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Davos : Pour Mario Draghi (BCE), « les migrants sont une opportunité pour l’UE »

Mélenchon et Haute Finance même combat: l’immigration.

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a estimé vendredi 22 janvier lors du Forum de Davos que les migrants constituaient un « défi » mais aussi une « opportunité » pour l’UE.


Migrants: Draghi parle d'une «opportunité» pour… par 20Minutes

Olivier Delamarche: la décision de la BCE n’est qu’une « vaste fumisterie, avec une belle opération de communication »,

Le 9 juin, les aspects des mesures de la BCE et leurs effets sur les marchés, ont été les thèmes abordés par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business. Chaque matin, Intégrale Placements, l’émission 100% placements présentée par Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Communiqué de Presse de Bernard Monot, Conseiller à la stratégie économique

La Banque Centrale Européenne vient de faire un nouveau cadeau aux banques : elle prêtera 400 Milliards d’euros aux banques privées à des taux proches de 0 sur 5 ans ! On appréciera sachant que la BCE ne fait aucun « prêt cadeau » aux Etats européens ou à tout autre secteur de l’économie réelle.

L’objectif officiel est de relancer la croissance atone de la Zone Euro en incitant les banques à prêter plus d’argent aux entreprises. Mais comme d’habitude la BCE protège de la crise de liquidité le système bancaire privé insolvable et cet argent public disparaîtra dans les marchés financiers internationaux au lieu de financer l’économie productive. Continuer la lecture de Olivier Delamarche: la décision de la BCE n’est qu’une « vaste fumisterie, avec une belle opération de communication »,

Pourquoi Mario Draghi ne parvient pas à faire baisser l’euro avec des mots

Article de la Tribune
Le président de la BCE menace, menace, mais l’euro ne bouge guère. C’est que la politique d’austérité est un puissant soutien à la monnaie unique…
Mario Draghi aurait-il perdu sa « baguette magique. » Voici trois semaines que la BCE tente de faire baisser l’euro. Par des mots. Il y a eu la déclaration de la Bundesbank, le 25 mars, qui autorisait explicitement l’usage de l’assouplissement quantitatif. Puis, il y a eu les déclarations de Mario Draghi lors de sa conférence de presse mensuelle, le 3 avril, faisant du taux de change une des priorités de sa politique. Il y a eu enfin les déclarations de ce samedi qui montrait clairement la volonté de la BCE d’entrer dans le combat contre l’euro fort.

De Mandrake à Sisyphe

Rien n’y fait pourtant. L’euro baisse un peu après chaque déclaration, puis remonte. Lundi, l’euro est encore resté ferme. Il demeure, semble-t-il, coincé aux alentours de 1,38 dollar par euro. La méthode de l’été 2012 ne marche pas, cette fois. On se souvient qu’en juillet 2012, lorsque le président de la BCE avait prévenu qu’il sauverait l’euro « quoi qu’il en coûte » (« whatever it costs »), les marchés, effrayés par le simple verbe de Mario Draghi avait rapidement cessé de spéculer sur les dettes souveraines européennes. En quelques semaines, la crise financière européenne s’était apaisée.

Cette fois, la magie n’opère plus. Le Mandrake Draghi s’est mué en un Sisyphe contraint de répéter éternellement ses menaces. Avec un risque : que les menaces ne fassent même plus tomber l’euro comme la pierre de Sisyphe. C’est ce qui semble se dessiner ce lundi 14 avril… Pourquoi cette impuissance ? Tout simplement parce que la force de l’euro ne relève pas d’une erreur d’appréciation des marchés. C’est le fruit de la politique menée dans la zone euro depuis 2010.

Pourquoi l’euro est-il si fort ? Continuer la lecture de Pourquoi Mario Draghi ne parvient pas à faire baisser l’euro avec des mots

Trop fort, l’euro ?

Les élections européennes arrivent. La caste se met à reconnaitre ce que hier elle niait. Dire que l’euro est trop valait à Marine Le Pen de se faire traiter d’incompétente. Tous prétendaient d’ailleurs que vouloir le faire baisser serait pénaliser nos importations. Aujourd’hui l’ensemble des membres de l’UMPS reprennent le constat et les analyses de la présidente du FN. Attendons-nous donc aux plus folles promesses pour faire barrage aux patriotes…. 40 ans que ce cinéma perdure.

