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La Buba permettrait finalement à la BCE de faire tourner sa planche à billets

Cette annonce de la BUBA devrait faire plaisir à Mélenchon dont le seul programme est de gonfler la dette et d’employer des fonctionnaires aux ordres de ses délires communistes. Seulement la planche à billet quand elle est entre les mains d’irresponsables comme le petit père sans peuple ou les zozos de la BCE, c’est le meilleur moyen de mettre un pays à terre. Car les seuls qui profiteraient de l’action de la BCE serait  les rentiers de la finance, comme on le constate aux Etats-Unis et au japon.

Quoi qu’il en soit c’est la preuve que les banques européennes sont dans une situation dramatique et que l’Allemagne va devoir hypothéquer sa force économique e acceptant d' »absorber » 10% du PIB de la France, du Portugal, de l’Espagne pour juste sauver la monnaie unique. Si ils en sont là c’est qu la situation est plus que gravissime.

 

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Alors voilà, la Buba craque ! Selon le Wall Street Journal, la banque centrale allemande accepterait une action de la BCE en juin si les perspectives d’inflation sont décevantes. La Buba se range à l’appréciation générale : il faut lutter contre le risque de déflation, il faut faire tourner la planche à billets. Après avoir résisté pendant si longtemps, la Buba cède devant Mario Draghi. Elle cède aussi devant l’ensemble des pays du Sud et la France qui réclament une politique monétaire plus laxiste.

ec48102709e4a9d067cd09be17bdda0aIl n’y aura pas de rachat d’obligations d’Etat, le Traité constitutionnel l’interdit, mais plutôt des acquisitions de prêts bancaires titrisés, autrement dit des crédits aux entreprises mis en tranches, empaquetés, et revendus. Un peu comme les subprimes, qui concernaient du crédit immobilier. De là à penser que des banques européennes en difficulté vont en profiter pour refourguer leurs crédits douteux à la BCE, il n’y a qu’un pas… Les banques espagnoles, portugaises, irlandaises, grecques et italiennes doivent attendre avec impatience l’ouverture de cette possibilité, ce serait pour elles une occasion inespérée d’alléger leur bilan en échange de liquidités.

Ce tournant signifie aussi que la Buba se range à l’avis général qu’il faut relancer (un peu) l’inflation pour soutenir l’activité. C’est grotesque. Comme si la baisse des prix allait casser le peu de croissance résiduelle, alors qu’en réalité elle n’est que le symptôme parmi d’autres de la congestion de nos économies. Il faudrait plutôt s’interroger sur le niveau des impôts, sur le poids de la dépense publique, sur la lourdeur bureaucratique de l’Union européenne et des administrations nationales, sur le manque de compétitivité des économies européennes. Tout cela impliquerait de trop douloureuses remises en cause pour ceux qui nous gouvernent, c’est tellement plus simple de demander à la BCE de faire tourner la planche à billets !

Le pire est que cette politique va avoir des effets bénéfiques au début : les marchés Continuer la lecture de La Buba permettrait finalement à la BCE de faire tourner sa planche à billets

Olivier Delamarche : « Aujourd’hui, lorsqu’on paie en Yen, on paie avec des billets de Monopoly », dans Intégrale Placements – 22/04

La planche à billet a aussi ses revers….

voir également Le Japon fait face à un déficit commercial record

Et si la planche à billets repartait de plus belle ? (Philippe Herlin)

Par Philippe Herlin – Chercheur en finance / Contributeur pour Goldbroker.com

Le sentiment général penche vers une diminution de la « planche à billets » des grandes banques centrales occidentales, et il s’appuie sur les déclarations officielles de la Fed qui envisage de réduire son Quantitative easing (QE). Pour l’instant ce n’est qu’une hypothèse, évoquée par son président Ben Bernanke, mais elle a suffit à perturber les marchés, notamment avec le rapatriement de capitaux des pays émergents, ce qui entraine une baisse importante de leurs devises. Quoi qu’il en soit, chacun convient que la banque centrale américaine ne peut pas continuer à injecter 85 milliards de dollars créés ex nihilo tous les mois dans l’économie.

Mais ce sentiment a aussi produit un autre effet, la remontée des taux longs, aux Etats-Unis et en Europe. Le taux à 10 ans américain frôle les 3%, et celui de l’Allemagne les 2%. Rien de grave, mais il ne faudrait pas que cette hausse se prolonge car le poids de la dette deviendrait littéralement écrasant pour le budget fédéral américain. Il y a par contre un effet qui n’a pas été atteint par ce Quantitative easing, c’est une vraie reprise économique, même si le gouvernement et la Fed tentent d’en vendre l’idée, le « sentiment » justement.

