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La Buba permettrait finalement à la BCE de faire tourner sa planche à billets

Cette annonce de la BUBA devrait faire plaisir à Mélenchon dont le seul programme est de gonfler la dette et d’employer des fonctionnaires aux ordres de ses délires communistes. Seulement la planche à billet quand elle est entre les mains d’irresponsables comme le petit père sans peuple ou les zozos de la BCE, c’est le meilleur moyen de mettre un pays à terre. Car les seuls qui profiteraient de l’action de la BCE serait  les rentiers de la finance, comme on le constate aux Etats-Unis et au japon.

Quoi qu’il en soit c’est la preuve que les banques européennes sont dans une situation dramatique et que l’Allemagne va devoir hypothéquer sa force économique e acceptant d' »absorber » 10% du PIB de la France, du Portugal, de l’Espagne pour juste sauver la monnaie unique. Si ils en sont là c’est qu la situation est plus que gravissime.

 

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Alors voilà, la Buba craque ! Selon le Wall Street Journal, la banque centrale allemande accepterait une action de la BCE en juin si les perspectives d’inflation sont décevantes. La Buba se range à l’appréciation générale : il faut lutter contre le risque de déflation, il faut faire tourner la planche à billets. Après avoir résisté pendant si longtemps, la Buba cède devant Mario Draghi. Elle cède aussi devant l’ensemble des pays du Sud et la France qui réclament une politique monétaire plus laxiste.

ec48102709e4a9d067cd09be17bdda0aIl n’y aura pas de rachat d’obligations d’Etat, le Traité constitutionnel l’interdit, mais plutôt des acquisitions de prêts bancaires titrisés, autrement dit des crédits aux entreprises mis en tranches, empaquetés, et revendus. Un peu comme les subprimes, qui concernaient du crédit immobilier. De là à penser que des banques européennes en difficulté vont en profiter pour refourguer leurs crédits douteux à la BCE, il n’y a qu’un pas… Les banques espagnoles, portugaises, irlandaises, grecques et italiennes doivent attendre avec impatience l’ouverture de cette possibilité, ce serait pour elles une occasion inespérée d’alléger leur bilan en échange de liquidités.

Ce tournant signifie aussi que la Buba se range à l’avis général qu’il faut relancer (un peu) l’inflation pour soutenir l’activité. C’est grotesque. Comme si la baisse des prix allait casser le peu de croissance résiduelle, alors qu’en réalité elle n’est que le symptôme parmi d’autres de la congestion de nos économies. Il faudrait plutôt s’interroger sur le niveau des impôts, sur le poids de la dépense publique, sur la lourdeur bureaucratique de l’Union européenne et des administrations nationales, sur le manque de compétitivité des économies européennes. Tout cela impliquerait de trop douloureuses remises en cause pour ceux qui nous gouvernent, c’est tellement plus simple de demander à la BCE de faire tourner la planche à billets !

Le pire est que cette politique va avoir des effets bénéfiques au début : les marchés Continuer la lecture de La Buba permettrait finalement à la BCE de faire tourner sa planche à billets

Et si la planche à billets repartait de plus belle ? (Philippe Herlin)

Par Philippe Herlin – Chercheur en finance / Contributeur pour Goldbroker.com

Le sentiment général penche vers une diminution de la « planche à billets » des grandes banques centrales occidentales, et il s’appuie sur les déclarations officielles de la Fed qui envisage de réduire son Quantitative easing (QE). Pour l’instant ce n’est qu’une hypothèse, évoquée par son président Ben Bernanke, mais elle a suffit à perturber les marchés, notamment avec le rapatriement de capitaux des pays émergents, ce qui entraine une baisse importante de leurs devises. Quoi qu’il en soit, chacun convient que la banque centrale américaine ne peut pas continuer à injecter 85 milliards de dollars créés ex nihilo tous les mois dans l’économie.