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Le Monde

Dans une interview accordée lundi 14 avril au Figaro, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, estime que le niveau actuel de l’euro est trop élevé. « L’euro est anormalement fort compte tenu de la position de la zone euro dans le cycle économique et de son retard dans la reprise de la croissance par rapport à d’autres », déclare M. Noyer, dans les colonnes du quotidien, en marge des réunions du G7 à Washington.

Selon le gouverneur de la Banque de France, cette situation est particulièrement préjudiciable pour l’économie française du fait de son « problème de compétitivité qu’il faut absolument traiter ». « La France a pris du retard par rapport à l’Italie et surtout à l’Espagne qui ont fait des ajustements de leurs coûts de production », ajoute-t-il.

Christian Noyer estime cependant que si « cette baisse est souhaitable, il est plus facile de l’invoquer que de l’orchestrer », réfutant le rôle de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) comme explication de cette hausse. « Le niveau des taux européens est aujourd’hui inférieur aux taux américains, sur pratiquement toutes les échéances et notamment à long terme. Les différentiels de taux d’intérêt ne sont pas à l’origine de ce qui se passe sur le marché des changes », a-t-il assuré.

Michel Sapin, le ministre des finances français, a réaffirmé lundi son opposition à un euro trop fort, se félicitant des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi samedi à Washington. L’euro « trop fort » aujourd’hui, « est un frein à la croissance de la France », a assuré M. Sapin sur l’antenne d’Europe 1. Il a appelé de ses vœux « un euro qui doit être à un bon niveau, l’euro étant aujourd’hui à un niveau anormalement fort ».

LA HAUSSE DE L’EURO NÉCESSITERA UN ASSOUPLISSEMENT MONÉTAIRE

A propos des déclarations de M. Draghi qu’il avait trouvé samedi « intéressantes », le ministre s’est félicité que la BCE ait « pris conscience » que l’euro trop fort constituait « une gène pour l’ensemble des pays européens, et tout particulièrement pour la France ».

Lire aussi l’éditorial du Monde La juste croisade de « Super Mario » contre l’euro fort

L’euro est en baisse lundi en Asie après les propos de Mario Draghi, le président de la BCE, en faveur d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire en cas de maintien de la monnaie unique à un niveau élevé. Mario Draghi a ainsi estimé samedi lors d’une conférence de presse à Washington que la BCE pourrait décider d’une « action monétaire » si l’euro continuait de s’apprécier, pour que « la politique monétaire reste aussi accommodante qu’elle l’est aujourd’hui ».

S’exprimant par ailleurs sur les risques de déflation dans la zone euro, M. Noyer assure que « si la période d’inflation basse devait durer plus longtemps que prévu, nous avons à notre disposition de nombreux instruments » pour y remédier. « L’opinion publique et les marchés savent que nous ferons ce que nous devons pour que l’inflation remonte vers sa cible de 2 % », a-t-il conclu.

Olivier Delamarche : La guerre contre l’euro. (vidéo)

Le 14 avril, l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE pour contrer l’euro fort, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué en charge des gestions de Vega Investments, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business. Chaque matin, Intégrale Placements, l’émission 100% placements présentée par Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Avec les Laurel et Hardi de la finance, Montebourg et Sapin, il est quand même effarant que les gens continuent à faire confiance dans la dette française.

« Je ne vois pas pourquoi on est si bas sur les taux français alors qu’on n’a fait aucune réforme et qu’on ne fait rien pour baisser la dette. Si vous avez des taux aussi bas partout dans le monde, c’est que vous n’êtes pas sortis de récession. »

Au plus fort depuis octobre 2011, le niveau de l’euro inquiète

Non c’est pas vrai ?!  L’euro est trop fort ?… alors que le PS, l’UMP et leurs média-complices nous répètent depuis plus 10 ans qu’il n’y a pas de problème avec l’euro ! Comme c’est bizarre…. Ayrault serait-il devenu membre du Rassemblement Bleue Marine ?

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La monnaie unique a frôlé le seuil des 1,40 dollar pour un euro. Un niveau qui a fait réagir le patron de la BCE Mario Draghi, et le premier ministre Jean-Marc Ayrault.

L’euro vole à des niveaux stratosphériques. La monnaie unique a en effet frôlé le seuil des 1,40 dollar pour un euro jeudi, à 1,3967 dollar exactement, un niveau que l’euro n’avait plus connu depuis octobre 2011.

