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Jacques Sapir : « Le G20 a refusé la copie du MES »

Voilà une information passée sous silence: le G20 a refusé la copie du Mécanisme Européen de Solidarité. Ce qui signifie que le conseil européen va devoir augmenter le volume du MES. Problème: Pour pouvoir répondre à une nouvelle crise, le MES doit être au dessus de 1000 milliards d’euros. Or, l’Allemagne a plus à perdre en acceptant cette logique que si la zone euro éclate (2% de sa croissance).
En conséquence de quoi, le ministre de l’intérieur Allemand a clairement affirmé que la Grèce doit sortir de l’euro. Une déclaration qui rompt avec l’unanimisme de façade qu’affichaient jusqu’à présent nos représentants européens.

En Allemagne le débat sur l’avenir de l’Euro fait rage… en France, c’est motus et bouche cousue…le système UMP/PS/Modem/ Front de Gauche a trop à perdre !

« Le MES n’est absolument pas capable d’arrêter une nouvelle crise » – Jacques Sapir

MES ratifié – les élus UMPS n’assument pas leurs actes.

Si vous êtes attachés à la Nation et à la démocratie… vous devez comprendre qu’il devient fou et irresponsable de voter pour l’UMP et le PS. Les députés de ces deux formations viennent de choisir le fédéralisme européen sans même vous interroger, sans même vous demander votre avis. Comme si la trahison du Non Français à la constitution européenne ne suffisait pas, ceux qui prétendent être les représentants du peuple ont fait le choix de céder leur pouvoir à des institutions non élues qui demain jugeront et déciderons de toute la politique en France.

Si certain n’ont toujours pas compris le double jeu et les mensonges des candidats UMP/PS…. je les invite à regarder le député UMP Hervé Mariton dans l’émission « Good Morning Business » ce 22 février 2012 sur la chaîne BFM Business, avoué que l’on a volontairement caché aux Français les enjeux de la ratification du MES pour comprendre jusqu’où ces gens sont capables d’aller !


Stéphane Soumier, présentateur de l’émission
« Est-ce que ce que vous avez voté hier, ce que vous avez ratifié hier, vous amène en fait, en cas de graves difficultés qui toucheraient la France, à laisser de côté justement votre souveraineté et à remettre cette souveraineté entre les mains d’un mécanisme européen de stabilité, d’une banque centrale européenne et d’une commission qui seront juge en dernier ressort du déclenchement en cas de problèmes graves ? »

Hervé Mariton : « Oui ! Nous sommes sur ces questions dans une logique fédérale, (…) L’Exécutif ne veut pas l’assumer (…) on entre dans une logique fédérale, vous avez très bien lu. »

Et d’appuyer ses propos : « Aujourd’hui, l’Exécutif n’assume pas le pas fédéral ! »

En démocratie, on débat avec le peuple, on écoute le peuple et ensuite on vote en respectant la voix du peuple. En Sakhollandie, les députés ne sont pas représentatifs de la voix du peuple, alors on préfère la dictature du silence au bon sens démocratique.

Nicolas Doze: On a en Grèce le laboratoire de ce que sera la mise sous tutelle européenne.

Insidieusement le MES (mécanisme européen de stabilité) nous lie les mains dans le dos. Le MES exige des États qui voudraient bénéficier de son aide financière, la ratification du pacte budgétaire préparer par Merkel et Sarko dans lequel est inscrit la règle d’or. Une règle d’or qui est purement et simplement la fin de la souveraineté budgétaire des États membres de l’Europe. En gros le parlement ne sert plus à rien.

Et comme le dit Nicolas Doze, et comme nous l’avions souligné, François Hollande peut toujours faire croire aux gogos qu’il renégociera le traité. Ce sera impossible. Comme seront impossibles les eurobons et une BCE moins indépendante.

L’UMP et le PS vendent la France à vil prix à une Europe fédérale Allemande forte d’un Euro-mark destructeur de notre industrie.

Aux prochaines élections: Libérez-vous de vos chaines.

Pourquoi le « mécanisme européen de stabilité » est une aberration

Extrêmement risqué du point de vue financier, destructeur sur le plan social, et anti-démocratique, le mécanisme européen de stabilité symbolisera-t-il le suicide de l’Europe et la fin d’un demi-siècle de patiente construction et de progrès social ? Explications.

