Archives par mot-clé : Paul-Marie Couteaux

Les Conversations de Paul-Marie Couteaux : Renaud Camus – dernière partie

Fort du succès rencontré par ses « Conversations » avec le philosophe Alain de Benoist, Paul-Marie Couteaux nous emmène à la rencontre de l’essayiste et écrivain Renaud Camus. Une série de six épisodes pour une rencontre de haut vol où se mêlent culture, littérature, histoire, patrimoine et politique. Un événement ! Ce jeudi, nous vous proposons de découvrir la dernière partie de ce document qui a reçu un accueil très favorable des téléspectateurs de TVLibertés.

Plagiat: Paul-Marie Couteaux apprécie « le clin d’œil sympathique »

La séquence tourne sur les réseaux sociaux depuis hier soir. Lors de son meeting à la Villepinte, Marine Le Pen a repris, pratiquement mot pour mot un passage d’un discours de François Fillon prononcé par le candidat LR le 15 avril dernier au Puy-en-Velay. En témoigne ce « copié-collé » de discours posté sur Twitter par les militants pro-Fillon de Ridicule TV.

La séquence tourne sur les réseaux sociaux depuis hier soir. Lors de son meeting à la Villepinte, Marine Le Pen a repris, pratiquement mot pour mot un passage d’un discours de François Fillon prononcé par le candidat LR le 15 avril dernier au Puy-en-Velay. En témoigne ce « copié-collé » de discours posté sur Twitter par les militants pro-Fillon de Ridicule TV.

Tombé en disgrâce du côté du FN, le fondateur du Siel s’échine depuis des Continuer la lecture de Plagiat: Paul-Marie Couteaux apprécie « le clin d’œil sympathique »

Les Conversations de Paul-Marie Couteaux : Alain de Benoist (chapitre 1)

“Les conversations de Paul-Marie Couteaux” sur TV Libertés, une émissions qui part à la découverte d’une personnalité en six épisodes de 35 minutes. La première série est consacrée à Alain de Benoist.

C’est l’occasion de découvrir les passions, les souvenirs et les éléments fondateurs de la vie d’une célébrité pour mieux comprendre son œuvre. Volontairement intimiste, “Les conversations de Paul-Marie Couteaux” sont filmés in situ, là où ces personnages hors du commun trouvent leurs forces et leur inspiration.

Manipulation médiatique : Paul-Marie Couteaux répond aux allégations mensongères de la presse. (vidéo)

La presse a monté une cabale contre Paul-Marie Couteaux. Selon une dépêche de l’AFP, le candidat RBM/FN affirmerait sur son blog vouloir ouvrir des camps de concentration pour les Roms.
L’ancien chef de cabinet de Jean-Pierre Chevènement et ancien député européen explique les contours de cette manipulation grossière :

Le parisien:

Le 19 février dernier, sur son blog, le candidat FN-RBM s’en prend violemment aux Roms. Il écrit : «Mais que peut faire M. le Ministre de l’Intérieur – à part concentrer ces populations étrangères dans des camps, où la vie serait sans doute si peu conforme à ce qu’elles escomptaient du voyage qu’elles préféreraient déguerpir d’un territoire aussi inhospitalier ?»

Ce mardi, Paul-Marie Coûteaux dit regretter d’avoir utilisé le mot «camps» pour «concentrer» les Roms. «Si le mot camp a été mal interprété, je le regrette (…).Je suis catholique, je ne suis pas au Front National, je suis gaulliste. Comment voulez-vous que je demande l’érection de camps de concentration en 2014 ? Si le mot camps que j’ai utilisé connote ces camps-là, alors oui, je vous le répète, je regrette de l’avoir utilisé», affirme à Metronews le président du Siel (NDLR : Souveraineté, Indépendance et Libertés, un petit parti allié au Front national au sein du Rassemblement Bleu marine).

