixantaine, et vient de passer un moment en prison à cause de l’humeur de ses coreligionnaires. Il s’appelle Abdoul Jelil. Son vrai nom ? Gilles Le Guen. Pour les amoureux de la mer, il est breton.

Abdoul circule à mobylette. Cet ancien de la marine marchande française vit ici avec sa famille, et s’occupe de la distribution de l’électricité. Il se confie : à un autre jihadiste, il a donné sa fille en mariage. L’âge d’Aïcha ? 12 ans.

Renforts du MNLA

Plus que jamais à Tombouctou, Aqmi-Ansar Dine est le couple qui continue de régner. Deux grandes figures d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) y sont présents : Abou Zeid, qui

 

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