Mais ce sentiment a aussi produit un autre effet, la remontée des taux longs, aux Etats-Unis et en Europe. Le taux à 10 ans américain frôle les 3%, et celui de l’Allemagne les 2%. Rien de grave, mais il ne faudrait pas que cette hausse se prolonge car le poids de la dette deviendrait littéralement écrasant pour le budget fédéral américain. Il y a par contre un effet qui n’a pas été atteint par ce Quantitative easing, c’est une vraie reprise économique, même si le gouvernement et la Fed tentent d’en vendre l’idée, le « sentiment » justement.

A partir de ce constat inquiétant, quelle est la marge de manœuvre de la Fed ? Baisser Continuer la lecture de Et si la planche à billets repartait de plus belle ? (Philippe Herlin)

Nicolas Doze : La Fed va-t-elle accélérer le rythme de la planche à billets ?

La Fed imprime l’équivalent d’un New Deal par mois, en pure perte : Les banques et les marchés sont inondés de liquidités mais ne savent pas où les investir. Avec des taux nuls comment trouver en effet du rendement, sauf à prendre des risques extravagants ? D’où les bulles qui gonflent sans cesse. C’est une politique de la fuite en avant et les banquiers centraux reconnaissent que « le risque est monstrueux », dit N. Doze, mais ont-ils encore le choix ?

La politique subtile et dangereuse de Mario Draghi

En septembre dernier, Mario Draghi avait annoncé son plan OMT (Outright Monetary Transactions) : il prenait la suite du plan SMP consistant à acheter de la dette souveraine de pays en difficulté, de façon à limiter la hausse des taux et à leur permettre de se refinancer. Comme cela ne plait pas du tout aux Allemands (et ils ont bien raison, c’est de la planche à billets), le dispositif OMT est assorti de conditions drastiques puisque le pays qui souhaite en bénéficier doit auparavant demander l’aide de l’Europe et accepter un sévère plan d’assainissement des comptes public imposé par la désormais célèbre « Troïka » (La Tribune).

Résultat personne ne l’a encore demandé. Pourtant la détente sur les taux des pays européens en difficulté s’est prolongée, en apparence les choses s’améliorent. La simple annonce du plan OMT aurait suffi à rassurer les marchés, « bravo Mario » commentent les médias.

La réalité est plus subtile, et perverse : la BCE prête sans limite aux banques du pays pour qu’elles rachètent la dette de leur Etat, ce qui au fond revient au même ! Mario Draghi l’a confirmé hier lors de sa conférence de presse, les banques pourront obtenir les liquidités qu’elles souhaitent au taux directeur, qui a été abaissé de 0,75% à 0,50% (La Tribune). Et la BCE prête de l’argent y compris aux banques au bord de la faillite comme les banques slovènes, qui peuvent ensuite acheter la dette émise par Ljubljana. « Les analystes d’Aurel ETC Pollak rappellent ainsi que ce sont les banques slovènes elles-mêmes qui, le 17 avril, ont racheté le 1,1 milliard d’euros de dette émise ce jour-là, grâce au financement de la BCE » (La Tribune). Et le tour est joué. Il en va de même en Espagne, Italie, etc.

C’est de la cavalerie, de la planche à billets, mais formellement la BCE n’achète pas d’obligations d’Etat. Ce faisant la BCE acquiert un volume croissant de créances sur des banques en difficulté, ce qui n’est pas rassurant ! Posons aussi une question : les banques slovènes avaient-elles le choix ? En fait non tant les intérêts des grandes banques et des Etats sont intimement liés, et c’est le cas dans tous les pays européens. A partir de là, financer les Etats ou les banques revient au même pour la BCE. Le reste est juste un problème de communication.

P.Herlin

Comment la Fed manipule la richesse et l’épargne

L’or semble se remettre sur pied. Il a grimpé de 38 $ la semaine dernière. Les autorités ne parviennent pas à le maintenir à terre.

Bien entendu, les magouilles monétaires de la Fed ne fonctionnent pas. Et elles causeront très probablement un désastre financier.

Mais le plus gros scandale, concernant les politiques actuelles des banques centrales, c’est qu’elles constituent sans doute le plus grand cambriolage de tous les temps.