A partir de ce constat inquiétant, quelle est la marge de manœuvre de la Fed ? Baisser Continuer la lecture de Et si la planche à billets repartait de plus belle ? (Philippe Herlin)

Nicolas Doze : La Fed va-t-elle accélérer le rythme de la planche à billets ?

La Fed imprime l’équivalent d’un New Deal par mois, en pure perte : Les banques et les marchés sont inondés de liquidités mais ne savent pas où les investir. Avec des taux nuls comment trouver en effet du rendement, sauf à prendre des risques extravagants ? D’où les bulles qui gonflent sans cesse. C’est une politique de la fuite en avant et les banquiers centraux reconnaissent que « le risque est monstrueux », dit N. Doze, mais ont-ils encore le choix ?

La politique subtile et dangereuse de Mario Draghi

En septembre dernier, Mario Draghi avait annoncé son plan OMT (Outright Monetary Transactions) : il prenait la suite du plan SMP consistant à acheter de la dette souveraine de pays en difficulté, de façon à limiter la hausse des taux et à leur permettre de se refinancer. Comme cela ne plait pas du tout aux Allemands (et ils ont bien raison, c’est de la planche à billets), le dispositif OMT est assorti de conditions drastiques puisque le pays qui souhaite en bénéficier doit auparavant demander l’aide de l’Europe et accepter un sévère plan d’assainissement des comptes public imposé par la désormais célèbre « Troïka » (La Tribune).

Résultat personne ne l’a encore demandé. Pourtant la détente sur les taux des pays européens en difficulté s’est prolongée, en apparence les choses s’améliorent. La simple annonce du plan OMT aurait suffi à rassurer les marchés, « bravo Mario » commentent les médias.

La réalité est plus subtile, et perverse : la BCE prête sans limite aux banques du pays pour qu’elles rachètent la dette de leur Etat, ce qui au fond revient au même ! Mario Draghi l’a confirmé hier lors de sa conférence de presse, les banques pourront obtenir les liquidités qu’elles souhaitent au taux directeur, qui a été abaissé de 0,75% à 0,50% (La Tribune). Et la BCE prête de l’argent y compris aux banques au bord de la faillite comme les banques slovènes, qui peuvent ensuite acheter la dette émise par Ljubljana. « Les analystes d’Aurel ETC Pollak rappellent ainsi que ce sont les banques slovènes elles-mêmes qui, le 17 avril, ont racheté le 1,1 milliard d’euros de dette émise ce jour-là, grâce au financement de la BCE » (La Tribune). Et le tour est joué. Il en va de même en Espagne, Italie, etc.

C’est de la cavalerie, de la planche à billets, mais formellement la BCE n’achète pas d’obligations d’Etat. Ce faisant la BCE acquiert un volume croissant de créances sur des banques en difficulté, ce qui n’est pas rassurant ! Posons aussi une question : les banques slovènes avaient-elles le choix ? En fait non tant les intérêts des grandes banques et des Etats sont intimement liés, et c’est le cas dans tous les pays européens. A partir de là, financer les Etats ou les banques revient au même pour la BCE. Le reste est juste un problème de communication.

P.Herlin

Comment la Fed manipule la richesse et l’épargne

L’or semble se remettre sur pied. Il a grimpé de 38 $ la semaine dernière. Les autorités ne parviennent pas à le maintenir à terre.

Bien entendu, les magouilles monétaires de la Fed ne fonctionnent pas. Et elles causeront très probablement un désastre financier.

Mais le plus gros scandale, concernant les politiques actuelles des banques centrales, c’est qu’elles constituent sans doute le plus grand cambriolage de tous les temps.

La manière dont la richesse est distribuée normalement n’est peut-être pas parfaite, mais c’est le mieux que la nature puisse faire. Les gens gagnent de l’argent. Ils l’épargnent. Ils le volent. Ou ils l’engrangent grâce à des investissements.

Ou ils ont simplement de la chance.

Normalement, la richesse termine distribuée de manière non-planifiée et non-contrôlée. Les gens font de leur mieux ; le reste appartient à la chance

Un nouveau type de « richesse » ?
Mais voilà qu’arrivent les banques centrales. Elles créent un tout nouveau type de richesse. Il ne s’agit pas de revenus provenant des salaires. Ce n’est pas le produit d’investissements. Ce n’est pas le résultat de la technologie, de l’augmentation de la productivité, du travail ou de la discipline, ou de toutes les autres choses qui mènent à la richesse et à la prospérité.

