Archives par mot-clé : marchés financiers

Olivier Delamarche : ça fait longtemps qu’on est le mauvais élève de la classe, mais les marchés ne s’en sont pas encore aperçu. (vidéo)

Le 16 décembre, les éventuels impacts de l’annonce de la FED de diminuer les rachats d’actifs, ont été abordés par Pierre Sabatier, président de Prime View, et Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

Première partie :

Seconde partie :

Pierre-Yves Rougeyron : “La victoire de la rente” (vidéo)

Pierre-Yves Rougeyron, auteur de “Enquête sur la loi du 3 janvier 1973″, nous explique quel était le contexte économique et politique des années 1960 en France, et comment la loi de 1973 et la construction européenne permirent progressivement de soumettre la France à des intérêts privés. Il nous montre la victoire éclatante depuis du monde de la rente sur le monde du travail, ainsi que la perte de l’indépendance de la politique française.

Rougeyron a raison sur la primauté des institutions sur l’économie. Tant que nos institutions seront aussi affaiblies, il ne sert à rien de débattre sur le méchant libéralisme ou le gentil Keynésianisme.

Les réformes en trompe-l’œil du Président : 78% du bilan des banques est toujours destiné aux activités de marché

André Bercoff fait le bilan des promesses de campagne et des échecs de François Hollande un an après son élection à la présidence de la République. Extrait de “Moi, Président“.

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Ah, ces banques. Prédatrices. Voleuses. Avides. Se fichant comme d’une guigne du pauvre déposant qui lui confie le salaire de son labeur, en jouant au casino la confiance de millions de clients ignorant totalement les circuits empruntés par les sommes importantes ou minimes qu’ils ont confiées aux spécialistes autotamponnés de l’expertise financière. Pour parler franchement, votre argent m’intéresse. L’autre façon d’être une banque. Le bon sens près de chez vous.

Depuis l’ouragan des subprimes, la chute de Lehman Brothers, le gouffre du Crédit Lyonnais et les planétaires escroqueries de Bernard Madoff, chacun a compris que si la spéculation financière est au capitalisme ce que le bordel est à l’amour, l’impuissance citoyenne face à la rapacité des traders et des salles de marchés semble impossible à combattre. Il y eut évidemment des sanctions : on punit des caricatures qui volatilisent 5 milliards d’euros comme Jérôme Kerviel, mais on ne touche pas à un système qui demeure aussi opaque que risqué. (…)

Foin ici de moralisme. Il n’est pas question d’empêcher quiconque a envie de spéculer sur les hedge funds pour rafler cent fois la mise en vingt-quatre heures, ou aussi bien tout perdre, de se faire plaisir. En revanche, il ne serait pas mauvais que ceux qui n’ont pas envie de jouer leur patrimoine et celui de leurs enfants à la roulette russe sachent d’emblée quel type d’activité exerce leur banque. D’où l’engagement de «Moi, président», en dépit des protestations des banquiers qui jurent, la main sur le coeur, ne jamais proposer à leurs clients un choix spéculatif sans leur en détailler pédagogiquement les risques et les dangers. Continuer la lecture de Les réformes en trompe-l’œil du Président : 78% du bilan des banques est toujours destiné aux activités de marché

Olivier Delamarche : « Les marchés vont se péter la figure »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 26 février 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

« Sans QE il n’y a plus de marché, Ben Bernanke a choisi la fuite en avant et la planche à billets. Crédit Agricole et Peugeot sont en faillite. L’économie italienne est en récession avec un taux de dette qui ne cesse de croître. Vous ne pouvez pas coller sur la tête des gens des impôts épouvantables et penser qu’on va avoir de la croissance. »

Les marchés craignent la fin du programme de dopage de la Fed

Si la Banque centrale américaine devait arrêter d’inonder l’économie de liquidités, ce serait mauvais pour la croissance et pour les marchés financiers. Conséquence, les bourses mondiales chutent et le dollar progresse face à l’euro.

La croissance américaine est dopée par les liquidités de la Banque centrale américaine et les marchés financiers aussi. Moralité, il suffit qu’ils anticipent un arrêt prématuré des mesures de soutien à la première économie mondiale pour qu’ils décrochent.

L’ensemble des places boursières européennes étaient ainsi affectés par ces craintes en début d’après-midi : la Bourse de Paris perdait 1,69%, Francfort 1,80%, Madrid 1,51%, Milan 2,78%. Londres lâchait 1,61%. Mercredi soir, les marchés américains avaient été les premiers à réagir négativement au discours de la Réserve fédérale américaine (Fed). Wall Street avait ainsi terminé en nette baisse.

Dans le même temps, le dollar profitait de ce contexte et progressait face à l’euro, affecté lui par des mauvais indicateurs de conjoncture. Comme d’habitude en cas d’inquiétudes sur le marché, les investisseurs cherchaient la sécurité, ce qui profitait à la dette de l’Allemagne, dont le taux à 10 ans revenant à 1,60%.

Les minutes de la Fed ont révélé qu’un nombre important de ses dirigeants s’inquiétaient du cap actuel de la politique monétaire ultra-accommodante. Les marchés en ont tiré la conclusion que la banque centrale américaine pourrait être tentée de diminuer son soutien énorme à la reprise économique du pays, qui passe notamment par des rachats d’actifs à hauteur de 85 milliards de dollars par mois.

Si la réaction des investisseurs est épidermique, c’est que « les liquidités de la Fed dopent les marchés depuis plusieurs mois, voire des années », rappelle Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse. Pour les économistes de Crédit Agricole CIB, les dissensions grandissent au sein de la banque centrale américaine et de ce fait, « tous les commentaires des responsables de la Fed dans les jours et les semaines à venir seront probablement surveillés de très près ».

