Archives par mot-clé : LDH

#sorosleaks. Des milliers de fichiers de la fondation Open Society (Soros) dévoilés

soros

16/08/2016 – 05H30 France (Breizh-info.com)  –  Des milliers de fichiers internes de la Fondation Open Society, appartenant au milliardaire Georges Soros, ont été rendus publics sur la toile après un piratage. Réunis sur le site Soros DC Leaks, ils contiennent énormément d’informations démontrant l’influence que cherche à avoir le milliardaire mondialiste (et pro immigration) partout dans le monde. Les fichiers portent sur la période 2008 à 2016.

(…)

La France, la Hongrie et l’Italie sont particulièrement visées par l’influence de la fondation Soros. En France, le Bondy Blog a ainsi touché 49 467 euros pour un projet présenté comme suit : « fondé en 2000 durant les émeutes de banlieue, le Bondy Blog et devenu le modèle et le symbole du journalisme citoyen en France. Avec les élections locales et européennes de 2014,  le but du projet est de percevoir la vie des habitants de la banlieue, de promouvoir des idées nouvelles et des nouvelles actions politiques, de soutenir la diversité et de combattre toutes les discriminations. Mais aussi de développer la collaboration entre jeunes médias et médias subventionnés, et de donner les moyens éducatifs et techniques aux jeunes de banlieue pour pouvoir s’exprimer, écrire, prendre la parole en public, mais aussi devant les caméras.».

Un an plus tard, le Bondy Blog devenait partenaire de Libération.

66 000 dollars pour la Ligue des Droits de l’Homme

Une enveloppe de 50 000 dollars a également été attribuée au CCIF (collectif contre l’islamophobie en France) pour le projet « combattre l’islamophobie politique ». Le projet est présenté comme suit :

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Hénin-Beaumont/LDH : la mairie entend réclamer 36.000 € de loyers impayés

Encore une fois bravo. Par copinage la LDH occupait un local qui aurait pu allé à une association d’intérêt public travaillant pour les personnes âgées ou les handicapés. On peut même penser que ce local aurait pu servir à l’installation d’un petit commerçant, qui lui aurait payé un loyer et des impôts.

La procédure de la mairie Hénin-Beaumont étant légale et juste; les cris d’orfraies des média sont la preuve de leur complicité avec ce système clientéliste UMPS.

voir article : Hénin-Beaumont : la Ligue des droits de l’Homme perd son local (maj)

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[…] Marine Tondelier monte au créneau en reprochant au maire d’avoir voulu « détruire un contre-pouvoir » parce que ça l’arrangeait, évoquant « un choix politique et délibéré ». Une attaque balayée d’un revers de manche par Steeve Briois : « Je veux remettre tout à plat ; votre système de copinage et de favoritisme, ça suffit ! »

ldh fn

Et lorsque David Noël s’empresse d’en rajouter une couche, il est cueilli à froid par Bruno Bilde, lâchant : « On fait tout un foin alors qu’il y a 14 adhérents dont MM. Noël et Binaisse et tout le PC local ! »

C’est le moment que choisit alors l’adjoint aux finances, Jean-Richard Sulzer, pour lancer une bombe : « M. le maire, je demande que vous entriez en procédure du recouvrement dû par cette association. On peut évaluer le loyer à 600 € par mois en y incluant les charges, soit 72 000 euros sur dix ans, mais comme il y a prescription au-delà de 5 ans dans ce type de recouvrement, c’est 36 000 € que vous devez émettre soit sur la section d’Hénin, soit sur la Ligue nationale ! Je vous invite d’ailleurs, s’il y a débat, à saisir le procureur financier ! » « Rendez l’argent ! » crie alors un élu.

Rude mandat en perspective !