Après ce coup de chauffe, les politiques européens se sont mobilisés pour tenter d’éteindre l’incendie. A commencer par le président de la BCE. Mario Draghi a en effet laissé entendre ce jeudi que les intentions de la Banque centrale européenne sur les taux Continuer la lecture de Au plus fort depuis octobre 2011, le niveau de l’euro inquiète

Que savait Mario Draghi de « l’arrangement » des comptes de l’Italie pour entrer dans la zone euro

L’Italie est exposée à une perte de 8 milliards € sur des dérivés, Mario Draghi impliqué. Maquillages, mensonges, détournements sont les mamelles de l’Union Européenne….. On coule, et nos élus bronzent sur la plage !

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Des informations de presse indiquent que le Trésor italien, à l’époque dirigé par Mario Draghi, l’actuel président de la BCE, aurait contracté des produits financiers risqués dans les années 1990 pour faciliter l’entrée de l’Italie dans la zone euro. Le pays pourrait y perdre 8 milliards d’euros.

L’Italie a-t-elle précédé la Grèce dans le maquillage de ses comptes pour entrer dans la zone euro ? C’est ce que laisse entendre un rapport du Trésor italien que se sont procurés le Financial Times et la Repubblica. Selon ce rapport, l’Italie a restructuré au premier semestre 2012 huit contrats dérivés passés avec des banques étrangères pour un montant total notionnel de 31,7 milliards d’euros. Selon des experts interrogés par le FT, les pertes potentielles que le pays devrait assumer sur ces contrats seraient, au 20 juin, de 8,1 milliards d’euros. Mais le rapport ne donne aucun détail précis sur ces contrats.

Un montage désavantageux

Mais l’essentiel réside peut-être dans l’origine de ces contrats restructurés en 2012. Le Trésor italien aurait alors utilisé ces instruments pour obtenir des paiements immédiats des banques afin de faire entrer le déficit italien dans les clous des critères de Maastricht et permettre l’adhésion du pays à la zone euro dès 1999.

Selon la Repubblica, ces instruments seraient des « swap off market » qui prévoient un Continuer la lecture de Que savait Mario Draghi de « l’arrangement » des comptes de l’Italie pour entrer dans la zone euro

La politique subtile et dangereuse de Mario Draghi

En septembre dernier, Mario Draghi avait annoncé son plan OMT (Outright Monetary Transactions) : il prenait la suite du plan SMP consistant à acheter de la dette souveraine de pays en difficulté, de façon à limiter la hausse des taux et à leur permettre de se refinancer. Comme cela ne plait pas du tout aux Allemands (et ils ont bien raison, c’est de la planche à billets), le dispositif OMT est assorti de conditions drastiques puisque le pays qui souhaite en bénéficier doit auparavant demander l’aide de l’Europe et accepter un sévère plan d’assainissement des comptes public imposé par la désormais célèbre « Troïka » (La Tribune).

Résultat personne ne l’a encore demandé. Pourtant la détente sur les taux des pays européens en difficulté s’est prolongée, en apparence les choses s’améliorent. La simple annonce du plan OMT aurait suffi à rassurer les marchés, « bravo Mario » commentent les médias.

La réalité est plus subtile, et perverse : la BCE prête sans limite aux banques du pays pour qu’elles rachètent la dette de leur Etat, ce qui au fond revient au même ! Mario Draghi l’a confirmé hier lors de sa conférence de presse, les banques pourront obtenir les liquidités qu’elles souhaitent au taux directeur, qui a été abaissé de 0,75% à 0,50% (La Tribune). Et la BCE prête de l’argent y compris aux banques au bord de la faillite comme les banques slovènes, qui peuvent ensuite acheter la dette émise par Ljubljana. « Les analystes d’Aurel ETC Pollak rappellent ainsi que ce sont les banques slovènes elles-mêmes qui, le 17 avril, ont racheté le 1,1 milliard d’euros de dette émise ce jour-là, grâce au financement de la BCE » (La Tribune). Et le tour est joué. Il en va de même en Espagne, Italie, etc.

C’est de la cavalerie, de la planche à billets, mais formellement la BCE n’achète pas d’obligations d’Etat. Ce faisant la BCE acquiert un volume croissant de créances sur des banques en difficulté, ce qui n’est pas rassurant ! Posons aussi une question : les banques slovènes avaient-elles le choix ? En fait non tant les intérêts des grandes banques et des Etats sont intimement liés, et c’est le cas dans tous les pays européens. A partir de là, financer les Etats ou les banques revient au même pour la BCE. Le reste est juste un problème de communication.

