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Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? (3/5) avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

avec : Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du quotidien Libération et auteur, l’an dernier, d’une tribune titrée « Souverainistes et libéraux, laissez George Orwell en paix ! » adressée notamment au Comité Orwell
Et Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro et l’un des co-fondateurs avec Natacha Polony du Comité Orwell, aujourd’hui nommé Les Orwelliens

Politiquement, George Orwell était un homme résolument de gauche. Sa pensée et ses interrogations se retrouvent aujourd’hui au coeur de réflexions politiquement plus diverses, à l’instar de la création du comité ‘Les Orwelliens’. Débat sur l’appropriation et la subjectivité politique.
Politiquement, cela ne souffre pas le moindre doute, George Orwell était socialiste. Dans sa Note autobiographique de 1940, il écrit « J’ai été membre un temps de l’Independant Labour Party. […] Par conviction personnelle, je suis résolument de gauche. »

Mais le socialisme selon Saint George Orwell n’a cessé d’exaspérer la gauche britannique. Dès la guerre d’Espagne, à laquelle il prend dans les rangs du POUM, il se fait remarquer. Continuer la lecture de Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? (3/5) avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

Une discussion avec Aude Lancelin sur l’état (désastreux) de la presse française (VICE France)

La journaliste nous explique pourquoi il n’y a plus grand-chose à attendre des médias mainstream.

VICE : « S’en prendre au journalisme quand on est soi-même journaliste, c’est tout de même un peu con. » C’est ce que vous a affirmé un ancien directeur de rédaction quand vous étiez à L’Obs…

Aude Lancelin : Cette phrase est signée Laurent Joffrin, en effet. Un éditocrate emblématique, qui faisait partie des polytraumatisés de la critique des médias menée par le Monde Diplo ou Acrimed – et, plus largement, par tout ce qui était né dans le sillage des grandes grèves de 1995. Pour la première fois, cette génération de journalistes labellisés « de gauche », mais en réalité entièrement acquis au néolibéralisme, voyait une véritable opposition politique et intellectuelle se reconstituer. Ça leur a fait une grande frayeur !

Au-delà du cas Joffrin, la critique des médias n’est pas un sport très répandu chez mes confrères. Ça passe souvent pour un manque de « confraternité ». On entend souvent ce terme-là, que je n’ai pour ma part jamais compris. Si vous êtes charcutier, devez-vous vous sentir solidaire d’un confrère qui mettrait de la viande avariée dans ses saucisses ? C’est très curieux comme idée. Personnellement, je ne me sens nullement solidaire de David Pujadas, de Ruth Elkrief ou d’Arnaud Leparmentier. Nous ne faisons tout simplement pas le même métier, eux et moi. En réalité, la « confraternité » est bien souvent une façon de se serrer les coudes, de défendre des positions de pouvoir.

(…)

Aude Lancelin (parlant du « Décodex » du Monde) : Personnellement, ça m’a beaucoup fait rire.Comment les journalistes d’un groupe appartenant à deux milliardaires issus du luxe et des télécoms et un banquier d’affaires peuvent-ils se penser bien placés pour décerner des points de bonne conduite intellectuelle à qui que ce soit ? Comment peut-on notamment attendre d’un tel titre qu’il promeuve des idées dérangeantes ?

Le cas des Crises, l’un des rares sites alternatifs en ce qui concerne les affaires internationales, est particulièrement évocateur. Son approche de la crise ukrainienne, à rebours de celle du Monde qui est plus ou moins réglée sur celle d’un Bernard-Henri Lévy, lui a sans doute valu cette mise à l’index. Ne peut-on pourtant dire que ce dernier, BHL, est l’un des principaux propagateurs de fake news des vingt dernières années en France ? Souvenez-vous du nombre d’erreurs factuelles relevées par la presse américaine dans Qui a tué Daniel Pearl ?, souvenez-vous des contrevérités brandies par ce personnage pour justifier une intervention guerrière en Libye. Continuer la lecture de Une discussion avec Aude Lancelin sur l’état (désastreux) de la presse française (VICE France)

Rioufol : «le programme du FN est pratiquement copié collé de celui du RPR des années 80» (France 3)

France 3 – Grand Soir 3 – 25/03/2014

Le stalino-libéral Joffrin-Mouchard ressort ce que disait dernièrement Rama Yade,  » ce n’est pas parce que l’on est légal, que l’on est républicain ». Il serait temps que l’on trouve un moyen scientifique pour mesurer la bêtise, on pourrait enfin classé de facçon irréfutable ce genre de guignol dans la catégorie des crétins irrécupérables.

