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Le keynésianisme nous a ruinés et continuera de le faire tant que les pouvoirs publics ne se résoudront pas à accepter le « grand ajustement » et à réformer le Système monétaire international !

Lu sur le Blog à Lupus

Les pouvoirs publics (Etats et banques centrales), appliquant depuis des décennies la fausse théorie socialiste keynésienne à savoir que l’accroissement continu des dépenses et le recours illimité au crédit favoriseraient la croissance économique, ont mis en place un Système nécessairement insoutenable alimenté par la double création exponentielle d’endettement collectif et de fausse monnaie ex nihilo. Tout cela étant accompagné d’innombrables véhicules financiers à effet de levier gagés sur le néant (les produits dits « dérivés » ou « titrisés » comme les « subprimes »), qualifiés par Warren Buffet d’« instruments de destruction massive », supposés à tort diffuser les risques mais qui en réalité les concentrent et donc périodiquement explosent en ruinant leurs détenteurs. Ce qui a progressivement abouti à la crise monétaire, financière, économique et sociale globale actuelle que l’on ne saurait imputer au libéralisme -lequel n’est hélas plus appliqué depuis longtemps- mais au seul dirigisme des pouvoirs publics. Une évolution que Ludwig von Mises, le plus clairvoyant économiste du XXe siècle, avait déjà relevée en constatant que « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » !


Fear the Boom & Bust – Rap Hayek vs Keynes… par stemol

L’augmentation continue des déficits budgétaires et de l’endettement public comme privé (que les mesures récentes d’austérité prises en Europe trop tard ne diminueront pas, étant donné que dans des économies en récession la dette augmente mécaniquement dès lors que les recettes des Etats chutent et que s’accroissent Continuer la lecture de Le keynésianisme nous a ruinés et continuera de le faire tant que les pouvoirs publics ne se résoudront pas à accepter le « grand ajustement » et à réformer le Système monétaire international !

Cette crise mondiale n’est pas celle des capitalistes !

Lu sur la Chronique Agora

En effet, elle est essentiellement due à des hauts fonctionnaires de nombreuses nations.

Prenez le cas du surendettement des Etats. Il est le fait de ministres et de dirigeants politiques de nombreux pays qui dépensent sans compter depuis plus de 30 ans sans se soucier réellement du niveau des recettes.

Tout chef d’entreprise qui aurait eu cet état d’esprit aurait fait faillite depuis longtemps, mais lorsque ce n’est pas son propre argent, où est le problème ? Et tant pis si cela dégénère en crise mondiale…

Sans compter qu’aux dépenses légitimes se joignent celles du gaspillage et de la corruption qu’il faut bien financer. Naturellement, l’Etat, “ce monstre qui est le plus froid des monstres froids”, prône la vertu pour justifier un racket fiscal particulièrement immoral.

Il faut bien qu’il se finance, aussi tout chef d’entreprise travaillant 60 heures par semaine, investissant en risquant son propre argent et créant des emplois, se verra systématiquement traiter d’égoïste s’il conteste un niveau de prélèvements fiscaux malhonnête et injuste.

Naturellement, les patrons voyous et les exploiteurs du peuple existent et existeront toujours. Mais ce n’est pas la fiscalité qu’il faut leur opposer car elle pénalise tout le monde.

Au contraire, mieux vaut leur prévoir des peines de prison et une confiscation de leurs biens après une procédure juridique.

Charles de Gaulle, qui avait un amour de la France et de l’Etat, maintenait que la fiscalité est envisageable jusqu’au taux maximal de 30% et qu’ensuite, “ce n’est plus possible”.

On ferait bien de l’écouter !

▪ Les subprime, une crise publique là aussi
Après le “surendettement des Etats”, la deuxième origine de cette crise est celle des subprime aux Etats-Unis. Comme nous allons le voir là encore, l’origine de cette crise mondiale est d’origine publique, pas privée.