La manière dont la richesse est distribuée normalement n’est peut-être pas parfaite, mais c’est le mieux que la nature puisse faire. Les gens gagnent de l’argent. Ils l’épargnent. Ils le volent. Ou ils l’engrangent grâce à des investissements.

Ou ils ont simplement de la chance.

Normalement, la richesse termine distribuée de manière non-planifiée et non-contrôlée. Les gens font de leur mieux ; le reste appartient à la chance

Un nouveau type de « richesse » ?
Mais voilà qu’arrivent les banques centrales. Elles créent un tout nouveau type de richesse. Il ne s’agit pas de revenus provenant des salaires. Ce n’est pas le produit d’investissements. Ce n’est pas le résultat de la technologie, de l’augmentation de la productivité, du travail ou de la discipline, ou de toutes les autres choses qui mènent à la richesse et à la prospérité.

Au lieu de ça, elle est créée par la banque centrale « à partir de rien ».

Cette nouvelle richesse n’est pas comme la richesse ordinaire. La nature ne peut pas suivre son cours… elle est téléguidée. La Fed crée de la monnaie (pas de la richesse — juste de la nouvelle monnaie). Cet argent entre dans le système bancaire en prétendant avoir la même valeur que celui pour lequel les gens ont travaillé. Et les personnes ayant de l’entregent dans les banques l’utilisent pour la spéculation financière.

C’est ce que nous observons sur les marchés financiers depuis quatre ans.

Chris Martenson :

« Le fondement du plan de reprise magique de Bernanke consistait à faire en sorte que tout le monde recommence à emprunter, à dépenser et à ‘investir’ dans les actions, les obligations et autres actifs financiers. Mais pas de manière égale, puisqu’il a joué un rôle essentiel dans la déformation du paysage vers les actifs à risque en s’éloignant des actifs refuge ».

« Voilà pourquoi un prêt à deux ans net au gouvernement américain ne vous rapportera que 0,22% net, un taux bien inférieur au taux officiel d’inflation lui-même. En d’autres termes, prêtez 10 000 000 (10 millions) de dollars au gouvernement américain et vous ne recevrez que 22 000 $ par an en récompense de vos efforts — en fait, vous perdrez de la richesse par la même occasion parce que l’inflation a réduit la valeur de vos 10 000 000 $ de 130 000 $ par an. Une fois les deux années écoulées, vous avez gagné 44 000 $ mais perdu 260 000 $, pour une perte nette de 216 000 $ ».

« Cette richesse, ou pouvoir d’achat, n’a pas simplement disparu : elle a été capturée par le processus d’inflation et transférée à quelqu’un d’autre. Mais à qui ? »

A qui tout ça profite-t-il ?

Alors que la Fed punit les épargnants honnêtes, les actions et les obligations augmentent à chaque fois qu’une rumeur de nouvelle impression monétaire se fait entendre. Et les yachts continuent de grimper tant que la Fed en promet plus.

source

Affaire STEP : les banques françaises font-elles face à une dangereuse crise de liquidités ? (Ph. Herlin)

Encore un texte sur l’affaire STEP qui continue à faire parler….

A lire pour compléter :

– Nouveau : la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie

La France a-t-elle à nouveau sa propre sa monnaie ? la dernière rumeur

STEP et TCN

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« Et si les très bas taux auxquels la France emprunte n’étaient que le résultat d’une politique généreuse et discrète de rachat par la Banque de France d’actifs douteux des banques françaises ? Une situation qui risquerait de ne pas pouvoir durer très longtemps.

L’information circule aux États-Unis et commence à faire du bruit en Allemagne, mais pas encore en France. Appelons-la « l’affaire STEP », acronyme de « Short Term European Paper », un marché européen de refinancement des banques.