Rioufol, qui a un peu plus de culture politique que l’ancien directeur de libé et du Nouvel Obs, lui fait remarquer que le FN présente un programme sensiblement identique à celui du RPR. Une analyse que nous vous avons déjà proposé avec ces articles :

Quand la droite parlait comme le FN ! (vidéo)(Rediff)

Quand la droite était (très) à droite… et n’avait rien à envier au FN ! (Redif)

En ce qui concerne le droit du sol,  Joffrin se fait également sévèrement baffer. En revanche sur l’Europe Rioufol semble laisser passer une idiotie de l’imbuvable tête à claque. En effet, si le RPR de Chirac et Séguin n’ont jamais voulu sortir de l’Europe (on en était pas à la folie que nous connaissons aujourd’hui), ils constituaient ensemble l’une des plus grosse force anti-europe. C’est même Séguin qui mena la campagne contre Maastricht. Ce n’est qu’au milieu des années 90 que Chirac changea son fusil d’épaule, se séparant ainsi de Séguin, Pasqua et De villiers qui eux restèrent de fervent euro-sceptiques.

Joffrin a tout faux et fait dans l’anachronisme. Joffrin est un baltringue.

Ivan Rioufol répond à l’éditorial du «commissaire» Laurent Joffrin

CONTROVERSE – Dans son éditorial du Nouvel Observateur, Laurent Joffrin s’en prend violemment à Eric Zemmour, Elisabeth Lévy et Ivan Rioufol qu’il accuse de derive «xénophobe, antieuropéenne et nationaliste». Pour l’éditorialiste du Figaro, son confrère est intellectuellement malhonnête.

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Dans son éditorial du Nouvel Observateur, intitulé «Je suis épouvanté», Laurent Joffrin vous accuse, ainsi qu’Elisabeth Lévy et Eric Zemmour, d’être à l’origine d’une «dérive idéologique inédite depuis la guerre» et dénonce «le retour d’une conception ethnique de la nation qu’il faudrait préserver de la corruption étrangère, musulmane ou juive». Que vous inspire cet article?

Ivan Rioufol: Je suis épouvanté à mon tour par la haine, la violence et la grande stupidité de l’argumentaire de Laurent Joffrin qui, parodiant Léon Blum, en appelle à sa prétendue lucidité pour nous désigner au peloton d’exécution. En France, les fascistes se nomment désormais Elisabeth Lévy, Eric Zemmour et Ivan Rioufol. Or, nous sommes tous trois des démocrates qui nous battons pour que la France préserve ses acquis de civilisation, de culture et de républicanisme. Cela illustre bien la maxime de Nicolas de Chamfort : «En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin.»

Laurent Joffrin vous reproche plus précisément de reprendre à votre compte l’idée du «grand remplacement» de l’écrivain controversé Renaud Camus. Partagez-vous réellement les thèses de celui-ci?

J’ai beaucoup d’admiration pour l’écrivain Renaud Camus et pour son courage. Mais il vient ici comme un cheveu sur la soupe. Depuis qu’il est au Nouvel Observateur, le commissaire Joffrin s’est fait une spécialité de dénoncer les journalistes déviants. Au-delà de ses convictions, on peut se demander s’il n’a pas un problème à régler avec sa propre histoire sachant les relations de son père avec Jean-Marie Le Pen et ses propres liens avec lui lorsqu’il était jeune homme. Joffrin est intellectuellement malhonnête. Il me reproche non pas une opinion, mais une arrière-pensée. Il s’indigne du fait que, dans un récent bloc-notes, j’ai qualifié la commission européenne de «remplaciste». De ce terme, il Continuer la lecture de Ivan Rioufol répond à l’éditorial du «commissaire» Laurent Joffrin