Menace d’attaquer l’AFP en justice Continuer la lecture de Manipulation médiatique : Paul-Marie Couteaux répond aux allégations mensongères de la presse. (vidéo)

Paul-Marie Coûteaux évoque des «camps» pour les Roms, la presse tente de polémiquer

Sur son blog de campagne, le candidat Rassemblement Bleu Marine se répand sur la présence de Roms dans le VIe arrondissement de Paris, et se demande ce que peut faire le ministre de l’Intérieur, «à part concentrer ces populations étrangères dans des camps».

Qu’a vraiment voulu dire Paul-Marie Coûteaux, tête de liste FN-Rassemblement Bleu Marine dans le VIe arrondissement de Paris en évoquant dans son blog de campagne la «concentration» de Roms dans des «camps» ? Repérée par l’Agence France Presse, la petite phrase datée du 25 février a rapidement été démentie par l’intéressé qui plaide l’incompréhension de ses écrits.

Sur son blog, le candidat Rassemblement Bleu Marine évoque à de nombreuses reprises la présence de Roms dans son arrondissement. Il qualifie leur présence «d’invasion», de «lèpre» qui porte atteinte à «l’ordre esthétique» de ce quartier huppé de Paris. «Du fait que des familles entières s’installent au milieu de nos rues avec leurs bouts de lits rouillés, leurs matelas, leurs cabas, de cette saleté et des épidémies qu’elle ne manquera pas de provoquer (…), nul ne se sent responsable.» Cette situation «témoigne jusqu’à la caricature de l’irresponsabilité générale, et corrélativement de l’abandon complet de la dignité nationale», écrit-il.

«Mais que peut faire M. le ministre de l’Intérieur – à part concentrer ces populations étrangères dans des camps, où la vie serait sans doute si peu conforme à ce qu’elles escomptaient du voyage qu’elles préféreraient déguerpir d’un territoire aussi inhospitalier ?», poursuit-il. […]

Le Figaro

Deuxième colloque du Siel : l’universel déni des identités

« L’universel déni des identités »

Deuxième Colloque du SIEL

(Maison de la Chimie – 25 janvier 2014, de 15 à 21 heures)

1583823_3_644f_paul-marie-couteaux-souverainiste-de-droite« Que le nom »… A‑t‑on remarqué que se multipliaient autour de nous des choses qui n’ont de la chose « que le nom » ?

Les Modernes semblent avoir admis une fois pour toutes que « la chose en soi », ce que l’on appellera ici identité ou la nature des choses est abolie au point que le monde gambade dans une liberté totale et folle consistant à tout transformer sans fin.  Transformant l’univers en une vaste matière plastique, ils n’admettent pas qu’il y ait des choses qui ne changent pas. La nature des choses leur est insupportable, en ce qu’elle résiste aux volontés humaines, aux rationalisations du progrès, de la technique, de l’idéologie et, principalement, de leur dieu véritable, le Commerce.

Or, l’universelle dérégulation de la dénomination ne se réduit pas à une sorte de vaste « tromperie   sur la marchandise » : elle annonce des temps obscurs où le sens des mots n’est plus sûr et l’idée même de sens, de nature ou de vérité sont niés   – ce qu’on peut nommer nihilisme. Par petites touches se révèle ainsi ce qui est peut‑être le fait majeur de l’époque : dans l’obsession de la transgression, dont la mode du trans (trans‑genre, trans‑frontiérisme…), c’est la notion même d’identité, au sens de la singularité durable (durable sinon immuable, qu’en langage philosophique on nomme « essence ») qui est remise en cause dans tous les registres, aussi bien celui de la nature que celui de l’homme ou de la civilisation.

