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Le tueur Norvégien: un jihadiste anti-jihadiste (1re partie)

Cet article est le premier d’une série qui vise à analyser les motivations du tueur et les retombées des assassinats d’Oslo. Ces articles sont écris par Radu Stoenescu pour Riposte Laïque

Le massacre de près d’une centaine de jeunes Norvégiens par un tueur froid et méthodique, qui vient de s’en déclarer « responsable, mais pas coupable », est un acte qui ne cessera pas de sitôt d’interroger nos consciences. Qu’il cite Georgina Dufoix sans la connaître n’est que le moindre des mystères. Je suis révulsé par l’attitude de certains militants islamo-vigilants qui veulent voir dans son acte la manifestation d’un quelconque patriotisme, d’un attachement au christianisme d’une abnégation admirable, et comme le signal d’une révolution conservatrice censée sauver l’Europe du chaos et de la dhimmitude. Il faut le dire clairement et sans ambages : Anders Behring Breivik est un assassin qui a échafaudé un délire intégrant des éléments de discours islamo-vigilants, des critiques du politiquement correct et du multiculturalisme, ainsi qu’une bouillie pseudo-catholique essentiellement centrée autour des Templiers et des Indulgences, afin de justifier son passage à l’acte. C’est ce qui ressort clairement du “manifeste-journal” de 1500 pages qu’il a posté en ligne quelques heures avant son crime. (1)

C’est parce qu’ils ont vite compulsé cet écrit fleuve, que les journalistes l’ont présenté à la fois comme un franc-maçon (s’y trouve une photo d’Anders avec un tablier de l’Ordre), un chrétien fondamentaliste (il prétend être une sorte de néo-Templier), un islamophobe (700 pages sont consacrées à l’islam et à son emprise sur l’Europe) et un extrémiste de droite (200 pages dédiées au « marxisme culturel » ou « multiculturalisme »). Il ne fait cependant aucun appel aux théories racistes et dénonce les nazis, dont l’admiration pour l’islam est soulignée.

Son écrit se déploie en trois mouvements : les « marxistes culturels » nous ont mentis et trahis, l’Europe est en feu à cause de l’immigration musulmane qu’ils ont facilitée et encouragée, donc il faut lancer une guerre préventive de « salut continental », pour réinstaurer un ordre patriarcal, chevaleresque et conservateur, une sorte de Chrétienté rêvée, sortie tout droit d’un scénario de jeu vidéo (Breivik jouait beaucoup à World of Warcraft « hardcore raiding » pendant qu’il écrivait son opus et il s’est entraîné pour sa tuerie avec Modern Warfare 2, qu’il appelle « peut-être le meilleur simulateur militaire disponible. »)

Il y aurait beaucoup à dire sur cette littérature, faite de copié-collés de sites internet et de réflexions personnelles, qui sont d’une probité souvent glaçante. A la première lecture, et ne cessant jamais de mettre en rapport son écrit avec ses actes, Breivik m’a rappelé le personnage de John Doe, du film Se7en de David Fincher. Plus particulièrement, il faut revoir la dernière scène (2) où le criminel joué par Kevin Spacey explique ses motivations et l’emploi de la cruauté : « Si tu veux que les gens t’écoutent, tu ne peux plus leur donner simplement une tape sur l’épaule, tu dois les frapper avec un marteau de forgeron. Et ensuite tu verras qu’ils t’accorderont une attention totale. » De même Breivik écrit « Une fois que tu as décidé de frapper, il vaut mieux en tuer trop que pas assez, sinon tu risques de réduire l’impact idéologique souhaité lors de la frappe. Explique ce que tu as fait (dans une annonce distribuée avant l’opération) et assure-toi que tout le monde a compris que nous, les Européens libres, allons frapper et frapper encore. » (p.847)

Aussi faut-il comprendre sa tuerie dans une perspective double : dans son esprit, il s’agissait moins de décimer la jeune génération de « marxistes culturels » que de faire la publicité de l’idéologie justificatrice de son geste, à laquelle il espère rallier le plus d’ « Européens libres ». Le terrifiant John Doe de Se7en déclarait : « Le problème, c’est que nous voyons un péché capital à tous les coins de rue, et que nous le tolérons. Mais cela va changer. Je donne l’exemple. Et ce que j’ai fait sera reconstitué, étudié et imité. » C’est aussi l’espoir pas si secret de Breivik qui écrit « Je saurais toujours que je suis peut-être le plus grand champion du conservatisme culturel que l’Europe ait connu depuis 1950. Je suis un des nombreux destructeurs du marxisme culturel et comme tel un héros de l’Europe, un sauveur de notre peuple, et de la Chrétienté européenne en même temps. Un exemple parfait qui devrait être copié, applaudi et célébré. Le Chevalier Parfait que j’ai toujours voulu être. Un Chevalier Justicier est un destructeur du multiculturalisme, et comme tel, un destructeur du mal, et un porteur de lumière. » (p.1436) On remarquera que même John Doe ne se prétendait pas si spécial, mais se considérait lui-même comme un pécheur dévoré par l’envie, qui méritait pour cela une punition capitale. Breivik n’a pas de telles modesties déplacées.

Justement parce que son geste vise principalement à rendre public le délire qui le pousse à faire ce geste, et à en propager la mythologie, que son acte est l’acte d’un dérangé. C’est la circularité du raisonnement qui manifeste son caractère pathologique. Breivik souhaite principalement que d’autres le rejoignent dans son rêve, qu’ils se loggent avec lui pour jouer en ligne au même jeu de massacre. Un authentique acte de résistance n’a jamais eu à être simultanément un acte de rééducation mentale de ceux qui en apprenaient l’existence. Quand les FFI faisaient sauter un train allemand, ils n’avaient pas besoin de se fendre d’un écrit de 1500 pages pour expliquer aux autres Français les motivations de leur acte.

Breivik a parfois des moments de doute, mais il se reprend très vite. Il raconte une soirée avec des potes, lors de laquelle il parla à une amie de sa « carrière d’écrivain ». « Je lui ai dit que je ne prévoyais pas de vendre le livre, mais plutôt de le distribuer librement afin de propager notre cause auprès d’une audience plus étendue. Christine m’a dit qu’elle croyait que j’étais idéaliste, ce qui est bien sûr vrai, mais je vis effectivement mon rêve. Je ne voulais pas discuter de ce point en particulier, car je ne voulais pas avoir l’air d’un petit merdeux ni dévoiler ma couverture, cependant cela m’a fait réfléchir. Sommes-nous, les conservateurs réactionnaires révolutionnaires vraiment en train de vivre notre rêve ou sommes-nous en train de faire un sacrifice ? Pour être honnête, si j’avais l’impression que d’autres personnes que moi pourraient faire le travail, je ne ferais pas ce que je fais, je peux vous le garantir. Je ne veux pas faire ce que je fais, je me concentrerais bien plutôt sur le fait de fonder une famille et sur ma carrière. Mais je ne peux pas le faire tant que j’ai l’impression d’être une personne piégée à bord d’un vaisseau spatial en feu avec aucun endroit où aller. Si tu vois ton vaisseau en feu, tu ne fais pas comme si tu l’ignorais et tu ne commences pas à te faire cuire des pâtes, non ? Tu éteins le feu, même si tu mets en danger ta vie. Tu n’aimes pas éteindre le feu, mais c’est ton devoir envers toi-même et les camarades de ton équipage. Et imaginons que tes camarades ont été infectés par un virus rare qui détruit leur bon sens, et qu’ils essaient de t’empêcher d’éteindre le feu. Tu ne peux pas te permettre d’être arrêté par aucun d’entre eux car cela conduirait à votre mort à tous. Tu feras tout ce que tu peux pour éteindre ce feu en dépit du fait qu’ils essaient de t’en empêcher. N’importe quoi d’autre serait illogique. Mais te sacrifier pour d’autres qui peut-être te détestent pour cela ne doit pas être nécessairement une expérience misérable. Après tout, nous avons la vérité et la logique de notre côté et nous apprendrons à trouver des récompenses et du réconfort dans nos actes. Après tout, quelques fois être sans pitié c’est la chose la plus miséricordieuse que tu peux faire. » (p.1419, c’est moi qui souligne)

Ce passage est capital, car comme le disait un vrai chrétien, « Le fou n’est pas l’homme qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu, excepté la raison. » (G.K. Chesterton, Orthodoxie). Breivik sait très bien que l’obstacle principal à sa logique, c’est la miséricorde. Il a montré par ses actes qu’il a su la vaincre, car il s’est soumis à sa logique meurtrière jusqu’au bout. En cela, sa pensée s’apparente à celle des totalitarismes, comme tout connaisseur d’Hannah Arendt peut l’identifier immédiatement. (3)

Le manifeste de Breivik se voulait une sorte de « Grand récit », du même genre que le mythe de la grève générale dans le communisme, ou le « roman national » français. Il l’écrit lui-même : « Le but de cette approche littéraire fictionnelle est de contribuer à créer un nouveau type de style innovant d’écriture. En définissant, d’une manière détaillé et horrible un scénario de fiction, le lecteur sera choqué à cause de – espérons-le – la vraisemblance et le détail minutieux de ces élaborations. On doit noter que l’auteur, en tant que passionné de science-fiction, souhaitait apporter et créer un style totalement nouveau d’écriture qui ait le pouvoir de choquer le lecteur avec une intrigue de fiction incroyablement crédible. » (p.777) Bref, Breivik a écrit le mythe que son action meurtrière a voulu rendre « incroyablement crédible ».

