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Maurice Allais : « Contre le mondialisme, vive le protectionnisme ! »

Maurice Allais fut notre seul prix Nobel d’économie. Se définissant comme Libéral-socialiste, il fut contre la monnaie unique, pour le protectionnisme, contre l’immigration. Des positions reprises par le font National, dont il était proche, et qui lui valurent d’être ostracisé par la caste médiatico-politique.

Une entretien avec le journal d’extrême gauche Fakir vous donnera une idée de celui que l’on a fait taire…
Notons que le protectionnisme est une branche du libéralisme. Celui qui serait efficient et non dangereux serait celui que promeut Marine le Pen, car il s’accompagne d’économie sur le mille-feuilles administratif, la fraude sociale, l’immigration, la réduction du nombre de fonctionnaire territoriaux, la baisse du nombre d’élus….
En revanche le protectionisme de Mélenchon s’apparente à la planification socialiste qui a ruiné le Vénézuela.

Maurice Allais : « Contre le mondialisme, vive le protectionnisme ! »

 

Monsieur Maurice Allais, vous êtes rangé parmi les économistes libéraux. Vous vous réclamez je pense de ce courant. Votre nom est régulièrement associé – à tort ou à raison – à ceux de Friedrich Hayek ou de Milton Friedman. Et pourtant, depuis une quinzaine d’années maintenant, vous menez – je vous cite – « le combat passionné d’un homme de science contre la mondialisation »…

Maurice Allais : L’idéologie que j’appelle « libre-échangiste mondialiste » a déjà fait d’innombrables victimes dans le monde entier. Pour une raison simple, empiriquement vérifiée : la mondialisation généralisée des échanges, entre des pays caractérisés par des niveaux de salaires très différents, entraîne finalement partout, dans les pays développés comme dans les pays sous-développés, chômage, réduction de la croissance, inégalités, misères de toutes sortes. Or, cette mondialisation n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable.

D’où vous vient cette conviction ?

Maurice Allais : Cette certitude naît d’une simple observation, ce que je nomme « la cassure de 1974 ». Sur la période 1974-1997, le taux de chômage au sens du BIT est passé de 2,84 % à 12,45 %, soit un accroissement de 1 à 4,4. De même, le taux de sous-emploi est passé de 3,39 % à 23,6 %, soit un accroissement de 1 à 7. Or, à partir de graphiques, d’analyses statistiques, on doit relier cette crise de l’emploi à un changement brutal intervenu en 1974. Entre 1955 à 1974, les effectifs dans l’industrie s’étaient accrus d’environ un million, soit 50 000 par an – avec un pourcentage d’emplois industriels dans la population active qui restait constant et stable, aux alentours de 28 %. Entre 1974 et 1993, en revanche, ces effectifs ont décru d’environ 1 700 000, soit 90 000 par an – et le taux d’emplois industriels a fortement diminué, de 28 % à 17 %.

Vous parlez de l’industrie. Mais on est passés, désormais, à une « économie de services »…

Maurice Allais : Qui envisagerait comme un objectif raisonnable pour la France une destruction progressive de son industrie, même compensée par un développement massif des activités du commerce et du tourisme ? Quand on examine l’histoire des civilisations, aucune d’entre elles n’a pu exister ou survivre que dans la mesure où elle s’appuyait sur une industrie.

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Protectionnisme : un gros mot devenu à la mode !

Dans les années 90 et 2000, parler de protectionnisme était le meilleur moyen de se faire traiter de réactionnaire, de ringard, ou de facho.
À gauche comme à droite, on savait que la modernité exigeait l’effacement des frontières et la libre concurrence planétaire. Alain Minc chantait les louanges d’une mondialisation heureuse, Libé et le Nouvel Obs vantaient les mérites de l’idéologie libérale-libertaire, la droite de Sarkozy avançait main dans la main avec le centre de Bayrou sous les cieux prometteurs d’une Europe ouverte aux 4 vents de la libéralisation, et la gauche de Hollande vouait un culte divin aux solutions libres échangistes de Tony Blair.