Eloquente est à cet égard l’affaire de la « vache folle », herbivore dont on a tenté de faire un carnivore, nourri aux farines animales : si violente fut l’insulte à la nature que les carnages qui ont suivi étaient inévitables. On pourrait en dire autant des OGM, comme de toute manipulation génétique, ou d’un « mariage génétiquement modifié » qui abolit pères et mères, hommes et femmes, tenus pour tristes faits de nature ; ou encore de « l’antiracisme », théologie de la négation des races : or, ces faits de nature que le Moderne veut à toutes forces abolir par l’obligation de les mélanger au bénéfice d’une unité factice empruntant le curieux masque de la « diversité » ne disparaissent pas, ne Continuer la lecture de Deuxième colloque du Siel : l’universel déni des identités

Les deux libertés par Paul-Marie Couteaux

La dérive autoritaire de la gauche fournit à la droite l’occasion historique de se réapproprier la défense des libertés naturelles.

1583823_3_644f_paul-marie-couteaux-souverainiste-de-droite-1Dans la longue guerre idéologique qui oppose, depuis trois siècles, les Classiques aux Modernes (opposition dont la césure droite-gauche n’est qu’une traduction contingente, tant les contours en sont variables), le thème de la liberté est un enjeu constant : si les Modernes en font souvent un étendard, il leur arrive de la jeter au ruisseau, les Classiques reprenant alors la main en pointant les menaces que font peser sur les libertés concrètes les totalitarismes parés des plumes de l’égalité et de ses surenchères. En somme, le thème va et vient de part et d’autre de notre échiquier politique.

Or, il pourrait bien passer aujourd’hui de gauche à droite : celle-ci, avec la Ve République, a endossé le rétablissement de l’autorité de l’État au prix d’une certaine “statocratie”, de sorte qu’elle fut vite submergée par une rhétorique de la liberté maniée sans vergogne mais non sans succès par une gauche qui, passée au moule de 1968, prospéra trente ans sur ce thème. Nouveau renversement aujourd’hui : ladite gauche, que les événements contraignent à montrer un visage plus autoritaire, inquisiteur, voire policier, perd sous nos yeux son avantage. Il ne manque plus à la droite que de savoir redonner au mot sa vieille magie.

Comment ? La recette est simple : il suffit de distinguer deux conceptions de la liberté. Continuer la lecture de Les deux libertés par Paul-Marie Couteaux

Renaud Camus : Les Inhéritiers ( itw radio de P.M.Couteaux)

Entretien radio de Paul Marie Couteaux avec l’écrivain Renaud Camus au sujet de son dernier livre Les Inhéritiers

630RenaudCamus

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4ème de couverture

Si l’objectif poursuivi est l’égalité à tout prix, et l’assurance donnée à la majorité de la population que tout est fait pour qu’elle ne soit lésée en rien, culturellement, qu’elle ne subit aucune discrimination intellectuelle, que ses valeurs et ses goûts sont bien mis sur le inhéritiersmême plan que ceux de la défunte “classe cultivée”, alors il faut dépouiller de leur privilège les privilégiés de la culture, déshériter les héritiers, défavoriser les favorisés pour les mettre à égalité avec les défavorisés.

Si en revanche l’objectif est la culture, les progrès de la civilisation, la diffusion de la connaissance et de l’amour de l’art au sein de la population dans son ensemble, en ce cas il faut mettre Bourdieu cul par-dessus tête, garder le tableau exact qu’il a dressé de la situation dans les salles de classe et faire exactement le contraire de ce qu’ont accompli ses disciples — il faut protéger par tous les moyens les héritiers comme étant le bien le plus précieux de la nation, tout faire pour renforcer et pour accroître leur héritage et veiller à ce qu’ils en fassent largement profiter autour d’eux, par capillarité.