Son grand récit est structuré comme tout mythe avec un paradis (la future Europe chrétienne, façon World of Warcraft), un chaos (l’actuelle Europe multiculturelle), un diable (l’islam), un traître (le multiculturalisme), un héros (le chevalier néo-Templier), c’est-à-dire Breivik lui-même. Tout comme les nazis pensaient avoir identifié la source de la décadence de l’Europe dans les juifs, comme les communistes dans les bourgeois, le tueur norvégien a trouvé ses boucs émissaires : les multiculturalistes. Les musulmans n’arrivent qu’en second lieu, somme toute, ils ne seraient pas coupables, ils ne seraient que ce qu’ils sont, et ne feraient que ce que leur nature culturelle les détermine à faire. Breivik a suivi jusqu’au bout sa logique sacrificielle, et a mis à mort ceux qu’il avait prédéfini comme coupables ontologiquement.

Et c’est ainsi que le mythe qu’il voulait revivifiant pour la conscience européenne, et sur l’élaboration duquel il avait travaillé énormément plus que pour planifier ses actions terroristes, est mort à sa naissance, car « les grands récits meurent de la prise de conscience de la violence qu’ils ont cautionnée ». (4) Le Norvégien a tué lui-même son mythe en perpétrant les assassinats d’Oslo, qui se voulaient son baptême sanglant. Breivik a déshonoré l’islamophobie, comme Geert Wilders l’a affirmé sans hésitations : « Que le combat contre l’islamisation puisse être dévoyé par un psychopathe d’une manière aussi violente est dégoûtant et c’est une claque pour le mouvement anti-islamiste mondial. » (5)

Rien de plus stupide, de plus contre-productif pour le combat contre le fanatisme musulman que de se transformer en son double mimétique, en son jumeau monstrueux. Le mal, cela a toujours été et sera la violence. Perpétrer un massacre inouï contre des jeunes, dont certains n’avaient pas treize ans, afin d’attirer la sympathie du peuple Norvégien ou Européen pour son combat est une idée d’une bêtise dont, pour paraphraser Orwell, seul un homme pourvu d’une « psyché aussi puissante » (p.1436 du « manifeste ») que celle Breivik était capable. Créer des martyrs, voilà ce qui ne peut que renforcer le parti de ceux que l’on combat. Quelle aubaine pour les partisans du multiculturalisme, quel formidable cadeau monstrueux que ces cadavres autour desquels communier et s’unir ! « Ne jamais faire de martyrs » devrait être un impératif auquel un militant de n’importe quelle cause devrait obéir si ce n’est par humanisme – je sais que ceux qui singent les chevaliers n’ont que mépris pour cette faiblesse – du moins par stratégie de combat – ce dont ils raffolent et discutent sans cesse.

Breivik incarne une folie symétrique à la folie de jihadistes, mais qui n’est pas nouvelle. Car la « guerre sainte » à laquelle il fait référence, les Croisades du Moyen-âge, dont il rêve, étaient déjà à l’époque des réponses mimétiques au jihad musulman, et comme telles des trahisons du christianisme, qui avait défendu jusqu’alors la non-violence. S’engouffrer dans cette mimésis et dans une montée aux extrêmes des fanatismes n’est pas une résistance au fanatisme, mais son exacte réussite. Il nous faut répliquer autrement, et jamais devenir identiques à nos ennemis.

(Dans le prochain article, j’analyserai minutieusement pourquoi Breivik a copié son idéologie sur celle des kamikazes musulmans, et en quoi elle est complètement dévoyée en considérant que le multiculturalisme est responsable de tous les maux en Europe.)

(1) On peut le trouver ici http://www.docstoc.com/docs/86567544/2083-AEuropeanDeclarationofIndependence

(2) http://www.youtube.com/watch?v=RynY9EK_i7E&feature=related

(3) « Un argument que Hitler comme Staline affectionnaient particulièrement, est celui-ci : vous ne pouvez poser A sans poser B et C et ainsi de suite, jusqu’à la fin de l’alphabet du meurtre. C’est ici que la puissance contraignante de la logique semble avoir sa source, elle naît de notre peur de nous contredire nous-mêmes. » Le système totalitaire, Ed. Seuil, Point essais, p.222

(4) Camille Tarot, Le symbolique et le sacré, Ed. La découverte, p.674

(5) http://www.expatica.com/nl/news/dutch-news/dutch-right-wing-lawmaker-slams-norway-massacre-suspect_165618.html

Norvège : “je ne laisserai pas mes enfants grandir dans un tel environnement” + Vidéos

A l’occasion du massacre perpétré par le Jobard d’Oslo, les commentateurs assermentés des média-menteurs ont essayé de faire croire à l’opinion française que la Norvège n’est pas un pays d’immigration. C’est ainsi que nous avons surpris le professeur à l’Université de Toulouse 2 et pseudo-expert en terrorisme Mathieu Guidère, dire des contre-vérités un peu partout dans les média et déclarer un gros mensonge au Figaro:

« La Norvège est un cas d’école. On pouvait imaginer ce type d’attentat un peu partout en Europe sauf en Norvège. Ce pays jouit d’une rente pétrolière considérable, il y a très peu d’immigration, un taux de chômage très bas, un système de protection sociale excellent, le niveau de vie est élevé »

Sauf que voilà: même dans libération, pourtant véritable pravda de la gauche bien-pensante, on est bien obligé de reconnaitre que la Norvège connait un taux d’immigration important depuis plus de trente ans:

Libération : Au 1er janvier 2009, les personnes d’origine immigrée (au moins un parent né à l’étranger) représentaient 15,3% de la population, dont près de la moitié étaient des non-occidentaux. Cette population est principalement concentrée dans quelques régions, notamment à Oslo (34% de la population de la capitale). L’homogénéité ethnique et culturelle qui a caractérisé historiquement la Norvège et qui est, dans une large mesure, à l’origine d’une société fondée sur la cohésion sociale, paraît aujourd’hui remise en question. C’est donc un changement fondamental.

Après avoir essayé de mettre sur le dos des partis populistes le crime du Jobard d’Oslo , le Figaro s’est finalement intéressé à la situation des Norvégiens et à ce qu’ils pensent de l’immigration. Voilà ce que l’on apprend:

« Plus de la moitié des Norvégiens estime que la politique d’intégration fonctionne «assez ou très mal…. Le nombre de Norvégiens issus de l’immigration a doublé en quinze ans. … À Oslo, le prénom le plus donné en 2010 a été Mohammed… «Les exigences (des musulmans) arrivent les unes après les autres : nourriture halal en prison, jours fériés religieux, cours de gym séparés, tempêtait, lors des dernières législatives, en 2009, Siv Jensen, la blonde présidente du Parti du progrès. Nous ne l’accepterons pas, car ce n’est pas de l’intégration. C’est autoriser certains groupes, des minorités, à décider de l’évolution de la société norvégienne.»

Alors quand on écoute les calembredaines du professeur à l’Université de Toulouse 2 Mathieu Guidère, on se dit qu’il n’a pas dû voir beaucoup de Norvégien tout au long de sa carrière universitaire. Linguiste et arabisant brillant, Guidière ne devrait pas s’improviser politologue, et voyager plus en Europe.
Avant de continuer à répandre ses tromperies dans les média, on conseillera donc à notre grand savant de lire l’article qui suit parut le 24 mars 2011 dans le grand journal Norvégien, Aftenposten et de jeter un coup d’oeil sur les deux vidéos en fin d’article. Cela lui évitera de passer pour un gros nul devant ses élèves à la rentrée.

Norvège : “je ne laisserai pas mes enfants grandir dans un tel environnement”, Patrick Aserud fuit Oslo

Il est bien décidé. Après une vie de tolérance des différences à Oslo, ces dernières années Patrick Åserud a été effrayé au point de partir. Cet été, il va s’installer hors de la ville avec sa femme et sa fille qui est à la maternelle.

Il quitte une localité qu’il croit être sur le point de craquer à cause de l’intégration qui a échoué.

Histoires dérangeantes

« C’est dur d’être norvégien “de souche” à Groruddalen (vallée de Grorud, en periphérie Est d’Oslo). À cause des gros problèmes de langue, ainsi qu’une pression pour s’adapter à des normes, un mode de vie et une manière totalement étrangers à nous, occidentaux. » dit Åserud.

« Il existe des écoles maternelles où presque aucun enfant n’a des parents qui parlent le norvégien, et des écoles où les enfants sont menacés par des coups quand ils apportent du salami dans leurs sandwichs. »
« Les filles sont victimes d’intimidations parce qu’elles sont blondes, et doivent teindre leurs cheveux en noir pour s’adapter. Il n’est pas acceptable d’être gay à l’école, ni athée et certainement pas d’être Juif. Les trois dernières années en particulier ont été effrayantes, de voir et d’entendre ce qui se passe » explique Åserud.

Une majorité de parents d’élèves ont besoin d’un interprète

Il a dit qu’à son travail au centre de garderie, où il est éducateur depuis 15 ans, il remarque une diminution du nombre de Norvégiens au profit des minorités ethniques.
« Pour 10 parents sur 18, nous avons besoin d’un interprète. Quel genre d’avenir pouvez-vous vraiment offrir [aux enfants] dans ces conditions et comment créer un bon environnement de travail ? » demande Åserud pour la forme.

Des milliers ont quitté la vallée

Il a l’impression que c’est lui et sa famille qui doivent s’intégrer, telle une minorité dans leur propre pays.
« J’ai été positif et optimiste par le passé. Mais les limites sont atteintes quand on a une majorité qui ne parle pas norvégien. Nous sommes nombreux à ressentir cela fortement, quelle que soit la couleur de notre peau. Une famille indienne n’a pas plus envie que moi de vivre comme des musulmans parce qu’ils sont bruns de peau. »

– «Beaucoup de gens vont probablement penser que vous êtes trop sensible ou déphasé par rapport à la nouvelle Norvège? »

– «Si c’est le cas, il y a beaucoup de personnes qui sont trop sensibles comme moi. Le fait est que les gens déménagent d’ici. Ils le font en raison d’expériences concrètes qu’ils ont vécues » répond Åserud.

