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La Libye sème la panique au Maghreb

La Libye sème la panique au Maghreb

Maroc, Algérie et Tunisie craignent de voir le chaos libyen déborder chez eux. Dans les trois pays, l’armée a demandé à des officiers de différer leurs congés.

Intox ou menaces réelles ? Le chaos grandissant en Libye met les responsables maghrébins sur les dents.

Sarkozy-Bernard-Henri-Lévy-Abdeljalil

La situation libyenne est, il est vrai, inquiétante : le pays, immense et peu peuplé aux frontières poreuses, n’est plus gouverné depuis de longs mois. Les milices y font la loi et le pays est en voie de « somalisation ». Aussi, les rumeurs se multiplient-elles sur des menaces islamistes de djihadistes liés à al-Qaida – voire à l’État islamique – qui prépareraient une campagne d’attentats à partir de la Libye. On parle de tunnels creusés sous la frontière libyo-algérienne, voire algéro-marocaine, pour faire entrer des armes et des explosifs… Douteux.

Faute d’informations précises de la part des autorités maghrébines, c’est le récent bombardement à Tripoli, de milices, par des avions inconnus, qui a semé la panique au Maghreb, obligeant la France et les États-Unis à déclarer qu’ils étaient étrangers à ce raid. Mardi 19 août, le suspens a pris fin. Officier libyen dissident, le général Khalifa Hattar a annoncé être à l’origine du bombardement. On ignorait qu’il disposait d’avions… Les autorités libyennes affirment que les avions sont étrangers. Pourraient-ils être égyptiens ? Car Hattar et le président égyptien, le maréchal Sissi, Continuer la lecture de La Libye sème la panique au Maghreb

«La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français» par Aymeric Chauprade (FN)

«La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français» par Aymeric Chauprade (FN)

Il est loin le temps où le monde arabe rêvait de développement, de modernisation, de sécularisation d’un islam sunnite toujours menaçant pour les minorités chrétiennes et chiites. Ce temps là c’était celui du nationalisme arabe, de Nasser jusqu’à Saddam Hussein en passant par Hafez el Assad. Le temps de régimes autoritaires tournés vers le développement et qui offraient aux femmes, aux chrétiens et à toutes les minorités un rempart face au fondamentalisme sunnite autant que d’inéluctables perspectives d’ouverture démocratique si l’on avait bien voulu laisser les processus internes se dérouler à leur rythme historique. C’était aussi le temps où la cause palestinienne était encore une cause nationaliste et pas encore une cause islamique. Seulement voilà, de l’eau a coulé sous les ponts et l’Autorité palestinienne comme le Fatah ont été effacés par le Hamas.

Prendre acte de la disparition du nationalisme arabe

Ce temps des nationalismes arabes est bien révolu. Rongé par la corruption de ses propres élites, dévasté volontairement par la politique américaine (ennemie des nationalismes pétroliers) autant que par l’énorme erreur stratégique d’Israël avec lequel il aurait pu s’entendre pour assurer à la fois l’existence d’un État palestinien et la sécurité de l’État juif, le nationalisme arabe a signé son acte de décès.

En septembre 2001, la collusion probable entre une partie de l’État profond américain et l’État profond saoudien (ses services de renseignement), qui fut une sorte d’aboutissement paroxystique d’une alliance monstrueuse née dans la guerre d’Afghanistan face aux Soviétiques, créa une onde sismique mondiale. Le fondamentalisme sunnite se déchaîna tandis que les États-Unis, profitant de la « guerre contre le terrorisme » tentèrent d’opposer l’utopie d’un projet unipolaire à l’évidence du monde multipolaire.

Les partisans de la politique américaine purent successivement applaudir la guerre en Afghanistan contre des Talibans que Washington, Islamabad et Riyad avaient créés, la destruction du régime de Saddam Hussein à Bagdad, les révolutions colorées en Géorgie puis en Ukraine pour faire pièce à une Russie renaissante grâce à Vladimir Poutine, ou bien encore la politique d’isolement de Téhéran au prétexte d’une possible bombe iranienne.

