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Marine Le Pen «N’a-t-on pas eu notre propre monnaie pendant 15siècles? L’euro n’a pas apporté sa promesse de prospérité»

Le yuan s’impose dans le monde

Le yuan figurait encore à la vingtième place en janvier 2012, représentant 0,25 % des transactions internationales. Il pèse aujourd’hui 0,63 % des échanges.

L’internationalisation du yuan, la monnaie chinoise, également connue sous le nom de renminbi, la monnaie du peuple, avance à marche forcée.

Bien que non convertible sur le marché des changes, avec un cours pivot fixé quotidiennement par la banque centrale de Chine, le yuan a réussi à devenir la treizième devise de paiement dans le monde en janvier dernier, selon la plate-forme d’échanges financiers SWIFT,  devant le rouble russe.

Le yuan figurait encore à la vingtième place en janvier 2012, représentant 0,25 % des transactions internationales. Il pèse aujourd’hui 0,63 % des échanges,  à comparer avec 1,02 % pour le dollar de Hongkong et 1,05 % pour le dollar de Singapour.

C’est certes encore très loin de l’euro (40,17 % de transactions) et du dollar américain (33,48 %), mais l’explosion de la monnaie chinoise est spectaculaire. Les paiements effectués en yuans ont en effet bondi en un an de 171 % dans le monde. Rien qu’en janvier, ils ont progressé de 24 % par rapport au même mois de l’an dernier, contre une hausse moyenne de 13 % pour les autres monnaies. À Singapour, les scores sont encore meilleurs, avec une hausse de 123 % sur un an.

Philippe Simonnot : qu’est-ce que la monnaie ? (France Culture)

Philippe Simonnot, né en 1941, est un économiste et un ancien journaliste français. Docteur en sciences économiques à l’université de Paris X et de Versailles, il est l’auteur de nombreux ouvrages d’économie.
Son dernier livre : La monnaie histoire d’une imposture

crédit photo : France Culture
crédit photo : France Culture

Philippe Simonnot était aussi l’invité d’Henri de Lesquen sur Radio Courtoisie. Émission très intéressante, même si on peut regretter les interventions polluantes de son animateur. À écouter ici

Bonne nouvelle : un peu partout en Europe, des monnaies locales apparaissent . (audio)

À Naples, la municipalité a annoncé  la création du Napo pour épauler l’euro. En Grèce, quelques villes se servent d’une monnaie alternative pour aider les habitants à affronter le saccage organisé par la troïka. En France les monnaies complémentaires se multiplient : la mesure à Romans Bourg de Péage, La Commune à Roanne, le sol violette à Toulouse, à Aubenas c’est la bogue, ou bien le Déodat en Lorraine. Le site internet, Monnaies locale complémentaire  recense l’ensemble de ces monnaies et tente de mutualiser les expériences qui sont en cours un peu partout dans l’hexagone.

Présentation su Sol Violette par Jean-Paul Pla, Conseiller Municipal délégué à l’économie sociale et solidaire de la ville de Toulouse.

durée : 9mn

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Ces initiatives  sont un retour aux sources de la création monétaire. En effet, ce n’est que depuis le XIXe siècle que nous vivons dans un régime de monnaie étatique unique.Du coup on imagine qu’aucune autre monnaie ne peut circuler sur un même territoire.  C’est une erreur historique et économique majeure.

Depuis les premières civilisations, nous vivons dans des systèmes monétaires diversifiés, et c’est seulement à l’occasion de la mise en place de l’étalon or « strict », qu’ils prirent fin. L’idée de remettre en circulation des monnaies complémentaires est une idée libérale défendue par Hayek dans son livre « Denationalisation of Money » (lire à sujet l’intervention de l’économiste libéral  Gérard Dréan à l’institut Turgot) . Il y voyait la possibilité pour le peuple de retrouver une autonomie face à la suprématie des États. Ironie de l’histoire, ce sont souvent des anti-libéraux qui reprennent aujourd’hui l’idée des monnaies locales complémentaires.

Toutefois pour que ces systèmes monétaires alternatifs soient  efficients,  il faudrait que les états reviennent à leurs monnaies nationales,  tout en maintenant l’euro comme monnaie commune. L’objectif étant de créer une concurrence monétaire comme le préconise l’économiste libéral conservateur, Philippe Herlin.

Ancien membre du Front National, Philippe Herlin est aujourd’hui à l’UMP où il défend une ligne libérale conservatrice. « Prix Spécial du jury » du 24 ième prix Turgot pour son livre « Finance, le nouveau paradigme« , il est chargé de cours au Conservatoire national des Arts et Métiers et a publié récemment un ouvrage « Repenser l’économie » dans lequel il évalue l’hypothèse de monnaies complémentaires à l’Euro et il y défend aussi l’or.

Une monnaie complémentaire, ou locale, est une monnaie gérée par une association qui circule dans une zone géographique donnée. Chaque particulier ou commerçant est libre d’y adhérer et de l’utiliser « en complément » de la monnaie officielle. Il n’a aucun caractère obligatoire, il faut que l’acheteur et le vendeur souhaitent l’utiliser, la monnaie officielle garde sa prééminence. Elle ne verse aucun intérêt, elle est donc destinée à la circulation et non pas à la thésaurisation. Son cours peut être relié à la monnaie officielle, ou à des biens réels (le WAT au Japon, qui vaut 1 kWh d’électricité produit par des énergies renouvelables).

Ces monnaies permettent de réaliser des transactions qui ne se feraient pas dans la monnaie officielle. Elles favorisent la fixation et la relocalisation de l’activité économique. Elles apportent – on le mesure – un surcroît d’activité et de pouvoir d’achat, ainsi qu’une plus grande résilience du système financier dans son entier (un système monétaire diversifié « amortit » les crises financières). Ces monnaies connaissent Continuer la lecture de Bonne nouvelle : un peu partout en Europe, des monnaies locales apparaissent . (audio)

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Suède : L’État souverain se met au régime, dévalue sa monnaie et retrouve une économie prospère. (vidéo)

La Suède est le parfait contre-exemple du discours de propagande qui affirme qu’un petit pays ne peut pas s’en sortir tous seul dans la compétition mondiale.

Ce pays, qui compte à peine 9 millions d’habitants, a fait le choix de refuser l’euro. Et alors que nous empilons les plans d’austérité et que nous nous apprêtons à perdre notre souveraineté budgétaire, l’État Suédois a dévalué librement sa monnaie de 20%. Une décision qui a relancé ses exportations et rétabli sa balance commerciale.
Dans le même temps, le gouvernement a fait maigrir le mammouth de la fonction publique, reclassé intelligemment ses effectifs et supprimé un grand nombre de subvention versées à des associations inutiles. (1)

Résultat de l’opération : le retour à une économie saine et prospère.(2)

Ça ressemble au programme d’un rassemblement patriote comme nous en rêvons… mais c’est malheurusement à milles lieues de l’horizon que s’est fixé notre gouvernement normal.

 

 


(1) Ces sacrifices sont possibles parce que l’État a su conserver sa souveraineté monétaire. Ce n’est d’ailleurs pas ce point qui intéresse le journaliste. Il semble plus séduit par la réduction du nombre d’hôpitaux et la mise en place d’une école à la carte soumise à la concurrence. Des décisions que je trouvent personnellement dangereuses. Mais nous sommes entrés dans une ère de propagande, alors le journaliste nous sert la vision libérale de l’oligarchie qui vise à préparer la population au tour de vis de l’austérité.

(2) Voir aussi: Pendant ce temps, en Suède, on baisse les impôts des retraités