Les chiffres des statistiques norvègiennes le confirment. Il y a maintenant 3000 Norvégiens d’origine de moins à Groruddalen qu’il y a seulement deux ans. Le dépeuplement se produit plus rapidement qu’avant, mais sur une longue période les chiffres parlent clairement: Groruddalen a perdu 20.000 Norvégiens “de souche” au cours des 15 dernières années, malgré la croissance démographique. La part de norvégiens “de souche” a baissé de 82 à 56 pour cent en 15 ans.

Craintes que ça devienne Malmo (en Suède)

Et cette année Åserud fera partie des statistiques. Il emmène sa famille à Hamar.
– « Nous ne connaissons personne là-bas, mais nous n’avons pas les moyens pour une maison à Høybråten, Røa ou d’autres endroits où on ne se sent pas étranger » explique Åserud.

Pas de recette pour inverser la situation.

– « C’est difficile à dire. Je crains que cela devienne comme Rosengård (banlieue de Malmö). Il y a des tirs dans la rue en moyenne une fois par semaine. Je veux le meilleur pour ma ville, mais je ne pense que je puisse porter tout le poids de l’intégration sur mes épaules », a déclaré Åserud.

Dans la rue à Oslo:

Oslo : Tous les viols sont-ils commis par des hommes d’origine étrangère ?

« A Oslo, tous les viols commis l’année dernière l’ont été par des hommes d’origine non-occidentale. C’est la conclusion d’un rapport de police publié aujourd’hui. »

La Norvège piégée par son consensus


Cet article date du 02 décembre 2009, soit 9 mois avant le massacre du Jobard d’Oslo. C’est un éclairage lucide sur la façon dont le débat politique au sein de nos démocraties du consensus se trouve fortement censurer par le politiquement correct.
Pour ANDRÉ GRJEBINE, Directeur de recherche à Sciences-Po, c’est ce terrorisme intellectuel qui est à l’origine de la montée de ce qu’il désigne comme des mouvements populistes.
On espére que notre gauche morale et inquisitrice, qui déverse depuis quelques jours des accusations fétides, en tire les leçons qui s’imposent… on peut toujours rêver.

Dès lors que le politiquement correct empêche les partis traditionnels d’aborder clairement des questions qui inquiètent l’opinion – telle l’immigration ou les insuffisances de l’Etat-providence malgré les revenus pétroliers -, ils laissent le champ libre à des mouvements extérieurs au système politique traditionnel.

La Norvège est généralement connue comme un pays où prévalent la cohésion sociale et le consensus autour de valeurs telles que la solidarité et le refus de l’exclusion. Pourtant, lors des dernières élections législatives, un parti populiste, sinon d’extrême droite, le Parti du progrès, y a obtenu 22,9% des suffrages, ce qui en fait le deuxième parti norvégien, et ceci pour la deuxième fois consécutive. Ne faut-il pas attribuer ce résultat précisément à ce qui devait prémunir la Norvège contre toute poussée extrémiste : la constante préoccupation, non seulement des principaux acteurs politiques, mais de la société, d’éviter à tout prix les conflits ouverts, qu’ils soient publics ou privés ?

Comme de nombreux ouvrages et films scandinaves le suggèrent, le revers d’une recherche systématique du consensus se trouve dans la crainte d’une marginalisation éprouvée par celui tenté d’exprimer des opinions contraires à ce que la majorité considère comme «moralement acceptable». Dès lors que le politiquement correct empêche les partis traditionnels d’aborder clairement des questions qui inquiètent l’opinion – telle l’immigration ou les insuffisances de l’Etat-providence malgré les revenus pétroliers -, ils laissent le champ libre à des mouvements extérieurs au système politique traditionnel.

On peut transposer à la Norvège l’explication de ce paradoxe que deux sociologues, Paul Sniderman et Louk Hagendoorn, avancent pour le cas assez comparable des Pays-Bas : la pression conformiste conduit à une divergence croissante entre les préférences privées (et de facto inexprimables) et les préférences exprimées publiquement. Cette divergence ne cesse de s’élargir… jusqu’à devenir insoutenable. D’où des «crises» de colère, sinon de révolte contre le système politique constitué, dont le vote pour le Parti du progrès n’est qu’un premier symptôme.

Dans la même optique, toute critique du multiculturalisme tend à être assimilée à du racisme. Ce relativisme culturel a d’autant plus imprégné les esprits qu’il se concilie aisément avec la foi des Norvégiens dans leur modèle de société et la fierté qu’il leur inspire.

L’immigration en constitue une remarquable illustration. La Norvège a longtemps été un pays d’émigration vers les Etats-Unis, dans lequel l’immigration était inexistante. En 1970 encore, le nombre d’immigrés était négligeable. Au 1er janvier 2009, les personnes d’origine immigrée (au moins un parent né à l’étranger) représentaient 15,3% de la population, dont près de la moitié étaient des non-occidentaux. Cette population est principalement concentrée dans quelques régions, notamment à Oslo (34% de la population de la capitale). L’homogénéité ethnique et culturelle qui a caractérisé historiquement la Norvège et qui est, dans une large mesure, à l’origine d’une société fondée sur la cohésion sociale, paraît aujourd’hui remise en question. C’est donc un changement fondamental.

La question a pourtant été largement occultée, sous prétexte que les capacités d’intégration de la société norvégienne joueraient en faveur des immigrés comme jadis en faveur de catégories sociales menacées d’exclusion, ce qui reste à vérifier. En réalité, si l’on en croit l’éditorialiste politique d’un des principaux quotidiens d’Oslo, ses compatriotes avaient peur de leurs sentiments profonds en la matière, et il s’agissait pour les élites de la politique et de la presse d’«empêcher le génie de l’intolérance de sortir de sa boîte». Dans la même optique, toute critique du multiculturalisme tend à être assimilée à du racisme. Ce relativisme culturel a d’autant plus imprégné les esprits qu’il se concilie aisément avec la foi des Norvégiens dans leur modèle de société et la fierté qu’il leur inspire. En effet, contrairement aux Français qui se réfèrent à des principes comme la laïcité, c’est moins des valeurs que les Norvégiens mettent en avant que la force du lien social qui les unit.

Il n’est pas exclu qu’en obscurcissant les repères, ce relativisme ait amené une partie de l’électorat à considérer que, tout compte fait, voter pour le Parti du progrès n’avait rien de choquant, ni d’inacceptable. Pour avoir largement ignoré l’inquiétude suscitée par la progression rapide de l’immigration, les élites norvégiennes ont obtenu le contraire de ce qu’elles recherchaient. Entre les stéréotypes bien-pensants des uns et la démagogie des autres, la marge est étroite.

Par ANDRÉ GRJEBINE Directeur de recherche à Sciences-Po, Centre d’études et de recherches internationales.

Communautarisme contre République: une menace en trois dimensions

Un spectre hante la République : le communautarisme a fait son apparition comme catégorie répulsive du discours politique et du champ intellectuel depuis le début des années 80. Se réclamer du communautarisme, c’est, pour un politique ou un intellectuel, la certitude d’un isolement rapide (« Qui est communautariste ? »). Le consensus dominant estime le communautarisme en expansion dans la société et prétend construire des digues contre lui, en même temps que les « valeurs républicaines », ringardisées il y a peu encore, reviennent à la mode (« Nous sommes tous des républicains », pourrait-on paraphraser). D’où vient alors le paradoxe selon lequel le communautarisme, prétendument combattu par tous, serait irrésistiblement en ascension ? Pour répondre à cette interrogation, un essai de définition s’impose. Celle que je proposerai s’articulera autour de trois dimensions.

« Envie du pénal » et « Reductio ad Hitlerum »
Le communautarisme est d’abord un réflexe idéologique, inséparable de l’extension du politiquement correct dans les pays d’Europe et les Etats-Unis. Certains sujets y sont désormais retranchés des règles du débat public en raison de l’implication de « minorités » plus ou moins bien définies, dont le respect inconditionnel est tenu pour acquis. Citons en vrac : la demande d’accroissement sans limite des droits associés à l’« homoparentalité », la demande de « reconnaissance » et de « dignité » des « descendants » de l’esclavage ou de la décolonisation par le vote de lois spécifiques (dites « lois mémorielles »), la revendication de places réservées dans les domaines les plus prestigieux de la politique, de la communication ou de l’entreprise privée pour les femmes et les minorités ethniques (par des politiques dites de « discrimination positive » ou favorisant la « diversité ») ou encore la demande d’intégration des pratiques culturelles et religieuses dans les cahiers des charges du Service public (quasi-disparition de certains plats dans les cantines scolaires, par exemple).

On assiste ainsi, dans les vieilles démocraties libérales, à un rétrécissement stupéfiant de la liberté d’expression, pourchassée jusque devant les tribunaux par des associations groupusculaires, parlant le langage de l’humanisme et de la tolérance, mais d’abord mues par le souci de la censure et réclamant peines de prison et interdits professionnels pour les « mal-pensants ». L’« envie du pénal », selon l’expression de Philippe Muray, semble désormais la passion dominante de la nouvelle ploutocratie du monde associatif et militant, intégrée à la société du spectacle dans ce qu’elle a de plus méprisable et médiocre, usant de la « reductio ad hitlerum » comme d’autres, en leur temps, de l’accusation de « fascisme ».

