Archives par mot-clé : populisme

«L’Italie à l’heure populiste. Un danger pour l’Europe ?» (Arte)

Après France Inter et France Culture, Arte pointe en point parmi les média de propagande… c’est un affront à l’intelligence cette chaine.


Formée par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, l’alliance populiste qui gouverne l’Italie depuis juin 2018 peut-elle faire imploser l’Union européenne ? Décryptage d’une crise latente dans un reportage intitulé «L’Italie à l’heure populiste. Un danger pour l’Europe ?».

C’est l’alliance de la carpe et du lapin, celle de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles (M5S), lesquels gouvernent aujourd’hui l’Italie, troisième économie de l’UE, sans guère de point commun si ce n’est leur rejet de l’Europe. Implantée dans le nord prospère et industrialisé, la Ligue, parti de l’extrême droite identitaire, veut en finir avec l’État-providence. Ancré dans la moitié sud agricole et pauvre, le Mouvement 5 étoiles, populaire et « antisystème », mise sur la démocratie directe et promet d’éradiquer la corruption comme de redistribuer les richesses.


arte.tv

« Je veux qu’on discute des méfaits de l’euro, qu’il y ait un débat sur l’euro »

Marine le Pen fait remarquer au début de sa réponse la différence entre démagogie et populisme. Ce serait bien que les français et leurs média commencent à percevoir la différence entre ces deux notions.

Chantal Delsol : « Le populisme est attaché à des enracinements que détestent les élites universalistes et cosmopolites »

Après Donald Trump et le Brexit, à quelques jours d’une élection aux Pays-Bas et à quelques mois de l’élection présidentielle française, Chantal Delsol fait le point pour FigaroVox sur la situation des partis « populistes » en France et dans le monde.

Les élites ont aimé le peuple tant qu’il défendait le socialisme universel, mais dès qu’il a commencé à défendre ses territoires et ses communautés intermédiaires, elles ont commencé à l’injurier.

Il faut dire aussi que ces courants tellement détestés n’ont pas d’élite intellectuelle, forcément, puisqu’il entraînent tout ce qu’ils touchent dans leur ostracisme – un universitaire qui suivrait Marine Le Pen perdrait aussitôt son statut, son groupe de recherche, ses éditeurs, et cesserait par conséquent d’être universitaire.

Le statut de ces courants [populistes] est très étrange: à la fois on n’a pas eu d’arguments pour les interdire légalement (les démocraties sont tout à fait fondées à interdire des mouvements anti-démocratiques, nazis ou communistes par exemple), et à la fois on les décrie avec tant de force qu’ils n’ont pas droit à un statut de partenaire démocratique: celui avec lequel on débat. Le but du débat démocratique se porte uniquement sur leur exclusion, de façon parfois tout à fait hystérique. Mais on ne dit pas exactement pourquoi, on se contente de les assimiler aux «pages les plus sombres de notre histoire»! Je suis persuadée qu’il y a derrière cette honteuse partie de cache-cache, des raisons inavouées. Essentiellement, le fait que ces courants sont attachés à des enracinements (patrie, famille) que détestent les élites universalistes et cosmopolites qui gouvernent en Occident. Continuer la lecture de Chantal Delsol : « Le populisme est attaché à des enracinements que détestent les élites universalistes et cosmopolites »

Chantal Delsol : non, les populistes européens ne sont pas des demeurés

À l’occasion de la sortie de son dernier livre Populisme, les demeurés de l’histoire, le philosophe revient sur cette notion controversée. Elle évoque notamment la victoire de Syriza en Grèce et la montée en puissance du FN en France.

Le titre de votre dernier livre, «Populisme, les demeurés de l’histoire», est assez provocateur. Les partis populistes sont-ils vraiment des idiots?

Il faut repartir de l’idiotès grec qui signifie «le particulier», celui qui est engoncé dans sa particularité, celui qui ne s’élève pas à l’universel. Le mot français «idiot» vient de là. Et précisément c’est cela que l’on reproche aux populistes aujourd’hui -de trop s’intéresser à ce qui est plus proche (l’identité, la patrie, par exemple) au détriment de ce qui est universel (le monde).