Faisons tout d’abord un rappel sur le fonctionnement de l’euro, et qui montre que cette monnaie est vraiment mal conçue. Le cas est unique, aberrant : l’euro est une monnaie qui dispose de plusieurs banques centrales ! Enfin, plus exactement d’un réseau de banques centrales supervisées par la Banque centrale européenne (BCE) sise à Francfort, et cet ensemble se dénomme l’Eurosystème. Les banques européennes en difficulté peuvent solliciter directement la BCE (on se rappelle les deux LTRO de 500 milliards d’euros chacun en décembre 2011 et février 2012), mais aussi en plus leur propre banque centrale. Ainsi chaque banque centrale nationale dispose d’une certaine autonomie pour aider ses banques. Les critères de refinancement pour les banques commerciales en difficulté peuvent varier d’un pays à l’autre (quels actifs accepter en échange de cash), et on se dit que la Banque nationale de Grèce ne s’avère sans doute pas aussi regardante que la très sévère « Buba », la banque centrale allemande…

 

Bref, là il s’agit de la France. Les STEP permettent à chaque banque centrale de refinancer ses banques, mais avec 483 milliards d’euros d’encours à fin décembre 2012, le marché français est le premier d’Europe et le deuxième au monde (derrière son équivalent américain) selon la Banque de France ! A lui tout seul il représente plus de la moitié du marché européen, et s’avère en forte augmentation (l’encours était de 300 milliards à la mi 2012).

Cela veut-il dire que les banques françaises sont en grande difficulté et récupèrent des liquidités auprès de la Banque de France en échange d’actifs de mauvaise qualité (créances douteuses, bons d’État en difficulté, etc.) dont personne ne voudrait par ailleurs ? Cette réalité inquiétante traduit clairement une situation tendue. Le Prix Nobel d’économie américain Paul Krugman écrit que « la France a retrouvé sa monnaie », et que cela explique le niveau très bas auquel elle emprunte ; en fait elle fait tourner la planche à billets dans son coin mais ne dispose pas formellement de sa propre monnaie.

La presse allemande s’inquiète comme Die Welt ou les Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN – article en français ici), qui crient au loup et accusent Mario Draghi de laxisme coupable. Selon les DWN, « la BCE a donné à la France une possibilité de stabiliser ses propres banques, sans que l’Allemagne puisse entreprendre quoi que ce soit pour s’y opposer […] il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière »…

Il serait urgent que la Banque de France et le ministère de l’Economie communiquent sur cette « affaire STEP » car elle jette un voile trouble sur la situation des banques françaises ».

Philippe Herlin, Atlantico, le 22 avril 2013

Nouveau : la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie

Voilà une information qui fait polémique sur internet. Je vous la livre. Pour les uns il s’agit d’une interprétation un peu rapide de deux articles de la presse économique allemande et d’un édito du prix nobel Krugman. Pour les autres c’est la preuve que les banques françaises Crédit Agricole, Société Générale, et BNP Paris Bas sont au bord de la rupture, et que la BCE sous la pression d’un nouveau cataclysme préfèrerait contourner les règles de l’Europe et laisser la banque de France imprimer des billets en euro afin de re-capitaliser ces banques avec une monnaie de singe.

Le pire avec ce genre d’info c’est qu’il y a autant de vrai que de faux. Quoi qu’il en soit nous  nous enfonçons dans la dictature des banques et des états kleptomanes.

A lire pour compléter :

La France a-t-elle à nouveau sa propre sa monnaie ? la dernière rumeur

STEP et TCN

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Mais que se passe-t-il ? Voici que notre Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vient en catimini, il y a quelques jours, de donner à un pays de la zone euro le droit de battre lui-même monnaie. Et qui plus est de façon quasi “illimitée” (le mot à la mode pour la finance internationale).

Mais attention, pas à Chypre, pas à la Grèce, pas à l’Espagne, pas au Portugal, pas à l’Irlande, pas à l’Italie. Non, à la France. À nous tout seuls ! Et, attention encore, pas dans n’importe quelle monnaie, pas en francs. Non, en euros sonnants et trébuchants (c’est le cas de le dire, comme on va le voir).


Certains observateurs avisés y ont (ironiquement) vu un signe plutôt positif. Paul Krugman, prix Nobel (forcément, un prix Nobel !) :« La France a de nouveau sa propre monnaie. »

Figurez-vous, je ne suis pas prix Nobel (du moins pas encore), mais je serais presque d’accord avec l’éditorialiste nobelisé du New York Times : enfin un retour aux monnaies nationales dans l’Union européenne !