« Victimes » d’hier, « victimes » d’aujourd’hui
Dans ce contexte idéologique délétère, on reconnaît bien entendu la vieille fascination de la gauche pour la culture de la marge ou de la minorité (avatar du léninisme ?), réflexe qui n’a fait que s’exacerber avec le mépris grandissant de l’intelligentsia de gauche pour les classes populaires autochtones, désormais assimilées à la « majorité »… dominante. Par un étonnant renversement, la cause du communautarisme remplace ainsi les « victimes » d’antan (les travailleurs, dont les caractéristiques ethniques, religieuses ou sexuelles étaient tenues pour négligeables) par les « victimes » d’aujourd’hui (immigrés, femmes, membres de minorités ethniques, religieuses ou sexuelles), au moment même où le système économique mondial relègue effectivement le monde ouvrier dans les marges (du moins en Europe et aux Etats-Unis), rompant ainsi avec la centralité de la figure ouvrière dans le système capitaliste. Cette inversion s’établit en même temps que la question sociale disparaît des écrans radar au profit de questions sociétales plus ou moins légitimes mais qui, sans conteste, ont pour effet d’éjecter la première nommée de l’agenda politique.

La carte qui gagne à tous les coups
Le communautarisme est aussi une stratégie opportuniste, pour le Narcisse en mal de reconnaissance comme pour le filou sans morale. En France, vieille nation politique individualiste, l’apparition d’entrepreneurs communautaires prétendant parler au nom de leur « communauté » d’origine peut s’expliquer aisément. Carte médiatique à coup sûr gagnante (surtout depuis que les entrepreneurs communautaires – tout en réclamant des mesures d’inspiration communautariste – parlent la langue de la République), arme de pression sur des responsables politiques mal conseillés ou simplement couards, le choix d’un positionnement communautaire permet l’acquisition de rentes de situation dans l’appareil médiatique et politique et une exposition sans commune mesure avec l’influence réelle ou la représentativité desdites associations ou des individus. Après tout, Tariq Ramadan, citoyen suisse d’origine égyptienne, n’était-il pas tenu pour un spécialiste des banlieues françaises au seul motif qu’il est musulman ? Jean-Guy Talamoni, l’un des chefs de file du nationalisme corse, n’a-t-il pas été « poussé » par le quotidien Le Monde pendant des années avant que les citoyens français de Corse ne mettent un coup d’arrêt, en juillet 2003, à la logique de séparation institutionnelle proposée alors par les autorités de la République ? Le CRAN (« Conseil Représentatif des Associations Noires » de France) ne bénéficie-t-il pas d’une médiatisation sans rapport avec ses maigres effectifs (une centaine de personnes, selon des sources internes) ? Et, suprême injure faite à la philosophie républicaine, la quasi-totalité des membres du gouvernement et de l’opposition ne prend-elle pas soin, tous les ans, de se rendre au dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), craignant de subir les foudres de responsables ne faisant pourtant guère dans la nuance dès qu’il s’agit de « repentance » ou de défense des intérêts israéliens ?

A l’école du CRIF
Il faut ici se rendre à l’évidence : c’est bien la relation institutionnelle incestueuse entre le CRIF et le monde politique français qui fournit tout à la fois la matrice que les nouvelles organisations communautaires (CRAN, CFCM – Conseil Français du Culte Musulman – oscillant perpétuellement entre son rôle cultuel et une ambition politico-communautaire, etc.) cherchent à imiter et la jurisprudence qui justifie toutes leurs audaces. Constat tragique au pays de Stanislas de Clermont-Tonnerre…

Ce sens de l’opportunité des entrepreneurs communautaires s’allie parfaitement à la première dimension de la dynamique communautariste et fournit à bon compte des solutions faciles et « médiatisables » à des élus ou responsables politiques éprouvant des difficultés réelles à proposer des politiques publiques qui emporteraient l’adhésion collective, dans une société marquée par l’anomie et l’individualisation.

Une séparation destructrice
Le communautarisme est, enfin, une réalité démographique dont il est difficile de mesurer la dangerosité. La séparation de fait des catégories populaires (Français de longue date désormais relégués dans les zones périurbaines et rurales ; immigrés récents vivant dans les banlieues intégrées aux villes-centres) introduit une nouveauté dans la France post-révolutionnaire. Elle porte en effet en germe la destruction de la pratique républicaine à la française, qui réussissait à fusionner un idéal politique élevé (la philosophie républicaine, d’inspiration libérale mais fortement teintée d’égalitarisme ; autrement dit : la tension féconde entre les principes d’inégalité et d’égalité) et une pratique anthropologique culturellement violente mais symétriquement antiraciste : l’assimilation.

On a longtemps constaté l’indifférence des Français à la race, sur une longue durée – en particulier par l’importance des mariages mixtes exogamiques, qui séparaient radicalement l’univers culturel français de l’univers culturel anglo-saxon ou allemand – mais cette particularité française se déployait à des époques d’immigration plus faible, où l’assimilation allait de soi sur le plan anthropologique (elle n’était alors pas perçue par la société française comme une violence insupportable, ou par les nouveaux venus comme un choix parmi d’autres) et où l’immigration était essentiellement masculine.

Laïcité molle
L’immigration familiale, depuis les années 1970-80, a bouleversé cet équilibre en changeant radicalement les conditions de l’immigration, déracinement désormais relatif sur les plans affectif et culturel. De plus, le rétrécissement des distances provoqué par les nouvelles technologies entraîne toute une série de conséquences sur les plans culturel et intime, qui se mesurent par exemple par l’importance des mariages conclus avec des hommes ou des femmes du village d’origine. L’affaissement des normes du pays d’accueil – induit mécaniquement par la concentration des populations immigrées et leur constitution en majorités relatives dans leurs quartiers d’habitation – implique la prise en compte, par un Etat républicain mal préparé, de multiples aménagements à caractère ethnique ou religieux, en contradiction avec le principe de laïcité d’une part, mais aussi avec le réflexe national de mise à l’écart de la religion dès lors qu’il s’agit de la sphère publique (réflexe touchant indistinctement les religions catholique, protestante et juive).

Une insécurité devenue culturelle

Cela fournit l’une des dimensions d’une insécurité culturelle ressentie de manière particulièrement violente par les catégories populaires des Français de longue date, dominées sur le plan économique, méprisées par la culture des classes dominantes et, désormais…


Une tribune de Julien Landfried, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), auteur de Contre le communautarisme (Editions Armand Colin, 2007), parue dans le Journal Après-demain n°17 (« La République en danger », janvier 2011)

Le PS et SOS Racisme mène des opérations de propagande avec l’argent du contribuable. (vidéo)

Le concert du 14 Juillet de Paris a été concédé à l’officine de propagande du PS, SOS Racisme.
Cette grande aubade pour l’égalité aura couté pas moins de 230 000 euros aux contribuables parisiens. (1)
L’objectif de cette sérénade de la bien-pensance est de s’opposer au retour de la bé-bête immonde (2). Pour ce faire, SOS racisme avait invité une palanquée de ménestrels capables de transformer un troupeau de pacifistes dépressifs en guérilleros sanguinaires: Yannick Noah, Benabar, Kassav’, Nèg’Marrons, Abd Al Malik, Idir… tous des maquisards du bien, des rebelles de la bonne cause, des franc-tireurs de la tolérance et de l’amour de l’Autre.

Les parisiens les plus mélomanes ont cependant échappé au pire, ils auraient pu subir les aboiements affectés du chanteur Cali. Heureusement pour eux, l’ âne bâté de Perpignan a été choisi par la municipalité PS de Toulouse pour braire à tue-tête sur les allées Jean Jaurès.
Ce concert de SOS racisme marque le retour aux bonnes vieilles méthodes de manipulation que la gauche finance sans gène avec les impôts des travailleurs français.
Une intoxication pour gogo qui n’est pas pour déplaire au gesticulateur payé pour ne rien dire Claude Askolovitch… cela doit lui rappeler des souvenirs de jeunesse ! (3)

Il faudra bien qu’un jour ou l’autre ces mascarades dispendieuses cessent, et qu’il soit interdit aux élus de se servir de l’argent du contribuable pour mener des opérations de propagande et de manipulation des masses.

Jérôme Cortier

(1) Rappelons qu’en 2009, derniers chiffres connus, SOS Racisme percevait, pour fonctionner, 904 596 euros de subventions publiques et …. 18 669 euros de cotisations de ses membres !!!
Le PS dépense sans compter quand il s’agit de ses potes. C’est normal c’est contre le racisme.

(2) Pour promouvoir sa soirée de malfaisance, Dominique Sopo, président fonctionnarisé de SOS Racisme et fouquier-Tinville à ses heures perdues, s’est répandu dans les média. Sur le site Bondit Blog, il déclare:
– Le but est de promouvoir le principe d’égalité en ce jour particulier qu’est le 14 Juillet. Il s’agit aussi de rendre à cette partie de la devise républicaine toute son importance. Depuis des mois, les attaques contre le principe d’égalité se multiplient, que ce soit contre les jeunes, les immigrés, les femmes ou encore les homosexuels. Des personnalités prêtent leur voix à ces attaques mais ils sont bien loin de représenter le peuple. La France ce n’est pas eux, c’est nous.

De qui parlez-vous ?

Eric Zemmour ou Marine Le Pen, par exemple. Cette dernière semble un peu trop, à mon goût, donner le ton des derniers débats politiques. En plus des propos qu’ils tiennent sur l’immigration ou les jeunes de banlieues, ces personnes semblent affirmer que ceux qui, comme nous, défendent cette valeur d’égalité sont une minorité. Ils seraient, selon leurs discours, les porte-drapeaux d’une majorité qui en auraient assez des valeurs que nous prônons. C’est bien sûr complètement faux. […]

(3)

Concert gratuit pour l'égalité

par Europe1fr

De Thilo Sarrazin et de l’immigration en Allemagne (vidéo)

Thilo Sarrazin (né le 12 février 1945 à Gera, Allemagne) est un politicien socialiste (SPD), économiste et banquier allemand. Il était membre du directoire de la Deutsche Bundesbank depuis le 1er mai 2009. Il a quitté le directoire de la Deutsche Bundesbank le 1er octobre 2010, révoqué après le tollé déclenché par la parution d’un ouvrage critique sur l’immigration et les musulmans.

