Archives par mot-clé : Marianne

Selon BFMTV diffuse autant de Macron que de Le Pen, Fillon, Hamon et Mélenchon réunis !

Marianne a ainsi calculé, pour chacun des candidat, le nombre de minutes de meetings relayées par les chaînes d’infos en continu depuis novembre dernier. Le résultat est saisissant : en durée,BFMTV a diffusé autant de réunions publiques d’Emmanuel Macron… que de l’ensemble de ses quatre concurrents principaux réunis ! Un sacré avantage pour l’ex-ministre de François Hollande, les meetings constituant un élément-clé de toute stratégie de campagne présidentielle.

bfmacron

 

 

 

 

 

 

Démonstrations de force militante par excellence, ces manifestations façonnent en effet l’étoffe d’un leader, au moyen de discours forts soutenus par une scénographie tout à la gloire du prétendant. Faute de moyens, les chaînes d’infos en continu reprennent d’ailleurs les images fournies par les équipes des

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Syrie : pour en finir avec la BHLisation des esprits

Le dossier syrien est pollué par une approche manichéenne du problème, marqué par le règne de l’émotion et de la com. Cela porte un nom : la BHLisation des esprits.

BHL-Syrie

On se croirait revenu plusieurs années en arrière, au temps de l’éclatement de l’ex Yougoslavie ou du conflit au Kosovo.

Comme à cette époque, les médias sont investis par deux sortes de personnages : des « experts » de la chose militaire transformés en commentateurs, et des éditorialistes prompts à chausser leurs rangers pour régler un conflit complexe au moyen de solutions simplifiées à l’extrême. Le « Moyen Orient compliqué »(De Gaulle) ? Foutaises. « Y’a qu’à » bombarder Assad et tout sera réglé.

C’est la forme supérieure de la BHLisation des esprits. Elle consiste à ériger l’émotion en guide suprême, à vider l’ONU de son contenu et à faire de quelques va-t-en guerres les shérifs attitrés d’une nouvelle police internationale autoproclamée. Bernard-Henri Lévy écrit dans sa dernière chronique du « La force est le dernier recours pour faire entendre raison aux assassins ». Au nom de quoi il faut « faire bloc autour du chef des armées ». A vos ordres, mon général. Ces paroles viriles sont dignes des chambrées nationalistes de 1914. […]

Marianne 

Où est la vraie gauche aujourd’hui ? (émission radio avec Jean-Claude Michéa)

Il faut lire Michéa. C’est un des rares intellectuel intéressant en France. Longtemps ignoré par les média, il est enfin reconnu à sa juste valeur. Mais trop tard. Car si sa critique du progrès et de la gauche est encore pertinente, son obsession anti-libérale, sa confiance aveugle envers le peuple et sa vision angélique des petites gens, le rendent tour à tour doctrinal, naïf et utopiste.

Malgré tout c’est un digne héritier de la pensée situationniste de Debord, de la critique anti-totalitaire de Socialisme et Barbarie et de la vision conservatrice de Georges Orwel. Pour toutes ces raisons, il faut donc lire Michéa.

(Cette émission contient un interview d’un jeune militant du Front National  fort intéressant. Loin de la caricature qu’en font généralement les média. Curieux de la part de France Inter qui est le plus grand repaire de gauchistes endoctrinés que nous ayons en France..)

Très bon article dans Marianne. Une fois n’est pas coutume. Depuis la prise en main par des anciens du Nouvel Obs, cet hebdo est devenu illisible et merdeux.

 

Jean-Claude Michéa: “Pourquoi j’ai rompu avec la gauche”

Au moins depuis la parution d’Impasse Adam Smith en 2002, un livre de Jean-Claude Michéa est toujours attendu. Avec jubilation. Ou avec un fusil, c’est selon. D’abord parce que la parole de ce philosophe, nourri à la pensée de George Orwell, de Guy Debord et du meilleur Marx, est extrêmement rare dans les médias. Ensuite parce qu’il appartient à cette espèce politiquement ambidextre, hélas si peu représentée et si mal comprise, capable de se montrer aussi cruel à l’égard d’une gauche libérale qui s’autocaricature en valorisant toutes les prétendues transgressions morales et culturelles, qu’il sait se montrer lucide à l’égard de l’incroyable cynisme des dirigeants de la droite actuelle (Sarkozy et Copé en tête), lorsqu’ils se posent en défenseurs des «petites gens», que vient en fait piétiner tout leur programme économique, voué à l’expansion illimitée des intérêts du CAC 40.

Disons-le d’emblée : les Mystères de la gauche (Climats) est le livre que l’on espérait depuis plusieurs années de la part de Michéa. Sur plusieurs points capitaux, celui-ci s’explique en effet. Notamment sur son refus définitif de se réclamer de «la gauche», pour penser le front de libération populaire qu’il appelle de ses vœux. «La gauche», un signifiant-maître trop longtemps prostitué, et qu’il juge désormais «inutilement diviseur, dès lors qu’il s’agit de rallier les classes populaires». Continuer la lecture de Où est la vraie gauche aujourd’hui ? (émission radio avec Jean-Claude Michéa)

Pourquoi la zone euro ne sortira pas de la récession

Hormis l’Allemagne, les pays européens tombent en récession les uns après les autres. Pourquoi ? Par un effet domino dans la zone Euro que le pacte budgétaire européen ne risque pas d’interrompre, selon Philippe Murer, professeur de finance à la Sorbonne, qui s’attache ici à décrypter ce phénomène.

Extrait de l’article lu sur Marianne 2. Lire l’article en entier ICI.

Avec le pacte budgétaire européen en sus, nous sommes en récession sans fin…

  • Le « pacte budgétaire européen » impose que les pays aient un déficit budgétaire structurel de moins de 0.5%. Mais, un fait beaucoup plus important est peu connu : un déficit budgétaire supérieur à 3% implique un « partenariat budgétaire » du pays concerné avec la Commission Européenne. On peut donc s’attendre à des coupes budgétaires drastiques dans tous les pays de la Zone Euro pour éviter ce « partenariat ». En période récessive, cet ajustement budgétaire causera de gros dégâts à la croissance et l’impossibilité visible de relancer l’économie risque fort d’induire une dépression en Europe. Jusqu’à ce que la politique économique change de cadre.
  • En revanche, les mesures qu’a pris Draghi soutenu par tous les dirigeants européens, de limiter le taux des emprunts espagnols et italiens entre 4 et 5 % devraient permettre à l’euro de tenir plus longtemps malgré les situations économiques catastrophiques qui sont déjà là en Espagne et en Italie et arrive maintenant en France et avec du retard en Allemagne. Cela aidera le monde de la finance mais cela aidera peu l’économie. 
  • Les Allemands seront peut-être plus flexibles politiquement sur de nombreux sujets quand la récession allemande va devenir importante mais ils pourront difficilement casser leur tabou monétaire : ne pas utiliser l’argent de la BCE pour investir dans l’économie réelle. Vu l’état des budgets, il semble très difficile de relancer la croissance autrement.

 

La récession en Europe est probablement sans fin. Un effet panique est probable dans des populations où l’augmentation du chômage et le sentiment que les gouvernements ne maîtrisent pas la situation économique sont très présents.
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