En effet, s’il est vrai que des banquiers véreux ont fait n’importe quoi, que des particuliers irresponsables voulaient rembourser des crédits maison de 4 000 $ par mois alors même que leurs salaires ne dépassaient pas les 2 500, qui leur a permis de réaliser toutes ces erreurs si ce n’est Alan Greenspan, haut fonctionnaire d’Etat à la tête de la Réserve fédérale américaine ?

Sa politique :

Prêter sans discontinuer des centaines de milliards de dollars à des banques corrompues qui reprêtaient ensuite ce même argent, avec une marge confortable, à des particuliers déjà surendettés pour acquérir de l’immobilier déjà surévalué — et ce sans aucun contrôle.

Le résultat à terme : l’effondrement du château de cartes et une accentuation de la crise internationale.

Dès lors, que faire pour éviter que le secteur public soit à l’origine de nouvelles crises dont profitent beaucoup dans certains secteurs privés ?

Tout simplement une politique véritablement libérale, désengageant l’Etat au maximum de l’économie, prônant une fiscalité faible favorable à la création de richesses et où ceux qui prennent les décisions avec l’argent sont ceux qui le possèdent réellement. Ils feront ainsi beaucoup plus attention !

Henry de Lesquen Vs Nicolas Bay : Le FN doit il revenir à un discours économique plus libéral ? (radio courtoisie)

Échange vigoureux entre Henri de Lesquen, animateur du libre journal sur radio courtoisie, et Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du Front National, au sujet du positionnement du FN en matière économique. Henri de Lesquen reproche au FN actuel son discours cryto-socialiste et « gaucho-le peniste ». Il invite les cadres à s’affirmer de droite. Nicolas Bay y voit une bataille de mots. Il affirme que le FN est pour la libre entreprise et soutient que le mot libéralisme n’est pas politiquement porteur.

Vous pouvez entendre l’ensemble de cette émission sur le site de radio courtoisie.

Extrait 1 ( avec une intervention pertinente de Laurent Artur du Plessis au sujet de la financiarisation:
Durée : 8mn

Henry de Lesquen : On ne peut pas parler d’ultra-libéralisme dans un pays, que Sarkozy a transmis à Hollande, avec 56% de dépenses publiques par rapport au PIB. Le libéralisme qui n’est même ultra c’est de réduire les dépenses publiques ! Libre échangisme si vous voulez ! Mondialisme si vous voulez ! mais ça n’est pas du libéralisme.

[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/uploads/2013/01/baylesquen1.mp3|titles=baylesquen1]

Extrait 2 :
Durée : 5mn

Henry de Lesquen: Moi j’ai rencontré des gens qui m’ont dit : je voterais bien pour Marine Le Pen, mais avec ce qu’elle propose en matière économique je ne peux pas. J’en rencontre tous les jours. À l’UMP le fond ne rejoint pas la forme. Alors que si vous aviez, comme le Front National l’a eu pendant très longtemps, un programme national libéral, et bien le fond rejoindrait la forme.

Nicolas Bay : Oui nous sommes attachés à la liberté d’entreprendre, à la liberté économique, mais aujourd’hui il ne faut pas sous-estimer le fait que le terme libéral est connoté très négativement, très péjorativement dans l’esprit de beaucoup de nos compatriotes.

[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/uploads/2013/01/baylesquen2.mp3|titles=baylesquen2]

John Maynard Keynes contre le socialisme

Lu sur le blog d’Acrithène

John Maynard Keynes est souvent l’économiste de référence des socialistes contemporains. Quelques citations du maître qui leur feraient bien mal…

John Maynard Keynes est un orphelin idéologique. Il suffit de lire des passages de sa Théorie Générale, pour s’apercevoir que le grand homme, sentant que son texte renforçant les prérogatives de l’Etat s’éloignait grandement du libéralisme, prît soin de flatter autant que ce pouvait sans trahir son propos la famille qu’il quittait, sans manquer d’attaquer le marxisme.