Fiction occidentale, le « Printemps arabe » ne fut qu’un sombre festival qataro-saoudien. Le Qatar et ses amis « Frères musulmans » purent s’offrir les régimes Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Kadhafi en Libye, la terreur et le chaos en Syrie. Quant à l’Arabie Saoudite, elle emporta le deuxième acte au Caire en éliminant, grâce aux généraux égyptiens, Morsi et ses Frères musulmans mais elle disputa au Qatar l’influence sur les groupes terroristes en Syrie.

Toute cette œuvre funeste d’égorgements, de décapitations, de viols des jeunes chrétiennes ou chiites vierges, d’exécutions sommaires, de prisonniers enterrés vivants, de vidéos macabres postées sur Youtube et téléchargées des dizaines de milliers de fois dans nos banlieues, tout cela nous le devons « à nos magnifiques alliés », nos nouveaux amis du Moyen-Orient, gorgés de pétro-dollars, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Le bilan de Sarkozy et Hollande au Moyen-Orient : chaos islamiste et crimes contre l’Humanité

La dernière fois que nos gouvernants eurent un peu de bon sens au Moyen-Orient ce fut en 2003 quand Chirac refusa de s’associer à la guerre américaine en Irak. Certes notre politique était alors à la remorque de l’Histoire ; certes elle s’accrochait à des régimes finissants, mais c’était une politique « du moindre mal » et ce n’était déjà pas mal. Du moins nos ambassadeurs arabisants de l’époque, avant que Sarkozy et Hollande ne remplacent ceux-ci par des humanitaires naïfs quand ils n’étaient pas des hommes d’affaires cyniques, du moins ces vrais ambassadeurs (comme celui qui m’avait accueilli en février 2003 à Bagdad pour rendre à Tarik Aziz sans doute l’une de ses dernières visites) connaissaient-ils cet Orient compliqué et anticipaient-ils les horribles carnages communautaires qui devaient inéluctablement se produire en lieu et place des vieux régimes « laïcs ».

Nous avons le résultat de cette folie sous nos yeux et ce bilan n’est pas seulement le bilan de Washington. Non ce n’est pas seulement la faute de Washington car Sarkozy et Hollande (et avec eux Juppé et Fabius) portent une très lourde responsabilité dans les génocides communautaires (les chrétiens, les Alaouites, les chiites duodécimains, les Yazidis…) en œuvre aujourd’hui en Syrie et en Irak comme ils sont directement responsables des massacres tribaux en Libye.

Défendre militairement les Chrétiens d’Irak

À mes yeux Sarkozy et Hollande se sont rendus complices, par ces choix, de crimes contre l’Humanité. C’est à tout le moins ce qui devrait les disqualifier à jamais aux yeux des Français.

Sarkozy plus qu’Hollande d’ailleurs puisque c’est l’UMP qui, finalement, aura le plus brutalement rompu avec les fondamentaux gaulliens de la politique étrangère française pour nous aligner sur les politiques américaine, qatarie et saoudienne. Mais Hollande vaut-il mieux lui qui, en 2012, voulait envoyer notre armée attaquer l’État syrien, en tentant de nous refaire le coup américain des armes de destruction massive? Lui qui ne propose aujourd’hui comme seule aide aux Chrétiens d’Orient, face à la poussée de l’État islamique en Syrie et Irak, que l’envoi de colis alimentaires?

Nous devons aider les Chrétiens à rester chez eux, à défendre leurs villages, leurs églises, car ils étaient les premiers sur la Terre d’Orient. Je soutiens donc sans réserve les frappes militaires américaines contre l’État islamique et j’affirme que c’est l’intérêt et l’honneur de la France que de se joindre à ces frappes. Moi qui suis le premier à m’opposer à la folle politique des États-Unis en Ukraine, je sais aussi refuser le systématisme et dire que les Américains ont fait le bon choix en aidant le gouvernement irakien.

Mais la logique impose d’aller plus loin, d’avoir le courage d’accepter l’erreur occidentale en Syrie ce qui signifie s’allier à nouveau avec Bachar al Assad et l’aider à détruire les foyers islamistes qui gangrènent son pays.