La peur des bulles et de l’inflation Continuer la lecture de Les marchés craignent la fin du programme de dopage de la Fed

L’or sans réserve : entretien avec Eric Sprott

Petit rappel : L’Allemagne vient de demander son OR aux États-Unis, à la Grande-Bretagne et à la France. Seule la France le lui a rendu, les deux autres lui ont demandé d’attendre. Pourquoi ?. Parce que les États-Unis  comme la Grande Bretagne ne possèdent plus l’OR de l’Allemagne, il y a longtemps qu’il a été vendu sur les marchés….

Lisez cette interview de Eric Sprott qui suit, et vous comprendrez pourquoi.

L’investisseur et gestionnaire canadien Eric Sprott a fait sa fortune et celle de nombreux épargnants en misant, au début de la décennie, sur l’or et les métaux précieux. « Depuis les 12 dernières années, l’or a battu les marchés par une marge de 500% ! » souligne-t-il.

Après une si formidable poussée, le prix du métal jaune est-il en voie de s’essouffler ? « Pas du tout », lance l’expert. Malgré les hauts et les bas du cours de l’or depuis un an, Eric Sprott persiste : « Les investisseurs doivent détenir de l’or dans leurs portefeuilles. » Et beaucoup selon lui. Rencontre avec le légendaire chef de la direction de Sprott Asset Management LP.

Conseiller.ca : Aux États-Unis, la politique monétaire d’assouplissement quantitatif (QE1, 2 et 3) a pour effet de dévaluer le dollar américain. Normalement, cela devrait propulser le prix de l’or. Mais ce n’est pas ce qui s’est produit. Pourquoi ?

Eric Sprott : En même temps que le gouvernement américain injecte de l’argent dans le système pour essayer de relancer l’économie, il vend de grandes quantités d’or afin de maintenir les cours à un bas niveau. Plusieurs autres États occidentaux en difficulté agissent de même. Pourquoi font-ils ça ? Pour soutenir les marchés financiers et laisser croire qu’ils contrôlent la situation.

C.ca : Mais les marchés financiers se portent bien parce qu’il y a une reprise de l’économie, non ?

ES : Non, justement. Aux États-Unis, les récentes données sur la confiance des consommateurs sont très négatives. La supposée solution au « précipice fiscal » ne s’est peut-être pas soldée par une hausse des impôts des particuliers, mais par une augmentation des contributions de ceux-ci aux programmes de la sécurité sociale. Pour moi, c’est du pareil au même : ça reste une hausse du fardeau fiscal. Ce n’est pas un bon signe.

« On ne peut pas dire que l’économie s’améliore »

C.ca : Le gestionnaire new-yorkais Michael Shaoul a déclaré à la mi-janvier qu’il était surpris par l’amélioration de l’économie européenne.

ES : Amélioration ? L’Allemagne vient d’annoncer un recul de son produit intérieur brut pour le mois de décembre. Dans la zone euro, les ventes d’autos neuves ont fléchi de 16 %. Le chômage est élevé. On ne peut pas dire que l’économie s’améliore. Si les marchés financiers sont robustes, c’est parce que les gouvernements impriment de l’argent.

C.ca : Dans ce cas, pourquoi n’assiste-t-on pas à une poussée de l’inflation ? Continuer la lecture de L’or sans réserve : entretien avec Eric Sprott

Les marchés haussiers peuvent s’effondrer à tout moment

par

Vous savez quoi ? Seule une minorité de membres de la Fed pense que le QE3 à 85 milliards de dollars par mois sera prolongé au-delà de fin 2013.

Et vous savez quoi ? Nous sommes convaincu qu’ils disent vrai. Parce qu’après un QE3 inefficace, il faudra bien mettre sur pied un QE4 qui tienne la route.

Il en va des cycles de planche à billets comme des iPhones : à peine les premiers stocks de la version 5 sont-ils écoulés que déjà la machine marketing commence à conditionner sa clientèle pour la sortie du modèle 6.0. Ce dernier sera totalement révolutionnaire puisqu’il inclura une version pour gauchers et pour photographes daltoniens, avec rétablissement numérique des vraies couleurs naturelles… Mais chut : il faut que cela reste un secret entre vous et nous.

Et vous n’en avez pas fini avec les révélations, car si 80% des opérateurs se déclarent haussiers, ils sont également 80% à ne pas acheter un bout de papier.

▪ Des marchés haussiers envers et contre tout
Alors respect pour Gérard Sannier d’Aurel BGC : il pronostique un CAC 40 à 4 000 d’ici mars et 4 500 points (pourquoi pas ?) d’ici la fin de l’année.

Nous ne sommes peut-être pas d’accord à 100% avec son pronostic mais au moins, il ne se complaît pas dans le consensus mou (3 800/3 900 d’ici le prochain débat sur la réduction du déficit américain). Surtout, il joint le geste à la parole : selon lui c’est haussier et cela va le rester, alors il achète résolument depuis plusieurs semaines.

Quoi qu’il advienne désormais, il doit avoir un prix de revient intéressant pour son portefeuille. Son pari haussier est déjà en grande partie gagné.

C’est un risque que nous n’avons pas pris et nous l’assumons. La multiplication des flash krachs (jamais à la hausse faut-il le préciser) sur une série de valeurs du SBF 120 nous a dissuadé de tenter de rapides allers-retours alors que le CAC 40 débordait les 3 550 points dans des volumes sans cesse plus étriqués. Continuer la lecture de Les marchés haussiers peuvent s’effondrer à tout moment