Sauf que, hum, toujours en euros, pas dans tous les pays membres… Vous seriez aspirant prix Nobel, vous vous demanderiez doctement tout ce que cela cache, n’est-ce pas ?

Les “économistes” entrent en scène

Eh bien, les Nouvelles économiques allemandes — Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN) [1] — ont, elles, des idées bien plus vicieuses, bien plus perverses sur la question : « Cette action doit empêcher qu’une banque française ne s’écroule. »

Les DWN indiquent qu’une banque française serait particulièrement dans le collimateur, mais sans que son nom soit officiellement indiqué. Les DWN citent trois banques françaises systémiques (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole), avec mention particulière pour le Crédit agricole (qui a terminé l’année 2012 dans le rouge).

Quelques économistes de forums ont au contraire voulu y voir un camouflet…  pour « les tenants de la sortie de l’euro » : « Leur principal argument [celui des europhobes, ndlr] s’effondre : la BCE se comporte comme la BdF [Banque de France] et on peut maintenant jouer sur la monnaie sans qu’en plus cela entraîne forcément une dévaluation. »

Bon, ok, façon très originale de voir (ces savants tout de même !). Mais donner tout pouvoir monétaire apparent à un pays membre contredit pourtant sérieusement les règlements européens. Et si une institution comme la BCE viole ainsi ses propres prérogatives, c’est qu’il y a forcément anguille tortueuse sous roche.

L’offense du Sud à l’Allemagne

Un petit péril en la demeure à propos de la défaillance prévisible d’une banque française systémique, par exemple ? Une urgence Continuer la lecture de Nouveau : la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie

Les liquidités de la BCE continuent de soutenir le système bancaire

Les remboursements de 61 milliards d’euros prévus cette semaine pour la deuxième opération de LTRO seront inférieurs aux attentes

Certaines banques ne sont pas prêtes à dépendre entièrement des marchés financiers pour se refinancer. 356 banques de la zone euro rembourseront la semaine prochaine 61 milliards de fonds empruntés à la Banque centrale européenne dans le cadre de sa seconde opération de refinancement à 3 ans (LTRO) réalisée en février 2012, a indiqué l’institut d’émission. C’est près de deux fois moins que ce qu’avaient anticipé les marchés. Il y a tout juste un an, 800 banques avaient emprunté 529,5 milliards d’euros. Les analystes de Citi jugent cette annonce décevante étant donné que les banques présumées les plus solides de la zone euro étaient parmi les plus gros emprunteurs lors de cette deuxième opération.
En outre, ils considèrent que cela pourrait jeter le doute sur les perspectives des systèmes bancaires en Europe, et plaider en faveur de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire de la part de la BCE. Sur la base de la première tranche de remboursement de ce deuxième LTRO, JPMorgan souligne que les banques des pays coeur de la zone euro auraient dû rembourser quelque 160 milliards d’euros, et les banques espagnoles 30 milliards d’euros supplémentaires. Les remboursements réalisés dans le cadre de cette deuxième opération de refinancement seraient donc essentiellement le fait de banques de tailles plus modestes du coeur de la zone euro.
Les analystes de JPMorgan soulignent que les incertitudes entourant les élections italiennes pourraient justifier en partie la réticence des banques à rembourser, non seulement pour ce qui concerne les banques italiennes mais aussi d’autres établissements des pays coeur et périphériques. Selon eux la Banque de France et la Banque d’Italie pourraient aussi avoir poussé les banques qu’ils régulent à ne pas tout rembourser immédiatement.
Le système bancaire de la zone euro reste donc largement excédentaire en liquidités. La BCE a également indiqué que neuf banques rembourseraient la semaine prochaine 1,74 milliard d’euros de prêts contractés dans le cadre de la première opération de LTRO réalisée en décembre 2011. Le montant total de ces remboursements s’établit à 212,3 milliards d’euros, soit environ 21% sur les 1.020 milliards d’euros empruntés à la BCE dans le cadre de ses deux opérations de LTRO.