Orphelin idéologique, et mort à l’issue de la guerre, J.M. Keynes a été adopté post-mortem par les socialistes, alors que lui-même s’en était explicitement démarqué. A chaque fois qu’on nous préconise une nouvelle forme d’intervention de l’Etat dans les affaires économiques, J.M. Keynes semble donner, du ciel, sa bénédiction tacite. Plutôt que de laisser les étatistes s’approprier le nom d’un des grands hommes du siècle, nous devrions les mettre face aux écrits de leur héros, car ceux-ci ne cautionnent absolument pas leurs politiques.

Dans la conclusion de son magnum opus, J.M. Keynes explique que ses préconisations n’ont d’autre objet que la sauvegarde du « capitalisme » comme système économique, et de l’ « individualisme » comme système politique. Dans l’Europe d’aujourd’hui, seuls des libéraux défendraient avec autant d’attachement ces principes comme fondement de la société, tant une dimension péjorative s’y est désormais associée. Voici ce qu’écrit Keynes dans la conclusion de sa Théorie Générale.

 

« Le contrôle central nécessaire au plein-emploi implique, bien sûr, un accroissement important des fonctions traditionnelles du gouvernement. Mais il laisse de vastes prérogatives à l’initiative et à la responsabilité privée. En leurs seins,  les avantages traditionnels de l’individualisme prévalent.Prenons le temps de nous remémorer ces avantages. Ils sont pour partie des avantages d’efficacité – ceux de la décentralisation et du jeu des intérêts personnels. Les avantages des décisions et responsabilités individuelles sont peut-être plus grands encore que ce que le XIXèmesiècle supposa : et la réaction contre l’appel des intérêts égoïstes est peut-être allé trop loin. Mais par-dessus tout, l’individualisme, purgé de ses excès, est le meilleur bouclier des libertés individuelles dans la mesure où, comparé à tout autre système, il agrandit considérablement le champ d’exercice du libre arbitre.[…]Bien que l’élargissement des fonctions du gouvernement, induit par la tâche d’ajuster la propension à consommer et l’incitation à investir, paraîtrait à un journaliste du XIXème siècle ou à un financier américain contemporain être une entorse terrible à l’individualisme, je le défends, tout au contraire, à la fois comme le seuil moyen pratique de sauvegarder le système existant dans son intégralité et la condition du bon fonctionnement de l’initiative individuelle. »

J.M. Keynes, Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et de la Monnaie

Si au regard de la communauté des économistes de son époque, John Maynard Keynes n’est pas vraiment un libéral, il n’est certainement pas non plus un socialiste. Parce que J.M. Keynes s’est démarqué des penseurs classiques, les socialistes en ont profité pour se l’approprier et ont abusé de son nom comme les capitalistes abusèrent du nom d’Adam Smith au siècle précédent. De même qu’Adam Smith n’est pas un libertarien, ni un défenseur de l’égoïsme comme principe de société, John Maynard Keynes n’est pas un socialiste qui croit au partage du travail. Désormais que les interventionnistes se revendiquent de l’autorité du maître, confrontons quelques-unes leurs guignoleries aux idées de l’économiste qu’ils vénèrent.

La relance par le déficit Continuer la lecture de John Maynard Keynes contre le socialisme

Le monde enchanté du Livret A

C’est un vrai compte de Noël – à défaut d’un conte – que nous livre l’actualité, en ce temps de l’Avent, avec le monde enchanté du livret A. C’était déjà une promesse du candidat Hollande : doubler le plafond du Livret A, promesse pour l’instant partiellement tenue, avec un plafond en hausse de 25% au 1er octobre. Le miracle s’est produit, puisque les dépôts ont fortement progressé. De quoi se réjouir sans doute. À quelques détails près, car tout conte a ses sorcières, qui jettent le mauvais sort. S’agissant d’une épargne administrée, détournée des placements productifs, il est clair que le conte se terminera mal.

L’épargne administrée, une spécificité française

Nous avons déjà eu l’occasion de parler ici même du livret A et de son petit frère, le bien nommé Livret de Développement durable. C’est une curiosité bien française, qui fait partie de ces originalités que le monde regarde comme on observe une réserve d’animaux préhistoriques : l’épargne administrée. Dans toutes les économies de marché, l’épargne est libre. Cela veut dire que les taux varient librement, ne sont pas les mêmes d’une banque à l’autre, que chaque compte a ses caractéristiques, et que l’on peut signer le contrat de son choix. On choisira le meilleur placement, compte tenu de ses besoins ou de sa préférence pour le temps ou pour le risque.