La Voix du Nord

Florian Philippot : la caste a du mal à accepter le verdict des urnes. (Europe1 vidéo)

Voir l’article : Hénin-Beaumont : la Ligue des droits de l’Homme perd son local (maj)

Florian Philippot, vice-président du Front National, a vu un « petit problème démocratique » dans ce qu’il a qualifié de « flicage » pratiqué par les médias dans les villes remportées par le Front National, exercice qu’il attribue au fait que « la caste n’accepte pas le verdict des urnes ». « On s’en passerait bien des montagnes de caméras, de micros, de journalistes dans onze communes de France. Il y a même là un petit problème démocratique. Il faut accepter sereinement le verdict des urnes », a déclaré M. Philippot sur Europe 1.

« Il y a des communes qui ont élu des maires Front National, Rassemblement Bleu Marine. Dont acte! Ca fait partie du pluralisme démocratique. Et ce travail de surveillance, parfois de flicage journalistique, soit on le fait pour tout le monde, soit on accepte le verdict des urnes. Ou alors on le fait aussi pour les mairies UMP ou PS mais là on le fait pas du tout, elles peuvent faire ce qu’elles veulent, truquer, magouiller… », a développé le candidat malheureux à la mairie de Forbach (Moselle).

« On sait bien qu’il y a une loupe médiatique beaucoup plus forte parce que la caste n’accepte pas le verdict des urnes. On n’aime pas beaucoup tout ce qui est patriotique et national au plus haut niveau de la caste ,donc il faut essayer de chercher des poux. Le seul problème, c’est qu’on n’en trouve pas », a également déclaré M. Philippot.

Le Figaro

Gérard Miller, Michel Tubiana ex président de la LDH et Richard Prasquier avaient des comptes non déclarés en Suisse (MàJ)

Oh la belle liste !!!! hi,hi,hi, les grands donneurs de leçons qui se font prendre la main dans le pot de confiture oh,oh,oh… voilà quelques noms qui ne vont pas faire taire tous ceux qui voient les pleurnicheries communautaires comme un juteux un business… Le Monde tente de concurrencer Dieudonné ? faut dire que l’excuse à la shoa commence à faire beaucoup quand même… Et il y en a comme l’ancien Maoïste Gérard Miller qui trouvent à dire qu’ils ne savaient, que c’est indépendant de leur propre volonté…., ils se foutent vraiment de notre gueule.
La liste contenait 6000 noms, on attend avec impatience les autres.

Lire aussi : Le Point accuse les autorités françaises d’avoir modifié les listings dérobés à la banque HSBC à Genève

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Qu’y a-t-il dans les listes HSBC ? par lemondefr
Il n’existe pas un, mais deux listings HSBC. Après une longue enquête, Le Monde révèle, lundi 27 janvier, les dessous d’une incroyable affaire qui empoisonne les relations franco-suisses depuis cinq ans, et donne des sueurs froides à l’establishment français.

Le 26 décembre 2008, l’informaticien Hervé Falciani livre aux enquêteurs du fisc français quatre DVD contenant des dizaines de giga-octets de données brutes, cryptées, recueillies au cours de longues nuits de travail à Genève, et portant sur deux années : 2005 et 2006. Ce cadre de HSBC est en fuite, suspecté d’avoir voulu vendre ces données à des banques libanaises. La Direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF), avec l’aide de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), retranscrit et reconstitue ensuite un listing contenant, in fine, 2 846 identités de fraudeurs potentiels.

Le 20 janvier 2009, la justice entre à son tour en action. Elle saisit les ordinateurs d’Hervé Falciani, et traite, elle aussi, les données brutes. Un deuxième listing est établi par la gendarmerie, recèlant pour sa part 2 956 patronymes de suspects. Une enquête préliminaire est ordonnée, au grand dam des Suisses. Il y aura des pièges, des freins, des tentatives d’obstruction du travail des enquêteurs, et même l’éviction du patron de la DNEF, tant le dossier est sensible.