Selon vous, le mot «populiste» est une injure utilisée par l’idéologie dominante pour discréditer l’adversaire. Mais dans ce cas, comment les démocraties peuvent-elles combattre les démagogues, ceux qui jouent la facilité contre la réalité?

En effet ce mot est essentiellement ou même uniquement une injure, puisqu’il n’est jamais revendiqué par les partis ou groupes qui en sont accusés.

Je maintiens que le populisme est autre chose que la démagogie.

Le démagogue flatte les désirs populaires qui vont contre l’intérêt général (par exemple les citoyens qui ne veulent pas payer des impôts ou partir à la guerre). Tandis que le populiste flatte les enracinements de proximité (le souverainisme contre l’Europe, par exemple).

C’est très différent: on peut accuser les démagogues de flatter les égoïsmes mais ceux qui sont dits populistes s’adressent à des opinions, que l’on traite en égoïsme pour mieux les discréditer. Ce n’est pas de l’égoïsme que d’être souverainiste: c’est une opinion.

Les démocraties ont toujours du mal à combattre la démagogie parce qu’elle s’insinue partout: il est très difficile à un gouvernant démocratique, quel que soit son parti, de ne pas avoir envie de plaire à ses électeurs…

Qualifieriez-vous le FN en France ou Syriza en Grèce de partis populistes? Si non, dans quelle famille politique les rangez-vous? Continuer la lecture de Chantal Delsol : non, les populistes européens ne sont pas des demeurés

Hollande sifflé en sortant du Salon de l’agriculture (maj: communiqué de presse fn)

François Hollande au Salon de l’agriculture : entre panique et enfumage!

Impuissant face à la colère qui monte sourdement des campagnes et probablement paniqué par les sondages qui annoncent un vote massif des territoires ruraux en faveur du Front National lors des élections départementales, François Hollande s’est livré ce matin, lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture, à un numéro d’enfumage particulièrement audacieux.

Plutôt que d’assumer le soutien de son gouvernement au TTIP, le traité de libre-échange transatlantique qui menace de broyer l’élevage français, ou de reconnaître son incapacité à faire face au dumping intracommunautaire qui lamine nos agriculteurs, le président a préféré s’en prendre à ceux qu’il nomme « les populistes ».

Prétendre que nous supprimerions les aides relève du mensonge : nous entendons simplement conserver cet argent, qui est celui du contribuable français, afin de l’utiliser en faveur de nos agriculteurs. Ce qui, cette année, aurait épargné à ce même contribuable français un redressement d’un milliard d’euros infligé au prétexte grotesque que notre ministère de l’Agriculture ne compte pas les hectares de la même manière que la Commission européenne.

Mais là où François Hollande atteint des sommets (d’ignorance ou de duplicité, nous lui laissons le bénéfice du doute…), c’est quand il prétend que l’Union européenne garantit encore les prix des productions agricoles. Rappelons-lui que, à l’exception des quotas de betteraves sucrières (qui seront démantelés en 2017), tous les mécanismes de régulation des prix ont été démantelé ces vingt dernières années.

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Hollande sifflé en sortant du Salon de l… par BFMTV

Départementales : Hollande inquiet face à la progression du «populisme»

Le président François Hollande, interrogé samedi au salon de l’Agriculture sur le vote FN aux prochaines départementales, s’est dit «inquiet» face à la progression du «populisme», en particulier dans le monde rural.

«Je m’inquiète a chaque fois que je vois le populisme en Europe progresser, l’extrémisme et la contestation de ce qui est le fondement même de la République», a affirmé M. Hollande en réponse à la question de savoir si le risque de vote FN, en particulier dans le monde rural, l’inquiétait.

«Aux candidats de faire valoir que les seuls (…) à défendre la République sont ceux qui apportent des solutions, pas ceux qui apportent des problèmes», a-t-il ajouté.

A une autre question sur ses éventuelles craintes concernant ces élections des 22 et 29 mars, il a répondu: «Il faut faire valoir des arguments, il faut surtout qu’on puisse avoir une protection, une sécurité pour ceux qui sont dans les espaces ruraux qui se sentent parfois abandonnés, oubliés, relégués». Plus tôt dans la matinée, il avait déjà déclaré: «Les agriculteurs ne doivent pas avoir peur»

Ces déclarations interviennent alors que le Front national aborde les départementales au centre du jeu: une présence record (93% des cantons), des sondages qui le placent en tête (29% selon l’Ifop, vendredi), et une législative partielle où il a frôlé la victoire (48,4%) dans le Doubs face au PS. «Il pourrait être le premier parti au soir du premier tour», selon l’institut CSA.

