Archives par mot-clé : Nation

Quand Florian Philippot et Jean-Luc Mélenchon ont parlé de Jean-Pierre Chevènement dans le RER…

Contrairement à ce qu’il cherche à faire croire Mélenchon n’est pas « patriote » ni même « souverainiste ». Tout au long de sa carrière politique il a toujours insisté sur son attachement à l’internationalisme… c’est bien ce qui l’a empêché de rejoindre chevènement dans les combats que celui-ci a mené au cours des années 90.

À l’époque les mange-merdes comme Mélenchon traitaient chevènement de fasciste. Et afin de faire planer un soupçon sur lui, ils rappelaient également que l’ancien maire de Belfort était l’auteur d’un mémoire sur Charles Maurras.


VIDEO. « 13h15 ». Quand Florian Philippot et Jean-Luc Mélenchon ont parlé de Jean-Pierre Chevènement dans le RER…

Hamon ou le crépuscule de la gauche républicaine ?

Ça fait belle lurette que la gauche n’est plus républicaine… ils ont même un problème avec la démocratie.


Arrivé deuxième au premier tour, Manuel Valls n’a pas réussi à percer lors de la primaire de la gauche. Laurent Bouvet estime que la gauche républicaine risque d’être écartée du jeu politique au profit d’un renforcement de la ligne Terra Nova.

FIGAROVOX. – Dans un entretien à FigaroVox le 6 juin 2015, vous prophétisiez la mort du parti d’Epinay. Le premier tour de la primaire confirme-t-il cette hypothèse pessimiste?

Laurent BOUVET. – On arrive, à l’occasion de l’élection présidentielle et des législatives de 2017, au bout d’un processus de lente décomposition du PS sous sa forme «Epinay», c’est-à-dire depuis sa refondation en 1971 sous la houlette de François Mitterrand. L’élément principal de cette décomposition étant que les conditions de victoire électorale (au niveau local ou au niveau national selon l’époque) qui tenaient ensemble les différentes composantes idéologiques du PS (en gros une aile droite sociale-libérale et une aile gauche sociale-étatiste) depuis des décennies ne sont plus présentes, ne sont plus même possibles aujourd’hui.

Pour plusieurs raisons. D’abord le fait que l’exercice du pouvoir a révélé au grand jour, en raison des choix à faire et au regard de l’ambiguïté de la promesse hollandaise en 2012, et comme l’a bien souligné Manuel Valls lorsqu’il était Premier ministre, qu’il y avait deux gauches irréconciliables, tant sur le plan économique et social qu’en termes de «valeurs», d’identité culturelle ou à propos de la laïcité. Ensuite parce que ces deux composantes du PS sont
débordées dans cette campagne électorale, de l’extérieur, par des offres politiques plus attractives que celles qu’elles proposent, autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et d’Emmanuel Macron. C’est-à-dire que pour la première fois, le PS n’est plus au centre du jeu, qu’il n’est plus non seulement le parti hégémonique à gauche mais encore qu’il n’est plus le lieu vers lequel les regards se tournent afin de permettre à la gauche d’accéder à nouveau au pouvoir. Enfin, on arrive aussi au moment d’un épuisement de la forme-parti telle qu’incarnée par le PS avec ses structures totalement sclérosées, son nombre restreint d’adhérents et de cadres dont le principal souci est la candidature à l’élection ou la préservation de leur siège.

On est donc, bien plus qu’en 1993 ou en 2002, à un véritable moment de rupture par rapport au PS que l’on a connu jusqu’ici. Sur quoi est-ce que cela peut déboucher, sous quelle forme… Il est trop tôt pour le dire, surtout avant les élections.

Le score décevant de Manuel Valls semble indiquer que la gauche républicaine est de plus en plus minoritaire au sein du PS…

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Robert Redeker : «Le but de la politique est la continuation de la nation dans la durée»

Le mot de «valeur» est prisé à gauche comme à droite. Le philosophe Robert Redeker dénonce l’usage de ce terme galvaudé qui dissimule une faillite de la politique et le triomphe du vide idéologique.

Professeur agrégé de philosophie, Robert Redeker est écrivain. Il a notamment publié Le soldat impossible (éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2014) ; Bienheureuse vieillesse (éd. du Rocher, 2015) et dernièrement L’École fantôme (éd. Desclée De Brouwer, 2016).

Le mot «valeur» est partout en politique. On parle sans cesse des valeurs de la République. Qu’y a-t-il derrière l’omniprésence de ce mot ?

Pas grand-chose de consistant. Les valeurs ne sont ni des idées, ni des concepts, ni des principes. L’invocation politique rituelle des valeurs est une mode très récente. Plongez-vous dans la littérature politique d’il y a une trentaine d’années seulement, écoutez les discours d’alors, vous constaterez l’absence de ce recours obsessionnel aux valeurs. Au lieu de révéler ce que l’on pense, le mot valeur le dissimule. Pourquoi? Parce qu’il est aussi vague qu’abstrait. […]

On fait de la politique pour la nation, pour la France, pour le peuple, pour le social, pour l’histoire, jamais pour des valeurs. Les valeurs ne constituent ni la réalité d’un peuple ni un projet de société, ces objets de la politique. Elles sont trop inconsistantes pour définir un projet de cette nature.

Les valeurs ne sont que le cadre à l’intérieur duquel la politique peut se déployer. Elles ne sont pas un programme, elles sont des bornes. Les valeurs sont hors politique, elles sont extra-politiques. Loin d’avoir affaire aux valeurs, la politique rencontre les projets, les réalités et, par-dessus tout, la nation et le souci du bien commun.
À gauche particulièrement, ce mot est dans toutes les bouches…

La rhétorique creuse des valeurs est le linceul dans lequel a été enveloppé le cadavre de la gauche. C’est une thanatopraxie, le maquillage du cadavre. Cette fatigante psalmodie sur les valeurs évoque les récitations funéraires. C’est parce qu’elle est morte, parce qu’elle n’a plus rien à dire, plus rien à proposer pour l’avenir à partir de son passé (le socialisme), que la gauche se gargarise, de tréteaux en tribunes, avec les valeurs. […]

Une civilisation est-elle définie par des valeurs, des coutumes, des attachements ? Continuer la lecture de Robert Redeker : «Le but de la politique est la continuation de la nation dans la durée»

Fillon et l’Europe, pas si souverainiste que ça

François Fillon a voté non à Maastricht en 1992. Dans son programme sur l’Europe, il fait plusieurs fois référence à Charles de Gaulle et plaide pour une Europe des Nations. Mais sur le plan économique, son logiciel reste le même, hormis un plus grand contrôle de la BCE, actuellement irréaliste.

François Fillon a beaucoup évolué depuis le référendum sur le traité de Maatricht auquel il a voté non, au côté de Philippe Seguin. Dans une tribune publiée par le Monde en mars 2012, on est en pleine campagne électorale, il affirme: « Aujourd’hui je défends l’idéal européen de toutes mes forces« . Et il explique que c’est la crise financière, le chaos à portée de main, la prise de conscience que l’édifice européen est fragile qui a forgé sa conviction.

Pendant la campagne des primaires, l’Europe n’a pas été un sujet central, mais il y consacre une rubrique sur son siteFrançoisFillon2017. Sa vision de l’Europe explique t-il, c’est « une EUROPE DES NATIONS, garante de notre souveraineté« . C’est un peu contre intuitif comme ça, si on est dans l’Europe et qu’on respecte des règles communes, on perd en souveraineté, mais NON, selon François Fillon qui cite plusieurs fois le général de Gaulle dans ses propositions détaillées sur l’Europe, il est possible de faire autrement.

Je suis ainsi pour une Europe des nations, une Europe qui, dans la lignée de celle voulue par le Général de Gaulle, soit garante de notre souveraineté. Mais je défends aussi l’urgence d’une France souveraine au sein d’une Europe qui partage des valeurs communes et un objectif commun : celui de notre souveraineté vis-à-vis de nos autres partenaires. Pour cela, l’Europe devra concentrer son action sur quelques domaines bien définis et laisser la liberté aux Etats nations de se gouverner comme ils l’entendent sur une majorité de sujets, en respect du principe de subsidiarité.

Bien… sauf que sur les sujets économiques, il n’y a pas de remise en cause du logiciel existant, pour utiliser un mot que j’ai beaucoup entendu lors de la soirée des primaires.

Non à Maastricht, Oui à l’Euro

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Pour le président du Parlement européen : « L’UE doit surmonter ses nationalismes face à la crise migratoire »

Rappel: ce monsieur est un socialiste comme Valls, Macron, Aubry, Mélenchon…. cela veut dire qu’ils travaillent à la disparition des Nations souveraines.


 

L’Union européenne a adopté différentes mesures pour répondre à la crise migratoire. Mais la mise en œuvre de ces actions peine à se concrétiser. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, explique ces difficultés.

La Révolution, la République, la France (Émission « Répliques » sur France Culture)

Invité(s) d’Alain Finkielkraut :
Mona Ozouf, directeur de recherche au C.N.R.S., auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution française, la République et la littérature.
Patrice Gueniffey, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales

La Révolution est l’échec des Lumières.

Pour Mélenchon, les « nouvelles branches » aiment mieux la France que les « vieilles souches »

Mélenchon est une andouille masochiste. D’abord pour n’avoir jamais pris son ticket de retour au Maroc. Ensuite pour vivre dans un pays dont le passé le dégoûte.

Jusqu’où aller pour vider de sa moelle la colonne vertébrale de la France, pour effacer le sentiment de se sentir français ?

Jean-Luc Mélenchon a trouvé : Cet amour [de la France] ne s’attache à aucun paysage en particulier, aucun terroir, aucun terrier. Juste l’idée. »

« Juste l’idée » : tout le contraire des Hollandais, qui chaque été viennent en France profiter des montagnes qu’ils n’ont pas chez eux. Des Asiatiques pour qui Paris symbolise le summum du romantisme. Tout le contraire des Allemands pour qui Méditerranée et Atlantique sont les destinations de prédilection. Bref, avec Mélenchon, ce sont 84,7 millions de touristes qui viennent en France sans avoir préalablement rêvé de la France. Qui n’ont cliqué sur aucun site touristique d’aucune région. La France, un pays comme un autre, jouée à pic et pic et colégram sur un planisphère. On y croit.

La France, « juste l’idée ». Pour son Tanger natal, c’est autre chose, « une ville extraordinaire avec toutes les nations du monde » qui lui aurait donné « un pli ». Quand la France des années 60, celle dans laquelle il a débarqué plus tard avec ses parents, « c’était l’horreur » : « la France des campagnes était extraordinairement arriérée par rapport au Maroc des villes », en Normandie « les malheureux souffraient d’un alcoolisme épouvantable ». Et que pense M. Mélenchon de son Tanger multiculturel où, au XXIe siècle, des Marocains attaquent des sans-papiers noirs africains à la machette ?

Pourtant, il prétend l’aimer, la France. Parce que les siens ont choisi d’être français. Continuer la lecture de Pour Mélenchon, les « nouvelles branches » aiment mieux la France que les « vieilles souches »

Taguieff : le terrorisme intellectuel reste l’apanage de la gauche et de l’extrême- gauche(2/2)

Le philosophe s’interroge dans son dernier livre sur la persistance à gauche d’un antifascisme imaginaire hérité de la propagande soviétique des années 1950.

fascisme-antifaFigaroVox: Vous dénoncez dans votre livre la dissymétrie entre une «extrême droite» diabolisée et une extrême gauche pardonnée de ses excès. D’où vient ce «deux poids deux mesures»?