Son livre « Deutschland schafft sich ab »(L’Allemagne court à sa perte) est le livre politique le plus vendu de la décennie en Allemagne.

Un peu partout en Europe, les conséquences d’une immigration incontrôlée inquiètent les peuples.
Et comme on peut le constater dans ce reportage de la télévision allemande ARD, les questions que soulèvent le multiculturalisme et toutes ses dérives sont loin d’être négligeables. Certaines informations de ce document vidéo font échos aux propos tenus par Malika Sorel (1):

(1) Interview de Malika Sorel: Immigration/intégration, le langage de la vérité (vidéo)

Voir aussi: David Cameron : Non au multiculturalisme, Oui à la britishness (britannicité)

Langue maternelle arabe exigée : un nouveau critère de Pôle emploi (+Audio)

Un article de Novopress. Site proche des identitaires. On voit bien comment la lutte contre les discriminations est à géométrie variable en France…. Ecoutez le son avec la conseillère de Pôle emploi….le communautarisme grignote, grignote, grignote…

24/06/2011 – 12h30 GUINGAMP (NOVOpress) – Pôle emploi aime les musulmans et le fait savoir. Dans une annonce actualisée le 16 juin 2011 (numéro de l’annonce : 838148C), Pôle emploi recherchait un sacrificateur destiné à faire le contrôle de l’abattage halal dans des abattoirs du secteur de Guingamp (Côtes d’Armor). Entre abattage halal et discrimination, il n y a qu’un pas, puisque l’annonce était destinée à un locuteur “de langue arabe maternelle”. Autant dire que non seulement pour pouvoir postuler à cette annonce d’emploi dans un abattoir breton, il fallait parler arabe, mais être également arabe par le sang, ce qui relève de la discrimination pure et simple émanant d’un organisme au service de TOUS les Français.

Pour aller plus loin dans l’enquête, des lecteurs ont d’abord appelé Pôle emploi (entretien ci-dessous), puis postulé à cette offre d’emploi en rentrant les critères exigés. Les coordonnées de l’employeur qui nous ont été renvoyées sont celles de l’ARGML, l(‘Association rituelle de la grande mosquée de Lyon). (argml@mosquee-lyon.org, 04 78 76 00 23).

Cette affaire permet de dévoiler au grand jour le développement de l’abattage halal sur tout le territoire, mais également les pratiques de Pôle emploi, qui accepte désormais que des employeurs, pourtant installés sur le territoire français, réclament l’arabe, et dans d’autres cas le chinois (mandarin), pour des métiers qui n’ont rien “d’international”.

Reste à savoir si des associations comme SOS Racisme ou le MRAP se pencheront sur cette discrimination organisée par Pôle emploi.

Suite à notre enquête, l’annonce a bizarrement été suspendue. Affaire à suivre …

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Voir la suite sur NOVOPRESS

Diversité et métissage : un mariage forcé

Pour les amateurs de formules creuses, la France de l’avenir ne peut qu’être un mélange de diversité et de métissage, de différence et d’hybridation. Vision confuse d’une synthèse impossible.
Pierre-André Taguieff (directeur de recherche au CNRS, Centre de recherches politiques de Sciences Po, Paris) s’attaque avec toute l’intelligence qu’on lui connait à cette nouvelle logorrhée que les média nous versent à grands flots.

Diversité et métissage : un mariage forcé

Périodiquement, lorsqu’on redécouvre que l’identité française a perdu sa valeur d’évidence, on se met à en parler abondamment (1). Phénomène éclairé depuis longtemps par ce célèbre proverbe russe : « On ne parle jamais tant de vodka que lorsqu’il n’y a plus de vodka. » La différence entre l’identité française et la vodka, c’est que celle-ci existe indépendamment de celui qui en boit, alors que celle-là n’existe que pour celui qui y croit. Dans les deux cas, le sentiment d’un tarissement ou d’une disparition prochaine pousse à en dire quelque chose. Et, concernant une identité nationale perçue comme menacée, tout peut s’en dire, selon l’idée qu’on s’en fait.

De l’identité française, par exemple, les intellectualistes arrogants et les professionnels de la « pensée critique » ou de la « déconstruction » sans fin annoncent triomphalement qu’elle n’existe pas, qu’elle n’est qu’une « construction » douteuse ou une fiction trompeuse, et par là dangereuse, voire haïssable. Travers ordinaire des intellectuels occidentaux qui s’exercent pieusement à faire disparaître les objets qu’ils n’aiment pas ou qui ne font pas partie de leur paysage mental. La « nation » se réduit pour eux à un chaudron de sorcières, à un conservatoire de « vieux démons » (nationalisme, xénophobie, racisme, colonialisme). En quoi la pensée hypercritique, banalisée à la fin du XXe siècle et ainsi devenue vulgate à l’usage du grand public « culturel », s’avère une pensée aussi paresseuse que phobique. D’autres intellectuels, qui se veulent « patriotes » et « républicains » – dénoncés par les précédents comme « nationalistes » ou « réactionnaires » -, s’emploient naïvement à célébrer ladite « identité française » en sélectionnant ses traits positifs les plus remarquables, censés représenter autant d’« apports », aussi précieux qu’indispensables, à « la civilisation universelle ».

Par de tels exercices d’admiration, ces intellectuels se classent parmi les héritiers du vieux progressisme républicain, postulant que, chez les Modernes, « la nation » est le cadre obligé de la démocratie. Une troisième catégorie d’intellectuels est repérable dans les milieux militants de gauche et d’extrême gauche en quête d’une « nouvelle France », d’une France future, refondue, améliorée. Ces intellectuels néo-progressistes, internationalistes ou altermondialistes, s’engagent sur la voie d’un réformiste radical, impliquant une rupture avec la tradition nationale/républicaine. Ils communient dans une redéfinition politiquement correcte de l’identité française, que résume cette formule sloganique : la « France plurielle et métissée », à l’image du « monde possible » dont ils rêvent. Tel est l’objet métaphorique d’un désir d’avenir fonctionnant déjà comme un cliché.

« L’identité est le diable en personne, et d’une incroyable importance », notait Ludwig Wittgenstein. Sa démonie tient à ce qu’elle est insaisissable, toujours autre qu’elle n’est pour qui la définit. Entité individuée assimilable à un individu collectif, mais supra-individuelle, l’identité collective résiste à toute approche conceptuelle. Il n’y a toujours pas de science de l’individuel, en quoi l’on ne saurait s’étonner du fait que les identités nationales ne soient pas objets de science. En toute identité collective, le « ce qu’elle est » ne cesse de nous échapper. Mais ce n’est pas là une preuve de son inexistence. Le fait qu’elle résiste à la conceptualisation n’implique nullement qu’elle n’existe pas. Indéfinissable en elle-même, inconceptible, une identité collective quelconque existe sur un mode particulier, dans le monde des croyances et des représentations sociales : elle est le nom qu’on donne à la présupposition d’existence de tout groupe humain, dont la singularité échappe à l’analyse conceptuelle. Disons simplement qu’une identité collective, ethnique, culturelle ou nationale, est à la fois existante et ineffable. On pourrait s’en tenir là, et cesser les bavardages pour ou contre. Mais le bruit de fond de l’univers médiatique continue.

Le thème de « l’identité nationale » revenu dans le débat public, les donneurs de leçons se lèvent à gauche, du centre aux extrêmes, pour se lancer dans une nouvelle célébration confuse de la France future, à la fois « plurielle » et « métissée » comme il se doit, grâce aux bienfaits de « l’immigration ». On ne discute pas l’idéal du Nous : on l’affirme vertueusement. Sur le mode d’une prière tournée vers l’avenir. Un éditorialiste bien-pensant, lui-même expression ramassée de la « gauche plurielle », affirme ainsi péremptoirement : « La France est d’ores et déjà plurielle. On ne saurait le nier, à l’heure de l’Europe et de la mondialisation, qui sont par nature mélange et métissage. » Et le sous-entendu normatif va tout autant de soi : la France doit être toujours plus ce qu’elle est déjà, à savoir « plurielle » et « métissée ». On ne sait jamais exactement de quoi l’on parle : du métissage des corps (les croisements dits « ethno-raciaux ») ou du « métissage des cultures » (à travers le « dialogue interculturel »), de la « diversité » ou du « mélange », du « pluriel » ou du « métissé ». La question n’a plus d’importance dans la société de communication : le cliché a été forgé, il est désormais en circulation, il touche un maximum de récepteurs, il est donc légitime. Et la force des clichés est irrésistible, lorsqu’ils se diffusent autant sur Internet que sur les chaînes de radio et de télévision. Le nombre s’accroît donc de ceux qui veulent à la fois une « France plurielle » et une « France métissée » : qu’importe la confusion des désirs, si la diffusion du confus est en marche. Il s’agit de penser et de parler comme tout le monde, donc comme le monde des médias. La voix des médias est la nouvelle voix de Dieu. Tiraillé entre deux projets normatifs, le pluralisme et le mélangiste, le « bobo » grégaire – nouvelle figure du Français moyen – se refuse à choisir : il aspire à la synthèse pour la synthèse, il veut donc les deux, alors même qu’il perçoit vaguement leur incompatibilité de principe.