La France n’aime pas le libre contrat ; elle préfère la bonne vieille régulation, pire encore l’administration, dans toute sa délicatesse. Pendant longtemps l’épargne française a été presque totalement administrée, les taux fixés par l’État, les plafonds aussi, et d’ailleurs les grandes banques étaient dans la main du gouvernement. Le marché unique européen, les règles de la concurrence nous ont amenés à évoluer quelque peu, mais l’épargne administrée a de beaux restes, dont le livret A est le plus beau fleuron. Certes, il n’est plus le monopole de La Poste ou des Caisses d’épargne, on peut en ouvrir dans n’importe quelle banque, mais comme les règles sont strictement les mêmes, la concurrence est elle aussi à la française : elle s’appelle uniformité au lieu de diversité.

Une formule inventée par un énarque dépressif

Pour l’essentiel, le taux est fixé par l’État, il existe un plafond maximum de dépôts et les intérêts sont défiscalisés, privilège dont ne bénéficient pas les autres placements. Voilà de l’arbitraire étatique dans toute sa pureté. Même si la formule est bien connue, on ne peut résister au plaisir de rappeler comment est calculé le taux du livret A : « Le taux est égal, après arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur, au chiffre le plus élevé entre la moyenne arithmétique entre, d’une part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’Euribor 3 mois et de la moyenne mensuelle de l’Eonia (exprimées avec deux décimales) et, d’autre part, l’inflation en France mesurée par la variation sur les douze derniers mois connus de l’Indice INSEE des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac (exprimé avec une décimale) et l’inflation majorée d’un quart de point. ».

Le plus intéressant est à venir : après cette éblouissante formule, inventée probablement par un énarque dépressif, on apprend que le gouvernement n’est pas obligé de respecter la formule, quand les résultats ne lui plaisent pas ; c’est ainsi que le taux aurait dû passer il y a quelques mois à 2,75% et que le gouvernement précédent a préféré le fixer à 2,25%. Enfin, il existe un plafond autorisé de dépôts, plafond que le candidat Hollande voulait doubler d’un coup, et que le Président Hollande a accru de 25%, en attendant une prochaine hausse.

Vive l’épargne ?

Le Livret A et autres LDD restent les placements préférés des Français, avec 325 milliards d’euros de dépôts ; la défiscalisation attire beaucoup de monde, même si le taux est faible et arbitraire ; et la hausse du plafond a eu les effets souhaités par le gouvernement Ayrault : accroître d’un coup massivement les dépôts : 21,3 milliards d’euros en plus pour le seul mois d’octobre. On parle de 60 milliards pour les mois à venir. Triomphe donc de l’épargne populaire, même si on peut se demander si cette progression, due au passage du plafond à 19 250 euro (donc 38 500 pour un couple, ayant deux livrets A) a concerné vraiment le « peuple » au sens du Président Hollande, qui « n’aime pas les riches ». 38 500 euros d’épargne liquide (sans compter les LDD), ça ne semble pas concerner d’abord le Smicard.

Deux choses me chagrinent. La première est la cohérence des décisions gouvernementales. Voici un gouvernement keynésien – le ministre de l’économie l’a rappelé – qui encourage l’épargne. Or Keynes, comme son ancêtre Malthus, considérait que l’épargne était la source de tous les maux, l’économie étant en crise « faute de débouchés ». Dans les années 30 Keynes suppliait à la radio la ménagère anglaise d’aller dépenser son argent en achats de consommation ; voici que nos néo-keynésiens considèrent l’épargne comme un bienfait ; il nous semblait que c’était plutôt les libéraux et les descendants de Jean-Baptiste Say et de l’économie de l’offre qui défendaient l’épargne. Mais ne boudons pas notre plaisir car il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui se repent que pour 99 justes qui restent dans le droit chemin.