Le vice caché de l’UMP

Par Paul-Marie Coûteaux
Président de Souveraineté, Indépendance et Libertés – S.I.E.L.
Administrateur du Rassemblement Bleu Marine – RBM

Paru dans le Figaro du vendredi 7 décembre – Page « Tribunes et Opinions »

« Ça ne marchera pas » disait Philippe Séguin à qui s’étonnait qu’il n’adhérât jamais à l’UMP. Pour lui, comme pour beaucoup d’ »anciens » du RPR (dont l’auteur de ces lignes), le mécano construit en 2002 pour réunir divers mouvements centristes, et les agréger au parti censé faire survivre le gaullisme, n’était pas viable pour plusieurs raisons :

d’abord il lui paraissait impossible de faire cohabiter dans un même parti des « sensibilités » opposées sur l’essentiel (primat de la Nation, périmètre de l’Etat, politique étrangère, etc), ni par conséquent de donner au « grand parti » un véritable programme, ni même d’y mener ne serait-ce qu’un embryon de travail intellectuel… Ensuite, cette fusion ne pouvait qu’ accoucher d’un vaste centre qui, absorbant centre droit et centre gauche, s’interdisait ipso facto tout partenaire au second tour. Il ne fut donc guère étonnant que cette « machine à gagner », si elle remporta les présidentielles et législatives de mai et juin 2007 grâce au double, triple ou quadruple langage que parvint à tenir le sémillant Sarkozy ( avec les heureux résultats que l’on vit) finisse par perdre toutes les élections qui suivirent, y compris le Sénat, tour de force dans un pays qui, le premier tour d’avril dernier l’a encore montré, est à 55% à droite. Panne intellectuelle, anémie programmatique, absence de réserve au second tour: ces vices ne pouvaient de toutes façons que transformer la « machine à gagner  » en cette triste « Machine à Perdre » qui se disloque sous nos yeux.

On voit que l’affaire dépasse de beaucoup la querelle de personnes, d’autant que, aux vices apparents s’ajouta peu à peu un vice caché : tout partenaire immédiat ayant disparu, il ne restait plus que le FN. La succession des défaites fit lentement germer dans l’esprit de nombre de militants et élus UMP une idée que la rénovation de Marine Le Pen, les 18% qu’elle obtint en avril et la coalition autour d’elle de nouveaux venus (du MPF de Philippe de Villiers, du DLR de Nicolas Dupond Aignan, et de premiers transfuges UMP) ne cessèrent de conforter. Dès le début de l’été, on se mit à murmurer que l’Elysée comme les Assemblées (nationales, régionales ou locales) n’auraient pas été perdues si, sortant du vieux « piège de Mitterrand », la droite avait su comme la gauche s’afficher « plurielle », qu’il n’y avait nulle majorité possible sans l’union de toutes les droites, etc.

Or, celle-ci est insupportable aux ténors de l’état-major -les uns sincèrement, les autres pour la galerie, la plupart craignant par pure mondanité médiatique de manier des thèmes (sécurité, respect des frontières et autres percées dites droitières) dont ils savent bien que, une fois parti un Sarkozy qui savait ne les manier qu’avec leurs contraires, ils ne pouvaient pas ne pas les rapprocher très près de Marine Le Pen.

L’opposition entre le sommet et la base couvait sous les artifices de M. Sarkozy et la totale absence de démocratie dans le parti. Patatras!, Continuer la lecture de Le vice caché de l’UMP

Paul Marie Couteaux et Frigide Barjot : le mariage pour tous est  »contre nature » (vidéo)

Le mariage homosexuel sera un changement de structuration de notre droit. C’est ce que tente d’expliquer Frigide Barjot sur le plateau de Taddeï . Mais c’est aussi un reniement de la nature et une rupture anthropologique de la filiation sur laquelle repose notre civilisation comme le souligne Paul-Marie Couteaux.
Croyants ou pas, nous devons refuser l’idéologie mortifère du Genre.

Europe : Quand le droit s’évapore (Paul-Marie Couteaux)

Tout conducteur qui s’enlise dans quelque ornière boueuse sait d’expérience que son premier réflexe, accélérer pour se déhaler au plus vite, est le pire : il s’enfonce de plus belle et finit par caler.

Ainsi la pauvre Europe patine-t-elle à mesure que l’Union européenne s’enferre dans la supranationalité, et accélère, accélération nerveuse dont témoigne ce « mécanisme européen de stabilité » qui, passant comme on dit « à la vitesse supérieure » entend soumettre le budget des Etats au contrôle européen, traité bouclé à la va vite et appliqué illico presto, peut-être dès les prochaines semaines.