En construisant une belle image de la France, belle comme une métaphore embrumée, délivrant des éclairs d’équivoque, la bien-pensance nourrit la bonne conscience qui la supporte. Il est si doux de se rêver soi-même comme un sujet « pluriel » et « métissé », qu’il s’agisse de couleur de peau ou d’identité culturelle. Un sujet supposé plus « riche » que son contraire : le nouveau sujet désavantagé, identitairement pauvre, défavorisé. Un « pauvre » Français caractérisé par ce qui lui manque : une « diversité » interne. Un Français très à plaindre, car ni « pluriel », ni « métissé ». En effet, selon la langue molle d’un certain antiracisme, l’idéal humain vers lequel il faut tendre est clair : devenir un sujet « riche de ses différences ». Face à ce nouveau type positif, le Français monoethnique et monoculturel, le Français dit « de souche », apparaît comme un être inférieur, un handicapé, un « souchien », selon l’expression polémique méprisante (« sous-chien ») utilisée par les « Indigènes de la République ». La bonne voie serait celle qui va du mono-ethnique au pluri-ethnique, de l’identité culturelle homogène à l’identité culturelle « hybride ». Toutes ces intuitions vagues et ces aspirations confuses ne font certes pas une pensée. Encore moins une pensée politique, laquelle doit pouvoir être programmatiquement traduite. Il y a là pourtant au plus profond, inassumé, un sentiment qu’il faut bien dire « patriotique » : comment qualifier autrement le souci de projeter dans le monde l’image la plus attrayante possible de la France ? Un tel souci est certainement respectable. Le problème tient au choix des critères de ce qui est jugé attractif. En quoi le « pluriel » et le « métissé » sont-ils plus dignes d’admiration que ce à quoi on les oppose ? Pourquoi préférer la « diversité », source d’inégalité et de conflit, à l’homogénéité ou à l’unité ? Pourquoi prendre le parti du « mélange », promesse d’indifférenciation, contre celui de la distinction ou de la différenciation ? Un second nœud de problèmes surgit, dès lors qu’on érige la « diversité » et le « mélange » en principes normatifs : leurs logiques respectives sont-elles compatibles ? Ne se contredisent-elles pas ? Peut-on marier « diversité » et « métissage » pour en faire le couple fondateur d’un programme politique ? La synthèse est-elle possible ? Et, si oui, est-elle désirable ?

« Faire bouger les lignes » : la métaphore est devenue rituelle dans le langage médiatique « à l’heure de la mondialisation ». Elle y est même devenue ritournelle. Elle y définit la norme positive par excellence, celle du « bougisme », soit le culte du changement pour le changement, l’adoration du mouvement comme tel, supposé intrinsèquement bon. Appliquons-nous à reconstruire l’idéologie médiatiquement dominante, en risquant une plongée dans l’univers indistinctement « diversitaire » et « mélangiste ». Le « faire bouger » s’applique d’abord aux identités collectives, acceptables à la seule condition d’être « évolutives », « dynamiques », en perpétuel changement. Et, à suivre leurs louangeurs, elles ne sont « mises en mouvement » qu’en devenant « plurielles ». Mais le parti pris en faveur du « bouger » s’étend aussi au « métisser ». Les partisans du métissage généralisé ne cachent pas leur désir de « faire bouger les lignes » entre les « couleurs », de transformer les barrières de couleur en fils colorés servant à tisser et retisser les séduisantes « identités plurielles ». Cette vision d’un avenir radieux est fondée sur deux axiomes : le changement est amélioration, le mélange est « enrichissement » (métaphore utilisée aveuglément). Mais ces deux propositions ne font qu’exprimer des croyances, et, ainsi formulées, elles sont l’une comme l’autre fausses : tout changement n’implique pas une amélioration, tout mélange ne constitue pas un « enrichissement ». Comme l’a souvent suggéré Claude Lévi-Strauss, le mélange des cultures risque d’aboutir à un appauvrissement universel et irréversible, à une uniformisation mortelle.

L’idéal bougiste, engagé sur la voie de cet « antiracisme » reformulé, rejoint enfin à la fois l’idéal d’ouverture et celui d’échange illimité : ouvrir les frontières entre les identités collectives, pour que ces dernières échappent à la « crispation » (la fermeture craintive sur soi), se fluidifient et « s’enrichissent » mutuellement dans un libre échange qui, par ses effets d’« hybridation », définirait la globalisation comme étape décisive dans la marche vers la libération ou l’émancipation du genre humain. On retrouve ainsi, sous de nouveaux habits rhétoriques, le dogme central de la vieille « religion du Progrès ». On peut au passage s’étonner d’un paradoxe : les partisans de ce projet normatif d’un « dialogue » universel entre les groupes humains (nations, cultures, civilisations), impliquant un libre échange planétaire des mots et des idées, sont en général des adversaires déclarés du marché globalisé, du libre-échange sans frontières, du libre-échangisme comme idéologie du capitalisme sans entraves. Le propre – ou le travers – de cette rhétorique qui semble réfléchir les présuppositions de la globalisation telle qu’elle est rêvée, la globalisation comme Progrès (la « mondialisation heureuse », disent certains), c’est qu’elle ne comporte nulle interrogation sur la coexistence conflictuelle des normes « diversitaires » et « mélangistes » qu’elle s’applique à promouvoir. Comme si l’aveuglement face au conflit de ses normes fondamentales était une condition de son efficacité symbolique. « La diversité dans le mélange » : c’est ainsi qu’on pourrait définir l’idéal auto-contradictoire dont elle dessine les contours flous.

Ouvrons ici une parenthèse sur l’autre face de cet angélisme impolitique, sa face à la fois sombre et comique : le nihilisme militant des cyniques de la déconstruction sans limites, généralisée jusqu’à l’absurde, ou, comme disaient naguère les grands-mères, « en dépit du bon sens ». On les reconnaît à leur pose : ils se donnent pour de radicaux démystificateurs. Rien ne saurait résister à leur puissance de suspecter et de critiquer les phénomènes sociaux, jusqu’à ce qu’ils disparaissent de leur horizon. Ce qu’ils ont retenu de la leçon unique donnée à la fin du XXe siècle par les gourous de la déconstruction – philosophes, anthropologues, historiens -, suivis par les prolétaires des « sciences sociales » et autres adeptes besogneux de la « sociologie critique », c’est qu’il n’est qu’un péché capital : l’essentialisme. Un programme unique s’est imposé à eux, devenus des adeptes dogmatiques de la déconstruction généralisée : déréaliser, désontologiser, désubstantialiser, fluidifier. La peur de l’essentialisme les a conduits à aller jusqu’au bout du relativisme radical, jusqu’à faire disparaître le réel. Ils se sont ainsi laissé convaincre qu’il fallait surtout ne pas penser les identités collectives comme des entités réelles ou substantielles, que rien dans les entités supra-individuelles mais pourtant individuées n’était fixe, invariable, stable, homogène, etc. Que tout dans les identités collectives était construit et reconstruit en permanence, que tout était fluctuant, passager, éphémère, et, en dernière instance, simple illusion. Car, sous leur regard à qui on ne la fait pas, tout dans la socialité n’est qu’effet produit par des stratégies de pouvoir ou de domination, donc rapportable au pouvoir de tromper inhérent aux dominants. Qu’on ne leur parle surtout pas d’identité nationale : ils ricanent (« ça n’existe pas ») et sortent leurs revolvers, chargés de balles explosives. Chez eux, le plaisir de déconstruire, c’est la joie de détruire, avec un supplément notable : la satisfaction arrogante d’avoir tout compris. Ils ne croient à rien, parce qu’ils ne peuvent croire. Ils ne savent rien, puisque leur activité intellectuelle consiste à déconstruire tous les savoirs. Ils croient néanmoins être les plus malins, persuadés qu’il n’y a rien à savoir en dehors de ce qu’ils croient savoir. Et ils ne peuvent rien espérer, l’espérance ne pouvant être à leurs yeux qu’une variété judéochrétienne de l’illusion religieuse. Ce nihilisme de cyniques tristes et d’arrogants sans charisme se conjugue cependant fort bien avec l’optimisme angélique des nouveaux progressistes, portés par l’espoir d’un salut par la globalisation-hybridation. On rencontre ainsi des êtres mixtes : mi-nihilistes déconstructeurs, mi-utopistes rêveurs. C’est pourquoi tant de déconstructeurs radicaux sont en même temps des militants gauchistes en quête d’un « autre monde possible ». Le monstre « hybride » est parmi nous : les « Bourdieu-Derrida-Chomsky » sont légion.

Considérons plus précisément le projet normatif d’une ouverture totale de l’espace national, en tant que forme radicale de combat « antiraciste ». La différenciation entre « nous » et « les autres » est le présupposé inaperçu autant qu’inassumé de cette argumentation qui se veut à la fois morale et politique. La xénophobie, assurément condamnable, est naïvement inversée en xénophilie, comme si le renversement dans le contraire impliquait un « progrès ». C’est ainsi que, dans l’arène politique, la dénonciation de la « préférence nationale » aboutit à la célébration d’une préférence pour l’étranger ou l’immigré : la xénophilie de style antiraciste se traduit par un programme immigrationniste – l’utopie angélique interdisant toute sélection des candidats à l’immigration -, qui rend impossible la définition d’une politique de l’immigration. L’utopie de la préférence pour l’autre conduit à une impasse, à une paralysie de la capacité de choix des dirigeants politiques, à l’abolition de la souveraineté en matière de politique de la population, bref à l’impolitique. Cette rhétorique impolitique est fondée sur certaines valeurs, le plus souvent implicites, non thématisées comme telles. Ce qui est axiologiquement postulé, c’est d’abord que le rejet de soi est en lui-même respectable, alors que le rejet de l’autre est intrinsèquement intolérable. Le culte de la « diversité » dérive vers celui de l’altérité. L’adoration du « veau d’autre »… Un pas de plus, et la haine de soi devient objet d’éloge, tandis que la haine de l’autre illustre le mal absolu. Comme s’il était bon, dans tous les cas, de se dénigrer jusqu’à se haïr soi-même, et totalement condamnable d’abaisser ou d’exclure, quoi qu’il fasse, un quelconque représentant de la catégorie « les autres ». Nouveau manichéisme, qui surgit chez ceux-là mêmes qui font profession de dénoncer le manichéisme chez leurs ennemis désignés. On notera que la haine de l’autre porte différents noms idéologiques, tous équivalents pour ceux qui les utilisent en tant qu’armes symboliques : intolérance, exclusion, xénophobie, nationalisme, racisme. Il y a une ironie objective à voir les partisans inconditionnels de « la diversité » faire aussi peu de cas de la diversité sémantique, et donner ainsi dans l’amalgame polémique.