Au lieu de ça, elle est créée par la banque centrale « à partir de rien ».

Cette nouvelle richesse n’est pas comme la richesse ordinaire. La nature ne peut pas suivre son cours… elle est téléguidée. La Fed crée de la monnaie (pas de la richesse — juste de la nouvelle monnaie). Cet argent entre dans le système bancaire en prétendant avoir la même valeur que celui pour lequel les gens ont travaillé. Et les personnes ayant de l’entregent dans les banques l’utilisent pour la spéculation financière.

C’est ce que nous observons sur les marchés financiers depuis quatre ans.

Chris Martenson :

« Le fondement du plan de reprise magique de Bernanke consistait à faire en sorte que tout le monde recommence à emprunter, à dépenser et à ‘investir’ dans les actions, les obligations et autres actifs financiers. Mais pas de manière égale, puisqu’il a joué un rôle essentiel dans la déformation du paysage vers les actifs à risque en s’éloignant des actifs refuge ».

« Voilà pourquoi un prêt à deux ans net au gouvernement américain ne vous rapportera que 0,22% net, un taux bien inférieur au taux officiel d’inflation lui-même. En d’autres termes, prêtez 10 000 000 (10 millions) de dollars au gouvernement américain et vous ne recevrez que 22 000 $ par an en récompense de vos efforts — en fait, vous perdrez de la richesse par la même occasion parce que l’inflation a réduit la valeur de vos 10 000 000 $ de 130 000 $ par an. Une fois les deux années écoulées, vous avez gagné 44 000 $ mais perdu 260 000 $, pour une perte nette de 216 000 $ ».

« Cette richesse, ou pouvoir d’achat, n’a pas simplement disparu : elle a été capturée par le processus d’inflation et transférée à quelqu’un d’autre. Mais à qui ? »

A qui tout ça profite-t-il ?

Alors que la Fed punit les épargnants honnêtes, les actions et les obligations augmentent à chaque fois qu’une rumeur de nouvelle impression monétaire se fait entendre. Et les yachts continuent de grimper tant que la Fed en promet plus.

source

Affaire STEP : les banques françaises font-elles face à une dangereuse crise de liquidités ? (Ph. Herlin)

Encore un texte sur l’affaire STEP qui continue à faire parler….

A lire pour compléter :

– Nouveau : la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie

La France a-t-elle à nouveau sa propre sa monnaie ? la dernière rumeur

STEP et TCN

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« Et si les très bas taux auxquels la France emprunte n’étaient que le résultat d’une politique généreuse et discrète de rachat par la Banque de France d’actifs douteux des banques françaises ? Une situation qui risquerait de ne pas pouvoir durer très longtemps.

L’information circule aux États-Unis et commence à faire du bruit en Allemagne, mais pas encore en France. Appelons-la « l’affaire STEP », acronyme de « Short Term European Paper », un marché européen de refinancement des banques.

Faisons tout d’abord un rappel sur le fonctionnement de l’euro, et qui montre que cette monnaie est vraiment mal conçue. Le cas est unique, aberrant : l’euro est une monnaie qui dispose de plusieurs banques centrales ! Enfin, plus exactement d’un réseau de banques centrales supervisées par la Banque centrale européenne (BCE) sise à Francfort, et cet ensemble se dénomme l’Eurosystème. Les banques européennes en difficulté peuvent solliciter directement la BCE (on se rappelle les deux LTRO de 500 milliards d’euros chacun en décembre 2011 et février 2012), mais aussi en plus leur propre banque centrale. Ainsi chaque banque centrale nationale dispose d’une certaine autonomie pour aider ses banques. Les critères de refinancement pour les banques commerciales en difficulté peuvent varier d’un pays à l’autre (quels actifs accepter en échange de cash), et on se dit que la Banque nationale de Grèce ne s’avère sans doute pas aussi regardante que la très sévère « Buba », la banque centrale allemande…

 

Bref, là il s’agit de la France. Les STEP permettent à chaque banque centrale de refinancer ses banques, mais avec 483 milliards d’euros d’encours à fin décembre 2012, le marché français est le premier d’Europe et le deuxième au monde (derrière son équivalent américain) selon la Banque de France ! A lui tout seul il représente plus de la moitié du marché européen, et s’avère en forte augmentation (l’encours était de 300 milliards à la mi 2012).