Raisonnablement, il faudrait au préalable un référendum, d’abord pour des raisons de droit, ensuite pour des raisons plus profondément politiques – qui pourraient être, justement, une panne durable du Droit en lui même.

Raisons juridiques : d’abord, l’application de ce « mécanisme » viole plus violemment encore que les précédents traités, le principe de souveraineté
, pourtant proclamé par toutes nos Constitutions :

soumettre à une autorité étrangère le contrôle ultime du budget national exige au moins un référendum, lequel devrait porter, au point où nous en sommes, sur le maintien ou non du principe de souveraineté dans la Constitution…

Ensuite, ledit mécanisme est d’autant plus difficile à admettre qu’il viole la séparation des pouvoirs, autre principe constitutionnel. Nombre de juristes le soulignent partout en Europe:

le contrôle budgétaire de Bruxelles bafoue la séparation des pouvoirs et, au delà, le principe parlementaire, l’un des plus vieux fondements de nos institutions -dans l’histoire des démocraties, la première fonction des Parlements fut justement le contrôle du budget.

Enfin, après leurs déboires de 2005, il est de plus en plus évident que les oligarchies entendent enterrer le référendum – aucun depuis plus de sept ans ; or, il est lui aussi l’une des clefs de voûte de la Constitution de la Ve République -s’il existe toujours une Constitution, et une République…

Il y a plus grave encore : les budgets reformatés par la nébuleuse UE seront-ils longtemps opposables ? Continuer la lecture de Europe : Quand le droit s’évapore (Paul-Marie Couteaux)

Paul-Marie Couteaux (Siel-Rassemblement Bleue Marine) : le Président de la République contrevient à la vérité historique

En déclarant que la rafle dite du Vel d’Hiv du 17 juillet 1942, fut « un crime commis en France par la France », le Président de la République contrevient à la vérité historique que pourtant il invoque : si ce crime fut commis sur la territoire national, comme tant d’autres le furent sous l’Occupation, et si la police parisienne était à la botte de l’Occupant, la responsabilité de ce crime n’est nullement imputable à la France. Aucune des autorités que reconnaissaient alors les Français, celle de Vichy pas plus que celle de Londres ne gouvernait la zone occupée. Faut-il rappeler que, odieux rouage de la folie criminelle que l’impérialisme allemand imposait alors à presque toute l’Europe, le général Oberg, commandant la place de Paris, avait ordonné à la police parisienne, dont les agents étaient arrêtés ou instantanément fusillés s’ils n’obéïssaient pas, la livraison de 25 000 juifs étrangers réfugiés en France mais que des policiers français ont, au péril de leur vie, supprimé des fichiers ou prévenu dans la nuit des milliers de familles juives, en sorte que la moitié de ce qu’exigeait l’Occupant furent arrêtés ? Faut-il rappeler que c’est la France qui accueillit le plus grand nombre de réfugiés de confession juive, et en France qu’en furent sauvés le plus grand nombre ? […]

Front National

La France ou le chaos par Paul-Marie Couteaux

Tribune de Paul-Marie Couteaux, président du SIEL, porte parole et soutien de Marine Le Pen. (1)

Si la campagne présidentielle est si médiocre, n’est-ce pas justement parce qu’elle n’est guère présidentielle ? Un jour, on semble choisir un ministre de l’Intérieur, un autre, un ministre des Finances, quelquefois, un responsable de la prévention routière. Faut-il rappeler que, tous les cinq ans, l’élection présidentielle donne au peuple français l’occasion de déterminer tout autre chose, l’essentiel de lui-même et sa perpétuation comme acteur de l’histoire – sans quoi la politique n’aurait plus d’intérêt et les élections pas davantage.