Nous avons mené une guerre pour rien en Afghanistan dans laquelle de nombreux soldats sont morts pour la France et des milliers d’autres y ont perdu un membre, un œil, une aptitude physique ou mentale. Nos Rafales ont pilonné l’Armée régulière libyenne et nos hélicoptères lui ont infligé de lourdes pertes. Nos services spéciaux ont vendu, avec l’argent du Qatar des armes aux islamistes syriens dans le seul but de miner l’État syrien dans ses fondations. Devrions nous alors nous contenter d’envoyer quelques colis pour les Chrétiens d’Irak ?

Certes le principe de non ingérence est un principe essentiel auquel je tiens beaucoup. Mais je crois aussi au principe de solidarité civilisationnelle. La France reste à mes yeux la Fille aînée de l’Eglise, celle qui a secouru les Chrétiens du Liban en 1860, et ces chrétiens sont mes frères. C’est ce principe d’ailleurs qui me rend critique à l’égard du traitement injuste de De Gaulle à l’encontre des Harkis lesquels s’étaient battus pour la France. Je défends la reapolitik mais jamais contre l’honneur de la France. La France est une personne, elle a un honneur, pas seulement des intérêts. C’est donc ce principe de solidarité civilisationnelle qui peut justifier exceptionnellement l’ingérence.

Il faut choisir, soit nous accueillons ces pauvres gens au motif de la préférence chrétienne qui devrait être une évidence en matière d’asile, soit nous aidons activement (solution que Louis Aliot a préconisé le premier et qui a été malhonnêtement déformée par les médias en une forme d’indifférence à l’égard des chrétiens) les Chrétiens d’Orient à rester sur une terre où leurs prières en araméen s’entendaient à l’époque du Christ, six siècles avant l’apparition de l’islam.

Telle est donc ma position, que j’assume et que j’affirme, à savoir que la France devrait s’associer aux frappes militaires américaines pour soutenir l’armée régulière chiite et les Pershmergas kurdes dans leur combat contre l’État islamique.

Casser la dynamique califale et éliminer les djihadistes citoyens français

Il y a un enjeu essentiel dans la destruction de ce califat. C’est qu’il a muté du statut de califat régional au statut de califat mondial. Son calife s’est proclamé calife mondial et il a obtenu le ralliement de plusieurs imams radicaux influents dans le monde islamique sunnite, dont un en Indonésie le plus grand pays musulman du monde. Le risque de propagation est évident et les Américains l’ont compris. Il faut impérativement écraser sous un déluge de feu ces fous qui mutilent les femmes, les vendent comme esclaves sur les marchés de Mossoul, assouvissent sur elles leurs instincts criminels et inondent le monde de leurs vidéos macabres.

Vladimir Poutine a eu des mots aussi brutaux que de bon sens vis-à-vis de ces islamistes que les Russes ont combattu en Tchétchénie (tandis que les Américains les aidaient) ou qui ont massacré des dizaines d’enfants à Beslan. « Il faut butter les terroristes jusque dans les chiottes ». Ce n’est pas très politiquement correct mais c’est le meilleur programme face à l’islamisme.

Et ce programme ne doit pas s’arrêter là. Nous savons que près de 1000 djihadistes disposant de la nationalité française sont partis combattre en Syrie et en Irak et que beaucoup ont rallié le califat islamique. Nous ne devons pas les considérer comme des égarés mais comme des ennemis qui reviendront bientôt en France, forts de leur expérience militaire, l’esprit affranchi de toute limite après les exactions commises (viols, tortures, décapitations). Nous devons les éliminer in situ et ce devrait être le rôle de nos services spéciaux de s’en occuper dès maintenant. Nous ne pouvons prendre le risque d’attendre qu’ils reviennent. Arrêtés et emprisonnés en France ils seront de puissants moteurs de conversion à l’islam dans les prisons et donc un facteur supplémentaire de propagation du fondamentalisme islamique dans notre pays. Il revient la responsabilité à chaque nation européenne (France, Royaume Uni…) d’éliminer ses ressortissants djihadistes avant qu’ils ne reviennent.