Cette confusion sémantique est hautement significative, en ce qu’elle indique obscurément un idéal régulateur : le cosmopolitisme postnational, noyau dur de l’idéologie médiatiquement dominante. Il s’organise autour d’un grand rêve, celui de l’abolition immédiate et définitive de toutes les frontières entre les groupes humains, et, plus avant encore dans l’utopie, celui de l’élimination totale et irréversible de toutes les barrières entre les humains. Rêve lui-même impolitique, qui dérive de la corruption idéologique d’une vision religieuse d’origine monothéiste (tous les hommes unis en Dieu). Disons, en termes soixante-huitards : « La fraternité universelle ici et maintenant ». Le métis nomade à l’identité instable dans un monde sans frontières serait l’image de l’humanité future. L’homme de l’avenir s’incarnerait dans le cosmopolite hybride et mobile. Tel est le bouillon de clichés et de slogans confus qui aujourd’hui tient lieu de pensée politique aux élites pressées et branchées, adeptes de la « pensée nomade ». On peut s’interroger sur l’avenir d’une telle confusion.

Mais, une fois envolées les nuées rhétoriques et dissipées les rêveries endormantes, la vraie question se pose : s’agit-il de défendre les identités ethnoculturelles au nom du « pluriel » ou de prôner leur « mélange » qui tend à les effacer ? Souhaite-t-on le bétonnage des différences ou leur dissolution dans un mélange sans frontières ? Veut-on une France de la « diversité » protégée, ou bien une France du « métissage » généralisé ? Et, plus largement, une humanité respectée dans sa diversité ethnique et culturelle, ou bien une humanité en marche vers son uniformisation ? Entre le respect absolu de la différence ou l’obligation inconditionnelle de métissage, il faut choisir. Or, les nouveaux bien-pensants veulent les deux. Pour ces amateurs de formules creuses, la France de l’avenir ne peut qu’être un mélange de diversité et de métissage, de différence et d’hybridation. Vision confuse d’une synthèse impossible. « Synthèse égale foutaise », disait le philosophe Jean Laporte. Cette « foutaise » synthétique pourrait être correctement dénommée : « divertissage ». Toute occasion est bonne à prendre quand il s’agit d’enrichir le verbiage contemporain. Ironie oblige.

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Article mis en ligne le 23 novembre 2009 sur le site RING. Une version très abrégée de cet article a été précédemment publiée, sous le titre ironique « Le métissage est l’avenir de l’homme », dans Le Figaro Magazine, 21 novembre 2009, dossier « Pour en finir avec les idées reçues », p. 54.

[1] Dans les années 1980 et 1990, j’ai abordé à plusieurs reprises la question de l’identité, sous des angles différents. Sur la question de l’identité nationale, voir notamment Pierre-André Taguieff, « L’identité française au miroir du racisme différentialiste », in coll., L’Identité française, Paris, Éditions Tierce, 1985, pp. 96-118 ; « L’identité nationale saisie par les logiques de racisation. Aspects, figures et problèmes du racisme différentialiste », Mots, n°12, mars 1986, pp. 89-126 ; « L’identité nationaliste », Lignes, n° 4, octobre 1988, pp. 14-60 ; « Identité française et idéologie », EspacesTemps, n° 42, automne 1989, pp. 70-82 ; « L’identité nationale : un débat français », Regards sur l’actualité, n° 209-210, mars-avril 1995, Paris, La Documentation française, pp. 13-28 ; « Nationalisme et antinationalisme. Le débat sur l’identité française », in coll., Nations et nationalismes, Paris, Éditions La Découverte, 1995, pp. 127-135 ; La République menacée, Paris, Éditions Textuel, 1996, pp. 77 sq. Dans les années 2000, je suis revenu sur la question dans mon livre La République enlisée. Pluralisme, communautarisme et citoyenneté, Paris, Éditions des Syrtes, 2005.

Les musulmans toulousains sont écolos et végétariens

A Toulouse, on peut poignarder son prochain en pleine rue (1), violer une femme sous les yeux de son amant (2), tirer sur des pavillons (3), exécuter froidement un adolescent pour une sombre affaire de drogue (4), sans que la municipalité ne remette en cause sa politique sécuritaire. Pierre Cohen, maire PS de la ville rose et ses acolytes Verts, se grattent encore la tête pour savoir si la vidéo surveillance n’est pas une atteinte aux droits de l’Homme (5). L’extrême gauche, quand à elle, se dit hostile à l’installation de nouvelles caméras et parle d’État policier.

En revanche, ces prochaines années, les toulousains devraient voir sortir de terre 5 jolies mosquées. Pierre Cohen n’a sur cette question aucune hésitation. Il se dit même prêt à accompagner le mouvement. Sans surprise les verts approuvent, eux qui en 2009 se félicitaient de partager la rupture du jeûne avec les musulmans de la mosquée Tabar (6). Une visite amicale et communautariste qui, sous la plume de l’islamo-écolo-bobo Danielle Charles, prend des allures de conte de milles et une nuits.

Un extrait pour vous délecter de la mièvrerie exaltée dont est capable la prêtresse islamophile du Capitole. Elle parle ici de la rénovation de la mosquée Tabar, ancien château du XVI siècle :

– « La brique sera au rendez vous. Les minarets guère plus haut que les pigeonniers. Penser la mosquée comme la rencontre de la tradition et de la modernité : architecturale, environnementale. Penser à l’Alhambra, merveille du monde, issue des cultures partagées par les gens du livre : modernité de l’époque où l’eau arrive à l’intérieur du palais par gravitation naturelle des montagnes neigeuses. L’idée n’a jamais effleuré Louis XIV le bâtisseur. L’eau, source de vie, est par tradition une préoccupation musulmane. Alors une récupération des eaux de pluie sera faite par les toits. » (7).

Vous ricanez ? Je vous comprend. La comparaison entre les minarets et les pigeonniers est audacieuse. Après vérification, « muezzin » n’est pas une traduction approximative du mot « pigeon » en arabe. En langage écolo en revanche ce sont les « contribuables » qui se confondent avec les « pigeons », les crétins, les abrutis ou les benêts. Y a le choix…
Mais faisons fi de l’humour involontaire de Danielle Charles et regardons ce que sous entend l’élue verte de la ville rose : pour elle les musulmans de l’Espagne conquise étaient bien plus écolos que ce gros couillon de Louis XIV, parce qu’ils avaient une maîtrise intelligente de l’eau, élément considéré par la tradition musulmane comme source de vie. Elle ne fume pas que du foin la jument verte ! Elle serait persuadée que l’écologie prend sa source dans le coran que ça ne m’étonnerait pas.

C’est peut-être pour satisfaire les préoccupations écologiques de la communauté musulmane, que l’association isla-mao-gauchiste « Génération spontanée » vient d’organiser un rassemblement au pied des immeubles de la Reynerie, pour demander au maire de Toulouse l’instauration de repas végétariens dans toutes les cantines des écoles de la ville. En parallèle, cette association fait circuler une pétition inspirée d’un texte de Dounia Bouzar. La pétition se sert d’un argument sanitaire pour faire passer ses revendications religieuses :

– « Nous sommes des parents d’élèves soucieux de la santé de nos enfants et pour se faire nous voulons attirer votre attention sur le problème des familles dont les enfants ne peuvent consommer de viande à la cantine et ce, pour diverses raisons…..
c’est très récemment que la mairie de Toulouse a pris la peine d’intégrer des plats de substitution pour le porc elle ne l’a pas fait pour les autres viandes, ne tenant pas compte de la consommation de viande non halal pour les enfants musulmans, et il arrive que des parents soient obligés de récupérer leurs enfants à midi vu le contenu du menu (viande en entrée et plat principal)..
Il est normal de payer un service et d’en être satisfait ce qui n’est pas toujours le cas , sous couvert de laïcité. Il faut savoir que souvent on demande aux enfants d’enfreindre les règles et que manger des viandes non halal ce n’est pas grave profitant de leur crédulité!! » (http://www.generations-spontanees.org/petitions/index.php?petition=3)

Dans un reportage de propagande réalisé par la télévision brejnévienne TV BRUITS (9), l’une des représentantes de l’association Génération spontanée, proche des Indigènes de la République, affirme que Pierre Cohen ne voit pas d’un mauvais œil cette proposition et qu’elle bénéficie du soutien de l’adjoint au maire chargé des cultes, l’écologiste Régis Godec.