P.Herlin

L’affaire Monte dei Paschi embarrasse Mario Draghi

L’oligarchie mondialiste qui vous gouverne connait quelque sueurs froides en Italie. En effet Mario Draghi, actuel président de la BCE, était gouverneur de la Banque d’Italie à l’époque où la banque de Sienne dissimulait des produits dérivés à risques.Cette banque est aujourd’hui en faillite… et qui va la sauver ?

Mario Draghi… avec la sueur des travailleurs italiens. L’Europe est une maffia, ouvrez les yeux.

Le scandale de la banque italienne Monte dei Paschi pourrait devenir gênant pour Mario Draghi, président de la BCE et ancien gouverneur de la Banque d’Italie à l’époque des faits.

Le ministre italien des Finances Vittorio Grilli était invité, mardi, devant la Chambre des députés à faire le point sur l’affaire des emprunts toxiques qui plombent le bilan de Monte dei Paschi (MPS) de Sienne, la troisième banque du pays.

Dès l’annonce du scandale, la semaine dernière, le ministre s’était déchargé de toute responsabilité dans l’affaire, rappelant que la vigilance bancaire incombait à la Banque d’Italie. Devant les députés, Vittorio Grilli s’est surtout employé à éloigner les soupçons qui pourraient se porter sur la Banque d’Italie, à l’époque gouvernée par Mario Draghi. Il a assuré que depuis 2010, la surveillance de la banque de Sienne a été «continue, attentive, appropriée et s’est intensifiée avec le temps». Avant de faire un point méticuleux sur le sauvetage de la banque, qui nécessitera une injection de capital de 3,9 milliards d’euros de la part du Trésor italien, sous forme de titres publics – «Monti Bonds» – assortis d’un intérêt de 9 % par an. L’argent public servira à combler un trou de trésorerie dont on ignore toujours le montant exact. Pour Vittorio Grilli, les banques italiennes n’auront pas à pâtir de ce scandale. «Elles sont solides et n’auront besoin d’aucun sauvetage», a-t-il assuré.

Avant cette déposition très attendue, en pleine campagne électorale, Vittorio Grilli s’est concerté avec Mario Draghi, dans un bureau du ministère des Finances, à Milan. La rencontre aurait dû rester secrète.

Enquête judiciaire

Mario Draghi voulait connaître, dit-on, les derniers développements des enquêtes judiciaires et bancaires en cours qui Continuer la lecture de L’affaire Monte dei Paschi embarrasse Mario Draghi

Italie: une banqueroute de Monte dei Paschi menacerait l’Europe.

Article lu sur le Monde

On savait que Monte dei Paschi, la grande banque de Sienne, la troisième d’Italie, était en difficultés. Mais ce n’est pas pour participer  à un des somptueux diners donnés dans le superbe Palazzo Salimbeni par cette institution que Mario Draghi s’est envolé ce soir pour l’Italie. Mont de Piété créé en 1472 par les magistrats siennois, elle a pour principal actionnaire une fundazione aussi prestigieuse que peu transparente. AXA en est le troisième actionnaire avec plus de 3% du capital.

C’est au chevet de cette institution systémiquement importante pour l’Europe et le monde bancaires, que le Président de la BCE se rend, à en croire le Financial Times. Une réunion au sommet est en effet convoquée à Rome ce mardi. C’est que la faillite de la BMPS serait une catastrophe à plusieurs niveaux.

Produits dérivés, acquisition surpayée et obligations souveraines

La cause de la culbute est complexe ;  un scandale autour d’activités de la banque en produits dérivés, des opérations appelées Santorini et Alexandria, dont les contreparties sont Deutsche Bank et Nomura.

Elle est accusée d’avoir camouflé 820 millions d’euros de pertes avant l’intervention de sauvetage du Gouvernement, avec l’approbation de la fundazione.

Il y eut surtout une acquisition en 2007 pour de Banca Antonveneta : 9 milliards d’euros. Elle avait payé à Santander (qui l’avait achetée récemment a ABN Amro) une prime de 2,4 milliards. La même erreur que Royal Bank of Scotland et Fortis, au même moment : la crise des subprimes avait déjà commencé depuis mai 2007. La supervision de cette opération et de la banque était exercée par le Gouverneur de la Banca d’Italia, Mario Draghi. Il n’avait paraît-il pas le pouvoir d’arrêter l’acquisition fatale.