Pierre-André TAGUIEFF: C’est là un héritage de l’antifascisme soviétique, dont les idéologues et propagandistes, depuis les années 1950, n’ont cessé de marginaliser ou de calomnier en France la position antitotalitaire ou anti-extrémiste pour camoufler la criminalité du communisme, et permettre à la gauche de se «ressourcer» régulièrement en revenant à Marx ou à tel ou tel théoricien révolutionnaire et anticapitaliste (Lénine, Trotski, Gramsci, etc.). Il importe à une partie de la gauche de laisser ouverte la voie d’un retour éventuel à l’idée communiste, donc de ne pas diaboliser le communisme, en dépit de ses crimes, comme elle diabolise le fascisme, et plus particulièrement le nazisme. Cette gauche nostalgique suppose que l’idée ou l’utopie communiste est bonne en elle-même, et que seules ses réalisations historiques ont échoué. Alors qu’elle postule que le nazisme est en lui-même un mal, qu’il incarne même le Mal absolu. Ce traitement asymétrique est caractéristique de l’antifascisme dans toutes ses variantes, et nous rappelle que, comme l’avait bien vu George Orwell, la gauche est antifasciste mais non antitotalitaire. J’ajouterai qu’elle voit le «fascisme» là où il n’est pas (Raymond Aron et le général de Gaulle ont été traités de «fascistes»), et que, simultanément, elle ne voit pas le fascisme où il est, par exemple dans le chavisme tant admiré par Jean-Luc Mélenchon. Une admiration partagée par le polémiste Alain Soral qui se définit lui-même, pas seulement par provocation, comme «national-socialiste».

«Nous vivons dans un univers de spectres, où aux fascismes imaginaires font écho des antifascismes imaginaires d’aujourd’hui», écrivez-vous. Pourquoi l’antifascisme idéologique a-t-il survécu à la mort du fascisme politique alors que l’anticommunisme a, lui, disparu suite à l’effondrement du bloc soviétique?

L’antinationalisme est progressivement devenu la principale reformulation du vieil antifascisme. Mais les antinationalistes en sont venus à diaboliser la nation comme telle. C’est ce que j’ai appelé naguère, au début des années 1990, l’«antinationisme», qui s’est transformé en idéologie dominante dans les milieux européistes. La projection sur la nation de tous les traits répulsifs du «fascisme» en est le principe moteur. Dans la rhétorique de combat centrée sur la dénonciation des «eurosceptiques» ou des «europhobes», c’est bien le sentiment national qui est incriminé, au point d’être criminalisé. De la même manière, la reformulation antiraciste de l’antifascisme, qui se traduit principalement par la célébration de l’immigration comme méthode de salut, est centrée sur la diabolisation de la nation comme identité collective et souveraineté. Comme l’existence même des frontières nationales, la distinction simple entre nationaux et étrangers est considérée par les «antinationistes» comme un scandale.

Pour ces nouveaux utopistes, il faut que disparaissent les États-nations pour que l’humanité s’unifie à travers la multiplication des processus migratoires sans contrôles ni limites. Leur rêve est d’instaurer une démocratie cosmopolite, dans un espace post-national qu’ils s’efforcent de construire en délégitimant le sentiment national tout en érigeant l’immigration de masse en fatalité et en phénomène intrinsèquement bon ou bénéfique.

Il faut relever ce grand paradoxe: alors que jamais, depuis 1945, le nationalisme ne s’est Continuer la lecture de Taguieff : le terrorisme intellectuel reste l’apanage de la gauche et de l’extrême- gauche(2/2)

Cambadélis, patron du PS : « les frontières n’ont plus de sens aujourd’hui » (vidéo)

Superbe, tout est dit : s’il n’y a plus de frontières, il n’y a plus de France. Cambadélis vient d’avouer le projet des fédéralistes européens.

Voter socialiste, Mélenchon, les verts NPA, et autres internationalistes, c’est se rendre complice de la destruction de tout ce que nos ancêtres ont construit.

Camabdélis devrait lire Régis Debray « Éloge des Frontières »


« Marine Le Pen est nationaliste » par Europe1fr

Pour la gauche il y a le bon nationalisme et le mauvais. Par exemple le FLN,  que la gauche a soutenu dans ses pires atrocités, est un bon nationalisme. En revanche le français qui se bat pour préserver son identité et sa souveraineté c’est un salop de fasciste….

Comprenne qui pourra

Jacques-Faizant

Ça me fait penser à ce que disait Hollande sur le protectionnisme :