Cette pression communautaire exercée par des islamistes et des associations gauchistes est monnaie courante. Les élus s’y sont habitués. Plus aucun ne semble se soucier de l’intérêt général et se dit prêt à répondre favorablement aux revendications particulières d’une minorité. Cette alliance entre une association gauchiste, dont on retrouve des militants au sein des organisations pro-palestiniennes les plus manichéennes, et des islamistes conquérants, devrait alerter nos élus sur la nécessité de renouer avec les citoyens de ce pays en organisant, par exemple, de véritables référendums d’initiatives populaires… (pas comme cette mascarade soutenue par la mairie de Toulouse en faveur du droit de vote des étrangers: http://ripostelaique.com/la-votation-toulousaine-ou-la.html)

Et en ce qui concerne les repas végétariens, notre position a été rappelée par Christine Tasin à l’occasion de la Conférence de presse du 4 avril 2011, à propos du débat sur « laïcité et islam » :

– « Il ne faut pas créer de menus alternatifs végétariens dans les cantines. Celles-ci sont un service rendu à l’usager, qui a la possibilité de déjeuner chez lui ou de se trouver un autre lieu pour déjeuner si le contenu du menu ne lui plaît pas, d’autant plus que les musulmans ont tout à fait le droit, prévu dans le coran, de ne pas manger halal quand ce n’est pas possible. Accéder à leur demande de repas spécial, et ce dès les cantines scolaires, c’est contribuer à forger, chez les enfants eux-mêmes, un réflexe identitaire qui les isole et les amène, peu à peu, à vivre en ghetto, entre « purs », et à refuser l’intégration et encore plus l’assimilation. Tout cela finissant par créer des situations de guerre civile ou d’émeutes. Chacun a toujours la possibilité, comme le font les végétariens depuis toujours, sans avoir jamais fait de demandes de reconnaissance officielle, de ne pas manger la viande proposée. »

Ne nous faisons pas d’illusion, les collabo-cocos de l’islamisation en ont encore sous le coude. Dans leurs rangs la muflerie n’a pas de répit. Mais que Monsieur Cohen s’occupe en priorité de l’explosion des actes de violence au sein de la ville dont il a la charge…il viendra nous faire des leçons d’écolo-islamo-compatibilité plus tard.

Jérôme Cortier

Pierre Cassen: Des assises à Mélenchon en passant par l’Egypte.

Pierre Cassen repond par téléphone à quelques questions sur l’actualité de ce début d’année 2011. Il revient plus particulièrement sur le débat sur l’Islam organisé par l’UMP. Et il en profite pour donner son avis sur les  » révolutions » arabes, la remise en cause du multiculturalisme par Merkel, Cameron et Sarkosy, l’immigration, ainsi que la laïcité selon le petit père sans peuple Jean-Luc Mélenchon.
Continuer la lecture de Pierre Cassen: Des assises à Mélenchon en passant par l’Egypte.

Grande Bretagne : le multiculturalisme en question (entretien radio avec Vincent Latour.)

Le multiculturalisme est un terme sujet à diverses interprétations. Il peut simplement désigner la coexistence de différentes cultures au sein d’un même pays. Mais il peut aussi désigner différentes politiques volontaristes en matière de gestion politique de la diversité.

La grande majorité des pays occidentaux forment des sociétés multiculturelles. Dans ce domaine la Grande Bretagne est souvent citée en exemple. Or, depuis plus d’une décennie, des critiques longtemps jugées inopportunes, se font entendre. Face à la montée des tensions communautaires, aux revendications ethnico-religieuses et à la fracture identitaire de plus en plus visible, le multiculturalisme connaît une sérieuse remise en cause de la part d’une partie de la société britannique et de certains de ses représentants politiques.

Maître de conférences en civilisation britannique à l’Université de Toulouse 2 – Le Mirail et membre de l’équipe Europe, Européanité, Européanisation au CNRS – Vincent Latour travaille sur l’évolution de l’identité britannique (Britishness). Dans cet entretien radiophonique qu’il a bien voulu nous accorder, il retrace l’histoire des politiques de gestion de la diversité menées depuis les années 60 en Grande-Bretagne et évoque les conséquences du différentialisme libéral.

Première partie:

Durée: 22mn

Multi1 by prechi-precha

Seconde partie:

Durée: 21mn

Multi2 by prechi-precha

Vote étrangers à Toulouse ou la mascarade de la gauche bobo : 1 % de votants, 93 % de oui !

Toulouse est une ville souriante. Ouverte. Festive. Certes, des habitants ont dû apprendre à vivre sous la menace des coups de feu (1). On y caillasse des bus (2). Le drapeau français y a été brûlé et celui de l’Algérie hissé sur le balcon du Capitole.

Mais nous le savons, en pays socialiste les apparences sont trompeuses. Et
en cette fin d’automne, une myriade d’associations constituées de militants
conventionnés par la gauche morale, a décidé de faire la fête à l’altérité. À la diversité. A l’identité de l’autre. Aux bienfaits timides mais bien réels, de
l’immigration de peuplement. Faire la fête aux peuples de la planète à l’heure où celui de la France est peut être en train de mourir… un brin cynique non ?

C’est ainsi que du 28 septembre au 3 octobre, dans le cadre de la semaine
internationale des peuples organisée par le COTRE (Conseil des résidents
étrangers de Toulouse) (3) et la LDH, les toulousains étaient invités à venir
voter pour ou contre le droit de vote des étrangers (hors UE) aux élections locales. En clair : pour ou contre la dissolution du peuple de France.
Ils ont voté et puis après !

Les votations sont à la mode à gauche. Mais pas sur n’importe quel sujet. Celle des minarets en Suisse avait été vertement désapprouvée par Cohn-Bendit et sa meute de petits juges vertueux. En revanche, pour celle qui concerne le vote des étrangers (hors UE) aux élections locales, les verts et
toute la smala des gens bien-comme-il-faut se sont montrés doublement favorables. D’abord une telle décision permettrait d’en finir avec l’idée de souveraineté populaire, de nation et de citoyenneté. Ensuite, elle faciliterait la construction d’un État supranational Européen qui mettrait
fin à l’histoire des Nations afin de mieux les engloutir dans le Grand métissage souriant des flux migratoires transcontinentaux.

Cependant la démocratie a un défaut : elle nécessite qu’une majorité y participe. Or, ce que nous avons vu à Toulouse relève de l’escroquerie. Et les toulousains ne s’y sont pas trompés. Sur presque 242 961 votants, à peine 2802 personnes se sont déplacées aux urnes. Même pas 1 %. Un score qui retentit comme un échec. Qui claque comme une fessée. Résultat de l’opération : 93 % des toulousains sont favorables au vote des étrangers (hors UE) aux élections locales fanfaronnent les agents d’animation de la gauche bobo. C’est à peine croyable. Ils n’ont plus aucune décence.

Notons que tout a été entrepris pour que le vote se passe dans les meilleurs conditions : des lieux municipaux mis gracieusement à la disposition des organisateurs, la majorité au conseil municipal qui vote un voeu en faveur du vote des étrangers aux élections locales, des conférences-débats (4) organisées tout au long de la semaine pour sensibiliser et inciter les toulousains à venir s’exprimer, des tracts distribués un peu partout dans la ville pour venir dire OUI.

Et bien NON, les Toulousains ont boudé cette votation organisée comme une exécution dans un pays soviétique. Pas d’isoloir. Obligation de cocher la case OUI ou NON devant un organisateur. Des immigrés, des enfants et des personnes n’habitant pas la ville ayant le droit de voter. Un
dépouillement fait par les organisateurs eux-même et sans aucun contrôle… Même pas une votation, une mascarade. A peine une pétition entre copains.

Il ne s’agit pas seulement d’une petite coterie festive de plus à mettre sur le compte de quelques hurluberlus de gauche. Cette proposition fait parti du programme du PS, et Sarkozy en 2006 y était favorable. Il faut bien noter que le droit de vote des étrangers aux élections locales n’est qu’une première étape. Une fois institué, les immigrés auront beau jeu de se plaindre de leur statut de citoyen de seconde zone, et voudront devenir des citoyens à part entière pour participer aux élections nationales sans
toutefois prendre la nationalité française.

Accepter le vote des étrangers dans une commune et leur refuser au niveau national est une imposture. C’est se faire une idée féodale de la France. La République française est constituée d’une seule communauté politique : le peuple. Et c’est à ce peuple qu’appartient la souveraineté nationale.

Que des étrangers paient des impôts, consomment, travaillent ne change rien. La citoyenneté ne se définit pas par les moyens matériels d’existence. Il y a dans toute cette supercherie menée tambour battant par les tartuffes de la gauche moderne une confusion entre la Nation et la société. Le lien
politique et le lien social. La république et la démocratie. L’homme et le citoyen. Cette dernière confusion est d’ailleurs au coeur des dérives de la LDH constatées ces dernières années. Et puis, ne nous le cachons pas, ce projet témoigne d’une haine indicible contre la Nation, la nationalité, les
frontières, la république ; au profit de l’idolâtrie très tendance de l’altérité forcément bonne et généreuse.

Jérôme Cortier

(1) http://www.ladepeche.fr/article/2010/08/27/894920-Coups-de-feu-a-Bagatelle-J-ai-cru-qu-onallait-mourir.html

(2) http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/06/942899-Pierres-et-coups-de-feu-contre-le-bus.html

(3) En parallèle aux lieux de concertation que sont les Conseils de secteur et les Comités dequartier, des instances spécifiques sont en place. Le Conseil des Résidents Etrangers (CoTRE) donne la parole aux toulousains étrangers qui en étaient privés, sur les questions d’intégration dans
la ville. Prendre en compte la parole des résidents étrangers hors Union Européenne, qui ne votent pas aux élections municipales, sur les questions d’intégration dans la ville : voilà l’ambition du CoTRE.

http://www.toulouse.fr/vos-quartiers/conseil-etrangers

(4) Véritables messes en faveurs de l’immigration et de propagande culpabilisatrice contre la France :
– L’envers du Droit. Le code des étrangers en France. Intervenants La CIMADE et le GISTI.
– Etrangers et le monde de l’emploi.
– Toulousains d’ailleurs et cultures d’ici.
– Le massacre des italiens (par l’histrion de l’Histoire G.Noiriel).
– Retour sur le cinquantenaire des indépendances africaines (procès de l’Histoire de France).