Archives par mot-clé : nucléaire

Norvège : Le nucléaire pour exploiter ses réserves de thorium

Précision : le seul parti en France a proposé des recherches sur le Thorium est le FN. Depuis 2007, le FN a dans son programme le développement de la filière du thorium.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –


La Norvège va-t-elle miser sur l’énergie nucléaire au moment où se dessine un mouvement mondial de sortie de l’atome ? La compagnie norvégienne Thor Energy s’apprête à tester dans le réacteur d’essai d’Halden, près d’Oslo, un combustible dont elle détient d’importantes réserves : le thorium. La question est très controversée. Le thorium, qui tire son nom du dieu scandinave du tonnerre, est un combustible nucléaire à fort potentiel. Mais après l’accident de Fukushima, l’option nucléaire n’est plus très populaire en Norvège, où 95 % du courant provient de l’hydroélectricité.

Ses partisans présentent le thorium comme une source d’énergie nucléaire plus sûre et plus efficace que l’uranium généralement utilisé. Ce serait du nucléaire “vert“, doté de multiples avantages : son abondance ; sa capacité à produire de l’uranium 233, un isotope fissile extrêmement énergétique ; une faible quantité de déchets radioactifs ; des caractéristiques peu propices aux usages militaires.

Dès les années 1960, le thorium avait été évoqué comme une alternative douce à l’uranium, notamment en Norvège, qui dispose des ressources en thorium parmi les plus importantes du monde avec le Brésil, l’Inde, l’Australie et les Etats-Unis. En 2007, l’Inde a annoncé son intention de développer des réacteurs au thorium et continue de travailler sur cette option malgré l’annonce de l’achat de deux réacteurs EPR à Areva en 2010.

150 MILLIONS D’EUROS DE FORAGES EXPLORATOIRES

Continuer la lecture de Norvège : Le nucléaire pour exploiter ses réserves de thorium

Écologie : L’adieu au nucléaire ressuscite le charbon

Au lieu de provoquer une explosion des “énergies vertes”, la sortie du nucléaire annoncée par Angela Merkel en 2011 va entraîner la construction de nouvelles — et très polluantes — centrales au charbon. Une option qui ne déplaît pourtant pas aux écologistes.

Les écologistes allemands sont ils devenus fous ? Oui, en quelque sorte.

Alors que certaines voix se sont élevées au Parlement pour réclamer le maintien partiel du secteur nucléaire, les Verts se disent favorables au charbon, chose jamais vue dans l’histoire pour un parti écologiste.

Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d’énergie afin d’épargner à l’Allemagne les effets destructeurs de l’atome. Après tout, ce qui nous importe à tous c’est la protection de l’environnement“,

a expliqué le chef du groupe des Verts au Bundestag, Jürgen Trittin.

 

S’agit-il bien de l’intérêt de la planète, ou d’une convergence exceptionnelle entre les intérêts des poids lourds de l’industrie d’énergie et le soi-disant bien-être de notre planète Terre ?

Quoi qu’il en soit, ce n’est assurément pas les intérêts environnementaux qui priment, comme en témoigne le triste cas de l’industrie solaire allemande.

Si les dépenses en faveur des énergies renouvelables étaient engagées dans une logique de protéger l’environnement, l’énergie solaire n’aurait jamais vu le jour en Allemagne.

Mais en réalité, la révolution verte allemande ne relève pas tant de l’environnement que du profit et de la volonté de créer des créneaux spécialisés où les entreprises allemandes pourraient devenir imbattables.

Lire la suite sur Presseurope

Pourquoi Montebourg défend la filière nucléaire

La phrase a fait s’étouffer nombre d’écologistes, dimanche 26 août. Sur BFM TV, Arnaud Montebourg a expliqué qu’il ne fallait pas “abandonner le nucléaire”, qu’il fallait néanmoins le “rééquilibrer”. Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d’avenir“, a-t-il ajouté.

On apprend aujourd’hui que le Samedi 25 août, la veille de sa sortie sur le « nucléaire, filière d’avenir », le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg partageait un dîner avec Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva – groupe industriel spécialisé dans le nucléaire, écrit Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de L’Express, dans un « confidentiel » de quelques lignes publié dans l’édition du 29 août.

L’Express explique que le dîner avait pour cadre Le Richelieu, sur l’île de Ré, décrit, dixit la revue spécialisée Demeures & Châteaux comme « l’un des établissements les plus chics de l’île – voire le plus chic », à quelques encablures de La Rochelle, donc, où le PS organisait ce week-end là son université d’été et à laquelle a participé le ministre.

Mais ce n’est pas tout

AREVA PRÉSENT EN SAÔNE-ET-LOIRE

Si Arnaud Montebourg connaît le sujet, c’est aussi parce que la Saône-et-Loire, département dont il fut le président du conseil général de 2008 à 2012, est un lieu d’implantation du nucléaire. Areva y emploie 1 370 employés sur deux sites de production.

En 2008, depuis le “bus Areva”qui veut promouvoir l’embauche sur ces sites, il lance : Venez, mais venez donc ! Vous allez avoir une vraie formation, un emploi stable, une bonne retraite, c’est pas formidable, ça ?”, comme le raconte L’Express. En décembre 2011, il fait voter un “vœu sur l’avenir de la filière nucléaire et de la politique énergétique” et le “maintien du programme EPR” par le conseil général.

DES POSITIONS TOUJOURS FAVORABLES AU NUCLÉAIRE
Continuer la lecture de Pourquoi Montebourg défend la filière nucléaire