Libération

De quoi la référence au populisme est-elle le nom ?

Par Christophe Guilluy

Se poser la question du « populisme », obsédante aujourd’hui dans le débat public, c’est déjà tomber dans le piège de la mise à distance des classes populaires. Cet a priori récurrent permet de délégitimer leur discours.

deschienspetite

En effet, l’approche de la crise par le « populisme » vise à décrédibiliser les réactions des classes populaires et, in fine, à occulter les causes du rejet des classes dirigeantes. Cette rhétorique vise à écarter la responsabilité des partis de droite et de gauche depuis une trentaine d’années. Il s’agit, en fait, de rendre illégitime la contestation des choix économiques et sociétaux effectués par les organisations ayant exercé le pouvoir, quelles que soient leurs étiquettes.

Si la mise en avant du « populisme » s’est généralisée parmi les élites, c’est parce qu’elle permet d’imposer un diagnostic « par le haut », en décrédibilisant le diagnostic « par le bas », celui des classes populaires.

Or, contrairement à ce que l’on croit, le diagnostic rationnel, objectif, est celui des classes Continuer la lecture de De quoi la référence au populisme est-elle le nom ?

UE : la technocratie européenne et le scepticisme européen.

Pour relancer la construction européenne, Herman van Rompuy et Mario Monti proposent un sommet extraordinaire. Mais alors que le manque de démocratie dans le fonctionnement de l’UE est de plus en plus critiqué, cette idée venant de deux dirigeants non élus est plutôt malvenue, note fort justement le politilogue espagnol Jordi Vaquer dans le quotidien espagnol El Pais du 11 septembre.

Mario Monti, président du Conseil italien, et Herman van Rompuy, président du Conseil européen, ont lancé le 8 septembre l’idée d’un sommet extraordinaire à Rome. On y évoquerait l’avenir de l’idée européenne et l’on réfléchirait aux moyens d’enrayer les populismes et l’euroscepticisme. Une question importante, à l’heure où les partis populistes de tous bords, non contents de gagner de plus en plus de pouvoir, ont une capacité grandissante à façonner l’opinion publique. Leur cheval de bataille : dire non à l’intégration européenne au nom du peuple et de sa souveraineté. Mais cette initiative provient de deux dirigeants qui ont une faible légitimité démocratique et pourrait s’avérer mal venue si elle met dans le même panier les différents populismes et la critique indispensable des méthodes actuelles de l’UE.

Si la question n’était pas aussi sérieuse, le paradoxe pourrait faire sourire : les deux seuls leaders à siéger au Conseil européen sans avoir eu à affronter le verdict des urnes proposent un sommet pour faire sortir l’opinion publique de l’erreur de l’euroscepticisme. Ils le font après avoir participé au Forum Ambrosetti, rencontre qui réunit chaque année le gratin des politiques et des hommes d’affaires italiens et internationaux dans un hôtel luxueux au bord du lac de Côme. Un évènement qui, à l’image de Davos, réunit les élites politiques et économiques pour parler du cours des affaires du monde loin des casse-pieds de la plèbe.

La méthode Monnet remise en cause Continuer la lecture de UE : la technocratie européenne et le scepticisme européen.

Barroso : l’UE doit évoluer vers une fédération d’Etats-nations

L’Europe doit évoluer vers une « fédération d’Etats-nations », comme rempart au nationalisme et au populisme, a affirmé mercredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

« Nous avons besoin d’avancer vers une fédération d’Etats-nations », a-t-il dit dans son discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen.

« C’est de cela que nous avons besoin, c’est notre horizon politique«

, a-t-il ajouté.

Un tel objectif est nécessaire « parce que je pense qu’en ces temps d’anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme », a expliqué M. Barroso.

Il a souligné que la création d’une fédération d’Etats-nations allait « à terme nécessiter un nouveau traité ».

M. Barroso a plaidé pour que l’UE prenne, dans l’attente, « des mesures concrètes avec une union politique à l’horizon ».

Boursorama