Le regretté Michel Jobert comparait le président de la République à un sémaphore, repère immobile et solennel indiquant les grandes orientations qui éclairent et ordonnent. De cette fonction, qui est bien celle d’un chef d’État, découle une autre, celle de garder la Constitution, par là de veiller au bon fonctionnement des institutions, autrement dit la sauvegarde du cadre politique, autrement dit la France – en quoi sa fonction est sacrée : sans la sauvegarde de ce cadre, il est illusoire de fixer une politique, quelle qu’elle puisse être ; le contenant est la condition du contenu – lequel ressort d’un autre niveau, ce programme de gouvernement que fixera un mois plus tard une majorité législative.

Il est curieux que, à l’heure où le cadre politique ne va plus guère de soi, où ne sont plus tout à fait certaines les réponses à la question “Y a-t-il une France ? ”, ces conditions premières du politique n’affleurent nulle part dans ce qu’il est convenu d’appeler le “débat”.

Or, pardon du truisme, pour mener une politique, encore faut-il qu’il y ait un État, que la nation soit souveraine, qu’elle puisse décider du maintien ou de la disparition de ses frontières, de la restauration, du partage ou de l’abandon de ses moyens d’action politique, à commencer par la légitimité, donc l’autorité des dits “pouvoirs publics”, seule façon d’imposer un bien commun aux féodalités de tous ordres et de mener à l’extérieur une politique étrangère, dotée de ses propres instruments diplomatiques et militaires ; et, en toile de fond, qu’il y ait une civilisation, originale en ce qu’elle est fidèle à ses legs, traditions et valeurs, cette civilisation française sans laquelle l’existence de la nation, donc de l’État, ne se justifie plus, n’est sous-tendue par rien.

Le “grand débat sur l’identité”, l’une des rares bonnes initiatives du quinquennat, ayant sombré dans l’insignifiance et le ridicule, le moment était propice pour revenir sur ces fondamentaux, pour reprendre un terme que candidats et partis s’appliquent à eux-mêmes sans songer que les seuls fondamentaux qui importent sont ceux de la France, les leurs propres se situant fort en aval.

De cet essentiel-là, qui se soucie – à part ceux que l’on nomme dédaigneusement “souverainistes” ?

La morne campagne s’est perdue dans les détails – presque toujours de nature sociale ou économique, selon la pente d’une époque matérialiste qui veut croire mordicus que toute question politique n’a de solution que par l’argent, singulièrement la dépense publique – réflexe socialiste servi ad nauseam plus de trente ans durant avec l’heureux effet que l’on aperçoit, la banqueroute – et d’abord la paralysie de l’État dans sa graisse.

Faut-il redire que, pas davantage que le souci social ne saurait répondre aux problèmes sociaux (quel argent redistribuer ? ), le souci économique ne répond aux problèmes économiques – Continuer la lecture de La France ou le chaos par Paul-Marie Couteaux

La démocratie est d’abord une morale par Paul-Marie Couteaux

La campagne de Nicolas Sarkozy pose à l’idée même de démocratie un problème moral autant que politique : à quoi se réduit l’exercice démocratique quand une campagne présidentielle offre à un candidat majeur une tribune d’où se déversent chaque jour les mensonges, les ruses et les triples salto de plus en plus vertigineux du pur cynisme ?

Les exemples surabondent : il n’est pas supportable d’entendre le candidat Sarkozy promettre qu’il « gouvernera par référendum » alors que, à la différence de ses prédécesseurs, il n’y eut pas recours une seule fois au cours de son quinquennat, et que, sur le sujet, la supercherie du prétendu « mini traité » de Lisbonne a biffé d’un trait le résultat du dernier référendum en date, celui du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne.