Le Monde a aussi eu accès à ces deux listings. Les identités sont souvent les mêmes, et, en croisant les informations, des profils apparaissent. Ils sont commerçants, chirurgiens, avocats, comédiens, chanteurs, antiquaires, sportifs. Un matériau précieux pour les enquêteurs permettant d’établir une typologie documentée des détenteurs français de comptes suisses.

Dans la plupart des cas, les contribuables pris en faute ont déjà régularisé leur situation. A l’examen de ces listings, une évidence : les situations diffèrent. Une soixantaine de personnalités y figurent. Nous les avons contactées et donné la parole à celles qui le souhaitaient. Première catégorie, celle des titulaires de comptes parfaitement en règle….

Le cinéaste Cédric Klapisch figure sur la liste. « Le fisc m’a contacté au moment où je commençais à régulariser ma situation, révèle-t-il. Mon père habite en Suisse, il m’avait ouvert un compte à Genève, il n’y avait pas énormément d’argent dessus [247 000 euros selon nos informations]. Je ne savais pas que c’était illégal. J’ai tout régularisé en 2012, et je n’ai plus d’argent là-bas. » Gérard Miller fait part d’une expérience analogue. Son témoignage fait écho à celui de l’avocat Michel Tubiana ou de Richard Prasquier, ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)…

Le Monde, merci à Chantecler

Quand l’antiracisme rapporte gros…

La demande de levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen par le ministère de la Justice m’intéresse au plus haut point.

En effet, le 10 décembre 2010, la présidente du FN faisait un parallèle entre les prières de la rue Myrha, à Paris, que dénonçait, vidéos à l’appui, Riposte Laïque, et l’Occupation. Dans la foulée, notre journal publiait un édito intitulé : « Bien sûr que les prières dans la rue, les voiles, le halal et les mosquées sont des symboles d’occupation et de conquête ! »

Quelques jours plus tard, la Ligue des droits de l’homme (LDH) annonçait son intention de déposer plainte contre la députée européenne, mais aussi contre ce dernier édito de Riposte Laïque, et un autre, plus ancien.

Nous avons été jugés, le 3 février 2012, Pascal Hilout et moi, devant la trop célèbre 17e chambre correctionnelle, après que des Michel Houellebecq ou Brigitte Bardot y eurent été traînés. Le premier avait eu le tort de dire que « la religion la plus con, c’est quand même l’islam ». Il fut acquitté. La deuxième, qui a consacré sa vie à défendre la cause animale, a eu le malheur de s’indigner de la barbarie de l’égorgement halal. Elle sera lourdement condamnée, à cinq reprises.

Le 3 février 2012, c’était donc notre tour. Avec mon ami Pascal Hilout, né Mohamed, forcément un dangereux raciste, nous étions poursuivis par la LDH, la Licra, le Mrap, Sos Racisme et le Collectif contre l’Islamophobie en France.

Ces braves gens exigèrent des dommages et intérêts d’un montant de 150 000 euros.

Le 25 mars, le verdict tomba : j’étais condamné à 4 000 euros d’amende, Pascal à 1 500, et on nous demandait de verser à nos vaillants accusateurs 6 700 euros de dommages et intérêts. Total : 12 200 euros ! Naturellement, nous avons fait appel.

Or, Valls, en inaugurant la mosquée de Cergy Continuer la lecture de Quand l’antiracisme rapporte gros…

Sur-représentation carcérale kanake : la LDH accuse de racisme le procureur de la République de Nouvelle-Calédonie

Il y a quelques mois, Eric Zemmour était condamné pour avoir énoncé que les immigrés et les gens issus de l’immigration maghrébine et subsaharienne (évitons le terme « Afrique Noire » devenu politiquement incorrect) sont surreprésentés dans les prisons françaises. Aussitôt le complexe médiatico-politique est entré en action. L’anti-racisme dogmatique a réussi à le faire condamner pour avoir simplement dit la réalité.