Cela veut-il dire que les banques françaises sont en grande difficulté et récupèrent des liquidités auprès de la Banque de France en échange d’actifs de mauvaise qualité (créances douteuses, bons d’État en difficulté, etc.) dont personne ne voudrait par ailleurs ? Cette réalité inquiétante traduit clairement une situation tendue. Le Prix Nobel d’économie américain Paul Krugman écrit que « la France a retrouvé sa monnaie », et que cela explique le niveau très bas auquel elle emprunte ; en fait elle fait tourner la planche à billets dans son coin mais ne dispose pas formellement de sa propre monnaie.

La presse allemande s’inquiète comme Die Welt ou les Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN – article en français ici), qui crient au loup et accusent Mario Draghi de laxisme coupable. Selon les DWN, « la BCE a donné à la France une possibilité de stabiliser ses propres banques, sans que l’Allemagne puisse entreprendre quoi que ce soit pour s’y opposer […] il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière »…

Il serait urgent que la Banque de France et le ministère de l’Economie communiquent sur cette « affaire STEP » car elle jette un voile trouble sur la situation des banques françaises ».

Philippe Herlin, Atlantico, le 22 avril 2013

Nouveau : la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie

Voilà une information qui fait polémique sur internet. Je vous la livre. Pour les uns il s’agit d’une interprétation un peu rapide de deux articles de la presse économique allemande et d’un édito du prix nobel Krugman. Pour les autres c’est la preuve que les banques françaises Crédit Agricole, Société Générale, et BNP Paris Bas sont au bord de la rupture, et que la BCE sous la pression d’un nouveau cataclysme préfèrerait contourner les règles de l’Europe et laisser la banque de France imprimer des billets en euro afin de re-capitaliser ces banques avec une monnaie de singe.

Le pire avec ce genre d’info c’est qu’il y a autant de vrai que de faux. Quoi qu’il en soit nous  nous enfonçons dans la dictature des banques et des états kleptomanes.

A lire pour compléter :

La France a-t-elle à nouveau sa propre sa monnaie ? la dernière rumeur

STEP et TCN

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Mais que se passe-t-il ? Voici que notre Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vient en catimini, il y a quelques jours, de donner à un pays de la zone euro le droit de battre lui-même monnaie. Et qui plus est de façon quasi “illimitée” (le mot à la mode pour la finance internationale).

Mais attention, pas à Chypre, pas à la Grèce, pas à l’Espagne, pas au Portugal, pas à l’Irlande, pas à l’Italie. Non, à la France. À nous tout seuls ! Et, attention encore, pas dans n’importe quelle monnaie, pas en francs. Non, en euros sonnants et trébuchants (c’est le cas de le dire, comme on va le voir).


Certains observateurs avisés y ont (ironiquement) vu un signe plutôt positif. Paul Krugman, prix Nobel (forcément, un prix Nobel !) :« La France a de nouveau sa propre monnaie. »

Figurez-vous, je ne suis pas prix Nobel (du moins pas encore), mais je serais presque d’accord avec l’éditorialiste nobelisé du New York Times : enfin un retour aux monnaies nationales dans l’Union européenne !

Sauf que, hum, toujours en euros, pas dans tous les pays membres… Vous seriez aspirant prix Nobel, vous vous demanderiez doctement tout ce que cela cache, n’est-ce pas ?

Les “économistes” entrent en scène

Eh bien, les Nouvelles économiques allemandes — Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN) [1] — ont, elles, des idées bien plus vicieuses, bien plus perverses sur la question : « Cette action doit empêcher qu’une banque française ne s’écroule. »

Les DWN indiquent qu’une banque française serait particulièrement dans le collimateur, mais sans que son nom soit officiellement indiqué. Les DWN citent trois banques françaises systémiques (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole), avec mention particulière pour le Crédit agricole (qui a terminé l’année 2012 dans le rouge).

Quelques économistes de forums ont au contraire voulu y voir un camouflet…  pour « les tenants de la sortie de l’euro » : « Leur principal argument [celui des europhobes, ndlr] s’effondre : la BCE se comporte comme la BdF [Banque de France] et on peut maintenant jouer sur la monnaie sans qu’en plus cela entraîne forcément une dévaluation. »

Bon, ok, façon très originale de voir (ces savants tout de même !). Mais donner tout pouvoir monétaire apparent à un pays membre contredit pourtant sérieusement les règlements européens. Et si une institution comme la BCE viole ainsi ses propres prérogatives, c’est qu’il y a forcément anguille tortueuse sous roche.

L’offense du Sud à l’Allemagne

Un petit péril en la demeure à propos de la défaillance prévisible d’une banque française systémique, par exemple ? Une urgence Continuer la lecture de Nouveau : la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie