Archives par mot-clé : Multiculturalisme

Danemark : La Reine refuse le modèle multiculturel

Le chef de l’Etat Danois, sa Majesté la Reine Margrethe II, a accordé une interview pour son 75ème anniversaire. Une interview qui provoque la panique dans le monde du politiquement correct. Qu’a-t-elle donc fait de si grave ?

« Celui qui s’installe au Danemark doit se conformer aux normes et valeurs Danoises », déclare-t-elle. « Nous pouvons les accueillir, mais nous devons aussi leur dire ce que nous attendons. Car il s’agit de notre société, dans laquelle ils se rendent. Ils doivent comprendre dans quel monde ils sont venus. »
Et la Reine de devenir plus précise encore :
« Nous faisons volontiers de la place. Cependant, ils sont venus dans notre société et ne peuvent pas attendre pouvoir perpétuer leur modèle de société chez nous. Ils peuvent se rendre dans les mosquées, s’ils le veulent, mais s’ils font des choses incompatibles avec le modèle de la société Danoise, ils doivent reconnaître que cela n’ira pas. »
La Reine désigne bien entendu une certaine immigration qui se forme en société parallèle. Elle a aussi fait passer un message sur la liberté d’expression, qui n’est pas seulement menacée par les terroristes : « Je sais bien que certains disent, qu’il faut être prudent, qu’il faut réfléchir, cependant, nous devons absolument pouvoir nommer les choses et comment celles-ci doivent être selon nous. Ils veulent nous effrayer, nous ne devons pas nous laisser intimider. »

Source

Un enseignant de Paris 13 démis pour avoir menacé de ne plus faire cours devant une étudiante voilée

Un enseignant de l’université Paris 13 Villetaneuse qui menaçait de ne plus faire cours devant une étudiante voilée a été déchargé de son enseignement, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

L’incident a eu lieu lundi 2 février. Ce jour-là, l’enseignant, chargé de cours depuis 1987 dans cette université au nord de Paris, dispense un cours de droit des assurances à une quinzaine d’étudiants en master 2 de droit des affaires. Parmi eux, assise au premier rang, une étudiante voilée.

Hostile «au port de signes religieux dans l’espace public»

Remarquant la présence de l’étudiante voilée, il exprime son hostilité «au port de signes religieux dans l’espace public», sans s’en prendre directement à l’étudiante, a raconté un étudiant qui a souhaité garder l’anonymat.

«Il nous a dit qu’il avait grandi à Sarcelles, il a fait l’éloge du multiculturalisme mais il a aussi dit qu’il ne supportait pas l’affichage de signes religieux et qu’il ne s’attendait pas, après Charlie, à devoir faire cours devant une étudiante voilée», a ajouté cet étudiant, précisant que la jeune femme n’est pas «prosélyte».

Quatre étudiants ont alors pris sa défense, reprochant au professeur une prise de position «idéologique» sans rapport avec l’objet du cours, qui s’est ensuite poursuivi normalement.

Après cet incident, rapporté à la direction par plusieurs élèves indignés par «l’humiliation» infligée selon eux à leur camarade, l’enseignant a écrit à la responsable du master pour lui signifier son intention de ne plus faire cours devant une étudiante voilée.

Refus de «donner cours face à un visage voilé»

Anticipant qu’il devrait sans doute se «résoudre à ne plus donner de cours dans cette université ou ailleurs», il concluait ainsi son mail: «Si sa liberté à elle est de porter le voile en tout lieu, la mienne est de refuser, dans mon pays, au regard de notre histoire et de notre culture, de donner un cours face à un visage voilé».

Vendredi, la responsable a annoncé aux étudiants que cet enseignant «ne terminera(it) pas son cours de droit des assurances» et qu’un remplaçant lui serait trouvé.

Suspendu

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Multiculturalisme, violences urbaines, ghettos: Marseille, laboratoire des fractures françaises

Laurent Chalard est géographe et travaille notamment pour un think tank bruxellois, le European Centre for International Affairs. Vous pouvez le lire sur son blog ici.

Pour le géographe, la ville de Marseille incarne l’échec du multiculturalisme qui se traduit par une fragmentation socio-ethnique de grande ampleur.

En octobre 2013, le quotidien démocrate américain de référence, le New York Times, tenait des propos laudateurs sur la ville de Marseille, «capitale secrète» de la France, où le multiculturalisme, particulièrement apprécié par les journalistes new-yorkais, serait une réussite et constituerait un modèle pour le reste de l’hexagone, jugé peu ouvert sur le monde. Marseille est effectivement l’une des grandes villes pluriethniques de notre pays, avec une part importante de populations de culture musulmane d’origines magrébine et comorienne, qu’il est difficile de quantifier précisément, l’État ne faisant pas de statistiques ethniques et/ou religieuses. Les chiffres avancés, qui évoquent entre 150 000 et 200 000 personnes, soit plus ou moins 20% de la population totale, sont à prendre avec précaution, mais donnent un ordre de grandeur raisonnable.

Or, pour tout connaisseur de la situation locale, l’auteur de l’article a dû être victime d’une (mauvaise) galéjade de communicants politiques, particulièrement brillants, aboutissant à une légende dorée qui masque l’envers (ou plutôt l’endroit) du décor! En effet, comme viennent de le rappeler les tirs de kalachnikof de ce lundi 9 février 2015 dans la cité de la Castellane, un des quartiers les plus difficiles de la ville, le jour de la visite du premier ministre, Manuel Valls, Marseille est tiraillée par de nombreux problèmes et son fort taux de vote d’extrême-droite, le plus élevé des grandes villes-centres françaises avec Nice, témoigne malheureusement d’un multiculturalisme raté.

Ce dernier se traduit par une fragmentation socio-ethnique beaucoup plus intense qu’ailleurs, suivant une logique de tripartition du territoire communal.

Les quartiers «nord» de Marseille, en arrière du port, qui arrivent jusqu’au centre-ville (Belsunce), comptent une très forte proportion de populations d’origine extra-européenne et concentrent les difficultés sociales, suite à l’effondrement du système industrialo-portuaire de la ville dans les années 1970. Les différentes municipalités, de gauche comme de droite, ont pendant longtemps laissé à l’abandon ces quartiers, conduisant à un état de délabrement indigne d’un pays développé et à une criminalité prospère. Ils se présentent aujourd’hui sous une dominante de grands ensembles, mélange de logements sociaux et de copropriétés dégradées, qui ont été quitté massivement par les classes moyennes dans les années 1980, et pour le reste de pavillons et de petits collectifs dans les villages anciens (comme l’Estaque), encore peuplés de populations d’origine «européenne» au sens large (italiens, arméniens, Pieds Noirs). Sur le plan électoral, se constatent une forte abstention aux élections locales (d’où les bons scores du Front National auprès des derniers électeurs d’origine «européenne» y résidant) et un vote socialiste communautaire à la Présidentielle de 2012.

A contrario, le sud de Marseille offre un caractère beaucoup plus aisé, avec une très faible proportion de population d’origine étrangère, comme si, la Canebière franchie, on changeait de ville. Le contraste est assez saisissant pour le promeneur. Les quartiers apparaissent bien entretenus avec de nombreux espaces verts (Parc Borély, parc Pastré…), un mélange d’habitat collectif de qualité et de riches villas sécurisées sur les collines (Roucas Blanc). Ils n’échappent cependant pas à l’insécurité car les délinquants agissent, de manière logique, là où il y a de l’argent, d’où de nombreux vols et agressions violentes. En conséquence, le sud de la commune vote fortement Front national, contrairement aux autres quartiers bourgeois de France, où la sécurité est au rendez-vous.

La troisième partie du territoire correspond à l’est de la ville, qui, s’il offre, pris dans son ensemble, un profil plus mélangé, pouvant être considéré comme à dominante de classes moyennes, n’en subit pas moins dans le détail une fragmentation (avec son corollaire l’insécurité) tout aussi importante. Il se retrouve une opposition entre de vastes quartiers pavillonnaires ou de petits collectifs et les grands ensembles qui viennent s’encastrer entre et qui connaissent des difficultés semblables aux quartiers «nord». Cela se traduit par des profils électoraux assez variables au niveau du bureau de vote.