Affronter la corruption de la politique et de l’économie française par le Qatar et l’Arabie Saoudite Continuer la lecture de «La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français» par Aymeric Chauprade (FN)

Sous l’impulsion de Sarkozy et BHL nous avons détruit la Libye. (Chevènement)

Sous l’impulsion de Sarkozy et BHL nous avons détruit la Libye. (Chevènement)
S’exprimant sur Europe 1 le 6 août dernier, au micro de Jean-Philippe balasse, l’ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur, actuel Sénateur du territoire de Belfort, a clairement accusé Nicolas Sarkozy et son généralissime BHL d’avoir détruit la Libye. Mais il n’a pas dit pourquoi ! On se contentera seulement de rappeler ici que peu de temps avant l’invasion de la Libye et l’assassinat du colonel Kadhafi, c’est contre la Côte d’Ivoire que Sarkozy a lancé ses mercenaires et sa soldatesque ! Sans doute pour les mêmes raisons !

L’ancien ministre de Mitterrand a porté un regard très lucide et courageux sur l’intervention colonialiste de la France en Libye, sous le prétexte fallacieux « d’éviter un bain de sang à Benghazi », un mensonge que l’ensemble de la presse écrite et audiovisuelle a bien vendu à l’opinion publique française à l’époque, mais qui ne passe plus aujourd’hui eu égard aux multiples scandales qui entourent cette très grave affaire d’Etat.

Pour Jean-Pierre Chevènement, «La Libye de Mouammar Kadhafi avait beaucoup de défauts mais elle exerçait un contrôle sur ses frontières» et, pourrions-nous ajouter, sur l’équilibre très fragile entre les différentes tribus dans ce pays foncièrement clanique. Critiquant frontalement le choix de l’opération militaire «sous l’impulsion de monsieur Sarkozy, peut-être de Bernard-Henri Lévy», Jean-Pierre Chevènement a ajouté que «Nous avons violé la résolution des Nations unies, qui nous donnait le droit de protéger les populations de Benghazi » mais « on est allé jusqu’au changement de régime.»

L’ancien ministre de la Défense, le seul haut responsable qui a osé s’opposer à la guerre contre l’Irak en 1991et qui a eu le courage de démissionner de son poste, a poursuit sa diatribe contre l’ingérence, en rappelant précisément le cas irakien : «L’ingérence est à la mode depuis très longtemps», a-t-il regretté en faisant une allusion à celui qui en a été le principal zélateur, Bernard Kouchner. «On vient aujourd’hui se plaindre du sort des chrétiens, je les connais, je suis allé les voir en 1990, je savais ce qui se jouait», a rappelé l’ancien ministre de la Défense.

«On a préféré la guerre à la paix, qui était possible…», déplore le Sénateur. «On pouvait Continuer la lecture de Sous l’impulsion de Sarkozy et BHL nous avons détruit la Libye. (Chevènement)

Situation tendue à la frontière entre la Libye et la Tunisie

Situation tendue à la frontière entre la Libye et la Tunisie
Les conséquences de l’intervention militaire menée et voulue par Sarkozy et BHL contre la Libye de Kadhafi sont considérables: destruction de l’état libyen au profit des islamistes, création d’un califat en Irak, déstabilisation de l’Afrique subsaharienne, immigration massive en Italie et aujourd’hui en Tunisie.
Nous allons le payer très cher.

De violents heurts ont éclaté à la frontière entre la Libye et la Tunisie. Devant l’afflux de milliers de réfugiés fuyant les combats, les forces de police tunisiennes sont dépassées.

La Chaos en Lybie : les capitales européennes appellent leurs ressortissants en urgence.

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Désastre en Libye : les graves erreurs de Nicolas Sarkozy et du PS

L’appel en catastrophe lancé par les capitales européennes, enjoignant les ressortissants occidentaux à quitter de toute urgence la Libye, en proie à une nouvelle guerre civile, illustre l’échec total de la politique étrangère de la France dans cette région, et en particulier de l’opération militaire décidée en 2011 par Nicolas Sarkozy et sa muse BHL, et soutenue par le Parti Socialiste.
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PS et UMP, inféodés dans leurs choix de politique étrangère aux Etats-Unis, ne peuvent échapper aux légitimes explications qu’ils doivent aux Français, et faire l’analyse des conséquences dramatiques de leurs erreurs.