Le 21 février, l’Assemblée nationale se prononcera sur le « Mécanisme européen de stabilité » (MES). Voulu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ce complexe traité instaure une sorte de FMI européen. Il aura « pour but de mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité (…), un soutien à la stabilité à ses membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves problèmes de financement ». En clair, le MES devrait être en mesure d’avancer des fonds aux États de la zone euro qui rencontreraient des difficultés pour emprunter directement auprès des marchés financiers. Les 17 États membres l’ont signé le 2 février. Reste à le ratifier…. Cela se fera-t-il dans l’indifférence générale ? Si le traité est combattu par le Front National, le front de gauche, le PS hésite à s’y opposer vraiment, Europe-écologie Les verts (EELV) demeure pour le moment discrets sur le sujet.

Le MES en tant que tel n’est pas un traité, mais une société financière, basée au Luxembourg, dont les actionnaires sont les 17 États de la zone euro. Le capital est fixé à 700 milliards d’euros. Plus un pays est fort économiquement, plus il est obligé de souscrire un nombre important d’actions [1]. Les deux plus gros « actionnaires » sont ainsi l’Allemagne (à 27 %) et la France (20,5 %), suivi par l’Italie (18 %), l’Espagne (12 %) puis les Pays-Bas (5,5 %). Les 12 autres actionnaires possèdent entre 3,5 % (Belgique) et 0,07 % (Malte) du capital. Question préalable : la France devra-t-elle donc débourser 142,7 milliards d’euros pour honorer ses engagements auprès du MES ? Pas en un seul chèque. Le capital de chaque pays doit être mis à disposition dans les cinq ans, par tranche de 20 % par an (soit 28,5 milliards par an dans le cas français, 38 milliards dans le cas allemand). Cependant, en cas de difficultés, les dirigeants du MES peuvent accélérer le versement de ce capital [2]. Dans ce cas, les pays membres devront s’acquitter de la somme demandée dans les sept jours.

Un mécanisme fragilisé par la pression des marchés

Disposant donc de 700 milliards garantis par les États membres, le MES pourra racheter une partie de la dette d’un État en difficulté – des obligations grecques, par exemple – sur les marchés. Mais au rythme où vont les choses, les 700 milliards risquent vite de s’épuiser. Comme avec son éphémère prédécesseur, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), les concepteurs du MES espèrent donc jouer sur l’effet levier pour augmenter sa « force de frappe » : lever des fonds auprès des marchés financiers pour accroître ses propres capacités de prêts. Le MES est ainsi « habilité à emprunter sur les marchés de capitaux auprès des banques, des institutions financières ou d’autres personnes ou institutions afin de réaliser son but » (article 21).

Leur pari : Continuer la lecture de Pourquoi le « mécanisme européen de stabilité » est une aberration

Mécanisme Européen de Stabilité : un nouveau coup d’État.

Les média complices ne vous en parlerons pas. Ils sont assez mûr pour accompagner le totalitarisme à venir.
Il suffit d’écouter Rance inter le matin pour se rendre compte que nous sommes entrer dans une ère post-démocratique.

Regardez cette vidéo et vous comprendrez le monstre qui est en gestation dans le mécanisme Européen de stabilité:

MES (Mécanisme européen de stabilité): les premiers pas vers l’abandon de notre souveraineté budgétaire.

Cela fait plus de deux ans que nous vous avertissons: À la faveur de la crise, les européistes UMP, PS, Modem, et verts, poussent les pions de leur rêve fédéral sur l’échiquier de leurs échecs. (voir notre article: La fin de l’Etat-Nation, voilà leur rêve, mais aussi tous les autres articles en rapport avec ce sujet.)

En effet en votant en faveur du MES (Mécanisme européen de stabilité), les députés de l’assemblée nationale emboitent le pas des bureaucrates européens qui souhaitent faire main basse sur notre souveraineté budgétaire.

En pleine campagne électorale et dans un silence effarant, nos députés, alors qu’ils n’ont jamais reçut de mandat de la part du peuple sur cette question, vont décidé d’entamer un processus qui va nous mener vers la fin de l’Etat nation.

Français, êtes-vous prêt à perdre votre souveraineté, votre liberté ?