La préfecture des Bouches-du-Rhône se caractérise donc par une fragmentation socio-ethnique, qui montre que le multiculturalisme lorsqu’il recouvre des différences sociales et spatiales est source de tensions considérables. Ces dernières apparaissent accentuées à Marseille, qui fait figure de mauvais exemple, pour trois principales raisons.

La première est l’échec de l’économie locale, la municipalité ayant été incapable, malgré Continuer la lecture de Multiculturalisme, violences urbaines, ghettos: Marseille, laboratoire des fractures françaises

Florian Philippot : Manifestations pro-Gaza : les violences, « joies du multiculturalisme


Manifestations pro-Gaza : les violences, "joies… par rtl-fr

Tuerie du musée juif de Bruxelles : Mehdi Nemmouche soupçonné et arrêté.(maj)

Le procureur de Paris a pris la parole après l’annonce de la garde à vue du Français de 29 ans. Le point sur ce que l’on sait.

Quelques heures après l’annonce de la garde à vue de Medhi Nemmouche, le procureur de Paris a fait le point sur l’enquête en cours et plus spécifiquement sur ce que l’on sait du suspect.

Un faisceau d’indices « graves et concordants ». L’homme a été arrêté avec sur lui un revolver et 57 cartouches. Un calibre 38 et 261 cartouches de fusil d’assaut ont par ailleurs été saisis. Des armes du type de celles utilisées à Bruxelles. Les enquêteurs ont trouvé dans la carte mémoire de son appareil photo une vidéo dans laquelle il évoque et s’attribue l’attentat.

Multirécidiviste. L »homme a été condamné à sept reprises et incarcéré cinq fois.

Profil djihadiste. Après sa dernière incarcération, il quitte la France pour la Syrie où il séjourne un an. Il y aurait rejoint des forces combattantes. Il était fiché par la DGSI pour ces raisons. Lors de son arrestation, le suspect avait un sigle de l’Etat islamique en Irak et au Levant.

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Comme c’est bizarre !!!!!. Ce n’est pas « l’extrême droite » comme l’avait laissé supposer certains propagandistes de la presse belge et française à quelques jours des élections européennes !?.

Il s’agit encore une fois d’une pépite issue de notre immigration qui nous rend si riche et si coloré. Les média le présentent comme un français.  Et ils insistent : c’est un français !.

Dessin mural que l'on trouve à Roubaix
Dessin mural que l’on trouve à Roubaix

Mais non, Mehdi Nemmouche est leur créature qu’ils ont décidé de faire français. Originaire de Roubaix, véritable enclave islamiste en France ( lire : « À Roubaix, sur les marchés, on trouve beaucoup de femmes voilées, pour ne pas dire que des femmes voilées »), Mehdi Nemmouche est le bébé de l’UMPS et de leurs média complices. C’est le résultat de leur multiculturalisme débridé, de leur obsession immigrationiste, de leur amour de l’autre et de leur haine de soit. Il est né sur le fumier des délires francophobes, islamophiles et sans frontièristes de la gauche. C’est une graine qui les a pris au mot, un peu comme l’ancien communiste Soral et le comique de gauche Dieudonné.
(voir la chronique de Zemmour sur l’humoriste enfant de la gauche)
Nous, patriotes, nous ne le reconnaissons pas comme français.Un français ne va pas faire le djihad en Syrie. Mehdi Nemmouche, islamiste, est pour nous un ennemi. Pour la caste en revanche c’est un petit être sans défense que la France n’a pas su intégrer et qui, en désespoir de cause, s’est tourné vers l’Islam.  Peut-être même qu’il a cru bien faire. En allant combattre en Syrie, il n’a fait qu’apporter une aide aux islamistes que soutiennent   François Hollande, BHL, Fabius et Valls contre Bachar El Assad.

Mehdi Nemmouche n’est pas un inconnu. Il a notamment appartenu à un gang impliqué dans un braquage en 2009, et il fut défendu entre autre par Me Gildas Brochen, le beau fils de Martine Aubry. Des braquages qui servent souvent à financer le djihad.