Il y a épargne et épargne, l’administrée et la libre !

Nos keynésiens sont convertis à l’épargne, mais ils restent socialistes. Donc il y a épargne et épargne. La mauvaise, c’est l’épargne libre, celle à taux négocié, déposée dans les banques, qui s’en servent pour financer les entreprises, ou celle qui est investie en bourse, le fameux temple du capitalisme. Et la bonne, l’épargne administrée, qui permet aux énarques de faire joujou avec les taux, les plafonds et les privilèges fiscaux. Voilà qui nous fait dire que ce mauvais compte va tourner au cauchemar.

Nous défendons l’épargne, mais l’épargne libre, celle qui va financer les investissements rentables, c’est-à-dire les seuls investissements d’avenir, durables. Or l’argent du Livret A va pour l’essentiel à la Caisse des Dépôts, qui s’en sert pour financer les opérations publiques : la construction d’HLM, comme si cela pouvait résoudre la grave question du logement, qui meurt faute de liberté, mais aussi les équipements des collectivités locales, comme si elles n’étaient pas déjà surendettées.

L’épargne est ainsi utilisée avant tout pour financer des dépenses publiques, comme si les dépenses et les dettes publiques n’étaient pas déjà beaucoup trop élevées. Et la Caisse des Dépôts n’en sera que plus à l’aise pour jouer à la vraie banque grâce à sa filiale à 50% (le reste étant détenu…par l’État), la Banque Publique d’Investissement. Celle-ci a théoriquement pour but de financer les PME, comme si les banques ne pouvaient le faire, et en réalité visera à aider les régions à prendre des participations dans des entreprises. En français ? Des nationalisations partielles.

Pendant ce temps, l’économie française s’enfoncera dans la récession, faute pour ses entreprises de trouver une épargne libre pour financer les investissements productifs et plus généralement faute de liberté. Le monde enchanté et trompeur du Livret A est un symbole de plus de l’aveuglement français. Les sorcières étatiques ont encore frappé. Bon Noël quand même.

Source : Contrepoints

Bonne nouvelle : un peu partout en Europe, des monnaies locales apparaissent . (audio)

À Naples, la municipalité a annoncé  la création du Napo pour épauler l’euro. En Grèce, quelques villes se servent d’une monnaie alternative pour aider les habitants à affronter le saccage organisé par la troïka. En France les monnaies complémentaires se multiplient : la mesure à Romans Bourg de Péage, La Commune à Roanne, le sol violette à Toulouse, à Aubenas c’est la bogue, ou bien le Déodat en Lorraine. Le site internet, Monnaies locale complémentaire  recense l’ensemble de ces monnaies et tente de mutualiser les expériences qui sont en cours un peu partout dans l’hexagone.

Présentation su Sol Violette par Jean-Paul Pla, Conseiller Municipal délégué à l’économie sociale et solidaire de la ville de Toulouse.

durée : 9mn

[audio:http://echodelhers.fr/wp-content/mp3/solviolette.mp3]

Ces initiatives  sont un retour aux sources de la création monétaire. En effet, ce n’est que depuis le XIXe siècle que nous vivons dans un régime de monnaie étatique unique.Du coup on imagine qu’aucune autre monnaie ne peut circuler sur un même territoire.  C’est une erreur historique et économique majeure.

Depuis les premières civilisations, nous vivons dans des systèmes monétaires diversifiés, et c’est seulement à l’occasion de la mise en place de l’étalon or « strict », qu’ils prirent fin. L’idée de remettre en circulation des monnaies complémentaires est une idée libérale défendue par Hayek dans son livre « Denationalisation of Money » (lire à sujet l’intervention de l’économiste libéral  Gérard Dréan à l’institut Turgot) . Il y voyait la possibilité pour le peuple de retrouver une autonomie face à la suprématie des États. Ironie de l’histoire, ce sont souvent des anti-libéraux qui reprennent aujourd’hui l’idée des monnaies locales complémentaires.