Agefi

Les marchés craignent la fin du programme de dopage de la Fed

Si la Banque centrale américaine devait arrêter d’inonder l’économie de liquidités, ce serait mauvais pour la croissance et pour les marchés financiers. Conséquence, les bourses mondiales chutent et le dollar progresse face à l’euro.

La croissance américaine est dopée par les liquidités de la Banque centrale américaine et les marchés financiers aussi. Moralité, il suffit qu’ils anticipent un arrêt prématuré des mesures de soutien à la première économie mondiale pour qu’ils décrochent.

L’ensemble des places boursières européennes étaient ainsi affectés par ces craintes en début d’après-midi : la Bourse de Paris perdait 1,69%, Francfort 1,80%, Madrid 1,51%, Milan 2,78%. Londres lâchait 1,61%. Mercredi soir, les marchés américains avaient été les premiers à réagir négativement au discours de la Réserve fédérale américaine (Fed). Wall Street avait ainsi terminé en nette baisse.

Dans le même temps, le dollar profitait de ce contexte et progressait face à l’euro, affecté lui par des mauvais indicateurs de conjoncture. Comme d’habitude en cas d’inquiétudes sur le marché, les investisseurs cherchaient la sécurité, ce qui profitait à la dette de l’Allemagne, dont le taux à 10 ans revenant à 1,60%.

Les minutes de la Fed ont révélé qu’un nombre important de ses dirigeants s’inquiétaient du cap actuel de la politique monétaire ultra-accommodante. Les marchés en ont tiré la conclusion que la banque centrale américaine pourrait être tentée de diminuer son soutien énorme à la reprise économique du pays, qui passe notamment par des rachats d’actifs à hauteur de 85 milliards de dollars par mois.

Si la réaction des investisseurs est épidermique, c’est que « les liquidités de la Fed dopent les marchés depuis plusieurs mois, voire des années », rappelle Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse. Pour les économistes de Crédit Agricole CIB, les dissensions grandissent au sein de la banque centrale américaine et de ce fait, « tous les commentaires des responsables de la Fed dans les jours et les semaines à venir seront probablement surveillés de très près ».

La peur des bulles et de l’inflation Continuer la lecture de Les marchés craignent la fin du programme de dopage de la Fed

Mais où va l’argent des banques centrales ?

Selon le Wall Street Journal, le rebond des actions est en train de se transformer en un vrai marché haussier.

Pourquoi ? Parce qu’il y a quantité d’argent en circulation.

Il y a même une “surabondance de capitaux” dans le monde, déclare Bain & Co. L’argent est dans les banques, les fonds d’investissements, les trésoreries des entreprises — bref, partout sauf là où on en a besoin. Les ménages se serrent la ceinture. Mais les secteurs de la finance et des entreprises en ont plein les poches.

Bain déclare que le monde sera “inondé de capitaux” jusqu’en 2020, date où les actifs financiers devraient atteindre 10 fois la taille de l’économie mondiale — 900 000 milliards de dollars pour un PIB mondial de 90 000 milliards de dollars.

Youpiii !

Et qui devons-nous remercier pour tout cet argent ? Les banques centrales ! Continuer la lecture de Mais où va l’argent des banques centrales ?

Le summum de la confusion entre la finance virtuelle et l’économie réelle ! (P. Leconte)

« Nous sommes parvenus au summum de la confusion. Plus aucun marché financier n’a actuellement de sens puisqu’il n’y a plus de marché libre sur lequel l’offre et la demande non faussées peuvent se confronter, dans la mesure où ce ne sont plus que quelques acteurs dominants monopolistiques qui dictent leur lois et que la finance se résume à une manipulation globale permanente contradictoire des variables monétaires et des taux d’intérêt par quelques banques centrales en conflit les unes contre les autres pour obtenir le maximum de baisse de la monnaie que chacune d’entre elles émet (à des fins supposées de relance de leurs économies en situation réelle calamiteuse). Sauf la BCE qui, sous la pression de la Bundesbank et du gouvernement allemand (qui savent qu’une monnaie forte est un facteur positif dans la durée), est satisfaite de laisser l’euro s’apprécier (et ainsi de retrouver sa crédibilité bien écornée en 2011-2012).