BMPS détient en plus des montants importants en obligations d’Etat italiennes, qui, elles aussi, ont perdu leur valeur.

Les conséquences d’une faillite pour les banques, l’Italie, et l’Europe seraient létales

  • Elle entrainerait une faiblesse contagieuse des deux autres grandes banques italiennes, Unicredit et  Intesa San Paolo, ainsi que du réseau de caisses d’épargne du pays. Ce faisant, elle menacerait l’ensemble du secteur bancaire européen à travers le marché interbancaire et provoquerait une crise de liquidité. Parmi elles, un montant substantiel prêté à 1% à 3 ans au début de 2012 par la Banque Centrale Européenne. Ancien Gouverneur de la Banca d’Italia, Mario Draghi connaît parfaitement les fils qui lient les institutions bancaires de son pays avec l’Europe et le reste du monde.
  • Une panique entrainerait un effondrement des obligations souveraines italiennes qui s’étaient améliorées suite à l’engagement pris par la BCE de soutenir l’Italie et l’Espagne. Cet engagement a rassuré, mais n’a pas encore été exécuté. Face à un risque de 2.000 milliards d’euros de titres du Tesoro italien, la BCE pourrait se trouver elle-même en difficulté, vu son bilan déjà largement surexposé en créances bancaires de l’Europe du Sud.
  • L’affaire ne s’arrêterait pas à l’Italie : la France serait aux premières loges, et en particulier BNP Paribas, qui détient la Banca Nazionale del Lavoro, elle-même la quatrième banque du pays et qui célèbre son centenaire en 2013. Qui plus est, on voit mal comment un effondrement de la dette italienne n’affecterait pas d’autres pays européens, relançant une spéculation contre les obligations souveraines.

Ce scenario pourra-t-il être évité ?

La MPS a perdu 91% de sa capitalisation boursière en cinq ans. Elle est de 3 milliards d’euros pour des fonds propres de 17 milliards, soit moins de 20%. Son nouveau Président, Alessandro Profumo, ancien patron de la banque Unicredito, cherche désespérément un investisseur stratégique. On cite JP Morgan, Deutsche Bank ou Nomura.

La Banca d’Italia a décidé samedi d’augmenter un prêt obligataire de sauvetage à 3,9 milliards d’euros. Ce prêt fait déjà hurler dans la péninsule. Mais la banque centrale n’a pas le choix.

Les moyens de cette banque centrale et de la BCE permettront-ils d’endiguer une possible banqueroute ? Il faut le souhaiter. Même si l’on y arrive sans qu’une panique éclate, il ne faudra pas oublier que, malgré quelques mois de répit, l’Europe reste vulnérable à la faillite de l’une quelconque de ses grandes banques, surtout lorsqu’elle est située dans un pays qui a une dette publique de 120% du Produit Intérieur Brut. La combinaison d’une grave faiblesse bancaire dans un pays surendetté peut être létale.

Décidément, la planche sous les pas de Mario Monti semble bien savonneuse. A coté de cette crise, la course du Palio entre les contrade (paroisses) siennoises est un  jeu d’enfant. Dans le contexte italien, à trois semaines des élections, l’ancien Ministre des Finances italien de l’époque, Giulio Tremonti, nommé par Silvio Berlusconi, se demande publiquement comment Mario Draghi, proche de Mario Monti, a pu commettre une telle bévue. Mais c’est Silvio Berlusconi qui a refusé à Mario Draghi le droit de démissionner le conseil de BMPS.

E la nave va…

Mario Draghi pour la fin de la souveraineté des pays européens

Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, a annoncé dans une interview dans le quotidien allemand “Spiegel”, qu’il était favorable à un droit de regard de l’Union européen sur les budgets nationaux.

 

« plusieurs gouvernements n’ont pas encore compris qu’ils ont perdu leur souveraineté nationale il y a longtemps. Parce qu’ils se sont lourdement endettés, ils sont maintenant dépendants du bon vouloir des marchés financiers ».

« l’euro doit être fondé sur une plus grande intégration »

et donc donner

« plus de pouvoirs à des responsables politiques désignées par les États et non élus par le peuple ».

 

European Central Bank