Toutefois pour que ces systèmes monétaires alternatifs soient  efficients,  il faudrait que les états reviennent à leurs monnaies nationales,  tout en maintenant l’euro comme monnaie commune. L’objectif étant de créer une concurrence monétaire comme le préconise l’économiste libéral conservateur, Philippe Herlin.

Ancien membre du Front National, Philippe Herlin est aujourd’hui à l’UMP où il défend une ligne libérale conservatrice. « Prix Spécial du jury » du 24 ième prix Turgot pour son livre « Finance, le nouveau paradigme« , il est chargé de cours au Conservatoire national des Arts et Métiers et a publié récemment un ouvrage « Repenser l’économie » dans lequel il évalue l’hypothèse de monnaies complémentaires à l’Euro et il y défend aussi l’or.

Une monnaie complémentaire, ou locale, est une monnaie gérée par une association qui circule dans une zone géographique donnée. Chaque particulier ou commerçant est libre d’y adhérer et de l’utiliser « en complément » de la monnaie officielle. Il n’a aucun caractère obligatoire, il faut que l’acheteur et le vendeur souhaitent l’utiliser, la monnaie officielle garde sa prééminence. Elle ne verse aucun intérêt, elle est donc destinée à la circulation et non pas à la thésaurisation. Son cours peut être relié à la monnaie officielle, ou à des biens réels (le WAT au Japon, qui vaut 1 kWh d’électricité produit par des énergies renouvelables).

Ces monnaies permettent de réaliser des transactions qui ne se feraient pas dans la monnaie officielle. Elles favorisent la fixation et la relocalisation de l’activité économique. Elles apportent – on le mesure – un surcroît d’activité et de pouvoir d’achat, ainsi qu’une plus grande résilience du système financier dans son entier (un système monétaire diversifié « amortit » les crises financières). Ces monnaies connaissent Continuer la lecture de Bonne nouvelle : un peu partout en Europe, des monnaies locales apparaissent . (audio)

Flexibilité : En bon européiste, François Hollande suit le plan de bataille des financiers… (Vidéo)

Dimanche soir, alors que notre président en guimauve jouait son petit théâtre, France 2 diffusait un reportage qui était la parfaite illustration de l’article que nous vous proposions il y a peu:

France : Les trois quarts des recrutements effectués en CDD .

La fin du CDI constitue une bonne nouvelle pour notre président-Chamallow. C’est un grand pas en avant vers le plus de flexibilité que François Hollande a appelé de ses vœux lors de son intervention sur TF1.

L’objectif est simple. Il s’agit d’assouplir le code du travail afin de devenir compétitif. Mais cette option a un inconvénient pour un socialiste : elle débouche immanquablement sur une plus grande précarité des salariés. Car en matière de flexibilité tout est envisageable : baisse drastique des salaires, suppression de l’horaire légal de travail, heures supplémentaires non rémunérées….etc….etc…
En Grèce, au nom de la flexibilité, les salariés vont devoir travailler 6 jours sur 7 sans augmentation de salaire. On peut légitimement se demander quand la troïka et le FMI oseront proposer aux grecs d’envoyer leurs enfants au turbin ?. Dans 1 an ? dans 5 ans ?. l’avenir nous le dira…..

écouter le reportage de RTL : Les Grecs vont-ils devoir travailler 6 jours sur 7 pour le même salaire ?
[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/salairesgrecs.mp3]
source

Regardez le reportage de France2 consacré à la semaine de 6 jours sans augmentation de salaire

L’obsession des idéologues qui nous gouvernent, c’est sauver l’euro. Et pour ça, ils sont prêt à tout.
Et bien que déguisé en ennemi de la finance pendant toute la campagne électorale, François Hollande, ne verra aucun inconvénient à suivre le diktat de la troïka européenne et des marchés financiers pendant les 5 ans qui viennent.

En bon disciple de Michel Rocard, il a toujours été un ardent défenseur de l’Europe fédérale. Or la situation actuelle est une chance unique pour tous les europeïstes de faire basculer la Nation vers plus d’intégration européenne.