En Nouvelle-Calédonie, Madame le Procureur général de la République du Territoire, Mme Brunet-Fuster, dans son discours d’ouverture de l’année judiciaire début mars 2012 a dit des vérités que tous les Calédoniens connaissent. Quatre mois plus tard, dans une lettre publique parue le 5 juillet 2012 dans le quotidien local, M. Elie Poigoune, président de la LDH de Nouvelle Calédonie, l’a interpellée en l’accusant de… racisme.

M. Elie Poigoune en digne représentant d’un des piliers de la nouvelle inquisition française, a lancé cette accusation comme un prédicateur luttant contre l’hérésie voue aux flammes ceux qui sortent du dogme.

M. Poigoune, ancien forcené de l’Indépendance Kanake Socialiste, membre fondateur du Palika (Parti de Libération Kanake), pense donc qu’il est bien mieux placé que Madame le Procureur général pour parler de la délinquance en Nouvelle-Calédonie.

Sur le territoire néo-calédonien, l’essentiel des vols, des viols, des assassinats est commis par le peuple premier et non par les communautés (c’est sous ce terme que sont regroupées toutes les ethnies qui n’ont pas l’inestimable honneur d’être kanakes). Mme le Procureur le confirme. « 90% des détenus sont des Kanaks alors que la population kanake représente 40% de la population calédonienne », écrit-elle.

Evidemment, M. Poigoune ne discute pas ce genre de détail.

Il argumente à partir du préambule de l’Accord de Nouméa, Tables de la Loi, que l’on distribue dans les écoles néo-calédoniennes comme on distribue le Coran dans les madrasas.

« La Grande Terre et les îles étaient habitées par des hommes et des femmes qui ont été dénommés Kanaks. Ils avaient développé une civilisation propre, avec ses traditions, ses langues, la coutume qui organisait le champ social et politique. Leur culture et leur imaginaire s’exprimaient dans diverses formes de création », recopie-t-il.

Nul ne le nie. Dès que l’homme est venu homme, il a évolué ainsi. Sinon, il est demeuré préhominien.

M. Poigoune passe sous silence que le préambule hiérarchise les différents habitants de Nouvelle-Calédonie. Le but, à terme, est de créer des dhimmis (payant l’impôt de servitude tout en étant interdits de possession de biens) au service d’une Kanaky régie par la coutume.
Pour M. Poigoune le droit coutumier vaut le Code civil. Ainsi il n’est pas dérangé par le fait que le viol n’est pas répréhensible si l’homme est coutumièrement autorisé à avoir des rapports sexuels avec la victime. Il ne trouve pas davantage à redire sur le fait que dans la société coutumière canaque fondée sur l’inégalité et la primauté du groupe sur l’individu, comme le souligne Madame le Procureur, les compensations ignorent la victime pour revenir au clan auquel elle appartient.

Mme Brunet-Fuster refusant le relativisme, rappelle, à juste titre, l’article 1er de la Constitution de 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » La loi en Nouvelle-Calédonie contrevient à cela. Surtout lorsqu’on est femme.

Mais M. Poigoune a raison. Le droit coutumier est aujourd’hui constitutionnalisé. Madame le Procureur n’a rien à dire. Ce droit archaïque, moyenâgeux, a été instauré dans l’archipel grâce à la supposée « patrie des Droits de l’Homme ».

M. Poigoune en bon représentant de la LDH s’appuie sur le mensonge (ce ne sont pas des traitement inégaux entre êtres humains qu’instaure la coutume, surtout entre homme et femme, mais des traitements différents), sur la censure (il n’est pas permis de penser à la manière de Mme le Procureur qui est une étrangère et ne connaît rien à la tradition canaque), sur la menace (« Ce jugement inacceptable, fondé sur l’exception et non sur la règle coutumière, est grave et s’apparente à du racisme ». Ce qui signifie : la LDH peut vous ruiner économiquement et moralement par un procès), sur l’endoctrinement (la LDH s’est attelée depuis longtemps à l’endoctrinement idéologique et à la rééducation permanente des Français, en particulier des jeunes à travers les manuels d’éducation civique), sur sa complaisante et trompeuse expertise, pour raconter ce qu’il a envie d’entendre.

Sauf qu’en Nouvelle-Calédonie tout le monde n’a pas encore idéologiquement baissé pavillon devant la LDH.

Face à cette pseudo élite antiraciste qui, sous ses dehors humanistes, est comme n’importe quel tyran, ne tolérant aucune critique, aucune vérité, prétendant criminels ceux qui s’opposent à elle, beaucoup refuse que des Mélanésiens et des Mélanésiennes soient soumis à la charia coutumière. C’est là une vraie défense des Droits de l’Homme en Nouvelle-Calédonie contrairement à celle pratiquée par M. Poigoune, pitoyable exemple de la dépravation intellectuelle droits-de-l’hommiste à géométrie variable.

Marcus Graven

LETTRE DE LA LDH

à Madame Annie Brunet-Fuster, Procureure générale.

Madame la Procureure Générale,

Nous venons de disposer du texte du discours solennel que vous avez prononcé à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire 2012. Heurtés par certains passages, nous souhaitons par la présente vous faire part des réflexions qu’ils nous inspirent.

Vous écrivez que « s’agissant des violences faites aux femmes et aux enfants, qu’il s’agisse des abus sexuels ou d’autres formes de violences familiales, les hommes en tant que mari ou père, s’estiment souvent en droit d’exercer ces violences, expression légitime de leur mécontentement. ». Vous dites clairement que dans la société kanak, la violence serait un moyen légitime et courant pour l’homme de faire valoir son autorité familiale ou ses envies sexuelles. Celui-ci aurait le droit de traiter sa femme et ses enfants comme des esclaves ou des objets de plaisir ? Les kanak seraient des barbares sans société civilisée capable de réprimer leurs pulsions ?

Ce jugement inacceptable, fondé sur l’exception et non sur la règle coutumière, est grave et s’apparente à du racisme. Il est vrai qu’au siècle dernier le colonialisme niait déjà l’existence d’une civilisation mélanésienne et qu’aujourd’hui certains n’ont pas changé d’avis et continuent à présenter les kanak comme des êtres sans conscience.

Pourtant, il a été reconnu dans le Préambule de l’Accord de Nouméa que « La Grande Terre et les îles étaient habitées par des hommes et des femmes qui ont été dénommés kanak. Ils avaient développé une civilisation propre, avec ses traditions, ses langues, la coutume qui organisait le champ social et politique. Leur culture et leur imaginaire s’exprimaient dans diverses formes de création. »

La civilisation kanak existe bel et bien et, comme les autres civilisations, elle cherche à canaliser ou réprimer la violence en son sein. Elle le fait avec ses propres méthodes, différentes de celle des européens d’aujourd’hui. C’est pourquoi une juridiction coutumière kanak a été créée à l’échelon du pays. Le règlement kanak des conflits passe avant tout par la recherche du retour à l’équilibre dans le groupe. Il n’est pas arbitraire mais objet de palabres. On ne peut comparer ce système à celui d’une société individualiste et parler « d’inégalité » entre l’un et l’autre. Ils sont de natures différentes.

En ce qui concerne « la promotion des droits de la femme », nous faisons partie, comme vous dites, des « associations qui ont mené un combat et qui le mènent toujours » à ce sujet dans ce Pays. Vous concluez plusieurs pages d’exposé en affirmant que « il n’est pas admissible que la collectivité d’outre mer que constitue la Nouvelle-Calédonie, en l’état dans la France, ne reconnaisse pas les mêmes droits à ses concitoyennes ». Vous proposez subséquemment de « modifier la loi organique » afin de « mettre un terme à cette rupture d’égalité. » En audience solennelle, vous invitez les représentants politiques présents à modifier l’article 7 de la loi organique du 19 mars 1999. Cette initiative personnelle s’inscrit-elle bien dans votre rôle de Procureure Générale soumise directement à l’autorité du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice? Vous critiquez également la Cour de Cassation qui, d’après vous, rend des avis et arrêts « dont l’application, dans la réalité, se heurte aux spécificités de la société kanak. »

Êtes-vous sûre de bien connaître ces spécificités ? Êtes-vous sûre d’avoir appréhendé les tenants et les aboutissants politiques et sociaux de la création et de l’existence d’un droit coutumier kanak dans l’Accord de Nouméa, un texte à valeur constitutionnelle ? Nous nous le demandons..

Ceci dit, il est vrai que des femmes kanak se plaignent de la complexité et de la durée excessive de la procédure pour saisir la juridiction coutumière à l’issue d’un procès pénal. Il a donc récemment été proposé que cette saisine soit automatique quand la situation des parties y conduit. Il suffirait que le code de procédure civile de Nouvelle-Calédonie soit modifié par le Congrès. Une demande en ce sens a été déposée sur le Bureau de cette institution au mois de mars de cette année.

En attendant, on pourra simplement observer que devant certaines juridictions les victimes kanak trouvent dans des délais raisonnables une réponse appropriée quant aux intérêts civils (et ce depuis plusieurs années) tandis que devant d’autres juridictions, la prise en considération des droits des victimes n’apparaît pas prioritaire. Nous vous suggérons de vous interroger sur ces pratiques judiciaires divergentes, ce qui nous semble relever de votre rôle de défenseure des intérêts de la société.

Vous évoquez aussi dans votre discours la nécessité de construire en Nouvelle-Calédonie une nouvelle prison de 700 places. La population du Camp-Est avoisine aujourd’hui les 500. Sauf à penser que la répression carcérale va continuer à être la seule solution à des problèmes sociaux qui seraient donc anticipés a priori comme promis à une forte augmentation, un tel prévisionnel ne vous paraît-il pas sur-dimensionné, même à l’horizon 2020 ou 2025 ? Ne vous semblerait–il pas plus judicieux de tourner également les efforts de la collectivité vers un développement des aménagements de peine, notoirement insuffisants en Nouvelle Calédonie faute de moyens permettant de développer les structures d’encadrement nécessaires ?

Faute de quoi, on atteindrait pour les jeunes kanak un taux d’incarcération de 30/1000, dix fois plus que pour les jeunes français. Ces chiffres ne seraient à l’honneur de personne et ils ne manqueraient pas d’étonner l’Organisation des Nations Unies quant aux progrès sociaux accomplis en 10 ans par la puissance de tutelle que vous représentez dans le domaine judiciaire.

La LDH-NC milite pour la construction de nouveaux bâtiments à côté de ceux existant aujourd’hui car la place ne manque pas et parce que le lieu est préférable à tous points de vue.

Nous vous prions de croire, Madame la Procureure Générale, à l’expression de notre respectueuse considération.

Le Président et le Bureau de la LDH-NC

N-B. En France, en 2012, environ 0,9 habitant sur 1000 est en prison. En Nouvelle-Calédonie, environ 1,8 pour 1000, soit le double. Au Camp Est, 90 % des détenus sont mélanésiens, soit environ 400. Pour une population de 105.000, cela veut dire que 4 kanak sur 1000 y dorment, soit 8 hommes sur 1000. Et si on ne compte que la tranche des « jeunes » entre 16 et 25 ans, on obtient au taux ahurissant de 19,5 sur 1000 (390 sur 20.000). En prévoyant 300.000 habitants dans 10 ans, on parviendrait pour 700 places à un taux général de plus de 2/1000 et pour les jeunes kanak, à qui cette inflation carcérale est destinée, à un taux avoisinant les 30/1000 !