Il n’est pas supportable d’entendre celui qui n’eut de cesse d’ouvrir les frontières et bat le record d’immigration, remettre en cause les accords de Schengen dont, ministre de l’Intérieur, il fut l’artisan de l’application la plus intégriste; alors que, lors des réunions tenues à Bruxelles au cours de l’automne dernier pour examiner leur révision, la France n’était même pas représentée.
Il n’est pas supportable d’entendre un candidat, en principe au fait des affaires publiques, proposer d’imposer les Français vivant à l’étranger alors qu’il ne peut ignorer que la mesure est inapplicable sans renégocier de multiples conventions sociales avec nos voisins qui ne le veulent pas.

Mensonges, roueries, insolence, mépris d’un peuple dont le président de la République joue la méconnaissance des questions techniques : on passe du grand Guaino au grand guignol.

Suite

Sarkozy:  » Les souffrances indicibles et la brutalité aveugle de la colonisation française en Algérie »

Dans Valeurs Actuelles, Paul-Marie Couteaux étrille Sarkozy. Il reproche au président d’avoir adressé une lettre au premier ministre Turc dans laquelle il y dénonçait notamment :« les souffrances indicibles et la brutalité aveugle de la colonisation française en Algérie », allant jusqu’à comparer celle-ci à la traite négrière et au rôle de l’État français dans la déportation des juifs.

Pour Paul-Marie Couteaux cela pose de grave questions :

D’abord, à lire ce flot de repentances à destination d’un pays étranger, on se demande si le sens de la dignité nationale ne s’est pas totalement évaporé au-dessus du pauvre royaume de France, au point d’avoir déserté jusqu’au sommet de ce qui reste de son État.

Ensuite, on ne saurait jurer que persiste en haut lieu un peu de cet art de gouverner dont, pendant des siècles, la France fut un modèle aux yeux de pays qu’elle doit aujourd’hui sérieusement dérouter. Condamner un État, et si violemment que le premier ministre de cet État pourrait être l’objet de poursuites pénales s’il venait, le malheureux, à mettre les pieds en France, remettre ainsi en jeu nos relations avec l’autre grande puissance méditerranéenne, puis, voyant la bourde, écrire à son premier ministre pour l’amadouer en énumérant les flétrissures de notre propre histoire ; insinuer en somme que notre pays est un coupable récurrent en même temps qu’un permanent donneur de leçons ; se brouiller et s’embrouiller alors que nul ne demandait rien à la France, ni d’accuser ni de s’accuser : voilà qui sort assurément de toutes les catégories connues de l’exercice gouvernemental.

Enfin, on peut craindre que, au milieu de ces chocs entre les mémoires partielles maniées au gré des aventures électorales, ou, pour mieux dire, dans cette grandissante pagaille mémorielle, les Français finissent par ne plus même se demander ce que fut réellement leur histoire, laquelle n’est d’ailleurs presque plus enseignée en tant que telle dans nos écoles – c’est à croire que tout se tient : s’oublier soi-même jusqu’à la rage

Toujours dans un article de Valeurs Actuelles, Les pieds noirs dans la campagne, on apprend que contrairement à 2007, la stratégie mise en place par Sarkozy pour récupérer le vote des rapatriés d’Algérie n’est pas gagnée. Thierry Rolando, le président du Cercle algérianiste, s’offusque notamment des mots choisis par le président dans sa lettre au premier ministre turc:

« …Jamais, pas même au Parti communiste, nous n’avions été ainsi comparés à des esclavagistes et des collabos ! De tels propos sont inacceptables. Le président de la République, auquel j’ai immédiatement écrit, va devoir s’expliquer. S’il ne le fait pas, il risque de le payer très cher lors de l’élection présidentielle. »

Sur Sud Radio dans son émission ‘Ménard en liberté’, le journaliste robert Ménard, pied-Noir d’origine reçoit Valérie Rosso-Debord, élue de l’UMP et toute nouvelle recrue du Siècle (1)

(1)La députée UMP de Meurthe- et-Moselle Valérie Rosso-Debord, sera admise, mercredi soir, comme membre du très sélect Siècle, le club réunissant des dirigeants français, issus notamment de la classe politique, de gauche comme de droite. Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale lui… Le Figaro du 19 juin 2011