En face, seuls quelques énergumènes (comme Le Pen, De Villier, et Seguin ou Chevenement dans une moindre mesure) avaient le courage de s’opposer au progressisme tyrannique de nos élites autoproclamées.
La chape de plomb idéologique fut telle que même Maurice Allais, le seul prix Nobel d’économie français, fut ostracisé dans les média. Pourtant, l’économiste « libéral-socialiste » nous avait prévenu : « La libération des échanges n’est possible, n’est avantageuse, n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux économiquement et politiquement associés, groupant des pays de développement économique comparable». Il forma un mot que personne à part Jean-Marie Le Pen osa utiliser : le Mondialisme.
Par ce néologisme, il parvint à désigner la nouvelle idéologie dominante : « si j’insiste sur le « -isme », c’est que je dresse un parallèle. Les perversions du socialisme ont entraîné l’effondrement des sociétés de l’Est. Mais les perversions laissez-fairistes mènent à l’effondrement des sociétés occidentales. En réalité, l’économie mondialiste qu’on nous présente comme une panacée ne connaît qu’un seul critère, « l’argent ». Elle n’a qu’un seul culte, « l’argent ». Dépourvue de toute considération éthique, elle ne peut que se détruire elle-même. »

Aujourd’hui, le retournement de veste est à tous les étages. On ne compte plus les livres en faveur du protectionnisme. Le dernier en date, Inévitable Protectionnisme, est le fruit du travail de Franck Dedieu et Benjamin Masse-Stamberger, respectivement journalistes économiques à l’Expansion et à l’Express. Oui vous avez bien lu ! A l’Expansion et à l’Express… ces journaux seraient-ils devenus les supports d’expression du front National ?
Et vous allez rire : nos rouletabilles du 21 siècle ont donné une interview à… Libération. Le grand journal de la gauche BoBO pour qui les frontières ont toujours signifié l’autarcie, la guerre, le nationalisme, le fascisme….
Mais attention, il ne faudrait pas croire que nos résistants de la dernière heure sont pour un protectionnisme aux frontières de la France… Non, ils pensent que celui-ci devrait s’appliquer aux Frontières de l’Europe ?!?!

Michel Audiard avait raison : les cons ça osent c’est même à ça qu’on les reconnait.

Interview de Franck Dedieu et Benjamin Masse-Stamberger les auteurs de Inévitable Protectionnisme.

Comment en êtes-vous arrivés à la conclusion que le protectionnisme est inéluctable ?

Benjamin Masse-Stamberger : Ce qui nous a frappés, c’est la manière dont on a longtemps réussi à maquiller, avec la finance, le dépérissement de la production et de la croissance dans nos pays. Les Anglo-Saxons l’ont masqué via l’endettement privé de leurs ménages pour qu’ils continuent à consommer, les Européens du Sud en ayant recours à l’endettement public pour pallier les défaillances du secteur privé.

Avec la crise, les masques sont tombés. On a pris conscience que le rétablissement durable de la croissance n’était plus possible sans un réinvestissement dans la production. Or, c’est impossible si l’on ne rétablit pas des conditions de concurrence loyale, à la fois sur le plan social, environnemental, fiscal et monétaire. Continuer la lecture de Protectionnisme : un gros mot devenu à la mode !

La fable de La dette et La loi de 1973. (vidéo)

Ils vous disent: la dette c’est vous. Vos dépenses. Votre voracité. Vos abus. Coupables, vous allez devoir vous serrer la ceinture et rendre ce que vous avez englouti.
C’est à la fois beau et terrifiant comme un conte pour enfant. Une jolie fable qui sert à vous endormir.
Car n’en déplaise aux tenants de la doxa, la dette n’est pas celle des citoyens de ce pays. C’est celle de ceux qui ont fait le choix de nous mettre sous l’emprise financière des banquiers et du marché, en votant la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 du traité de Maastricht, puis l’article 123 du traité de Lisbonne qui interdisent à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant celui-ci à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts. Et se sont les intérêts de ces emprunts qui s’accumulent et conduisent à la dette actuelle de plus de 1 600 milliards d’euros.
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Les effets destructeurs de la Mondialisation, par Maurice Allais

Nous vivons dans un pays bien étrange. Il y a encore 2 mois, toute personne qui se disait favorable au protectionnisme était vouée aux gémonies. Aujourd’hui, le mot se susurre. Il est dans la bouche et sur les lèvres de certains hommes politiques de la caste, et d’une poignée de journalistes bien comme il faut.
Pariions que dans les jours qui viennent, la multiplication des convertis ira croissant. Comme souvent, les collabos de la veille seront devenus des résistants du lendemain.
Ils dirons, sur un ton subversif, qu’ils pensent que….( blabla..) qu’ils ont toujours su que…(blablabla…).. qu’ils avaient toujours dit que…. (blablabla)
Aucun d’entre eux ne trouvera assez de courage pour vous avouer qu’ils vous ont trompé. Aucun ne vous dira qu’ils ont pendant des années ostracisé des économistes et des penseurs qui n’avaient pas le bon gout de penser comme eux.
Parmi ces hérétiques figure bien entendu Maurice Allais, le seul prix Nobel d’économie français. Parce qu’il était contre l’immigration. Parce qu’il était pour le protectionnisme. Parce qu’il était critique envers la construction européenne. Parce qu’il était proche du FN… Maurice Allais fut totalement ignoré et boycotté par le petit monde médiatico-politique.