L’instabilité actuelle de la Libye donne malheureusement raison aux analyses du Front National, qui déjà à l’époque alertait sur les dangers d’une prise de pouvoir des islamistes, à savoir : la dislocation du pays, l’instauration de la Charia et la disparition de l’Etat libyen.

Conséquence secondaire mais toute aussi dramatique : l’explosion de l’immigration clandestine vers l’Europe et la France, et son cortège de drames humains, notamment en mer Méditerranée.

Les responsables de telles erreurs sont évidemment disqualifiés pour prétendre une nouvelle fois aux destinées de la France. Seule la reconnaissance de leurs fautes constituerait une attitude digne et recevable.

Libye : Tripoli sous la menace d’une explosion « catastrophique »

Les violences en Libye ne connaissent aucune trêve, alors que les autorités se montrent incapables de contrôler les dizaines de milices qui font la loi dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La France a suivi l’exemple de plusieurs pays occidentaux en exhortant ses ressortissants à quitter le pays. Et à Tripoli, des incendies près d’un immense réservoir de pétrole menacent la capitale, lundi 28 juillet.

Combats à Tripoli et Benghazi

Les islamistes de Misrata au combat le 26 juillet.

Différents groupes – des combattants islamistes et d’ex-rebelles de la ville Continuer la lecture de La Chaos en Lybie : les capitales européennes appellent leurs ressortissants en urgence.

Le « Djihadistan », nouvel Etat islamiste au Proche-Orient

Ces valeureux soldats d’Allah nous ont été présentés, par les média-menteurs et l’UMPS, comme des rebelles et des insurgés qu’il fallait soutenir. Lors de notre intervention militaire en Libye orchestrée par Sarkozy, BHL et Kouchner, nous étions à leurs côtés. En Syrie nous les avons armés contre Bachar El Assad.

Tout ceci sous le commandement de Barack Obama qui ne faisait que prendre la suite de Bush à qui l’on doit la chute de l’Irak au profit des Islamistes les plus fous.

Il n’y a pas à dire, nous sommes gouvernés par de grands hommes intelligents.

La prise de Mossoul. dites-vous que tout ceci est la faute de Fabius, Hollande et sarkozy

lire également Après la prise de Mossoul par les djihadistes, l’Irak est au bord de l’implosion

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Taillé à coups de raids meurtriers et d’attentats, un nouveau « pays » voit le jour dans le monde arabe : appelons-le le « Djihadistan ». Il s’installe à cheval sur la Syrie (dans le nord-est du pays) et sur l’Irak (dans l’Ouest et le Nord). C’est un événement d’une portée considérable, non seulement pour la région, mais aussi pour l’Europe.

Profitant de l’affaiblissement, voire de l’éclatement, de ces deux ex-Etats forts du Proche-Orient, le groupe djihadiste que dirige l’Irakien Abou Bakr Al-Baghdadi, l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), ne cesse d’agrandir son domaine. Jamais Al-Qaida, même en Afghanistan sous le règne des talibans, à la fin des années 1990, n’avait contrôlé pareil territoire.

L’EIIL supplante Al-Qaida en puissance de feu et en moyens financiers. Prônant officiellement la même pureté islamiste sunnite et la même violence extrême, il peut modifier durablement la carte de la région – amputant la Syrie et l’Irak d’une partie de leurs provinces pétrolières. L’Europe ne peut rester indifférente : l’EIIL séduit des centaines, peut-être des milliers, de jeunes musulmans européens, venus se battre dans ses rangs, essentiellement en Syrie.

UN MINI-ETAT ENTRE SYRIE ET IRAK

Ces quatre derniers jours, les colonnes d’Al-Baghdadi  se sont emparées de Mossoul, la capitale du nord de l’Irak, au bord du Tigre, mettant la main sur toute la région de Ninive. Elles se sont installées à Fallouja, à moins d’une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, à Tikrit, à Samarra – bref, elles dominent la quasi-totalité du pays sunnite irakien.

En Syrie, l’EIIL a conquis toute une partie de l’est du pays, s’assurant une continuité territoriale avec son fief irakien. Ainsi, c’est un mini-Etat qui prend racine, levant l’impôt, rançonnant, pillant et vendant le pétrole en contrebande. Tel est le but d’Al-Baghdadi : recréer une base djihadiste, à l’instar de ce que fut l’Afghanistan pour Al-Qaida.