« Les faits ? Ce 13 août, vers 18 h 40, la moyenne surface est presque vide lorsque deux braqueurs, cagoulés et brandissant des armes de poing, menacent les deux caissiers. Ils font main basse sur un peu plus de 3 000 euros. Mais, derrière une glace sans tain, dans les bureaux de la direction, la gérante de « Penny Market » a observé la scène et déjà alerté la police.(…)
Me Gildas Brochen, pour Abdelmalik Hassani, Me Franck Chatelain, pour Ali Meziane, Me Soulifa Badaoui, pour Mehdi Memmouche, plaident tous avec brio la relaxe. Mais les trois prévenus sont condamnés : 30 mois de prison pour le premier, 36 mois pour le deuxième, 24 mois pour le dernier. »

Tourcoingmaville

lire aussi notre article le jour de la tuerie à Bruxelles : Tuerie du Musée Juif : Bruxelles victime de son magma islamiste ?

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Le Figaro

Un suspect a été arrêté vendredi à Marseille dans l’affaire de la tuerie commise samedi dernier au musée juif de Bruxelles. Selon des sources proches de l’enquête, cet individu, un Français, aurait été arrêté en possession d’une Kalachnikov et un revolver du type de ceux utilisés à Bruxelles.

Ce Français de 29 ans originaire de Roubaix, dans le Nord, Mehdi Nemmouche, est soupçonné, selon une source proche de l’enquête, d’avoir été en Syrie en 2013 auprès de jihadistes. Il a été placé en garde à vue notamment pour assassinat et tentative d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste.

Tuerie du Musée Juif : Bruxelles victime de son magma islamiste ?

À lire en complément :

A Bruxelles, un bébé sur trois n’est pas Belge

Belgique : le parti ISLAM admet vouloir imposer la charia (vidéo)

Bruxelles : Pour les islamistes le quartier Molenbeek est désormais sous la loi islamique (vidéo)

Molenbeek: Bienvenue chez les Belges (vidéo)

Molenbeek : Deux policiers poignardés par un islamiste venu de France (vidéo)

Bruxelles : Elue ou candidate, elles tiennent à conserver leur voile islamique. (vidéo)

Belgique : Le vote communautaire a battu des records

Archive de l’observatoire de l’Islamisation.

Après s’être infiltrée dans la communauté musulmane du quartier de Molenbeek à Bruxelles (ou plus d’un tiers des habitants est musulman), la journaliste muslmane Hind Fraihi a enquêté pendant 2 mois et écrit le livre « Infiltrée parmi les islamistes radicaux», (cliquer sur le lien pour avoir un résumé), publié par les Editions Luc Pire (…) Ce livre sur la montée de l’extrémisme musulman en Belgique ayant fait beaucoup parler de lui et même choqué, la télévision belge est allée sur place pour filmer et interviewer Hind Fraihi.

Celle-ci met en évidence un rejet des valeurs occidentales par les jeunes les plus radicalisés, à tel point que pour des jeunes musulmanes radicales l’idéal est d’épouser un guerrier mulman (on appelle les fiancées du Jihad)

  Les autorités ont conscience d’un potentiel de violence dans le quartier de Molenbeek, où la situation est très tendue et où les policiers ont bien peur que l’autorité de l’Etat ne règne plus; les islamistes considérant désormais Molenbeek uniquement soumis à l’autorité et à la loi islamique (ainsi que commenté dans la vidéo).  Et dans leur propagande, la religion n’est plus une affaire privée ; toute la vie devenant islamisée … De plus en plus de jeunes dans de petites villes où dans des zones rurales sont infestés par  l’idéologie islamiste.

voir la suite sur l’observatoire de l’Islamisation.

Grigny : deux guet-apens tendus à la police

“Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu”, un film de grossière propagande

15/05/2014 – via le blog de Guillaume Faye
Ce film de Philippe de Chauveron, qui rencontre un très gros succès, raconte l’histoire d’une famille française catho dont les quatre filles épousent respectivement un Chinois, un Arabe, un juif et un Ivoirien catholique. Il s’agit toujours (comme dans les séries télévisées) de femmes françaises ”de souche” qui épousent des hommes d’autres origines – et non pas le cas inverse – ce qui a une connotation symbolique très forte. Pourquoi n’ose-t-on jamais mettre en scène des femmes musulmanes qui épouseraient un Français de souche ? Car un message central de cette comédie correspond à un des piliers de l’idéologie dominante : l’apologie du métissage, sous la forme du mariage mixte, de préférence quand la femme est européenne. La ficelle éculée du mariage mixte idyllique a été inaugurée par le film américain Devine qui vient dîner ce soir (film de Stanley Kramer de 1967 avec Sidney Poitier).

D’autre part, ce film de propagande est fondé sur un mensonge central, un retournement orwellien de la réalité, comme dans le cinéma soviétique : l’œuvre de fiction moralisatrice opère une distorsion du réel. Ce que vous voyez, croyez et vivez est une illusion, la réalité est tout autre. Dans le film Indigènes (autre énorme succès), on défendait le cliché historiquement faux que les soldats africains et maghrébins avaient joué un rôle central dans la Libération. Dans bon nombre de séries TV populaires (par exemple Plus belle la vie), la réalité sociologique de l’immigration est complètement inversée. Le réel n’est pas photographié mais truqué. Dégoulinant de politiquement correct, d’utopisme, d’humour rose bonbon, de bien-pensance et de bons sentiments antiracistes, le propos de ce film est d’être un hymne à la “diversité”, à l’intégration réussie, à la mixité bienheureuse. C’est-à-dire l’inverse même de la réalité et de l’expérience vécues par des millions de Français. L’idéologie délirante défendue dans cette comédie à message politique sous un habillage de divertissement est en fait celle du think tank Terra Nova qui inspire le PS : le communautarisme est compatible avec le “vivre ensemble”. Ce qui n’empêche pas Geoffroy Didier, représentant de la droite de l’UMP, de se féliciter de ce « film culte ». Un film qui défend pourtant ouvertement la vision d’une France future “déseuropéanisée” dans Continuer la lecture de “Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu”, un film de grossière propagande

Europe : «Le multiculturalisme est incontournable»

Extraits d’une tribune d’Hugues Lagrange, sociologue, sur le multiculturalisme en Europe.

diversiteAu seuil des années 1990, la question de la diversité des cultures n’est posée en Europe ni dans l’opinion ni dans les institutions, l’enjeu est l’intégration, le rapprochement des niveaux de vie, notamment entre le Nord et le Sud, et l’achèvement du marché intérieur. Les programmes européens majeurs contribuent à cette uniformisation des niveaux de vie, les différences des formes de vie ne sont pas un enjeu politique. L’Europe n’est pas envisagée comme un ensemble multiculturel.

L’entrée en Europe et l’installation des ressortissants non européens, dont on devrait se réjouir, inquiète.

En dehors nationalistes, les abandons de souveraineté ne sont pas une source d’inquiétude. Si l’inquiétude envers une Europe multiculturelle a gagné en popularité, c’est en s’attachant à une autre dimension de la diversité : l’immigration du Sud, à laquelle s’ajoute une hostilité aux Roms. Venue pour une part importante des anciennes colonies, cette immigration, qui se développe depuis les années 1960, a pris, d’abord dans les pays du nord de l’Europe puis dans les pays du sud, une visibilité nouvelle. […]

Oui, il y a des différences de moeurs et parfois de valeurs, mais affirmons qu’il est souhaitable et possible de vivre ensemble. Les violences urbaines comme les tendances centrifuges qui se sont manifestées au sein des Etats européens résultent en partie d’un déficit de reconnaissance culturelle. Il est essentiel de dire que les libertés individuelles et collectives, l’expression de leur identité et l’exercice des droits sociaux s’appliquent aux membres des minorités culturelles qui vivent sur le sol européen. Cela ne va pas de soi.

L’Union n’est pas destinée à être un super Etat-nation défini à la manière herdérienne par une culture commune. Elle doit, comme l’union indienne ou les Etats-Unis, tenter d’associer des entités collectives différentes, unies moins par un passé commun que par un projet à réaliser. […]

Le Monde

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