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Juncker estime que l’UE survivrait à l’élection de Le Pen

Raison de plus pour ne pas avoir peur…


Le président de la Commission ne voit pas la nécessité de prévoir un « plan d’urgence » pour l’élection présidentielle française, estimant que l’UE était assez forte pour survivre à une victoire de Marine Le Pen.

[…] Interrogée sur la préparation de l’exécutif européen au « Frexit » défendu par la candidate d’extrême-droite, une porte-parole de la Commission a déclaré qu’il n’était pas nécessaire d’établir un « plan d’urgence ». […] « Si Marine Le Pen gagne les élections, ce ne sera pas la fin du projet européen », a-t-elle commenté, en citant Jean-Claude Juncker dans une interview qu’il avait accordée au quotidien allemand Welt am Sonntag, le 19 mars.

Elle a ajouté que Jean-Claude Juncker voudrait que les forces pro-européennes aient le dernier mot, mais que seul l’électorat français déciderait.

Le point de vue du président de la Commission contraste avec celui d’autres responsables européens, comme le commissaire français Pierre Moscovici, qui a déclaré qu’une victoire de Marine Le Pen et un Frexit seraient mortels pour le projet européen. […]

Euractiv

Juncker, candidat du PPE soutenu par l’UMP est favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE

Le candidat du centre droit à la présidence de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a souhaité la poursuite des négociations avec Ankara sur une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

x2WcSNf« Je ne pense pas que l’on devrait arrêter les négociations d’adhésion », même si la politique actuelle du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ne les rend pour l’heure « pas faciles », a déclaré devant des journalistes, l’ex-Premier ministre du Luxembourg […].

Jean-Claude Juncker a d’ailleurs critiqué les « considérables régressions en matière de processus démocratique en Turquie » ces derniers mois. Mais les discussions, « dont le résultat est ouvert », sont « menées avec la Turquie et non avec Erdogan » seul, a-t-il souligné, projetant toutefois qu’une entrée d’Ankara dans l’Europe aurait « besoin de plus longtemps » que cinq à dix ans.[…]

Le Parisien

Juncker ou Schulz ? A la fin c’est Merkel qui décide…

Article de Marianne

Malgré tous les efforts dialectiques déployés par les socialistes pour persuader les électeurs français qu’ils ont, dimanche prochain, le destin de l’Europe entre leurs mains, dans son pays Angela Merkel est beaucoup plus claire : le choix du président de la Commission européenne fera l’objet de longues tractations motivées notamment par des enjeux de politique intérieure allemande.

angela-merkel----francois-hollande-06-02-2013--france---allemagne-match-amical-2013-20130207092939-6514C’est devenu un élément langage au Parti socialiste. Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, le répète sur tous les tons pour bien faire rentrer l’idée dans le crâne de ses concitoyens : « Vous allez pouvoir élire le président de la commission européenne pour la première fois ». François Hollande lui-même, dans sa tribune au Monde y est allé de son couplet. Quant à Jean-Christophe Cambadélis, il a poussé le bouchon encore plus loin en qualifiant la Commission de « gouvernement de l’Europe ». Encore une semaine de campagne (aussi terne soit-elle) et les VRP des européennes tenteront de nous vendre l’élection du « président de l’Europe » au suffrage universel direct. A les entendre, nous n’en serions finalement plus très loin…

Malgré tous ces efforts d’enfumage, c’est peu dire que la mayonnaise démocratique européenne ne prend pas, comme si les peuples s’étaient déjà faits à l’idée qu’en Europe (en particulier depuis le référendum de 2005), la décision ne dépendait plus vraiment des urnes. D’autant que, s’il est vrai que les chefs d’Etat et de gouvernement doivent désormais proposer un candidat à la présidence de la Commission « en tenant compte des élections au Parlement européen », aucune obligation n’est faite de désigner une personnalité appartenant au parti arrivé en tête aux élections européennes.

En Allemagne, Angela Merkel, elle au moins, la joue franche du collier expliquant dans la plupart de ses interventions récentes qu’il n’y a aucun « lien automatique entre le nombre de votes et [les hautes fonctions] à pourvoir ». Pour elle, le résultat des élections européennes n’aura qu’une valeur « indicative », méprisant ainsi les tentatives des partis visant à mettre en avant leur propre candidat.

Interrogée encore cette semaine par le Leipziger Volkszeitung sur le risque de « détruire la démocratie européenne en cas de désignation d’un candidat qui ne serait pas issu du parti vainqueur des élections », la chancelière calme le jeu en déclarant que « le conseil doit tenir compte du résultat des élections », mais ajoute dans l’immédiate foulée : « Nous allons beaucoup discuter à partir de dimanche ». Une façon de souligner, une fois de plus, que le choix du président de la Commission fera l’objet de longues tractations entre gouvernements…