Au regard de la situation actuelle et en lisant la lettre de Maurice Allais adressée à Monsieur Jacques Myard, Député des Yvelines en 2005 , on se dit que nous avons perdu beaucoup de temps à écouter les délires de nos sombres crétins.

« Le véritable fondement du protectionnisme, sa justification essentielle et sa nécessité, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toutes sortes engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale. »

Par Maurice Allais, Prix Nobel d’économie

Extrait d’une lettre ouverte adressée à Monsieur Jacques Myard, Député des Yvelines, 2005

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Hervé Juvin : En finir avec le débat interdit sur le protectionnisme. ( vidéo )

La Conférence de presse: Les-Français, le-protectionnisme et le libre échange (1) qui s’est tenue le 16 juin 2011 à Paris témoigne de cette question : l’heure est-elle au retour du protectionnisme ? Un sondage réalisé par l’IFOP établit très clairement qu’une majorité de Français, toutes tendances politiques confondues, souhaitent que la question soit abordée : ne faut-il pas aujourd’hui, face au désordre de la mondialisation et à la confusion des échanges, en revenir à une certaine forme de protection ?

Pour l’économiste Hervé Juvin,(2) auteur de l’excellent livre: Le Renversement du monde – Politique de la crise, il est temps de débattre sans tabou de toutes ces questions .


Hervé Juvin : l'heure est-elle au retour du… par realpolitiktv

(1)http://www.prechi-precha.fr/2011/06/22/conference-de-presse-les-francais-et-le-protectionnisme-video/
(2) le blog d’Hervé Juvin: http://www.agefi.fr/blogs/blogs_expert.aspx?id=15

voir aussi: Contre les tabous indiscutés par Maurice Allais

Conférence de presse: Les français et le protectionnisme ( vidéo )

Voici deux vidéos des interventions d’Emmanuel Todd, Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, Hervé Juvin et Philippe Murer sur le protectionnisme et le libre-échange » lors de la conférence de presse du 16 juin 2011.

Interventions de Philippe Murer, Hervé Juvin et Jean-Luc Gréau

Interventions d’Emmanuel Todd et Jacques Sapir

L’explosion de la zone euro en perspective ? ( Vidéos )

La presse vient de publier trois articles révélateurs de la situation économique et financière dans laquelle se trouvent l’Europe et plus particulièrement la France. Des articles qui donnent encore plus de poids à ceux qui remettent en cause la Loi Rothschild de 1973, envisagent la sortie de l’Euro et la mise en place d’une politique protectionniste.
On constate qu’il est de plus en plus difficile pour les média de continuer à ignorer une vérité qu’ils ont pendant trop longtemps cherché à occulter. Les retournements de veste vont pouvoir commencer !.

Roubini prédit l’explosion de l’eurozone


Dans un article du Financial Times l’économiste Nouriel Roubini connu pour avoir, comme Maurice Allais, prévu la crise financière de 2008 estime que les pays de la périphérie européenne abandonneront l’euro d’ici cinq ans.
A l’instar de Marine Le pen ou de Nicolas Dupont-Aignan, Nouriel Roubini estime qu’il n’existe aujourd’hui qu’un moyen de restaurer la compétitivité des pays périphériques : quitter la zone euro, reprendre des monnaies nationales et déprécier. Un tel scénario parait aujourd’hui inconcevable, relève l’économiste selon qui rien ne dit que dans cinq ans une telle idée n’aura pas fait son chemin, d’autant plus si les économies des pays périphériques stagnent. A moins que l’idée d’une zone euro plus fédérale parvienne à percer, certains dirigeants européens appellent en effet à plus d’intégration européenne.
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Jacques Sapir : de la crise grecque à la fin de l’euro.

Petit à petit les choses se disent. Petit à petit on vous dit qu’on vous a menti. Jacques Sapir est économiste, il dirige depuis 1996 le Centre d’études des modes d’industrialisation à l’EHESS. Il vient de publier au seuil  » la démondialisation  »
Pour lui l’Euro depuis sa création n’était pas viable. Il faut aujourd’hui sortir de l’Euro, et aller vers plus de protectionnisme. C’est ce que préconisait dans les années 90 Maurice Allais, seul prix Nobel d’économie, ostracisé par les média parce que proche du FN.


Jacques Sapir de la crise grecque à la fin de… par elouvrier