Dans de telles conditions, tout et le contraire de tout peut se produire. Un seul conseil: vendez ou arbitrez obligations comme actions et placez vos avoirs liquides: 1/3 en cash (euros et francs suisses seulement), 2/3 en en métaux précieux (or, argent-métal, platine et palladium en options, à terme, ETF ou physique, mais surtout pas en actions des sociétés minières). Oubliez tout le reste et ne ré-ouvrez vos écrans que dans quelques semaines quand tout ce cirque aura accouché soit d’un effondrement global, soit d’une stabilisation, soit d’une nouvelle embellie, qui dans chacune des trois hypothèses vous aura probablement permis de sauver votre capital via les instruments que nous recommandons ci-dessus !

 

Vous trouverez peut-être notre attitude exagérée mais, quand on ne peut plus faire de prévision rationnelle parce toute rationalité est devenue absente, on s’abstient au lieu de vouloir paraitre plus malin que les autres ! Absolument personne n’est plus actuellement en mesure de prévoir quoi que ce soit à court terme, mis à part la faiblesse globale du dollar US index, et ceux qui disent le contraire ne sont pas sérieux.

La guerre des monnaies fiduciaires via les dévaluations dites “compétitives” est l’élément le plus négatif possible pour les actifs financiers de papier mais pas pour les actifs réels. Quant au “Central Monetary Planning” de type soviétique visant à SUPPRIMER les prix justes des métaux précieux, des actions et ou obligations, pour faire baisser les premiers et faire monter les secondes, mis en œuvre par la Federal Reserve US et quelques unes de ses acolytes, il se retournera nécessairement contre elles parce qu’elles n’ont pas assez de “biens capitaux” réels pour maintenir artificiellement tout cela et que créer toujours plus de fausse monnaie n’a jamais assuré aucun système économique, monétaire, bancaire ou de marchés financiers ! Le pays le plus riche du monde c’est l’Allemagne, qui pratique le plus possible l’orthodoxie monétaire et budgétaire, pas le Zimbabwe, qui pratique la création monétaire et le crédit extrêmes, hélas devenu le modèle des USA ! La réélection d’Obama à la présidence US et le maintien de Bernanke à la direction de la FED seront un jour, lorsque l’on écrira l’histoire vraie de la période actuelle, considérées comme LES DEUX PLUS GRANDES CATASTROPHES DU XXIe siècle.

Le grand Ludwig von Mises écrivait à ces propos dans *L’action humaine” (le meilleur livre d’économie jamais écrit dont la traduction en français est disponible sur internet) :

« Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général… ». D’où sa conclusion dont on peut vérifier tous les jours l’évidence : « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » ! »

Pierre Leconte, Forum monétaire de Genève, le 27 janvier 2013

Olivier Delamarche : « Au Japon, la résultante sera un effondrement. » (BFM Business)

Journaliste : Inflation ou déflation , qu’est ce qui vaut mieux?

Olivier Delamarche : Ni l’un ni l’autre. Faut savoir ce qu’on entend par inflation. De l’inflation il y en a. Sur certains actifs mais il y en a . Il y a l’inflation officielle, et puis la vrai inflation celle que vous constatez tous dans les supermarchés. Et celle-là est loin d’être à 2%, elle est très au-dessus. Puis vous avez l’inflation des actifs comme l’immobilier, comme la bulle qu’il y a sur les obligations, comme la bulle sur les actions.. etc…

Le truc c’est de savoir ce que seront les conséquences de ce qu’ont fait les banques centrales ces derniers temps… c’est à dire les émissions débridées, infinies, illimitées et compagnie… là la question peut se poser. Est-ce-qu’on sort avec un haircut global et une récession comme on en a jamais vu de mémoire d’humain ? Soit, autre solution,  on sort par un effondrement total des monnaies qui ne valent plus rien parce qu’on en imprime à tour de bras, et à ce moment là c’est de l’Hyperinflation… c’est à dire que vous sortez en brouette pour aller chercher votre café.