Et s’il lui venait l’envie de ne pas se soumettre aux règles qui lui sont imposées, le sort de François hollande serait celui de Berlusconi en Italie ou de Papandréou en Grèce : il serait viré au profit d’un homme de Goldman sachs.

En mai dernier, nous diffusions une vidéo réalisée par le journal Fakir montrant le plan de bataille des financiers. Et que découvrait-on ?: Continuer la lecture de Flexibilité : En bon européiste, François Hollande suit le plan de bataille des financiers… (Vidéo)

Jean-Claude Michéa : «Le capitalisme conduit à la transgression de toutes les valeurs héritées»

Penseur iconoclaste, l’auteur de L’Enseignement de l’ignorance et du récent Complexe d’Orphée en appelle face à un capitalisme transgressant toutes les limites et toutes les valeurs à la défense d’un héritage culturel et à une certaine dose de conservatisme.

Dans l’entretien qu’il a donné au journal toulousain l’Opinion indépendante, il nous donne un aperçu de l’analyse qu’il développe dans tous ses derniers livres.

La droite libérale elle-même ne manque d’ailleurs jamais d’accuser ses adversaires officiels d’«immobilisme» et d’ «archaïsme». Or c’est précisément cet univers en chantier perpétuel (où «tout ce qui était sacré – dit encore Marx – est profané») que la gauche culturelle (disons, pour la saisir sous sa face la plus caricaturale, celle des Inrockuptibles ou du Grand journal de Canal +) ne cesse de présenter comme «conservateur», «traditionaliste», voire irrigué par une culture chrétienne et patriarcale. Une situation aussi surréaliste serait assurément incompréhensible si on négligeait de prendre en compte les effets de ce qu’Orwell nommait l’ «idéologie». Sous ce nom, il désignait le curieux processus d’enfermement psychologique, et moral, qui conduit régulièrement certains sujets – généralement dans le but de préserver leur confort intellectuel ou leurs privilèges mandarinaux – à se rendre délibérément aveugles à la réalité qu’ils ont sous les yeux. Là où les gens ordinaires ouvriront la fenêtre pour connaître le temps qu’il fait, l’idéologue laissera ses volets fermés, préférant chercher l’information manquante sur l’un des nombreux sites Internet tenus par sa secte. C’est ainsi que, depuis des décennies, des armées d’universitaires de gauche s’efforcent avec une constance admirable d’établir (statistiques d’Etat à l’appui) que l’insécurité urbaine n’est qu’un simple fantasme entretenu par les médias, qu’aucun facteur psychologique ou culturel n’entre en jeu dans la délinquance moderne ou même que le niveau scolaire des élèves ne cesse de monter.

Suite de l’entretien.
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La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?

Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique, a écrit en 2005 un document de 130 pages titré Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale, dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, «de façon paradoxale» en faveur de la dérégulation «libérale» des marchés financiers.
Rappelons que bien avant lui, en France des auteurs comme Michel Clouscard, Maurice Allais, Serge Halimi, ou encore Jean-claude Michéa avaient fait cette analyse… on regrette que le Nouvel Obs ait besoin d’aller chercher en 2011 un professeur d’Harvard pour dire ce que l’on pouvait déjà affirmer dés 1990 en France avec des auteurs Français…..

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Zemmour et Los indignados.

L’ Espagne va mal. A l’occasion des dernières élections municipales, les socialistes au pouvoir ont été sanctionnés pour leur politique d’austérité contre la crise et un chômage record.

Depuis plusieurs jours déjà, un mouvement spontané de chômeurs et de précaires s’est rassemblé autour de la Puerta del Sol. Ce sont les indignés. Selon El Païs ils seraient plus de 15.000 personnes a être concentrées autour de cet endroit symbolique de la capitale espagnole.
Qui sont-ils ?.
Los indignados sont en majorité des jeunes qui subissent de plein fouet les conséquences désastreuses des politiques européistes et mondialistes menées depuis de nombreuses années par la droite et par la gauche espagnole.

Jusqu’où ira la chute de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande, de la Grèce ?????


"Z comme Zemmour" du 23 mai 2011 par rtl-fr