LAISSER-FAIRE SYRIEN, IMPUISSANCE IRAKIENNE Continuer la lecture de Le « Djihadistan », nouvel Etat islamiste au Proche-Orient

L’UE s’inquiète car plusieurs centaines de milliers de personnes veulent quitter la Lybie en raison de l’insécurité

« L’UE est très préoccupée par la poursuite de la détérioration de la situation en Libye », a déclaré Michael Mann, porte-parole de la chef de la diplomatie de l’UE Catherine Ashton, lors d’un point de presse…

les deux chefs de guerre Nicolas Sarkozy et BHL en Libye.. merci pour tout
Nicolas Sarkozy et BHL en Libye

La Libye est en proie à l’anarchie depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition ne parvenant pas à contrôler les innombrables milices armées qui font la loi dans le pays.

L’UE s’inquiète aussi de la forte augmentation depuis le début de l’année des arrivées de migrants partis de Libye. Ce mouvement devrait s’accélérer car plusieurs centaines de milliers de personnes veulent quitter ce pays en raison de l’insécurité, a annoncé la semaine dernière l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex.

Le Figaro

4000 migrants secourus en 48 heures: la Sicile appelle l’UE à l’aide

Voilà ce que nous aura couté la guerre en Libye menée par Sarkozy et BHL !

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Extrait

Plus de quatre mille personnes ont été secourues ces deux derniers jours au large des côtes du sud de l’Italie. La Sicile lance un cri d’alarme à destination de l’Europe, se disant incapable de faire face à l’arrivée de ces migrants, dont la majorité fuit « des conflits dramatiques ».

« Les débarquements n’arrêtent pas et l’urgence est de plus en plus criante : deux navires marchands sont en train de secourir deux bateaux avec à bord 300 et 361 personnes. Il semble qu’il y ait au moins un cadavre à bord », a déclaré ce mercredi le ministre italien de l’Intérieur, Angelino Alfano, à la radio publique Rai Uno. L’unique solution serait donc d’installer en toute hâte des tentes, des cuisines et des centres de soins à Porto d’Empedocle, Augusta ou encore Messine.

Selon Angelino Alfano, en raison de l’instabilité politique dans les pays de l’Afrique du Nord, « entre 300 et 600 000 » personnes seraient dans l’attente d’être embarquées en Libye pour rejoindre les côtes du sud de l’Italie. Une estimation dont le ministre italien affirme qu’elle a été confirmée par Cecilia Malmström, commissaire européen aux Affaires intérieures.

Angelino Alfano demande donc à l’Europe de « ne pas tourner le dos à Rome ». Pour lui, l’Europe « ne peut pas dire que, en ayant donné 80 millions d’euros à Frontex, elle a résolu le problème ». D’autant, souligne Angelino Alfano, que ces demandeurs d’asile – syriens, palestiniens, éthiopiens, érythréens, sénégalais ou nigérians – sont essentiellement des réfugiés qui « fuient des situations de conflits dramatiques ».

 

source : RFI

En trois jours, 4 500 migrants ont débarqué en Sicile.

Ces trois derniers jours, près de 4 500 migrants et demandeurs d’asile ont débarqué en Sicile. Profitant d’une météo clémente, la plupart ont embarqué des côtes libyennes.

Ils ont lancé un appel de détresse et ont pu être secourus in extremis. Jeudi 20 mars, 90 migrants, dont l’embarcation se trouvait au large de l’île de Gozo, sont sortis sains et saufs de leur traversée de la mer Méditerranée. Pris en charge par les forces maltaises, ils ont été transbordés sur des bateaux et amenés à Malte.

Ces derniers jours, les navires de la marine italienne ont secouru au sud de la Sicile plus de trois mille migrants qui venaient des côtes nord-africaines, notamment libyennes.

Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), en trois jours, ce sont au total 4 457 migrants et réfugiés qui ont débarqué en Sicile. Une dizaine d’autres bateaux ont par ailleurs été détectés dans le Canal de Sicile.

Des familles Continuer la lecture de En trois jours, 4 500 migrants ont débarqué en Sicile.